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Samson le héros de la foi

par | Mis à jour le 1 Dec, 2021 | Publié le 9 Sep, 2021 | Etudes bibliques

Samson,

le héros de la Foi

Son histoire se trouve dans le livre des Juges, dans les chapitres 13 à 16.

Le sujet qui le concerne est extrêmement délicat à traiter, dans le sens qu’il ne peut être pleinement approfondi par cette catégorie de «voyeurs de la Bible» qui n’ont pas l’Esprit des écritures, l’Esprit de Dieu.

De même que ceux qui n’ont pas la foi ne peuvent accéder au «trésor de la foi», ceux qui emploient uniquement leur raison pour tenter d’expliquer ce texte, courent un grand risque : Le risque de se trouver désavoués par les hommes et par Dieu Lui-même. Mais malheureusement, ce risque, ils ne le connaissent pas vraiment, aveuglés qu’ils sont. Ce faisant ils continuent allègrement à se servir de ce texte d’une manière fausse pour «enseigner les autres».

Bref, ces choses, n’ayant pas la beauté de l’aube et la fraîcheur de la rosée du matin, nous nous en éloignerons. Occupons-nous, si vous le voulez, de ce qu’il y a de caché derrière les Ecritures, afin de trouver la clef nous permettant d’ouvrir le grand coffre contenant les trésors de la Parole, que Dieu met à notre disposition.

Je n’ai pas la prétention de pouvoir tout expliquer, car pour cela je pense qu’il faudrait être arrivé au ciel, où «tout sera dévoilé», mais je dirai uniquement ce dont je suis parfaitement sûr.

Voyons tout d’abord le texte :

13 1 «Les enfants d’Israël firent encore ce qui déplaît à l’Eternel ; et l’Eternel les livra entre les mains des Philistins pendant quarante ans.

2 Il y avait un homme de Tsorea, de la famille des Danites, et qui s’appelait Manoach. Sa femme était stérile et n’enfantait pas.

3 Un ange de l’Eternel apparut à la femme et lui dit : Voici, tu es stérile et tu n’as point d’enfants ; tu deviendras enceinte et tu enfanteras un fils.

4 Maintenant prends bien garde, ne bois ni vin ni liqueur forte et ne mange rien d’impur.

5 Car tu vas devenir enceinte et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera point sur sa tête, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère ; et ce sera lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins.

6 La femme alla dire à son mari : Un homme de Dieu est venu vers moi ; il avait l’aspect d’un ange de Dieu, un aspect redoutable. Je ne lui ai pas demandé d’où il était et il ne m’a pas fait connaître son nom.

7 Mais il m’a dit : Tu vas devenir enceinte et tu enfanteras un fils ; et maintenant ne bois ni vin ni liqueur forte et ne mange rien d’impur, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère, jusqu’au jour de sa mort.

8 Manoach fit cette prière à l’Eternel : Ah ! Seigneur, que l’homme de Dieu que tu as envoyé vienne encore vers nous, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire pour l’enfant qui naîtra !

9 Dieu exauça la prière de Manoach, et l’ange de Dieu vint encore vers la femme. Elle était assise dans un champ, et Manoach, son mari, n’était pas avec elle.

10 Elle courut promptement donner cette nouvelle à son mari et lui dit : Voici, l’homme qui était venu l’autre jour vers moi m’est apparu.

11 Manoach se leva, suivit sa femme, alla vers l’homme et lui dit : Est‑ce toi qui as parlé à cette femme ? Il répondit : C’est moi.

12 Manoach dit : Maintenant, si ta parole s’accomplit, que faudra‑t‑il observer à l’égard de l’enfant, et qu’y aura‑t‑il à faire ?

13 L’ange de l’Eternel répondit à Manoach : La femme s’abstiendra de tout ce que je lui ai dit.

14 Elle ne goûtera d’aucun produit de la vigne, elle ne boira ni vin ni liqueur forte, et elle ne mangera rien d’impur ; elle observera tout ce que je lui ai prescrit.

15 Manoach dit à l’ange de l’Eternel : Permets nous de te retenir et de t’apprêter un chevreau.

16 L’ange de l’Eternel répondit à Manoach : Quand tu me retiendrais, je ne mangerais pas de ton mets ; mais si tu veux faire un holocauste, tu l’offriras à l’Eternel. Manoach ne savait point que ce fût un ange de l’Eternel.

17 Et Manoach dit à l’ange de l’Eternel : Quel est ton nom, afin que nous te rendions gloire quand ta parole s’accomplira ?

18 L’ange de l’Eternel lui répondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux.

19 Manoach prit le chevreau et l’offrande et fit un sacrifice à l’Eternel sur le rocher. Il s’opéra un prodige pendant que Manoach et sa femme regardaient.

20 Comme la flamme montait de dessus l’autel vers le ciel, l’ange de l’Eternel monta dans la flamme de l’autel. A cette vue Manoach et sa femme tombèrent la face contre terre.

2122 L’ange de l’Eternel n’apparut plus à Manoach et à sa femme. Alors Manoach comprit que c’était l’ange de l’Eternel et il dit à sa femme : Nous allons mourir, car nous avons vu Dieu.

23 Sa femme lui répondit : Si l’Eternel eût voulu nous faire mourir, il n’aurait pas pris de nos mains l’holocauste et l’offrande, il ne nous aurait pas fait voir tout cela et il ne nous aurait pas maintenant fait entendre pareilles choses.

24 La femme enfanta un fils et lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit et l’Eternel le bénit.

25 Et l’esprit de l’Eternel commença à l’agiter à Machané‑Dan, entre Tsorea et Eschthaol.

14 1 Samson descendit à Thimna, et il y vit une femme parmi les filles des Philistins.

2 Lorsqu’il fut remonté il le déclara à son père et à sa mère, et dit : J’ai vu à Thimna une femme parmi les filles des Philistins ; prenez la maintenant pour ma femme.

3 Son père et sa mère lui dirent : N’y a‑t‑il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? Et Samson dit à son père : Prends-la pour moi, car elle me plaît.

4 Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Eternel : Car Samson cherchait une occasion de dispute de la part des Philistins. En ce temps là les Philistins dominaient sur Israël.

5 Samson descendit avec son père et sa mère à Thimna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thimna, voici, un jeune lion rugissant vint à sa rencontre.

6 L’esprit de l’Eternel saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Il ne dit point à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

7 Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut.

8 Quelque temps après il se rendit de nouveau à Thimna pour la prendre, et se détourna pour voir le cadavre du lion. Et voici, il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion.

9 Il prit entre ses mains le miel, dont il mangea pendant la route ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna, et ils en mangèrent. Mais il ne leur dit pas qu’il avait pris ce miel dans le corps du lion.

10 Le père de Samson descendit chez la femme. Et là, Samson fit un festin, car c’était la coutume des jeunes gens.

11 Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons qui se tinrent avec lui.

12 Samson leur dit : Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin, et si vous la découvrez, je vous donnerai trente chemises et trente vêtements de rechange.

13 Mais si vous ne pouvez pas me l’expliquer, ce sera vous qui me donnerez trente chemises et trente vêtements de rechange. Ils lui dirent : Propose ton énigme, et nous l’écouterons.

14 Et il leur dit : De celui qui mange est sorti ce qui se mange, et du fort est sorti le doux. Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme.

15 Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, n’est-ce pas ?

16 La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : Tu n’as pour moi que de la haine, et tu ne m’aimes pas ; tu as proposé une énigme aux enfants de mon peuple, et tu ne me l’as point expliquée ! Et il lui répondait : Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère ; est-ce à toi que je l’expliquerais ?

17 Elle pleura auprès de lui pendant les sept jours que dura leur festin ; et le septième jour il la lui expliqua, car elle le tourmentait. Et elle donna l’explication de l’énigme aux enfants de son peuple.

18 Les gens de la ville dirent à Samson le septième jour, avant le coucher du soleil : Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? Et il leur dit : Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas découvert mon énigme.

19 L’esprit de l’Eternel le saisit et il descendit à Askalon. Il y tua trente hommes, prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Il était enflammé de colère et il monta à la maison de son père.

20 Sa femme fut donnée à l’un de ses compagnons, avec lequel il était lié.

15 1 Quelque temps après, à l’époque de la moisson des blés, Samson alla voir sa femme et lui porta un chevreau. Il dit : Je veux entrer vers ma femme dans sa chambre. Mais le père de sa femme ne lui permit pas d’entrer.

2 J’ai pensé dit‑il, que tu avais pour elle de la haine, et je l’ai donnée à ton compagnon. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus belle qu’elle ? Prends la donc à sa place.

3 Samson leur dit : Cette fois je ne serai pas coupable envers les Philistins, si je leur fais du mal.

4 Samson s’en alla. Il attrapa trois cents renards et prit des flambeaux ; puis il tourna queue contre queue et mit un flambeau entre deux queues, au milieu.

5 Il alluma les flambeaux, lâcha les renards dans les blés des Philistins, et embrasa les tas de gerbes, le blé sur pied, et jusqu’aux plantations d’oliviers.

6 Les Philistins dirent : Qui a fait cela ? On répondit : Samson, le gendre du Thimnien, parce que celui-ci lui a pris sa femme et l’a donnée à son compagnon. Alors les Philistins montèrent, et ils la brûlèrent, elle et son père.

7 Samson leur dit : Est-ce ainsi que vous agissez ? Je ne cesserai qu’après m’être vengé de vous.

8 Il les battit rudement, dos et ventre ; puis il descendit et se retira dans la caverne du rocher d’Etam.

9 Alors les Philistins se mirent en marche, campèrent en Juda et s’étendirent jusqu’à Léchi.

10 Les hommes de Juda dirent : Pourquoi êtes vous montés contre nous ? Ils répondirent : Nous sommes montés pour lier Samson, afin de le traiter comme il nous a traités.

11 Sur quoi trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d’Etam, et dirent à Samson : Ne sais tu pas que les Philistins dominent sur nous ? Que nous as tu donc fait ? Il leur répondit : Je les ai traités comme ils m’ont traité.

12 Ils lui dirent : Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer entre les mains des Philistins. Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne me tuerez pas.

13 Ils lui répondirent : Non ; nous voulons seulement te lier et te livrer entre leurs mains, mais nous ne te ferons pas mourir. Et ils le lièrent avec deux cordes neuves, et le firent sortir du rocher.

14 Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent des cris à sa rencontre. Alors l’esprit de l’Eternel le saisit. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme du lin brûlé par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains.

15 Il trouva une mâchoire d’âne fraîche, il étendit sa main pour la prendre et il tua mille hommes.

16 Et Samson dit : Avec une mâchoire d’âne, un monceau, deux monceaux ; Avec une mâchoire d’âne, j’ai tué mille hommes.

17 Quand il eut achevé de parler, il jeta de sa main la mâchoire. Et l’on appela ce lieu Ramath-Léchi.

18 Pressé par la soif, il invoqua l’Eternel, et dit : C’est toi qui as permis par la main de ton serviteur cette grande délivrance ; et maintenant mourrais je de soif et tomberais-je entre les mains des incirconcis ?

19 Dieu fendit la cavité du rocher qui est à Léchi, et il en sortit de l’eau. Samson but, son esprit se ranima et il reprit vie. C’est de là qu’on a appelé cette source En-Hakkoré ; elle existe encore aujourd’hui à Léchi.

20 Samson fut juge en Israël, au temps des Philistins, pendant vingt ans.

16 1 Samson partit pour Gaza ; il y vit une femme prostituée, et il entra chez elle.

2 On dit aux gens de Gaza : Samson est arrivé ici. Ils l’environnèrent et se tinrent en embuscade toute la nuit à la porte de la ville. Ils restèrent tranquilles toute la nuit, disant : Au point du jour nous le tuerons.

3 Samson demeura couché jusqu’à minuit. Vers minuit il se leva et il saisit les battants de la porte de la ville et les deux poteaux, les arracha avec la barre, les mit sur ses épaules et les porta sur le sommet de la montagne qui est en face d’Hébron.

4 Après cela il aima une femme dans la vallée de Sorek. Elle se nommait Délila.

5 Les princes des Philistins montèrent vers elle et lui dirent : Flatte-le, pour savoir d’où lui vient sa grande force et comment nous pourrions nous rendre maîtres de lui ; nous le lierons pour le dompter et nous te donnerons chacun mille et cent sicles d’argent.

6 Délila dit à Samson : Dis-moi, je te prie, d’où vient ta grande force, et avec quoi il faudrait te lier pour te dompter.

7 Samson lui dit : Si on me liait avec sept cordes fraîches, qui ne fussent pas encore sèches, je deviendrais faible et je serais comme un autre homme.

8 Les princes des Philistins apportèrent à Délila sept cordes fraîches, qui n’étaient pas encore sèches. Et elle le lia avec ces cordes.

9 Or des gens se tenaient en embuscade chez elle, dans une chambre. Elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il rompit les cordes, comme se rompt un cordon d’étoupe quand il sent le feu. Et l’on ne connut point d’où venait sa force.

10 Délila dit à Samson : Voici, tu t’es joué de moi, tu m’as dit des mensonges. Maintenant, je te prie, indique moi avec quoi il faut te lier.

11 Il lui dit : Si on me liait avec des cordes neuves, dont on ne se fût jamais servi, je deviendrais faible et je serais comme un autre homme.

12 Délila prit des cordes neuves, avec lesquelles elle le lia. Puis elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Or des gens se tenaient en embuscade dans une chambre. Et il rompit comme un fil les cordes qu’il avait aux bras.

13 Délila dit à Samson : Jusqu’à présent tu t’es joué de moi, tu m’as dit des mensonges. Déclare moi avec quoi il faut te lier. Il lui dit : Tu n’as qu’à tisser les sept tresses de ma tête avec la chaîne du tissu.

14 Et elle les fixa par la cheville. Puis elle lui dit : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et il arracha la cheville du tissu et le tissu.

15 Elle lui dit : Comment peux-tu dire : Je t’aime puisque ton cœur n’est pas avec moi ? Voilà trois fois que tu t’es joué de moi et tu ne m’as pas déclaré d’où vient ta grande force.

16 Comme elle était chaque jour à le tourmenter et à l’importuner par ses instances, son âme s’impatienta à la mort.

17 Il lui ouvrit tout son cœur et lui dit : Le rasoir n’a point passé sur ma tête, parce que je suis consacré à Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé ma force m’abandonnerait, je deviendrais faible et je serais comme tout autre homme.

18 Delila, voyant qu’il lui avait ouvert tout son cœur, envoya appeler les princes des Philistins et leur fit dire : Montez cette fois, car il m’a ouvert tout son cœur. Les princes des Philistins montèrent vers elle et apportèrent l’argent dans leurs mains.

19 Elle l’endormit sur ses genoux. Et ayant appelé un homme, elle rasa les sept tresses de la tête de Samson et commença ainsi à le dompter. Il perdit sa force.

20 Elle dit alors : Les Philistins sont sur toi, Samson ! Il se réveilla de son sommeil et dit : Je m’en tirerai comme les autres fois et je me dégagerai. Il ne savait pas que l’Eternel s’était retiré de lui.

21 Les Philistins le saisirent et lui crevèrent les yeux ; ils le firent descendre à Gaza et le lièrent avec des chaînes d’airain. Il tournait la meule dans la prison.

22 Cependant les cheveux de sa tête recommençaient à croître, depuis qu’il avait été rasé.

23 Or les princes des Philistins s’assemblèrent pour offrir un grand sacrifice à Dagon, leur Dieu, et pour se réjouir. Ils disaient : Notre Dieu a livré entre nos mains Samson, notre ennemi.

24 Quand le peuple le vit ils célébrèrent leur Dieu en disant : Notre Dieu a livré entre nos mains notre ennemi, celui qui ravageait notre pays et qui multipliait nos morts.

25 Dans la joie de leur cœur ils dirent : Qu’on appelle Samson et qu’il nous divertisse ! Ils firent sortir Samson de la prison et il joua devant eux. Ils le placèrent entre les colonnes.

26 Samson dit au jeune homme qui le tenait par la main : Laisse‑moi, afin que je puisse toucher les colonnes sur lesquelles repose la maison et m’appuyer contre elles.

27 La maison était remplie d’hommes et de femmes ; tous les princes des Philistins étaient là et il y avait sur le toit environ trois mille personnes, hommes et femmes, qui regardaient Samson jouer.

28 Alors Samson invoqua l’Eternel et dit : Seigneur Eternel ! Souviens toi de moi, je te prie ; ô Dieu ! Donne moi de la force seulement cette fois, et que d’un seul coup je tire vengeance des Philistins pour mes deux yeux !

29 Samson embrassa les deux colonnes du milieu sur lesquelles reposait la maison, et il s’appuya contre elles ; l’une était à sa droite, et l’autre à sa gauche.

30 Samson dit : Que je meure avec les Philistins ! Il se pencha fortement et la maison tomba sur les princes et sur tout le peuple qui y était. Ceux qu’il fit périr à sa mort furent plus nombreux que ceux qu’il avait tués pendant sa vie.

31 Ses frères et toute la maison de son père descendirent et l’emportèrent. Lorsqu’ils furent remontés, ils l’enterrèrent entre Tsorea et Eschthaol dans le sépulcre de Manoach, son père. Il avait été juge en Israël pendant vingt ans.

——

Voici maintenant ce qui est dit de lui dans le Nouveau testament. (Je reprends d’assez haut pour voir le contexte) :

11 12 Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère ; la conviction de celles qu’on ne voit pas. C’est par elle que les anciens ont reçu témoignage.

3 Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent.

4 Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il reçût le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons ; et par lui, étant mort, il parle encore.

5 Par la foi, Enoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.

6 Or sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent.

7 Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.

8 Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait.

910 Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse comme dans [une terre] étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur.

1112 Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité, et [cela], étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui qui avait promis ; c’est pourquoi aussi d’un seul, et d’un homme déjà amorti, sont nés des gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre et comme le sable qui est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.

13 Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les choses promises, mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre.

14 Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu’ils recherchent une patrie.

1516 En effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu du temps pour y retourner ; mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

1719 Par la foi Abraham, étant éprouvé, offrit Isaac. Celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, à l’égard duquel il avait été dit : «En Isaac te sera appelée [une] semence», ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut.

20 Par la foi, Isaac bénit Jacob et Esaü à l’égard des choses à venir.

21 Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora [appuyé] sur le bout de son bâton.

22 Par la foi, Joseph, en terminant sa vie, fit mention de la sortie des fils d’Israël et donna un ordre touchant ses os.

23 Par la foi, Moïse, étant né, fut caché trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi.

2426 Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant plutôt être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Egypte ; car il regardait à la rémunération.

27 Par la foi il quitta l’Egypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible.

28 Par la foi il fit la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touchât pas.

29 Par la foi ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, ce que les Egyptiens, ayant essayé, ils furent engloutis.

30 Par la foi les murs de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour sept jours durant.

31 Par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec ceux qui n’ont pas cru, ayant reçu les espions en paix.

32 Et que dirai-je davantage ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel et des prophètes.

3334 Par la foi ils subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les choses promises, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers.

35 Les femmes reçurent leurs morts par la résurrection ; et d’autres furent torturés, n’acceptant pas la délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection.

36 D’autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ;

3738 ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l’épée ; ils errèrent ça et là, vêtus de peaux de brebis, de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés, maltraités, (desquels le monde n’était pas digne), errant dans les déserts et les montagnes, et les cavernes et les trous de la terre.

3940 Tous ceux-ci, ayant reçu témoignage par la foi, n’ont pas reçu ce qui avait été promis, Dieu ayant eu en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas à la perfection sans nous.

Nous avons maintenant lu ce qui concerne Samson dans le livre des Juges, puis ce qu’en dit le Saint-Esprit dans le nouveau testament.

Le simple fait de lire ces deux textes, nous placent, pour la plupart en tout cas, en présence d’une vérité que l’on n’a peut-être pas encore perçue et à laquelle nous ne sommes pas habitués.

Pour la raison humaine il y a comme une contradiction quand on pense à certains détails de la vie de Samson dans le livre des Juges, et le fait que celui-ci soit cité dans la longue liste des «héros de la foi» dans la lettre aux Hébreux. En somme, dès le départ nous sommes mis «dans le bain», si vous acceptez cette expression.

Pour moi, le Saint-Esprit, qui est à l’origine et l’inspirateur du texte de l’épître aux Hébreux, ne me présente pas Samson comme un «Héros dans l’erreur et dans le péché», mais Il me présente «Samson le héros de la foi».

Pour moi, le verdict de Dieu est le mien, point final. Et je laisse derrière ceux qui contestent.

«Dans quel bain ?», dira quelqu’un dont l’œil n’a pas été encore ouvert. Eh bien c’est le bain par lequel nous entrons de plain-pied dans la différence fondamentale qui existe entre «ce que l’homme peut penser ou juger», et ce que Dieu «dit». Ce bain n’est pas toujours très agréable, car il met à mal nos pensées «toutes faites» et a pour but de, non pas les nettoyer, mais les ôter totalement.

Il faut malheureusement souvent plusieurs «bains» de cette nature, pour qu’enfin les choses normales entrent dans nos esprits endurcis. Il y a des fois ce sont des bains «cuisants», d’autres fois ce sont des bains glacés qui ont pour but de remettre les choses en place, lorsque nos têtes ont un peu chauffé. Peu importe, c’est le résultat qui compte, à condition toutefois que ce soit Dieu qui fasse l’œuvre.

Grâce à cette petite mise au point et cette présentation de Samson dans le nouveau testament, nous pouvons commencer une étude plus approfondie de tout ce récit, ce que je vous propose de faire dès maintenant, sauf pour celui ou celle qui ne veut pas admettre les faits, sans quoi cette étude lui serait plus néfaste que profitable.

——

Tout d’abord étalons la toile de fond, ce qui correspond à «décrire la situation du moment».

Géographiquement, les choses se passaient dans la tribu de Dan. Les événements eurent lieu dans une zone frontalière. Manoach était de Tsoréa, limite notée en Josué 19 ; 41 ; mais on l’appelait le «Thimnien» (Jug. 15 ; 6).

Thimna était une ville séparée en deux, puisque la limite de Dan passait «à travers elle» (Jos. 15 ; 10 et 57) ; et au verset 12 on voit que la limite occidentale était la mer.

Nous nous trouvons donc en «zone frontalière», ce qui, en soi, est un terrain très dangereux, spirituellement parlant, à cause notamment de l’accoutumance à l’étranger. En effet dans les zones frontalières il y a toujours quelque chose de trouble, au point qu’on se demande «qui est qui» exactement. En somme il y a une grande facilité à «se tromper de côté», comme on le verra par la suite.

(Pour information la Philistie ou les Philistins, c’est la Palestine ; les Palestiniens. Ceci expliquant déjà cela.)

Au point de vue moral et spirituel, les choses n’allaient pas du tout dans le peuple de Dieu et pour le peuple de Dieu.

Les choses commencent ainsi : «Les enfants d’Israël firent encore ce qui déplaît à l’Eternel ; et l’Eternel les livra entre les mains des Philistins pendant quarante ans».

Si on lit les quelques chapitres précédents, on voit bien que la situation allait de mal en pire.

La force «morale», -car je n’ose même plus parler de «force spirituelle»-, des derniers juges, s’était complètement émoussée. Tel que c’est écrit, n’importe-qui aurait eu le droit de déclarer, pour parler de ce temps : «Peut-il venir ici quelque chose de bon venant de l’Eternel ?»

Le territoire appartenait au peuple de Dieu, mais voilà que c’était les Philistins qui non seulement le possédaient, mais encore dominaient sur «l’Israël de Dieu». (Oui je dis bien l’Israël de Dieu» car ce texte est d’ordre prophétique)

Voilà la situation générale à quelque chose près.

Seulement voilà, les principes de Dieu ne sont pas les principes des hommes. Pour Dieu c’est «là où le péché abonde, ma grâce surabonde».

Voilà Dieu ! Voilà l’Eternel Dieu ! Il nous étonne, nous ravit, nous émerveille. Il renverse tous nos raisonnements. Là où tout va vraiment très mal, Il ne se contente pas de susciter quelque petit juge dont l’état moral serait «un peu au-dessus de la moyenne générale». Non, lorsque la situation étant au plus bas, Il fait une chose grandiose.

Quand tout va mal, alors Dieu n’est pas très loin, car c’est là son terrain de prédilection.

Toute l’affaire ressemble fortement et étonnamment à la venue de Jean-Baptiste (Luc 1 ; 117), dans le sens où les deux femmes, étant stériles, enfantèrent pourtant chacune un naziréen.

Pour ce qui est de Marie et l’enfantement de Jésus, ce n’est pas tout à fait pareil dans le sens que Marie, elle, n’était pas stérile. D’autre part il ne lui fut point demandé de ne pas boire de vin ou autre liqueur forte ni aliment impur. Il ne pouvait lui être demandé cela, puisque Celui qu’elle enfanta, étant né du Saint-Esprit, était pur de naissance et d’origine. Par contre, on peut aisément dire que ces trois femmes donnèrent le jour à une chose impossible. (Voir le texte de Luc où il est écrit que «rien n’est impossible à Dieu»).

Oui c’était impossible ; mais Dieu a rendu possible l’impossible. On ne nage plus seulement ici dans le merveilleux, mais dans l’irréel, le miraculeux, l’incompréhensible.

On voit bien encore une fois le but de Dieu, qui est de faire en sorte d’écarter l’homme dans toute action divine d’une telle mesure.

On croit voir Dieu le Père au début de la création :

-Seul à l’œuvre Il ordonne… Et ça se fait.

-Il dit une parole… et elle se matérialise.

Tout cela dépasse l’entendement humain, mais réjouit et alimente la foi.

Si vous voulez bien reprendre le texte de Juges 13 ; 5 à 7, on voit bien qu’il y a une différence flagrante entre ce que dit l’ange à la femme, et ce que celle-ci dit à son mari. L’ange lui dit que l’enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère, et qu’il sera celui qui «commencera à délivrer Israël de la main des Philistins».

Puis la femme dit à son mari que l’enfant sera consacré à Dieu «jusqu’au jour de sa mort».

En parlant ainsi, la femme, par la foi prophétise ; mais elle ne dit pas à son mari que l’enfant sera «un libérateur qui commencera à..». et par conséquent qu’il devra y avoir une suite.

Pourquoi la femme s’abstint-elle de dire cela à son mari ? Eh bien c’est certainement pour la même raison qui fit que l’ange, au verset 14, ne le dit pas non plus à Manoach.

En résumé, tel que cela nous est présenté, Manoach n’était pas prêt à entendre cela -à voir son fils partir à la guerre contre les Philistins.

Faisons un peu le point si vous voulez, afin d’éclaircir la situation : Dans des temps plus reculés, les Danites prouvèrent qu’ils étaient une tribu de gens déterminés, puisqu’ils s’emparèrent d’un territoire composé d’étrangers. Il faut dire que la victoire avait été très facile, car le peuple qui occupait le pays était absolument sans défense. Mais pour ce qui était des Philistins, c’était autre chose…

L’origine spirituelle de Dan, (dont sont issus Manoach et Samson), se trouve dans la bénédiction prophétique de Jacob, qui dit : «Dan jugera son peuple, comme l’une des tribus d’Israël. Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, mordant les talons du cheval pour que le cavalier tombe à la renverse».

Puis, plus tard, vient la bénédiction prophétique de Moïse qui dit : «Dan est un jeune lion qui s’élance de Basan».

Si on fait une sorte de synthèse de ces deux prophéties, Dan est décrit comme «une tribu de guerriers avisés, intelligents et forts, et de plus qui sera capable de juger».

Ca c’est ce qui avait été prophétisé. Mais qu’en était-il dans ce temps ? Le peuple de Dieu vivait dans une sorte de paix, mais dominé par les Philistins.

(Traduction de Manoach : Repos).

Revenons maintenant sur les détails de ce qui se passa :

Après avoir entendu les déclarations de l’ange par le biais de sa femme, Manoach pria Dieu pour que, de nouveau, «l’homme de Dieu que l’Eternel avait envoyé», revienne et redise ce qu’il faudrait faire, par rapport à l’enfant.

Dieu exauce la prière de Manoach et répond à… sa femme.

Comme c’est étrange !

Oui il fallut que ce soit «la femme» qui courut jusqu’à Manoach pour que celui-ci puisse enfin avoir contact avec l’ange.

Alors enfin Manoach peut parler à l’ange et lui dit : «Est-ce toi qui as parlé à… cette femme ?», comme si cette femme n’était pas la sienne.

Alors l’ange lui indique ce qu’il a déjà dit à sa femme concernant l’enfant.

On s’attendrait à ce que Manoach réponde en disant qu’il observera toutes ces recommandations. Mais au lieu de cela le voilà en train de s’évader de cette discussion, et au contraire vouloir retenir à manger l’ange de l’Eternel.

Alors l’ange lui répond d’une manière cinglante : «Quand bien même tu me retiendrais, je ne mangerais pas de ton mets».

Quelle parole sévère ! (Quelle différence aussi avec Gédéon dans Juges 6 ; 18, et la patience de l’ange.)

L’ange avait vu dans le cœur de Manoach ce qui s’y passait. «Apprêter un chevreau» devenait chez Manoach non seulement une sorte de «sacrifice», mais encore le moyen de «discuter sur ce qu’avait dit l’ange».

Voyant cela, l’ange dit en quelque sorte à Manoach : «Par contre, si tu veux changer ta façon de faire, c’est encore possible : Au lieu d’organiser un bon repas entre nous, offre donc un holocauste à l’Eternel, et toutes choses seront clarifiées».

Toujours aveuglé et ne sachant que faire, nous entendons alors Manoach demander à l’ange son nom, «afin que nous te rendions gloire quand ta parole s’accomplira»

L’instant d’avant l’ange indiquait à Manoach que ce n’était pas vers lui qu’il fallait porter les regards, mais vers Dieu ; et maintenant nous entendons Manoach demander le nom de l’ange, afin de lui rendre gloire… En quelque sorte Manoach disait à l’ange : «Quand cette parole s’accomplira, nous nous adresserons au ciel et remercierons l’ange -L’ange Martin par exemple- de nous avoir exaucés».

L’ange trouva que le fait de demander son nom était quelque part légitime, mais il y avait quand même un défaut caché et il voulut y remédier. L’ange lui répond alors deux choses : «Pourquoi demandes-tu mon nom», et : «Il est merveilleux», (ou admirable).

Je vous propose la traduction de ces deux questions : «Pourquoi demandes-tu mon nom, alors que c’est ce qui a de merveilleux en moi qui compte ?»

«Ce n’est pas mon nom qui compte dans toute cette affaire, mais ce que je représente».

Manoach, ayant entendu cette sorte de recommandation de l’ange, se met alors à ajouter «offrande» au chevreau. Apparemment il commence à comprendre «comment les choses doivent se passer pour qu’elles soient agréables à Dieu». (Offrande volontaire et non loi).

Pour lui, maintenant, le chevreau et l’offrande sont un seul et même «sacrifice à l’Eternel», marqué au verset 19.

Avait-il tort ou avait-il raison ? La réponse de Dieu ne se fit pas attendre avec le prodige qui eut lieu.

Que se passa-t-il exactement ? Pendant que la fumée du «sacrifice» s’élevait, l’ange de l’Eternel se mêla à elle pour devenir une odeur vraiment agréable à l’Eternel.

Oui je dis bien «vraiment agréable», car lorsque le fils de Dieu se mêle à un sacrifice, alors le tout devient un holocauste ! Même «l’offrande de Manoach» se trouva être reçue de Dieu dans ces conditions.

Quelle beauté que toutes ces choses ! Quelles forces spirituelles ces vérités nous donnent.

Cependant tout n’était pas encore clair dans la tête de Manoach. Pour lui il s’agissait sans doute d’un acte momentané, d’un «signe de Dieu» en quelque sorte. Il s’attendait à voir réapparaître l’ange après être monté dans la flamme. Tout était très confus dans sa tête. C’en était trop pour lui.

Il attendit un moment, puis, voyant que l’ange n’apparaissait plus, ni à sa femme ni à lui, il en déduit alors que l’ange est monté jusqu’aux cieux et qu’il s’agissait donc de «l’ange de l’Eternel». Notons que ce fut lui qui comprit à ce moment-là, comme cela est écrit, et non sa femme ; car pour elle il y a longtemps qu’elle avait compris ce qui se passait réellement.

Nous voyons alors un homme, mort de peur et perdant tout bon sens, déclarer que, après que le sacrifice fut accepté du ciel, Dieu allait les faire mourir. On voit bien ici que, lorsqu’un homme ne connaît pas Dieu, il est sujet aux plus extravagantes divagations. Par contre, en voyant le calme et la sérénité de cette femme, on comprend mieux pourquoi l’ange s’adressait toujours à elle.

Les versets 24 et 25 qui finissent le chapitre, font naturellement suite à la «parole de l’ange». Il n’y aurait rien à dire sur eux si on exceptait le fait que la traduction de Samson est «Petit soleil», et dans le cœur de cette femme, ce nom prenait tout son sens, rapport à sa longue nuit de stérilité.

Quand on sait que le Seigneur Jésus est le «soleil de justice», alors qui est exactement Samson ?

Il n’y aurait aussi rien à dire si on exceptait le fait que «l’Eternel commença à agiter Samson», et qu’Il commença à l’agiter «entre Tsorea et Eschthaol».

Evidemment on aurait souhaité entendre : «L’Eternel commença à agiter le peuple de Dieu dans le territoire de Dan». Mais non, hélas, il n’en fut pas ainsi. Dieu préféra se doter d’une arme redoutable pour une raison précise, que nous verrons sans doute vers la fin de cette méditation.

Quand dit-on que quelqu’un s’agite ? Prenons un exemple facile : Votre enfant dort paisiblement. Plus tard vous l’entendez gémir. Vous vous levez et allez à son chevet. Il bouge et se tourne de tous côtés, poussant de petits cris ou des petites plaintes. Vous le calmez et vous retournez vous coucher. Vous dites alors à votre conjoint : «Le petit est agité».

Etre agité, c’est donc sortir d’une position de repos et de calme.

Le peuple de Dieu était donc dans le calme et le repos, mais un seul commença à s’agiter !

Je dis ceci :

-Etre agité alors qu’on devrait être dans le repos, c’est, soit une maladie morale, soit une maladie de conscience.

-Etre dans le repos quand on devrait être agité, c’est une maladie spirituelle.

——

«Voilà, comme on dit couramment, le décor est planté».

Je suis intimement convaincu que tout le chapitre 13 du livre des Juges d’Israël nous a été donné pour que nous puissions comprendre, à leur juste valeur, les faits qui vont nous être présentés, et qui peuvent paraître ambigus quelquefois.

Le chapitre 13 est pour moi l’image d’un terrain que le paysan prépare soigneusement, pour que la semence future puisse prendre racine et croître. Soyons donc de bons laboureurs, et nous serons aussi de bons moissonneurs !

—–

Chapitre 14

1 à 3 : «Samson descendit à Thimna et il y vit une parmi les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté il le déclara à son père et à sa mère, disant : J’ai vu à Thimna une femme parmi les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour ma femme.

Son père et sa mère lui dirent : N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, pour que tu ailles prendre femme chez les Philistins qui sont incirconcis ?

Samson dit à son père : Prends-la pour moi car elle me plaît».

Ca commence fort, ne trouvez-vous pas ? Le début de la carrière de Samson commence par une contradiction : Ce que fait Samson n’est pas logique et on se demande si celui-ci ne s’est pas, avec la force du temps, laissé séduire par le monde et ses attraits, même si celui-ci est un ennemi.

«Lui le naziréen de Dieu au milieu de son peuple, aller chercher une femme chez l’ennemi… Quelle honte !»

Je n’ai aucune peine à imaginer les milliers et milliers de doigts accusateurs des «croyants» en direction de Samson. Et, pour tout vous dire, tout ce que j’ai pu lire ou entendre sur ce sujet est uniforme, savoir que Samson était un passionné de femmes, et qu’elles furent à l’origine de tous ses égarements.

Pendant longtemps je fus contraint d’admettre cette pensée unanime, c’est à dire un temps où je fus lié à une sorte «d’association de chrétiens à la pensée forcément unique, savoir celle du pasteur en titre et appelée église».

Pendant longtemps la bataille fut rude, jusqu’à ce que j’en fus venu au fait que, pour que la Parole de Dieu puisse être donnée, il faut d’abord que celle-ci soit «délivrée», et que ce n’était pas dans ces conditions de «cloisonnement de pensée et d’erreurs manifestes de traduction» que cela pouvait se faire.

J’ai compris que la Parole de Dieu n’était pas libre, contrairement à ce que je pouvais croire, mais qu’elle était emprisonnée et qu’il fallait la libérer pour qu’ensuite, ce soit elle qui nous libère, ou «affranchisse».

J’ai découvert qu’il fallait que, -et la Parole-, -et l’homme-, soient mis «hors du camp», dans la liberté et la dignité de l’opprobre qui s’ensuit forcément.

Plus j’attendais, plus j’étais «agité» moi aussi, entre ma chambre et mon ordinateur ; petite merveille qui me permet d’écrire proprement ce que j’ai à exprimer.

Vous voyez, les temps et les lieux changent, mais les principes restent les mêmes, heureusement !

Après cette petite parenthèse, je reviens sur le sujet qui nous occupe pour se poser la question : «Pourquoi Samson ne trouva-t-il pas de femme en Israël ?»

Et encore celle-ci : «Si, comme on le dit si aisément, Samson était passionné de femmes, comment se fait-il qu’il ne le fut qu’avec des femmes étrangères ?»

La réponse, je vous la donne avec larmes : «C’est parce qu’il n’y en avait pas».

«Voulez-vous dire qu’il n’y avait pas de femmes en Israël», dira quelqu’un ?…

Oh oui il y en avait, des femmes, et même beaucoup ; mais ce que je veux dire, c’est qu’il n’y avait pas de femme «en Israël» qui pût convenir à Samson. Aucune qui pût, même de loin, convenir à un aussi haut gabarit spirituel qu’était Samson. Samson le savait bien, et il savait aussi le rôle et la mission qui lui était impartie, c’est pourquoi il «descendit à Thimna».

Vous savez, ce n’est jamais bon de descendre ; mais c’est pourtant ce que fit Samson.

Evidemment, quelqu’un pourra toujours affirmer que Samson était dans une «pente descendante» dans sa vie spirituelle. A ceci je réponds que c’est pourtant ce que fit Jésus, qui consentit à venir vers nous, pécheurs et ennemis de Dieu à l’origine.

Donc si on peut attribuer cette faute à Samson, alors il faudra aussi l’attribuer à Jésus ! A chacun de voir.

Voilà, je vous ai dit la vérité sur cette affaire de femme. Et maintenant, soit par réaction ou par orgueil spirituel, vous pouvez brûler ce document et son auteur si vous le voulez, mais je ne changerai pas un seul terme spirituel à ce que j’ai écrit.

Mais si l’orgueil ne «règne pas en maître en vous», alors un peu de courage et de patience, et la lumière viendra.

Dans le texte, on voit le père et la mère de Samson poser une question claire, relevant de l’éthique morale qu’aurait dû avoir Samson au sujet du choix d’une femme. Que répond Samson ?

Rien, ou presque.

Ne pouvant répondre à des gens obstrués spirituellement, il se met à leur niveau et répond : «Elle me plaît, c’est tout».

Nous, instantanément, nous pointons notre doigt accusateur, car on a enfin trouvé matière à notre accusation :

«Il a choisi cette femme en dépit de tout, avons-nous tendance à dire ; il l’a choisie uniquement parce qu’elle lui plaisait !

Il l’a même avoué à son père.

Il a complètement fait fi de sa dignité d’enfant de Dieu et de sa position de naziréen, au profit de ses désirs charnels.

Nous avons ici la preuve que Samson était charnellement passionné de femmes. Le texte nous le dit, on ne peut donc pas se tromper».

Voilà ce qui se passe quand le légalisme, avec ses passions accusatrices, accommode la traduction de la Bible au goût de ses propres intérêts.

Généralement on fait cela parce que nous mêmes sommes souvent confrontés à des passions difficilement maîtrisables ; et cela nous accuse et nous gêne. Alors le meilleur moyen que nous trouvons, c’est de trouver le même défaut chez l’autre. Ou mieux : Dans la Bible.

«Ah ! Avoir l’accréditation de la Bible».

«Ah ! Que c’est bon de ne pas se sentir seul dans les tentations et dans le péché».

«Comme c’est rassurant de voir que de grands hommes de Dieu tombèrent comme nous» !

«Je peux enfin dormir tranquille, la Bible me donne raison, et par conséquent Dieu me comprend».

C’est vrai que Dieu nous comprend, mais pas de la manière dont nous l’entrevoyons.

Comme le dit l’écriture dans le psaume 103 ; 13-14, «Comme un père à compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le respectent, car il sait de quoi nous sommes formés». (Faits, construits).

Connaissant cela, pourquoi donc aller chercher une défense illusoire, alors que Dieu sait exactement d’où vient le problème ?

Voilà, le plus souvent, quel est notre état intérieur.

Mais, ne voulant pas trop m’éloigner du sujet, revenons sur notre travail de découverte, pour dire que la vraie raison de Samson de prendre cette femme, est consignée sans ambiguïté dans le verset suivant, qui dit :

«Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Eternel : Car Samson cherchait un moyen de dispute de la part des Philistins. N’oublions pas qu’en ce temps-là, les Philistins dominaient sur Israël».

Ce «n’oublions pas» que j’ai ajouté au texte, est très important, car il est un verrou de sûreté pour expliquer les raisons quelque peu incompréhensibles de Samson.

Si je pouvais résumer je dirais ceci : «Les Philistins, dominant sur Israël, Samson chercha un moyen de dispute dont eux seuls pourraient être accusés».

En effet, «pourquoi aller chercher un moyen de dispute valable, quand on peut s’en fabriquer soi-même de toutes pièces et très facilement» ?

Ces raisons, il ne faut pas aller les chercher dans le cœur d’un homme naturel ; d’un homme «normal», mais il faut aller les chercher dans le cœur de Samson, «le naziréen de Dieu dés le ventre de sa mère», venant d’une origine divine.

«Cela venait de l’Eternel».

Voilà la seule et unique raison des actions de Samson ! Elle est notée ici en clair et il sera bon que nous nous en souvenions à salut, sans quoi toutes nos bases seraient faussées pour aborder cette étude.

J’ai même reçu une note d’un «frère», prédicateur, me disant que c’était la femme qui était prévue par Dieu !

Quelle erreur !

Ce n’était pas la femme qui était prévue ! Ce qui était prévu par Dieu c’était ce mariage contradictoire avec cette Philistine. Un peu comme avec le prophète Osée.

Ce mariage anormal était, -comme c’est écrit-, prévu pour qu’il produise une dispute entre Samson et les Philistins, sans que Samson le naziréen puisse être accusé plus tard d’avoir mal agi.

Ne trouvez-vous pas que tout cela fait une sérieuse différence d’interprétation ? Evidemment je n’en veux pas à ce frère en Christ, mais je dois avouer que cela a été pour moi un grand sujet de tristesse pendant deux à trois jours ; pas à cause du frère, mais à cause de ce mauvais entendement qui nous colle tous à la peau. C’est rageant.

Mais peu importe, la tristesse et le découragement m’ont donné du courage pour rétablir la vérité ; et c’est ce qui compte finalement, non ?

Voulez-vous maintenant aller un peu plus loin avec moi dans la pensée biblique ? Si oui détaillons les quelques mots sur ce sujet : Le verset 4 dit :

«Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Eternel, car… Samson cherchait une occasion de dispute, etc.

C’est étrange. On s’attendrait à ce qu’il soit écrit : «Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Eternel, car l’Eternel cherchait une occasion de dispute, etc».

Mais non, ce n’est pas ainsi que c’est écrit.

Si on resserre un peu notre attention, on s’aperçoit qu’il y eut comme une sorte de prodige dans ce moment-là. Lequel ? Un prodige qui fit que «les pensées de l’Eternel étaient les pensées de Samson», et «les pensées de Samson étaient les pensées de l’Eternel».

Les pensées de Dieu se confondaient donc avec celles d’un homme «pointé du doigt», et les pensées de cette sorte de «traître envers la nation» se confondaient avec celles de Dieu» ?

«Ils ne savaient pas que cela venait de l’Eternel, car… Samson cherchait une «occasion de dispute».

Dans le calme et le «repos relatif» que leur procurait la domination Philistine, ces gens interprétaient toute action visant à rompre ce repos, même si celui-ci était relatif et honteux, comme une action venant d’un homme non dirigé par Dieu.

«Un homme dirigé par Dieu ne peut pas, c’est évident, prendre la place de Dieu pour chercher la guerre aux Philistins, voyons… Le simple bon sens parle de lui-même !»

Voilà les pensées qui reviennent souvent chez ceux qui dorment et ne sont jamais «agités».

Oublions maintenant, si vous voulez, le ‘ils ne savaient pas’, par qui mon œil naturel est «naturellement attiré», pour lire ce que veut voir mon œil spirituel :

«Cela venait de l’Eternel car… Samson cherchait un moyen de dispute… «

Ah ! Là ça va mieux maintenant. Mon œil spirituel se plaît à lire que «lorsque tout le peuple dort sous la domination de l’ennemi, il lui est agréable de lire qu’un homme, sortant du train-train habituel, ne dort absolument pas et qu’il cherche par tous les moyens à provoquer quelque chose qui fasse qu’on se réveille un peu, et que le peuple de Dieu prenne enfin la place et la dignité qui lui sont échues en partage, par promesse».

Resserrons maintenant le texte d’une autre façon : «Ils ne savaient pas que cela venait de l’Eternel, car….

Samson».

Amis, quand Dieu est d’accord avec une affaire ou avec un homme, alors il n’est pas rare de voir cette sorte de mélange divin se produire.

Mais au fait, n’en avons nous pas eu un petit exemple précédemment avec l’ange ? Nous aurons certainement l’occasion de voir beaucoup de perles à ce sujet, Dieu voulant évidemment.

En somme, cela venait de l’Eternel car il avait trouvé un homme, Samson, adulte maintenant, que Lui-même avait suscité. Mais il avait trouvé surtout le Samson «qui cherchait»

Et il cherchait quoi, Samson ? La paix ?

Oui il cherchait la paix, mais dans la division. Il la cherchait…. pour son peuple ! Il ne la cherchait pas pour les Philistins ! (Tout ceci est à comprendre de manière spirituelle»).

Est-ce qu’il la cherchait aussi pour lui, cette paix, lui, «l’homme agité» ? Certes pas ! Pour lui, comme nous le verrons, il avait la paix seulement quand il avait fait la guerre aux Philistins et qu’il les avait détruits, de quelque manière que ce soit.

Pour lui, tout était bon quand il s’agissait d’aller contre les ennemis du peuple de Dieu.

Qu’ils soient détruits ou humiliés, Samson voulait que le peuple de Dieu les voient sous cet angle.

Qui donc cherchait une occasion de dispute ? Samson ou l’Eternel ? L’Eternel ou Samson ? Ou bien les deux à la fois ?

Je voudrais donc insister pour dire que cette seule phrase : «Cela venait de l’Eternel», est le fondement unique de tous les mobiles qui animèrent le cœur de Samson. J’ai bien dit les mobiles et non tous ses actes, car s’il n’y avait eu aucun défaut en Samson, eh bien sachez que la venue de notre Seigneur n’aurait plus eu de sens, vu que «le seigneur Samson» aurait pris sa place.

Cette phrase, «cela venait de l’Eternel», faites en sorte qu’elle soit gravée dans votre entendement, au point que tout ce que vous pourrez lire par la suite ne puisse être compris uniquement que sur la base de cette phrase.

Je voudrais mieux m’expliquer et vous donner un exemple :

J’ai appris que certains pilotes d’avions de chasse avaient un appareil, comme un mini écran, qu’ils placent sur un de leurs yeux et qui les obligent à voir tout ce qu’il y a sur ce petit écran. Et avec l’œil qui leur reste, ils voient devant eux comme vous et moi.

Avec ce système ils sont donc obligés de voir deux choses en même temps ; sauf si, -parce que c’est gênant-, ils ferment leur œil devant lequel le petit écran est placé.

C’est très gênant ce genre d’exercice, car le cerveau n’a pas été prévu pour cela ; ça fait travailler les deux côtés du cerveau de manière anormale.

Cependant, avec de l’entraînement, ces pilotes doués et patients y arrivent.

Que se passe-t-il alors quand ils voient de cette manière ? Ils voient deux choses décalées, oui, mais les deux vues se trouvant être intimement liées l’une à l’autre. Il leur est impossible de voir une chose sans tenir compte de l’autre, même si cette autre chose est décalée en taille et en éloignement.

Ceci leur sert pour la chasse et pour leur protection, vous l’aurez compris, car en voyant ainsi s’ils veulent viser une cible, dès qu’un avion ennemi se rapproche trop d’eux, alors ils savent instantanément ce qu’il faut faire.

J’espère que cette image sera suffisante pour comprendre comment, selon Dieu, il faut voir les choses :

– Un des yeux est charnel, humain, mais cependant doté de grandes capacités dont nous avons besoin.

– L’autre est spirituel.

L’œil spirituel est maître et régulateur de tout, mais il ne peut pas se passer de l’autre.

D’ailleurs le Seigneur Jésus simplifie cette vue des choses quand Il dit : «Si ton œil est en bon état..».

C’est étrange de ne parler que d’un œil, alors qu’on en a deux !

Mais si Jésus ne parle que d’un seul œil, c’est parce qu’il parle de «deux yeux en un seul» ; sans quoi cette déclaration serait totalement incompréhensible, et certains seraient tentés de se faire ôter un œil.

Surtout ne faites pas cela ! Gardez précieusement vos yeux !

Ainsi donc, avec cette nouvelle façon de voir les choses, c’est à dire «deux vues en une», nous pouvons reprendre la méditation de notre texte, sans aucune crainte d’erreur grave.

Bien entendu je n’ai pas dit qu’il n’y en aura jamais, car il faut beaucoup d’entraînement pour voir clairement de cette manière ; c’est la raison pour laquelle Jésus nous parle d’un œil, oui, mais «en bon état», voulant montrer par là que même si nous connaissons ce nouveau principe de vue, il peut arriver qu’il ne soit pas, ou plus, en bon état de marche. Il faut alors reprendre ‘l’entraînement optique‘ au plus vite.

«Samson descendit avec son père et sa mère à Thimna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thimna, voici, un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de l’Eternel saisit Samson et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau.

Il ne dit point à son père et à sa mère ce qu’il avait fait».

Notre œil normal nous montre comme un spectacle : Un chemin, un pays, des vignes, un lion, des parents. Il nous montre la lutte d’un homme contre un lion, puis il nous montre Samson, se refaisant une toilette pour n’avoir rien à expliquer à ses parents.

Comme tout cela est bizarre…

Puis nous ouvrons notre second œil et nous voyons alors autre chose : Nous voyons Samson faire ses premiers pas dans sa mission divine. Il nous montre aussi Samson, à une bonne distance de ses parents, qui n’étaient certainement pas très heureux de faire ce que demandait leur fils, savoir d’aller chercher cette Philistine.

Il y avait donc entre eux une «distance raisonnable» , puisque les parents ne s’aperçurent nullement de la lutte avec le lion ; car un lion qui rugit, ça s’entend de loin !

Il nous montre aussi, dans 1 Samuel 17 ; 34-35, David, aux prises avec les lions ou les ours qui menaçaient ses brebis, et comment il les traitait.

On le voit aussi déclarer ceci : «Tu vois, Saül, comment j’ai fait avec ces bêtes, eh bien saches que je ferai pareil avec ce Philistin, car Dieu est avec moi».

Notre «second œil» nous montre enfin un «certain Samson» qui découvre, non seulement sa force, mais surtout l’origine de cette force.

Nous voyons aussi un Samson rassuré de la présence de l’Eternel qui marchait avec lui dans cette affaire.

Nous voyons enfin Samson, courant un peu pour rattraper le temps perdu à se battre, mais se taire quant à tout ce qui s’était passé. Pourquoi ? Simplement parce qu’il aurait fallu qu’il explique à ses parents, convaincus que ce mariage n’était pas bon, que l’Eternel était avec lui et qu’Il lui ouvrait toutes les routes, même avec des lions au milieu.

Il aurait surtout fallu qu’il explique que, porté par une mission divine, il passait au-dessus de la loi qui disait, dans Lévitique 11 ; 27, que quiconque touchait un corps mort était impur jusqu’au soir.

Et vous, avez-vous déjà essayé de convaincre quelqu’un qui n’a pas vu la même racine que vous sur tel ou tel point ? Essayez et vous verrez ! Je vous souhaite bon courage.

«Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut».

«Ca y est, dit celui qui n’a qu’un œil pour voir, je tiens ici la preuve formelle que Samson était amoureux de la Philistine, puisqu’il est écrit qu’elle lui plut».

Pour ma part, j’ai ouvert mon deuxième œil, et je lui ai demandé ce qu’il voyait.

J’y vois maintenant quelle «sorte d’amour» Samson portait à la Philistine.

Je vois que l’amour qu’il lui porte pousse Samson à déclarer à ceux qui lui avaient volé son secret : «Si vous n’aviez pas labouré avec ma «génisse».

Etrange déclaration de la part de quelqu’un à l’endroit d’une femme qui était censée lui plaire !

C’est vraiment étrange tout ça, pour l’entendement humain.

Savez-vous qu’à l’époque on se servait des génisses pour travailler aux champs ? Et Samson déclarait en substance aux Philistins : «Vous avez fait travailler comme une génisse celle qui devait travailler pour moi».

Voilà donc ce que me montra mon deuxième œil.

En somme, ce qui plaisait de la Philistine à Samson, était en relation directe avec ce qu’il pouvait «tirer d’elle», mais dans le cadre de sa mission.

Je ne sais pas mieux l’expliquer que ça, mais interrogez votre œil personnel et vous verrez.

D’autre part notre deuxième œil, qui a des pouvoirs «au-dessus de la nature», a non seulement la faculté de montrer ce qui est, mais aussi ce qui n’est pas. Et dans le cas présent, c’est le nom de la femme qui n’y est pas.

Comment un homme, qui est normalement amoureux de sa femme, pourrait-il lui donner le nom de «génisse» ?

Pourtant c’est par ce nom qu’il la nomma. Comme une image de quelque chose que seul l’œil spirituel peut entrevoir.

«Quelque temps après, se rendant de nouveau à Thimna pour la prendre, il se détourna pour voir le cadavre du lion. Et voici, il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion».

Mon premier œil me montre ici la détermination d’un homme, amoureux de sa future femme, qui n’a pas traîné pour préparer tout le nécessaire à un mariage, puisqu’il est parlé de «quelques temps après».

C’est logique après tout ; c’est normal d’agir avec autant d’empressement quand on est tant amoureux.

Seulement mon deuxième œil voit en même temps tout autre chose. Il voit premièrement la distance qui existe toujours entre ses parents et lui, et secondement que cette distance, c’est Samson qui l’a voulue, afin de pouvoir «se détourner et voir ce qu’il résultait d’une aussi belle victoire précédente sur un lion».

Et qu’y voit-il ?

Il y voit encore une impossibilité.

En effet, au milieu de la corruption provoquée par un corps déchiqueté de lion, des abeilles, y prenant ombrage en toute sécurité, apportent maintenant la Vie et la nourriture à la place de la corruption et de la mort.

Pour ma part, je pense que Samson, émerveillé par cette découverte, ne pût en évaluer toute la valeur, par faute de maturité. Cette «énigme», comme il l’appelle, était une énigme déjà pour lui. La prenant comme telle, il s’en servit donc comme un moyen dans le plan qu’il avait en tête.

Cette «énigme» a une portée tellement considérable, que même mon deuxième œil n’a pas pu me la dévoiler dans sa totalité tellement elle est grande. Faute d’entraînement, sans doute. Mon œil l’a vue, oui, mais c’est mon esprit qui est trop petit pour la contenir et surtout la déchiffrer.

«La Vie qui renait de la mort…»

Ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’une prophétie, d’un encouragement, d’une promesse, d’un secret dévoilé, d’un décret de Dieu, d’un principe inhérent de Dieu rappelé, etc.

«Il prit entre ses mains le miel dont il mangea pendant la route ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent. Mais il ne leur dit pas qu’il avait pris ce miel dans le corps du lion».

Je ne sais au juste comment on peut faire pour prendre du miel dans un essaim d’abeilles sans se faire piquer, mais en tout cas on voit Samson, gonflé à bloc, regardant ce miel provenant de ce qu’il appelle «une énigme», s’en saisir, car il a confiance dans tout ce qui lui arrive. Tout lui réussit. Il se sent porté par une main divine. Il se sent fortement approuvé.

Heureux, -plus par la provenance de cette nourriture que par la nourriture elle-même, il court ensuite pour en porter à ses parents, dont il sent qu’ils en ont vraiment besoin. Là encore il cache l’origine de ce miel, sans doute pour les mêmes raisons que j’ai citées plus haut. :

«Pensez-donc, un naziréen de pure race, toucher un corps mort et manger de ce qu’il y a à l’intérieur ! Et en plus nous en proposer. Quel scandale !»

«Le père de Samson descendit chez la femme. Et là Samson fit un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons qui se tinrent avec lui».

Jusque-là tout est à peu près normal, à part que mon deuxième œil note l’absence de la mère de Samson. C’est fini pour elle, son chemin s’arrête là. Elle n’est pas dans son élément. Le père dut suivre de très près la même démarche, car on n’entend plus parler de lui dans ce festin.

Ce que note aussi mon «autre œil», c’est que Samson, dès que les présentations furent faites, s’empressa de mettre le trouble là où il aurait dû y avoir du calme, de la gaieté et des réjouissances. Il proposa une énigme impossible à trouver, afin de mettre tout le monde mal à l’aise et provoquer une dispute.

Voilà quelle fut la manière de Samson d’aimer les Philistins et ses invités….

Qu’en pensez-vous ?

Est-ce bien chrétien tout cela ?

– Au troisième jour ils ne pouvaient toujours pas expliquer l’énigme, mais avaient cependant encore de l’espoir…

– Au septième jour ils n’en pouvaient plus.

Je ne sais pour vous, mais tout cela me porte à rire.

Voilà donc comment les Philistins passèrent agréablement les festivités du «mariage de Samson»

Les versets 12 à 17 nous montrent tous les détails du déroulement de cette affaire d’énigme, que Samson avait voulue.

Par contre mon «deuxième œil» a perçu l’intérieur du cœur de celle qui était devenue sa femme : Après la menace réelle que firent les Philistins à la femme et à son père, (ce qui montre déjà le bon état moral et civique des Philistins), on voit celle-ci mentir d’une manière flagrante dans le fait que, au lieu de mettre en avant la menace qui était sur elle et son père, elle préféra jouer sur les sentiments et accuser Samson de ne pas l’aimer.

Elle avait peur en fait, mais elle changea volontairement le «pourquoi» de sa peur.

Mais au fait, peut-on s’attendre à autre chose de la part d’une Philistine ?

Encore une fois il faut bien regarder cette affaire avec les deux yeux en un seul, sans quoi la femme de Samson pourrait nous apparaître sous l’angle d’une «victime».

– Quel était le danger qui pesait sur la femme : Sa vie et celle de son père.

– Quel était le danger qui pesait sur Samson ? Trente vêtements de rechange à fournir.

Que pouvaient donc peser trente vêtements, face à une ou plusieurs vies mises en jeu ?

– Ne pouvait-elle pas invoquer ce fait incontournable à Samson pour lui faire entendre raison ?

Bien sûr que oui. Mais elle ne le fit pas.

– Ne pouvait-elle pas dire à Samson : «Ma vie et celle de mon père sont en danger à cause de cette énigme ?»

Bien sûr que oui. Mais elle ne le fit pas.

En faite, ce que voulait réellement cette femme, c’était ceci : Posséder la clé de l’énigme en se servant du «système accusatoire envers Samson de ne pas l’aimer» ; puis redorer le blason de ses congénères Philistins et les flatter, en leur délivrant le secret de manière à faire passer sur Samson toutes les mauvaises idées de meurtre que ces hommes avaient envers elle.

Elle savait pourtant qu’en agissant ainsi, Samson serait humilié.

En effet, on aurait pu dire plus tard à Samson : «Samson, si tu nous proposes une énigme une autre fois, trouves-en une un peu plus difficile que celle-là, car tu t’es rendu ridicule dans cette affaire».

Les raisons et la manière qu’a eue cette femme de tourner la chose de manière à humilier Samson, et en même temps rehausser ses congénères, sont à attribuer uniquement au fait que c’était une Philistine, c’est tout.

Mais ce fait, Samson ne le savait-il pas ? Bien sûr qu’il le savait. Par contre, ce qu’il ne savait pas, c’était comment les choses se passeraient ou tourneraient.

Lui, il pensait au succès de sa mission divine, point.

Voici ce que j’ai vu avec mon œil qui voit ce qui ne se voit pas :

– J’ai vu la haine et l’aversion spirituelle qu’avait Samson envers les Philistins, dans tout ce que cela représente, spirituellement-parlant.

– J’ai vu que Samson avait un fort désir de délivrer son peuple de la domination des Philistins.

– J’ai vu que Samson se savait investi d’une mission divine.

– J’ai vu que Samson était un très honnête homme, et qu’il voulait que tout se passe dans la légalité.

– J’ai vu que Samson désirait fortement la défaite des Philistins, mais à condition que les motifs de leur défaite fussent évidents aux yeux de tous.

Cela se trouve entre-autres dans le verset 3 du chapitre 15.

«L’Esprit de l’Eternel le saisit et il descendit à Askalon. Il y tua trente hommes, prit leurs dépouilles, puis donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Il était enflammé de colère. Puis il monta à la maison de son père».

Là encore, nous avons tout intérêt à nous servir de nos deux yeux. Pour ma part mon œil spirituel est l’œil droit, et mon œil naturel c’est le gauche. Je dis cela parce que j’ai une meilleure vue du droit que du gauche. Mais chacun peut inverser ou non.

Ce que voit mon œil gauche, c’est un homme qui, en colère d’avoir été trompé, ainsi que d’avoir perdu dans l’affaire de l’énigme, se rue sur trente hommes et les tue. Mon œil gauche me dit, autant que puisse parler un œil : «Ce n’est pas bien ce qu’a fait Samson, car il a tué des innocents pour payer son échec. Il est coupable (v. 3)»

Mais ce que voit mon œil droit c’est premièrement ceci : C’est «l’Esprit de l’Eternel qui le saisit», et non sa haine ou sa colère personnelle. (Mais allez savoir avec un tel homme, dans lequel les pensées de Dieu sont confondues avec les siennes).

En tout cas, l’Eternel était bien présent dans cette affaire ; l’Esprit de l’Eternel.

Puis mon œil droit me montre autre chose : A qui Samson aurait-il pu acheter trente vêtements de rechange ? Aurait-il pu, moralement, dépouiller de leurs «vêtements de justice», trente enfants de Dieu dont ils sont naturellement revêtus, et les mettre ensuite sur des épaules Philistines ?

Samson, dans ce moment très délicat, fit ce que son homme spirituel lui commandait de faire.

Cependant son homme naturel l’accusa.

«Quelque temps après, à l’époque de la moisson des blés, Samson alla voir sa femme et lui porta un chevreau.

Il dit : «Je veux entrer vers ma femme dans sa chambre».

Mais le père de sa femme ne lui permit pas d’entrer.

«J’ai pensé, dit-il, que tu avais pour elle de la haine et je l’ai donnée à ton compagnon. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus belle qu’elle ? Prends-la donc à sa place».

Samson leur dit : «Cette fois je ne serai pas coupable envers les Philistins si je leur fais du mal».

Mon œil gauche me montre un homme qui, le temps passant, regrette ce qu’il a fait, et a besoin aussi de rapports avec sa femme.

Mais mon œil droit me montre Samson, accusé par sa conscience et affaibli, employer une ruse pour :

– Se déculpabiliser de cette affaire des trente hommes,

– Sans se mettre en tort pour autant,

– Et enfin trouver un moyen de prendre une victoire, là où il n’y a pour l’instant que défaite.

Que fait-il ?

Sachant que pas mal de temps s’est écoulé depuis cette affaire, il vient brusquement et, sans autre forme de procès, il déclare ouvertement qu’il a envie, tout de suite, de coucher avec sa femme.

Mon œil droit me dit aussi que Samson savait fort bien que, de toutes les façons, cette manière d’agir provoquerait le refus du père, ne serait-ce que par dignité. Il savait que tout cela permettrait une dispute propice à son dessein.

Vous qui lisez, seriez vous capables de croire qu’un homme repentant aurait ainsi agi, s’il avait voulu regagner le cœur de sa femme et de sa famille ?

Mais n’oublions pas la prophétie de Jacob qui disait : «Dan est un serpent, une vipère qui mord le talon du cheval pour renverser le cavalier».

Avez-vous envie de voir la justesse de cette prophétie se réaliser en Samson ? Alors lisons la suite :

«Samson s’en alla. Il attrapa trois cent renards et prit des flambeaux ; puis il les tourna queue contre queue et mit un flambeau entre les deux queues au milieu.

Il alluma les flambeaux, lâcha les renards (Ou ça ? Dans la propriété du père de la femme ?…) Non, Samson lâcha les renards dans les blés des Philistins ! Dans les blés de tous les Philistins !

Cela embrasa les tas de gerbes, le blé sur pied et jusqu’aux plantations d’oliviers.

Les philistins dirent : Qui a fait cela ? On répondit : Samson, le gendre du Thimnien, parce que celui-ci a pris sa femme et l’a donnée à son compagnon.

Les Philistins montèrent et la brûlèrent, elle et son père».

Commencez-vous à voir de l’œil droit en même temps que le gauche ?

Le gauche nous montre Samson comme un homme horrible et injuste, qui fait le mal ; et le droit nous montre Samson qui est la personnification-même de la prophétie.

Que fait-il ? Eh bien, il se sert d’une affaire totalement personnelle qu’il a sciemment provoquée – affaire qui aurait dû se régler normalement d’homme à homme, pour l’étendre à tout le peuple Philistin et mettre la panique totale dans leur camp.

Quelle est la première des victoires dans cette affaire ? Mon œil gauche n’en voit aucune, mais mon œil droit en voit au moins deux :

La première c’est la mise à mort de la femme et de son père, en tant qu’agents de quelque chose de particulier ; et secondement une victoire future qui sera le fruit du feu que mit Samson dans les blés des Philistins.

En effet :

«Samson leur dit : Est-ce ainsi que vous agissez ? (Envers ma femme et mon beau-père).

Je ne cesserai qu’après m’être vengé de vous».

Voyez-vous mieux maintenant le stratagème de Samson pour arriver à ses fins ? Il se sert d’une petite chose qui blesse, mais placée au bon endroit, représentée dans la prophétie par le talon du cheval, pour renverser la chose la plus importante qui était hors d’atteinte, savoir le cavalier.

Il se servit des deux Philistins qu’étaient sa femme et son père, pour atteindre tout le peuple Philistin. Puis il se servira de ceux-ci pour en atteindre d’autres, etc. etc.

Ne sentez-vous pas maintenant votre œil droit un peu plus efficace ?

«Il les battit à plate couture, puis il descendit et se retira dans la caverne du rocher d’Etam».

Que me dit mon œil gauche ? Il me dit que maintenant, après tout ce qui vint de se passer, il a peur des retombées et se cache.

Par contre, mon œil droit me montre autre chose : Il me montre Samson, maître de toute la situation dans sa caverne, qui pourtant ressemblait à une cachette. Il est tranquille et il attend.

Il attend quoi ? Eh bien il attend le fruit de son travail.

Etant seul que fait-il ? Eh bien il fait travailler les autres, (autre image du fort qui mourut pour que du miel en sorte.

La prophétie contenue dans cette énigme commence à se rendre visible).

Que se passa-t-il en effet ?

«Les Philistins se mirent en marche, campèrent en Juda et s’étendirent jusqu’à Léchi.

Les hommes de Juda dirent : Pourquoi êtes-vous montés contre nous ?

Ils répondirent : Nous sommes montés pour lier Samson, afin de le traiter comme il nous a traités.

Sur quoi trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d’Etam et dirent à Samson :

Ne sais-tu pas que les Philistins dominent sur nous ?… Que nous as-tu donc fait ?

Il leur répondit : Je les ai traités comme ils m’ont traité.

Ils lui dirent : Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer entre les mains des Philistins.

Samson leur dit : Jurez-moi que vous ne me tuerez pas. (Donc ceux de Juda).

Ils lui répondirent : Non, nous voulons seulement te lier et te livrer entre leurs mains, mais nous ne te ferons pas mourir. Alors ils le lièrent avec deux cordes neuves et le firent sortir de la caverne».

Ne trouvez-vous pas maintenant, en regardant avec les deux yeux, donc avec un angle de vue différent, combien le bonheur est grand de lire les pages de la bible avec l’œil gauche, et de comprendre la Parole qui y est contenue avec l’œil droit ?

Mais n’ayez crainte si ça ne marche pas encore tout à fait, c’est seulement parce qu’il vous manque certainement un peu d’entraînement. Pour moi j’essaierai de vous aider encore un peu si vous en avez besoin, tout en m’entraînant moi-même.

Que dit mon œil gauche ? «Après tout Samson n’a que ce qu’il mérite. Il récolte ce qu’il a semé et ne peut en vouloir aux Israélites de le livrer à ceux à qui il a fait du mal ; car nous ne le croyons pas quand il dit «je leur ai fait comme ils m’ont fait».

Il ne fournit aucune preuve à ces assertions, alors que pour ce qui est de l’incendie des récoltes, la preuve est bien là, devant mes yeux».

L’œil gauche me montre en plus, pour accréditer cette thèse, un homme qui a peur de mourir, suppliant ses frères de ne pas le tuer.

Mon raisonnement humain, alimenté le plus naturellement du monde par mon œil gauche, confirme et dit : «Un homme qui a peur de cette façon est forcément coupable !»

Mais que me montre mon œil droit ?

D’abord il me montre et me remontre encore la question absurde de tous les hommes de Juda qui dirent d’une manière unanime (la loi du nombre) : «Ne sais-tu pas, Samson, que les Philistins dominent sur nous ?..».

En me montrant ainsi les choses, mon œil droit heurte mon cœur et «l’agite à salut» devant de tels propos -propos sur lesquels je n’ai même pas un qualificatif à mettre dessus, tellement je trouve qu’il serait en dessous de la vérité.

Il me montre aussi, -et surtout-, un homme, qui, devant un tel état d’esprit général, ne trouve rien d’autre que de se livrer volontairement en vue d’une stratégie bien précise -stratégie qui englobe un volume prophétique incroyablement grand !

Il ne se cache pas et se laisse faire. Tout ce qui l’intéresse c’est de ne pas mourir afin qu’il puisse continuer la mission pour laquelle il a été suscité.

Si je mets de côté la sombre image qui nous est donnée ici, le sourire me monte aux lèvres quand je songe à Samson, prisonnier de deux cordes neuves…

Impensable ! Peut-on lier, avec des moyens terrestres, quelqu’un en qui est l’Esprit de l’Eternel ?

On s’attendrait au moins à ce que le peuple, -donc les hommes de Juda- par honneur envers le naziréen, dise aux Philistins : «Le voici, mais liez-le vous-mêmes, car nous on ne peut pas lier un homme rempli de l’Esprit de notre Dieu».

Mais non, même pas ça. Pas le moindre sursaut dans le cœur de tous ces hommes venant de Juda.

Ils auraient pu aussi livrer Samson libre

Même pas ça !

C’est déroutant, pour n’employer que ce mot.

Mais bon, vous me direz qu’ils n’avaient pas vu que l’Esprit de l’Eternel était en Samson, endormis spirituellement qu’ils étaient.

Voilà. Apparemment l’affaire était conclue, comme le déclare formellement mon œil gauche.

Mais voilà, à peine arrivé à Léchi, les choses changèrent subitement, comme m’en informe mon œil droit :

«Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent des cris à sa rencontre. Alors l’Esprit de l’Eternel le saisit. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme du lin brûlé par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains.

Il trouva une mâchoire d’âne fraîche, puis il étendit sa main pour la prendre et tua mille hommes.

Alors Samson dit :

  • Avec une mâchoire d’âne, un monceau, deux monceaux.

  • Avec une mâchoire d’âne j’ai tué mille hommes.

Quand il eut achevé de parler, il jeta de sa main la mâchoire».

Alors on appela ce lieu : Ramath-Léchi. (Colline, ou hauteur. Colline de la mâchoire)

(Pour note, Léchi était une ville éminente de Juda, et les Philistins avaient profité de la capture de Samson pour s’étendre jusqu’à elle, augmentant ainsi leur domination. Seulement voilà, à la vue de tout le peuple de Dieu qui s’était rendu coupable de livrer le naziréen Samson, les Philistins trouvèrent à Léchi leur tombe, à la place du trône qu’ils convoitaient.

La seule chose à laquelle le peuple de Dieu travailla, ce fut de ramasser les cadavres : «Un monceau, deux monceaux». Voilà quelle fut leur gloire !)

«Pressé par la soif, Samson invoqua l’Eternel et dit : «C’est toi qui a « permis« , par la main de ton serviteur, cette grande délivrance. Et maintenant mourrais-je de soif et tomberais-je dans les mains des incirconcis ?

Alors Dieu «fendit la cavité du rocher» qui est à Léchi, et il en sortit de l’eau.

Samson but, son esprit se ranima et il reprit vie.

C’est de là qu’on a appelé cette source «En-Hakkoré» ; elle existe encore aujourd’hui à Léchi».

J’ai reçu un courrier, provenant sans doute de l’œil gauche de quelqu’un, qui disait en résumé que Samson, ayant soif et invoquant Dieu, était à mettre en parallèle avec l’affaire du peuple de Dieu dans le désert, qui murmurait et qui voulait que Moïse leur donnât de l’eau.

Quand je constate une telle erreur de jugement, je ne suis plus étonné que le Seigneur Jésus ait pu dire : «Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi !» Car faire la comparaison entre le peuple d’alors «qui murmurait», et d’un peuple face à un serviteur de l’Eternel «au travail et en souffrance», comment cela est-il encore possible ?

En effet, parce qu’il y a bien le terme «rocher fendu», on fait le lien «comme en automatique», sans comprendre le sens réel des choses et des valeurs qui s’y rattachent.

Nous sommes dans l’ère du «technique», même pour la prédication de la « Parole« . La «technique» prend peu à peu la place de l’inspiration. Or il n’y a pas de vie dans ce genre de parole annoncée, car elle est issue du cerveau embrumé et corrompu de l’ancêtre Caïn.

Mais revenons plutôt à notre méditation et admirons pleinement ce que nous montrent nos deux yeux grands ouverts, et d’accord entre eux cette fois-ci. On voit la communion profonde entre un homme et son Dieu, lui disant que c’est à lui seul qu’appartient la gloire de toute cette affaire.

La seule peur qu’il a, ce n’est pas celle de mourir de soif, mais que Dieu soit déshonoré s’il était démontré que l’Eternel ne savait pas donner de l’eau à son serviteur. Il a peur que tout son travail ne serve à rien si les choses tournent à la moquerie envers Dieu, son Dieu.

Il craint aussi que les Philistins, se servant de son inanition due à la soif, ne reviennent et ne le reprennent de nouveau, montrant par là que les Philistins sont finalement toujours plus forts que l’Eternel.

Mais au fait, pourquoi Samson invoqua-t-il Dieu pour avoir de l’eau ? N’y avait-il pas assez d’eau dans le pays du peuple de Dieu pour étancher la soif de Samson ? Oh certainement qu’il y en avait suffisamment, c’est sûr ! Mais, selon Samson, ce n’était pas de cette eau-là dont il avait besoin. Lui il avait besoin d’une eau pure, très pure ; une eau divine capable de reconstituer totalement un homme du gabarit spirituel de Samson, près de la mort dans le service.

Toutes les «citernes d’eau d’incrédulité et de lâcheté du peuple de Dieu réunies», n’auraient pas réussi à redonner la vie à un homme «comme mort», même si celui-ci s’appelait Samson, le «fort Samson».

Pour sauver ce grand homme de Dieu, la pureté de l’eau salvatrice devait être de la même nature et de pureté que celle de son cœur.

Que fit Dieu pour donner à Samson ce qu’il lui demandait ? Eh bien Dieu fendit ce qu’il avait de plus précieux, son plus grand bien : Son rocher. Il donna ce qu’il avait de meilleur pour que son homme fut satisfait et restauré.

Le résultat ? Samson fut relevé, et tout le monde profita de cette eau qui continua de couler ; et ce jusqu’à aujourd’hui.

Là encore et d’une manière grandiose car spirituelle, Samson réussit parfaitement son coup.

Voilà donc le condensé du message que me communiqua mon œil droit dans toute cette affaire.

«Samson fut juge en Israël au temps des Philistins, pendant vingt ans».

Samson partit pour Ghaza. Il y vit une femme prostituée et entra chez elle. On dit aux gens de Ghaza : Samson est arrivé ici. Ils l’environnèrent et se tinrent en embuscade toute la nuit à la porte de la ville. Ils restèrent tranquilles toute la nuit, disant : Au point du jour nous le tuerons.

Samson demeura couché jusqu’à minuit. Vers minuit il se leva. Il saisit les battants des portes de la ville et leurs deux poteaux, les arracha avec la barre, mit le tout sur ses épaules et les porta sur le sommet de la montagne qui est en face d’Hébron». (Presque rien, quand on pense que ce fut vingt ans plus tard…)

Que me dit mon œil gauche ? Il me dit que «Samson s’ennuyait à Léchi après vingt ans de fonction de juge. Il avait envie de s’amuser un peu et alla dans un endroit où on peut trouver une prostituée sans grand danger de réputation, car de toutes façons on ne croirait pas les Philistins s’ils venaient à accuser Samson d’aimer un peu trop les femmes».

Mon œil gauche me dit aussi que, «gêné par la présence d’intrus qu’il sentait près de lui, Samson se mit en colère et se vengea sur le premier matériel qu’il trouva et qui était l’image-même de la ville».

Je consulte mon œil droit et que me montre-t-il ? Il me montre ce grand homme de Dieu, soucieux parce qu’après vingt ans d’exemple en Israël, les choses n’avaient pas bougé d’un pouce ! Que les enfants de Dieu étaient non seulement encore dominés par les Philistins, mais en plus qu’ils acceptaient assez aisément cette soumission.

Il me montre alors Samson, cet œil droit, en tant que «vipère qui mord le talon du cheval pour faire tomber le cavalier, et lion fort en même temps», qui, faisant passer sa visite en pays Philistin comme étant l’objet d’un besoin bien légitime dans ce pays, va chez une prostituée comme dans un terrain neutre.

Samson se couche et attend. Il attend quoi ? Il attend que tout se mette bien en place. Il attend que le plus possible de Philistins voient et soient témoins de ce qui va se passer ; et quand Samson estime que toutes les pièces sont en place, il sort ; mais là il ne s’en prend pas aux Philistins ; non il s’en prend aux symboles d’appartenance de la ville : Les portes.

Que devait faire Samson des portes ? Mon œil gauche me dit «qu’avec la force qu’il avait, il aurait dû les briser».

Mais mon œil droit me montre tout autre chose, car en fait la question se résume ainsi : «Pourquoi Samson se fatigua-t-il autant à porter ce lourd fardeau qu’étaient les portes de la ville et leur poteaux, à la montagne qui est en face d’Hébron» ?

Eh bien la réponse que me donne mon œil droit est simple : Parce que c’est là qu’elles devaient être, ces portes ; c’est là qu’étaient leur vraie place.

Il montra ainsi à son peuple, de manière suffisamment explicite, «ce qu’il fallait faire des Philistins», et dans quelle mesure il fallait le faire.

Regardez où se trouve Ghaza et où se trouve Hébron, et vous comprendrez mieux. Peut-être qu’un jour Dieu me fera le plaisir de savoir avec précision où fut le point de chute de ces portes. J’en ai une petite idée mais cela ne me suffit pas.

«Après cela, Samson aima une femme dans la vallée de Sorek. Elle se nommait Délila».

Nous arrivons maintenant à un point de cette étude très délicat. Il nous faudra certainement augmenter notre capacité de « double vue«  afin d’y voir bien clair.

«Ca y est ! Je l’ai enfin, me dit mon œil gauche, la preuve que Samson était un homme à femmes, puisque c’est la troisième femme avec laquelle il a affaire, et qu’en plus il est clairement marqué qu’il l’aimait».

Avant de prendre contact avec ce sujet délicat, je voudrais tout d’abord que nous fassions un peu le point sur la vie sentimentale de ce fameux «homme à femmes». Je dis cela car toutes les notes que j’ai pu lire dans les divers ouvrages bibliques de plusieurs tendances chrétiennes, sont toutes unanimes à ce sujet : «Les femmes furent la passion et le talon d’Achille de Samson ; et de plus elles causèrent sa perte».

Ben voyons…

Avec la première, son contact intime fut bref, de l’ordre de quelques jours. Je dis cela car au chapitre 14 verset 10, nous voyons que la future femme de Samson est nommée encore «la femme», et qu’au verset 15 elle est nommée «la femme de Samson». Apparemment le mariage fut donc consommé.

Puis sa femme fut brûlée par les bons soins de ses concitoyens Philistins. Les liens de mariage de Samson avec sa femme, furent donc rompus par mort d’un des deux conjoints.

Samson n’était donc plus lié.

Pour ce qui est de la deuxième femme, la prostituée, il est écrit que «Samson resta couché jusqu’à minuit».

Je suis pour ma part convaincu que si Samson avait eu un rapport avec cette femme, le Saint-Esprit aurait fait en sorte que la chose fût rendue claire, surtout lorsqu’il s’agit d’un homme du rang de Samson.

Seulement rien n’est dit, à part qu’il se coucha jusqu’à minuit, puis qu’il se leva pour détruire les portes de la ville.

On ne peut donc rien affirmer à ce sujet ; par contre il apparaît que sa vie sentimentale avec les femmes ne fut pas un franc succès.

Puis Samson jugea Israël pendant vingt ans.

Là encore nous ne trouvons aucune trace d’une relation qu’aurait eue Samson avec une femme. Il nous faut arriver au chapitre 16 pour trouver Samson avoir de nouveau une relation avec une femme.

Je ne peux dire au juste à quel âge Samson eut contact avec Delila, mais je pense à quelque chose comme 50 à 60 ans. Mais peu importe, l’important pour nous est de juger si Samson eut une vie amoureuse avec les femmes plutôt abondante, comme le laissent entendre les nombreux commentaires, ou non.

«Après cela, Samson aima une femme dans la vallée de Sorek».

Que me dit mon œil gauche : «Vraiment Samson est très à l’aise avec les femmes Philistines, et aussi le pays qu’elles habitaient».

Mais mon œil droit m’avertit tout de suite et me montre un «contexte général plus grand».

Dans ce contexte la question se pose ainsi : «Pourquoi Samson, après l’affaire de Thimna et de Ghaza, Samson se trouve-il maintenant à Sorek ?»

La réponse de mon œil droit, me ramenant calmement aux Ecritures inspirées, est simple : C’est parce qu’il y était chez lui !

En effet, Samson était dans le pays que l’Eternel avait donné à son peuple, et il voulait que ça se sache !

Sa seule présence dans ce lieu était comme un étendard qu’un soldat plante dans le sol d’un pays inhabité : En plantant l’étendard dans le sol, le soldat déclarait solennellement qu’il prenait ce pays de droit.

(Peut-être ne le saviez-vous pas, ou l’aviez-vous oublié, mais ce pays n’appartient pas aux Philistins ; il appartient au peuple de Dieu !)

Samson fait exactement pareil, à part que le piquet qui tient l’étendard, c’est lui en sa propre personne ; et son étendard c’est l’Eternel ! Il se moque totalement de la présence des Philistins et agit comme s’ils n’existaient pas.

– Quand on attaque Samson pour le faire prisonnier, il les détruit.

– Quand on veut l’encercler pour le rendre prisonnier de la ville, il en arrache les portes et les poteaux, puis les déplace jusqu’aux portes de Hébron.

Dans ce contexte de «service envers son peuple», où voyez-vous Samson comme étant prisonnier ?

Quand Samson fut-il prisonnier ? Mon œil droit le voit clairement prisonnier uniquement chez les siens et livré pas les siens, s’étant laissé prendre volontairement.

Pour moi, quand je vois Samson dans les demeures de ces deux femmes, après qu’il fut livré par la main des siens, obtenant pour eux la délivrance et étant un exemple pour eux pendant vingt ans, je le vois comme «celui qui s’installe dans un pays qui lui appartient et dont il est pour l’instant l’unique représentant».

Il manque seulement une femme juive pour former un couple. Mais voilà, personne d’autre que lui n’est là, présent à ses côtés.

Je préfère arrêter d’écrire sur ce sujet, parce que c’en est à pleurer…

«Après cela, Samson aima»

«Après cela» Après quoi, au juste ? Après la victoire de Ghaza ? Pensez-le si vous voulez, mais pour moi ce «après» est plus lourd de sens qu’il n’y paraît au premier abord.

Pour moi, ce «après» signifie tout simplement qu’il y eût pour Samson un «avant», et que maintenant c’est un «après» qui est placé devant lui.

On a l’impression qu’une page de sa carrière tourne ; qu’un pan de sa vie se termine pour en commencer un autre, complètement différent.

C’est comme un tournant sur une route derrière lequel on ne sait pas ce qu’il y a : Tout est trouble.

On n’aime pas lire ce qui est marqué par la suite, dans les Ecritures, sauf pour ceux qui aiment voir en Samson celui qui a chuté, -comme eux évidemment- ; et aussi pour les écoles du dimanche des églises, où l’on aime bien raconter la belle histoire d’un homme grand et fort, avec de belles tresses sur la tête, mâté par une jolie femme…

Pour moi, jamais on ne me verra raconter de telles sottises à des enfants de chrétiens !

Pour moi, ce «après cela», devrait se traduire plutôt par «après tout cela».

– Après tout ce chemin parcouru,

– Après toutes ces épreuves,

– Toutes ces luttes,

– Toutes ces victoires,

– Toute la trahison de ses frères,

– Toute leur incrédulité et leur manque de détermination à s’emparer du pays promis, bien qu’ils fussent abreuvés d’eau pure.

– Après tout le temps qu’ils eurent devant eux un juge exemplaire, derrière qui ils auraient pu marcher, mais qu’ils n’ont pas suivi.

– Alors oui, il y a un «après tout cela».

En tout cas, c’est comme cela que mon œil droit le voit.

«Après cela, Samson aima…»

Mon œil gauche me dit : «Là voilà, la preuve formelle que Samson était un homme à femmes, et de plus des femmes étrangères au peuple de Dieu».

Mais mon œil droit intervient très tôt et me montre ceci :

«C’est vrai que Samson a une relation trop proche avec cette femme, mais cela signifie surtout qu’il n’aimait pas les autres femmes «avant cela» ; avant «tout cela» ; -qu’il ne les aimait pas dans le sens que ce qu’il aimait le plus, c’était l’Eternel !»

C’est la première fois en effet qu’est évoqué le mot «aimer».

Pourquoi Samson passa-t-il du stade de «ne pas aimer les femmes étrangères», à celui «d’aimer une femme étrangère» ? Il faut sans doute chercher la réponse dans le «avant cela» ; avant tout cela.

Je ne sais si c’est votre cas, mais pour moi j’ai beau essayer, désormais je n’arrive plus à voir Samson uniquement avec un seul œil.

Quand je le vois installé d’une manière quelque peu anormale chez cette femme Philistine, je suis obligé de le voir en même temps «dans le pays donné en partage par Dieu à son peuple», mais habité par les ennemis.

Qu’on le veuille ou non, cette réalité spirituelle change toute la présentation des choses.

Donc, si je regarde les choses avec un seul œil, et plus spécialement avec mon œil gauche, alors je verrai forcément «Samson le pécheur chez une femme Philistine». Cette vue des choses plaît évidemment beaucoup à mon «homme naturel», car il y trouve matière à se trouver des excuses pour tous ses propres travers.

«Enfin, dit-il, j’ai trouvé dans la bible quelqu’un qui me ressemble et à qui je ressemble. Voilà l’exemple qui colle exactement à mon expérience».

Alors, dans ces moments, pompeusement l’homme naturel qui est aussi dans le cœur du chrétien, se met à rêver et à se prendre pour Samson…

Samson le pécheur, bien entendu…

Mais si je regarde avec mon œil droit, cet œil qui voit ce qui ne se voit pas à première vue, j’y vois «le naziréen de Dieu en territoire ennemi, en tant que seul et unique représentant de la nation divine, ayant en vue encore un coup possible contre les Philistins».

Et si je regarde avec mes deux yeux, qu’y vois-je ? Eh bien je vois ces deux choses en même temps.

Cependant, dans cette vue globale, c’est la vue de l’œil droit qui doit prédominer. Si ce n’est pas le cas, alors l’unique solution est d’aller trouver Jésus et lui demander des soins pour les yeux. Il nous dirigera alors vers la façon dont il exerça lui aussi son ministère, et nos yeux commenceront alors à y voir, c’est-à-dire «comme il faut voir».

Ce n’est certainement pas par frivolité, ou désir de découverte, ou de changement, ou par esprit d’indépendance, que Samson quitta son peuple et alla chez cette Philistine.

Comment en effet expliquer qu’un homme, qui a pour ennemis jurés les Philistins, puisse aimer une femme de leur race ?

Ne vous est-il jamais arrivé, en allant un jour annoncer l’évangile dans une maison ou une famille, d’avoir été reçu avec bienveillance ? Ceci est chose rare, mais heureusement ça arrive encore. Notre cœur est alors dans la joie, car nous avons le sentiment qu’en faisant preuve de bienveillance envers nous, c’est envers le Seigneur Jésus qu’ils en ont, de la bienveillance.

Or Délila accepta la présence de Samson, sachant très bien qui il était.

Voilà comment, pour ma part, je peux comprendre l’amour que portait Samson à Délila avant que les princes des Philistins ne vinssent avec leur argent vers la femme !

Or mon œil droit me dit bien autre chose au sujet du pourquoi et du comment que fut sa présence dans ce lieu… La suite le montrera.

Au sujet de son séjour, Samson avait tout ce qui lui fallait pour vivre tranquillement ; mais la présence des Philistins, en tant qu’occupants et oppresseurs de son peuple, l’empêchait justement de vivre tranquillement, car c’était un «agité de l’Eternel». Quelque chose était pesant pour lui, bien que les apparences nous montrent le contraire.

Ce que pouvait supporter ses amis, lui ne le pouvait pas, malgré sa force. La seule force qu’il avait, c’était celle qu’il manifestait de manière violente quand il était aux prises avec les Philistins.

En somme, pour moi Samson ne trouvait pas de repos et ne respirait pas à son aise dans un « pays donné« , oui, mais occupé.

Et aujourd’hui, frères et sœurs, est-ce que notre territoire spirituel est-il, ou non, dépourvu d’étrangers ?

Il est vraiment très important que notre œil « soit en bon état» pour plonger nos regards dans une telle affaire, savoir dans la vie de Samson.

Pour ma part, il y a une évidence qui s’impose de plus en plus : Pour juger de la vie de Samson, il faut avoir un cœur de Samson.

– Qui avait le pouvoir de juger Samson dans le cas présenté ici ? Dieu, uniquement Dieu.

– Qui était le chef de son nazaréat ? Dieu, uniquement Dieu.

Or,

– Quand Samson partit à Sorek, est-ce que l’Eternel était avec Samson ? Oui.

– Quand Samson rencontra et aima cette femme Delila, est-ce que l’Eternel était avec Samson ? Oui.

– Quand Samson se joua des demandes que lui faisait Delila pour savoir qu’est-ce qui pourrait vaincre sa force, est-ce que l’Eternel était avec Samson ? Oui.

Ce fut seulement plus tard que l’Eternel «se retira de lui». Et ne le fallait-il pas ? (Peut-être comprendrons-nous plus loin dans le texte… Ou plus tard, un jour…)

A partir de cette réalité, puis-je, moi, juger défavorablement un homme «en qui est l’Eternel» et qui est employé par lui ?

Qui aurait l’audace de le faire ? En tout cas ce ne sera pas moi.

Un jour j’ai eu une discussion sérieuse avec un pasteur demeurant en Suisse, parce qu’il se servait des héros de la foi pour prêcher qu’il ne fallait pas faire comme eux, cherchant et trouvant facilement tous leurs défauts.

Je lui ai dit qu’il prenait un grand risque d’agir ainsi, et aussi le mal qu’il faisait à ceux qui l’écoutaient. Je l’ai prévenu plusieurs fois, mais lui me disait qu’il remplissait les salles…

A la fin, comme je lui exposais les héros de la foi de l’épître aux Hébreux, ne sachant plus quoi dire il me déclara ceci : «Oh vous savez, moi je ne crois pas trop à cette épître aux Hébreux…»

La vérité fut enfin dite et aussi le pourquoi de ses faux enseignements.

Vous les connaissez ces enseignements, non ? Vous savez, ceux qui ont pour but d’écraser l’homme pour qu’enfin il se repente…

Pour moi ce que j’ai reçu du Seigneur que c’était la bonne nouvelle de la venue d’un Sauveur qu’il fallait annoncer à tous.

Il y eut un moment précis où l’Eternel se retira de Samson ; ce moment est marqué au verset 20 du chapitre 16. Ce qui veut dire que pour nous, l’urgent c’est de se garder soigneusement de notre tendance à se positionner comme des «juges avant l’heure».

De plus, l’Eternel se retira de Samson sur un critère bien précis – critère que nous examinerons plus loin. Ce qui veut dire encore que tout ce qui se passa avant ce temps, est à voir avec les yeux de l’Eternel, je veux parler «des yeux de l’Eternel – l’Eternel qui était en Samson» !

——

Je voudrais maintenant revenir sur le contexte général : Samson était chez les Philistins dans la position d’un homme qui est chez lui, pas moins. Il est dans le territoire que l’Eternel donna en partage à son peuple, mais que les Philistins habitaient. Et pour ajouter un peu plus à tout cela, Samson vit chez une femme qui était une des leurs.

En somme, il était à un endroit et dans des conditions où pas un seul homme du milieu du peuple de Dieu n’avait le courage de demeurer ; et ça peut se comprendre dans un certain sens.

Que firent les Philistins ? Eux si puissants et si nombreux, attaquèrent-ils Samson ?

NON.

Pourquoi les Philistins n’attaquèrent-ils pas Samson ? Est-ce parce qu’ils le craignaient ? Oui, certainement. Mais craindre Samson c’était peu de choses pour les Philistins.

En vérité ils avaient pour lui plus que de la crainte. Bien que Samson détruisait tout ce qui le gênait, ce que redoutaient le plus les Philistins, c’était que, en sa seule personne, même s’il était dans une sorte de repos, Samson installait l’Eternel en Philistie !!!

Là était le véritable danger pour eux.

Partant de ces considérations, comment comprendre alors un peuple qui aurait pu facilement se ranger derrière un homme comme Samson ?

Et si nous, en méditant sur ces choses, nous ne comprenons pas, alors que penser de ce que pouvait endurer Samson à ce sujet ?

Pouvons-nous nous mettre, ne serait-ce qu’un instant, à la place d’un homme rempli de la présence de l’Eternel, rempli de sa force, vainqueur en tout points sur les ennemis d’Israël, fier de servir un Dieu si glorieux et si prévenant envers ce même peuple, et voir comment ces choses étaient réellement reçues ?

Si vous pouvez voir cela un instant, alors vous pourrez voir aussi les mobiles qui animaient Samson.

«Dis moi, je te prie, d’où vient ta grande force, et avec quoi il faudrait te lier pour te dompter».

Voilà la question «grossière» que posa la Philistine à Samson.

Pourquoi dis-je «grossière» ? Simplement parce que cette question est tout le contraire de la finesse avec laquelle elle aurait du être posée. En effet, nous lisons que les princes des Philistins dirent à Delila de le flatter pour pouvoir mieux le piéger.

On s’attendrait à ce que Délila demande : «Samson, quel grand homme tu es pour avoir reçu une telle force ! Combien les dieux sont avec toi ! Combien j’aimerais en connaître plus, sur la façon de recevoir une telle force !»

Bien que j’ai beaucoup de mal à me mettre à la place de cette femme, voilà, ce qui me semble, le genre de propos flatteurs que j’aurais personnellement tenu pour obtenir le secret de la force de cet homme.

Mais non, Délila demande à Samson : «Comment faut-il «faire» pour te dompter ?»

Certains y verront là la flatterie dont il est question, et elle y est certainement ; mais le problème est que ces propos contiennent le mot «dompter» et «lier». Même si c’est dans un contexte de flatterie, ces mots ont vraiment de quoi mettre quelqu’un sur la défensive instantanément, n’est-ce pas ?

Pour moi ce n’est pas simplement grossier, mais c’est énormément grossier !

– Pensez-vous, en lisant le contenu des versets 6 à 16, que Samson fut dupe des divers propos et demandes de Délila ?

– Pensez-vous, comme c’est la coutume de le penser, que c’est parce que Samson était «aveuglé d’amour pour Délila» qu’il ne voyait pas la menace contenue dans de tels propos ?

– Pensez-le si vous voulez, mais moi je n’y crois pas un seul instant. Au contraire, mon œil droit voit que Samson était toujours et totalement lucide.

Mais au fait, qu’est-ce qui empêchait Samson de quitter ces lieux et ces questions incessantes, qui parlaient de le «lier» ou de le «dompter» ?

Normalement, rien.

Rien en effet n’empêchait Samson de partir, sinon le fait qu’il savait que sa place était là. Il savait que c’était chez l’ennemi qu’il devait œuvrer, et non au milieu de son peuple, dont la peur tenaillait leur ventre.

Tout nous montre que Samson cherchait les ennuis, plutôt que la tranquillité.

Samson était un «agité de l’Eternel», qui ne se satisfaisait pas de la situation générale.

A trois reprises, mon œil droit voit Samson, glorifiant l’Eternel en ces termes :

«Si j’étais lié par des liens (humains), comme des cordes fraîches, je serais comme un autre homme, faible ; un homme normal, naturel».

En somme, Samson se mettait volontairement en danger pour recevoir les forces de l’Eternel. Il abandonnait les unes pour recevoir les autres.

Que voulait encore montrer Samson et que mon œil se plaît à voir ? Il voulait montrer que lui, il était lié à Dieu par des liens «autrement solides» que ces petites cordes – cordes qui auraient très facilement lié des gens normaux. Par conséquent que ce n’étaient pas de si petits liens qui pouvaient l’arrêter.

En somme Samson démontrait, par ses actes prodigieux, qu’on ne peut pas lier humainement un homme qui est lié spirituellement. Et c’était tellement vrai que Délila en arrivait à dire : «Tu te joues de moi».

Après la première intervention des Philistins, on s’attendrait à ce que Samson dise à Délila : «Tu m’as trompé ; tu as trahi la confiance que j’avais mis en toi ; tu m’as tendu un piège ; tu as trompé l’amour que j’avais envers toi. Je te quitte et je te laisse en compagnie de tes concitoyens».

Mais non, Samson fait comme si rien n’était. Il fait comme s’il ne prenait pas la chose en mal…

Etrange, vraiment étrange…

Alors mon œil gauche, en panne de vision, me montre ceci : «Certainement Samson a perdu toute sa raison. Aveuglé par l’amour d’une femme, il ne voit même plus les choses évidentes à l’œil nu. Que Delila se sert de lui, mais qu’il ne le voit pas».

Voilà ce que me montre mon œil gauche encore en très mauvais état !

J’ouvre alors l’œil droit, et je vois soudain que ce n’est pas Délila qui se sert de Samson, mais que c’est bien Samson qui se sert de Délila pour provoquer encore une fois une dispute avec les Philistins, et le tout en vue d’une nouvelle victoire.

Arrivés à ce niveau, il est très important pour chacun de nous de savoir si nous arrivons maintenant à voir avec deux vues différentes. Ceci est essentiel, sans quoi nous serons comme aveuglés par une des deux vues quand elle opère seule. Alors, l’excès de vue naturelle empêchera le fonctionnement normal de la vue spirituelle. Et la vue «uniquement spirituelle», celle qui «refuse obstinément de voir le défaut», nous empêchera de tirer l’enseignement dont nous avons besoin.

Je dis cela car il y eut effectivement un défaut à un endroit précis de la vie de Samson.

Mais ici ne perdons pas de vue que nous sommes dans le domaine particulier de naziréat, celui du naziréat «dès le ventre de la mère» ; ce qui en soi fait une grande différence.

Je reviens maintenant sur le défaut de Samson que j’ai évoqué, car c’est bien de cela dont il s’agit. Je voudrais m’expliquer un peu mieux en regardant le contexte général :

Le contexte nous montre un homme, Samson, naziréen dès le ventre de sa mère, au combat, tout seul, dans le territoire que Dieu a donné à son peuple, mais occupé par l’ennemi.

Voilà la toile de fond.

Pour arriver à ses fins, nous le voyons pénétrer à l’intérieur-même des rangs de l’ennemi, à Sorek.

Il y rencontre une femme qu’apparemment il aime, Délila, mais dont il se sert en même temps pour provoquer une dispute avec les Philistins.

Pour que tout cela puisse se réaliser, Samson fut obligé d’avoir une relation très proche avec Délila, sans laquelle rien n’aurait pu se passer, vu que les Philistins n’osèrent pas s’approcher de lui. Et c’est là que la relation «très proche» se transforma peut-être en relation «trop proche».

En quoi cette relation fut-elle trop proche ? Ou plus exactement : «Est-ce que la relation naturelle de Samson avec Délila avait des limites ?»

Pour moi, par rapport au contexte général dont il faut tenir compte, je n’en vois pas.

Si Samson commettait une erreur en vivant avec cette femme, c’était uniquement «l’affaire de l’homme Samson». Pas Samson « le naziréen».

Cela ne portait aucunement préjudice à son naziréat ; la preuve se trouve dans le fait que, pendant tout le temps que vécut Samson avec Délila «avant qu’il se dévoilât», l’Eternel fut avec lui, comme cela est écrit. C’est avec la force de «son Nazaréat» que Samson brisa les cordes avec lesquelles on pensait le «rendre faible».

Plus encore : Même lorsque Samson eût ses tresses liées à la chaîne du tissu, tresses qui étaient pourtant l’image extérieure de son naziréat intérieur, eh bien même là l’Eternel fut avec lui et lui donna la force d’arracher le tout.

Ce fut donc ici la limite extrême de la relation qu’a pu avoir Samson avec Délila.

A partir de quand l’Eternel ne fut plus avec Samson ?

Ce ne fut pas quand les tresses de Samson furent coupées, bien que mon œil gauche veut me le montrer et démontrer ; mais ce fut avant, c’est-à-dire quand les soucis provoqués par la vie impossible que Delila lui faisait subir, l’amenèrent à choisir entre deux voies, alors que le nazaréat n’en comportait qu’une seule.

Lisons le texte à propos du nazaréat afin d’être bien basés :

«Car le Nazaréat de Dieu est sur sa tête. Pendant tous les jours de son nazaréat il est consacré à l’Éternel».

Le désir intime de consécration d’un homme devenait ainsi «le Nazaréat de Dieu».

Cependant le nazaréen pouvait arrêter son nazaréat quand il le voulait, comme cela est marqué :

13 Et c’est ici la loi du nazaréen : Au jour où les jours de son nazaréat seront accomplis, on le fera venir à l’entrée de la tente d’assignation.

14-15 Il présentera son offrande à l’Éternel, un agneau mâle, âgé d’un an, sans défaut, pour holocauste, et un agneau femelle, âgé d’un an, sans défaut, en sacrifice pour le péché, ainsi qu’un bélier sans défaut, pour sacrifice de prospérités ; une corbeille de pains sans levain, des gâteaux de fleur de farine pétris à l’huile, des galettes sans levain ointes d’huile, et leur offrande de gâteau et leurs libations.

16 Le sacrificateur les présentera devant l’Éternel, et il offrira son sacrifice pour le péché et son holocauste.

17 Il offrira le bélier en sacrifice de prospérités à l’Éternel, avec la corbeille des pains sans levain ; et le sacrificateur offrira son offrande de gâteau et sa libation.

18 Le nazaréen rasera, à l’entrée de la tente d’assignation, la tête de son nazaréat, et il prendra les cheveux de la tête de son nazaréat et les mettra sur le feu qui est sous le sacrifice de prospérités.

19 Le sacrificateur prendra l’épaule cuite du bélier, un gâteau sans levain de la corbeille, une galette sans levain, et il les mettra sur les paumes des mains du nazaréen, après qu’il aura fait raser les cheveux de son nazaréat.

20 Le sacrificateur les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel : C’est une chose sainte qui appartient au sacrificateur, avec la poitrine tournoyée et avec l’épaule élevée. Et après cela le nazaréen boira du vin.

21 Telle est la loi du nazaréen qui se sera voué. Telle sera son offrande à l’Éternel pour son nazaréat, outre ce que sa main aura pu atteindre ; selon son vœu qu’il aura fait, ainsi il fera, suivant la loi de son nazaréat» (Nombres 6 ; 1321).

«Le Nazaréat de Dieu» était donc sur la tête de Samson ; et, à cause de cela, il était impératif que ce nazaréat fut entièrement libre de ses actes.

Tant que ce «Nazaréat de Dieu» était libre et consacré, tout allait bien. Mais si, pour une raison quelconque, ce nazaréat en arrivait à en avoir la même valeur qu’un peu de tranquillité, comme ce fut le cas pour Samson, alors le nazaréen «rendait impur son Nazaréat».

En dévoilant les secrets de sa force, Samson dévoilait ainsi les secrets de la force de Dieu dans un Nazaréat, à une femme Philistine, afin que celle-ci finisse par le laisser tranquille.

Le Nazaréat étant ainsi rendu impur, Dieu ne pouvait que se retirer.

En quoi le nazaréat de Samson fut-il rendu impur ? Il fut rendu impur par le fait que la pureté, la beauté et la force de ce nazaréat, fut en quelque sorte mis au même niveau de valeur que la tranquillité d’un foyer uni et calme.

La faute n’était pas grave en soi, comme s’il s’agissait uniquement de «l’homme Samson» par exemple. Mais là il ne s’agissait pas de l’homme Samson ! Non, il s’agissait du «Nazaréat de Dieu».

La pureté du nazaréat était en grande partie liée à sa consécration. A partir du moment où la consécration n’était plus totale, le nazaréat était rendu impur.

Par rapport à la loi de Moïse, comme nous l’avons vu au-dessus, le nazaréen pouvait arrêter son nazaréat quand il le voulait. La chose était très simple. Mais Samson ne l’arrêta pas, pour des raisons qui lui sont personnelles et dans lesquelles je refuse totalement d’investiguer au point d’en faire une certitude.

En faisant vraiment très très attention en vers Samson je dirais donc ceci : «L’erreur de Samson «semble être d’avoir voulu continuer un nazaréat qui lui était devenu trop lourd à porter».

Manifestement sa patience s’usa en vivant auprès d’une femme qui le perturbait sans cesse, par des questions indiscrètes touchant à la «force de son ministère».

Cependant, loin de moi l’idée de critiquer en quoi que ce soit ce grand homme de Dieu !

Pour moi Samson fut, pour ainsi-dire, «victime d’une charge qu’il ne sut pas rendre à Dieu en temps voulu».

Et encore…

Cependant, sans imposer mon avis, je relève quand même ceci :

1° La loi disait ce que devait faire un naziréen quand il voulait cesser son naziréat.

Mais est-ce que Samson était un naziréen ordinaire, lui qui l’était «depuis le ventre de sa mère par décision de Dieu Lui-même» ?

Est-ce que la loi prévoyait quelque chose pour un cas comme le sien ?

La loi prévoyait bien le cas général du naziréen «qui se consacrait», et quelquefois pour un temps décidé à l’avance ; mais pas de celui qui «était consacré d’avance» !

2° La mère de Samson avait déclaré, au début, qu’il serait naziréen «jusqu’au jour de sa mort»

Est-ce que ce fut le cas ?

Oui, absolument, car ce fut en tant que naziréen que Samson mourut, l’Eternel étant avec lui pour lui accorder sa plus belle victoire.

Peut-on alors douter que Samson fut, pendant sa jeunesse, informé par sa mère qu’il était naziréen de naissance, et ce jusqu’à sa mort ?

Partant de ces deux pensées, ne pouvons-nous pas nous mettre un peu plus à la place de Samson, dans le sens de savoir s’il devait arrêter son nazaréat ou non, dans cette période difficile ?

Et même s’il l’avait voulu, pouvait-il juger qu’il en avait le droit, vu ses origines ?

Quand Samson déclarait «je m’en tirerai comme les autres fois et je me dégagerai», et ce, bien que ses tresses fussent coupées, n’était-ce pas parce qu’il croyait que son nazaréat était permanent ? Bien sûr que oui !

Frères et sœurs,

«Quelles étaient, au juste, les convictions personnelles que Samson avait par rapport à son naziréat ?»

Peut-on se mettre réellement à la place de Samson, le Naziréen dès le ventre de sa mère et ce jusqu’à sa mort ? Savait-il que les tresses étaient la représentation d’une chose si grande qu’est le nazaréat ? Je veux parler de la force que Dieu met sur un tel nazaréat.

Et au juste en a-t-on le droit ?

Il devient évident qu’en regardant les choses avec «cet autre œil», nos réponses toutes faites ont tendance à perdre un peu de leur assurance, et c’est tant mieux.

Pour ma part, dans le passage où il est écrit : «Il ne savait pas que l’Eternel s’était retiré de lui», je n’y vois même pas l’once d’un reproche. Pourquoi ? Parce pour moi Samson ne savait pas ce que représentaient ces tresses.

Qu’y vois-je, à la place ?

-J’y vois que, dans cette période difficile et trouble pour Samson, c’est Dieu Lui-même qui prend la décision de se retirer. Je vois qu’Il fit cela parce que Samson ne savait plus que faire.

«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» Voilà ce que j’y vois. Il ne voit pas que cela est nécessaire !

– J’y vois qu’à partir de ce moment de trouble, où Samson commit la faute de dévoiler des choses qui ne devaient demeurer qu’entre lui et son Dieu, c’est pourtant ce même Dieu qui arrêta le nazaréat, puis le remit en marche un peu plus tard.

(Comme une résurrection. Comme Jésus).

Nous voyons littéralement Dieu prendre la place de Samson au sujet de son nazaréat, alors qu’en principe c’était « l’homme Samson«  qui devait décider de la chose.

Quand par exemple ? Eh bien quand Dieu «se retira du Nazaréat», nous lisons que Samson ne le savait pas. Dieu arrêta donc le nazaréat de sa propre volonté.

Quand, encore ? Eh bien lorsque nous voyons Samson tourner la meule et que ses cheveux repoussent, l’Ecriture nous montre que Dieu remit en fonction le nazaréat, mais elle nous montre surtout que Samson ne le savait pas.

Rien n’était officiel ; tout se passait entre Dieu et son homme.

La Loi était, pour ainsi-dire, «dépassée».

N’est-ce pas ici «l’esprit de résurrection qui est en Jésus-Christ ?»

Ne trouvez-vous pas que le ciel s’éclaircit un peu en voyant les choses de cet œil ?

Ne trouvez-vous pas que tout devient un peu plus compréhensible, plus cohérent avec ce que l’on connaît de Jésus ?

La suite des versets (15 à 24), est vraiment pénible à lire…

C’est triste, vraiment triste de voir ce grand homme, ce héros, ainsi abaissé, humilié.

Cependant mon œil préféré me fait un beau cadeau dans ce passage triste, mais nécessaire : Il me ramène tout d’abord aux écritures.

«Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Parle aux fils d’Israël et dis-leur : Si un homme ou une femme se consacre en faisant vœu de nazaréat, pour se séparer afin d’être à l’Éternel, il s’abstiendra de vin et de boisson forte …

Pendant tous les jours de son nazaréat, le rasoir ne passera pas sur sa tête. Jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est séparé pour (être à) l’Éternel, il sera saint ; il laissera croître les boucles des cheveux de sa tête…

Pendant tous les jours de sa consécration à l’Éternel, il ne s’approchera d’aucune personne morte. Il ne se rendra pas impur pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur, quand ils mourront….

Et si quelqu’un vient à mourir subitement auprès de lui d’une manière imprévue, et qu’il ait rendu impure la tête de son nazaréat, il rasera sa tête au jour de sa purification ; il la rasera le septième jour. Le huitième jour il apportera au sacrificateur deux tourterelles ou deux jeunes pigeons à l’entrée de la tente d’assignation. Le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste ; il fera propitiation pour lui de ce qu’il a péché à l’occasion du mort, et il sanctifiera sa tête ce jour-là.

Il consacrera (le nazaréen) à l’Éternel, les jours de son nazaréat, et il amènera un agneau âgé d’un an, en sacrifice pour le délit. Les premiers jours seront comptés pour rien, car il a rendu impur son nazaréat» (Nombres 6 ; 9-12).

Tout d’abord, je vois dans ce texte que c’est l’homme qui décide de la durée de son nazaréat. Ce point est clairement établi. Puis je vois qu’il peut y avoir «un accident de proximité», qui a pour effet de rendre impur le nazaréat.

Que devait «faire» le nazaréen dans ce cas ?

– Il fallait qu’il se rase.

– Il devait apporter deux tourterelles ou deux pigeons.

– Il devait apporter un agneau, etc.…

Samson avait-il été en contact avec des morts ? Quand on voit qu’en un seul jour il tua mille hommes, on peut se poser la question de savoir si oui ou non Samson était vraiment concerné par la loi relative au naziréat, surtout que ce n’était pas lui qui l’avait choisi ! Et pourquoi dans ce cas l’Eternel était avec lui ?

Par conséquent la loi s’applique-t-elle à un naziréen dès le ventre de sa mère ?

Alors qu’en est-il donc de Samson dans ce cas ? Evidemment il ne pouvait rien apporter puisqu’il était prisonnier…

Si Samson avait été de mauvaise foi, il aurait déclaré à l’Eternel qu’il n’était pas responsable de ne pouvoir apporter ce qu’il fallait pour sa purification, attendu qu’il était prisonnier et qu’on lui avait crevé les yeux.

Mais dans ce cas c’était impossible !

Alors on entend Samson dire cette chose admirable :

«Seigneur Eternel ! Souviens toi de moi je te prie.

Ô Dieu ! Donne moi de la force seulement cette fois, et que d’un seul coup je tire vengeance des Philistins pour mes deux yeux» !

En tant qu’homme honnête et humble, Samson ne fait aucune allusion à tout ce qui aurait pu lui procurer une meilleure présentation devant l’Eternel, comme son rang de naziréen par exemple, ou le paiement de sa faute par sa capture et son humiliation à tourner la meule…

Non, Samson ne présente rien de tout cela. Lui, ce qu’il voulait, c’était finir sa vie dans un service actif, dans un naziréat plein et entier ; ce qui correspondait à un naziréat purifié et réhabilité.

N’ayant rien d’autre à présenter et surtout aucune excuse, Samson présente alors la perte de ses deux yeux comme «motif de vengeance», et non comme purification.

Pour ma part, mais là je n’engage que mes oreilles, j’entends ceci de sa part : «Eternel ! Je n’ai rien à apporter pour mon naziréat ; puis-je te présenter à la place mes deux yeux ?»

Quel abaissement ! Quelle humilité en cet homme !

Et puisque nous en sommes là, pourquoi pensez-vous que je puisse aujourd’hui vous parler de la manière de voir avec deux yeux ?

Le Seigneur Jésus n’avait-Il pas deux yeux lui aussi ?

Et comment les employait-Il ?

– Que voyait-Il ?

– Que ne voyait-Il pas ?

Lisez le livre du prophète Esaïe et vous verrez vous aussi ce que Jésus voyait et ce qu’il refusait totalement de voir.

Personnellement, je pense que si l’Eternel exauça Samson, ce ne fut pas tellement à cause de la perte de ses yeux, mais à cause de l’humilité de ce grand homme, ainsi que son désir de vouloir finir son ministère comme il avait commencé.

Je pense aussi que Samson voulait démontrer que son Dieu était un Dieu de grâce ; le montrer parce que son «accident de parcours» aurait été purifié et effacé, bien que ce qui était prévu par la loi n’ait pas été totalement accompli.

Ici je dis tout «au conditionnel» forcément.

Est-ce que je crois que l’Eternel accepta les deux yeux de Samson ? Pour moi c’est oui.

Bien sûr il est écrit que ses cheveux repoussèrent, et Samson le savait ; mais Samson n’était pas sûr que la repousse de ses cheveux n’était pas assez avancée, puisqu’on l’entend dire «pour cette fois seulement».

En somme, Samson demandait à l’Eternel de lui donner tout d’un coup, comme dans une sorte de résurrection puissante, et qu’ensuite il ne demanderait plus rien.

Quel honneur l’Eternel fit à cet homme ! Homme en qui on trouve généralement plus de défauts que de qualités.

L’Eternel donna à cet homme ce que son cœur avait toujours désiré : Une victoire éclatante sur les Philistins, ainsi qu’une justification et une fin honorable à son ministère.

Que dois-je conclure de cette affaire ? Eh bien pour moi le verdict de Dieu est aussi mon verdict : Dieu exauça Samson, point.

J’y trouve là ma réponse ; par conséquent aucune autre considération ne m’intéresse et ne m’intéressera jamais.

Encore une fois nous trouvons que c’est dans des hommes devenus très faibles, que Dieu se plaît à agir. C’est là son terrain préféré.

«Quand je suis faible, je suis fort», dit l’apôtre Paul…

Est-ce que Samson ne pourrait pas en dire autant aujourd’hui, s’il était parmi nous ?

Mais au fait, ne l’est-il pas ? Est-ce que l’esprit de Samson n’est pas aussi dans le cœur de ceux qui ont le même tempérament spirituel que lui ?

Bien sûr que oui, vu qu’il s’agit d’un Esprit éternel.

Est-ce que l’appel, marqué aux versets 23 à 29 du chapitre 10 de «l’épître aux Chrétiens, c’est à dire au Hébreux», retentit encore dans nos cœurs comme en celui de Samson ? Car cet appel s’adresse effectivement à des chrétiens tentés d’abandonner «la voie difficile du christianisme».

Quelle était la difficulté principale de cette voie ? Eh bien lisons d’abord le texte qui est la conclusion pratique de tout ce qui est marqué avant :

19-22 «Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, les cœurs, par aspersion, purifiés d’une mauvaise conscience ; et le corps lavé d’eau pure.

23-25 Retenons la confession de notre espérance sans chanceler, car celui qui a promis est fidèle ; et prenons garde l’un à l’autre pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres. N’abandonnons pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude de faire, mais nous exhortant l’un l’autre, (au lieu simplement de se rassembler, ce qui en soi, n’apporte rien et ne règle rien), et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher.

26-27 Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement une certaine attente terrible de jugement, et l’ardeur d’un feu qui dévorera les adversaires.

28-20 Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur la déposition de deux ou trois témoins…

D’une punition combien plus sévère, pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a (ainsi) outragé l’Esprit de grâce ?

J’ai cité ici la version Darby, car, particulièrement sur ce sujet, la version Segond est une honte à la traduction de la Parole de Dieu. Je l’écris quand même pour que vous puissiez vérifier vous-mêmes.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

26-27 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28-29 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

(On voit bien ici que le point important c’est de se rassembler pour juste se rassembler, sans motif autre que se rassembler, au lieu de chercher à nous exhorter les uns les autres).

De quel péché s’agit-il ici, qui méritera un châtiment bien plus grand que celui qui aura violé la loi de Moïse ?

– C’est celui de fouler aux pieds le Fils de Dieu, c’est-à-dire dans ce qu’Il est réellement.

– Qui aura tenu pour peu de choses le sang précieux de l’alliance par lequel il a été sanctifié.

– Celui qui aura outragé l’Esprit de grâce qui devrait demeurer en chaque gracié.

——

Mais quelqu’un pourra demander : «Pourquoi parler de ces choses, alors qu’il était préalablement question de Samson ?»

Justement nous allons y venir.

Dans le chapitre 11 suivant, il est question principalement de ces héros des temps passés qui marchèrent par la foi, dont lesquels fut Samson.

Il est question de gens qui, par la foi, préférèrent tout perdre et tout supporter, plutôt que d’abandonner leur rang et ce vers quoi leur foi les dirigeait.

Samson était un de ces héros ; et, si vous voulez bien lire avec attention le récit de ce que furent capables de faire ces héros, eh bien vous trouverez que Samson se retrouve dans presque tous.

Sans aller plus loin sur ce sujet, -car je suis assuré que vous pouvez y aller vous-mêmes, je vois que Samson était imprégné de ce qu’il était réellement – quelle était sa lignée en quelque sorte.

Je vois surtout que ce n’était pas simplement quand il allait au combat qu’il savait qui il était et quelle était sa lignée spirituelle, mais tout le temps.

«Quand par exemple» ?

Eh bien je dirai par exemple, quand, après vingt ans de fonction de juge en Israël, Samson n’oublia jamais ce qu’il était. Alors, renonçant à l’immobilisme ambiant et à «l’oppression Philistine admise», il sortit de nouveau du milieu de son peuple et repartit vers un combat qu’il souhaitait, n’ayant pourtant personne avec lui pour le soutenir ou l’aider. Seule la présence de Dieu, la dignité dont était revêtu son peuple et la mission qu’il portait sur son nazaréat, lui furent suffisantes pour aller au combat contre l’ennemi déclaré de Dieu.

Quelle brèche ! Quelle énorme brèche fit Samson dans les rangs de l’ennemi ! D’un homme «comme mort», Dieu tira une victoire éclatante.

Que fit le peuple de Dieu à partir de ce moment-là ?

Rien, ou presque. Seulement sa famille vint et récupéra leur mort.

Pourtant il me semblait que la brèche était suffisamment grande pour que l’Israël de Dieu puisse s’y engouffrer et prendre possession du pays.

Mais non, rien ne se passa.

Si vous suivez quelque peu les actualités, la guerre entre Israël et les palestiniens ne vous aura certainement pas échappé. Eh bien sachez que c’est à Ghaza que Samson eut ses yeux crevés, mais c’est là aussi qu’il eut sa plus belle victoire «en sa mort», malgré ce que les actualités veulent nous montrer.

Sachez aussi que s’il y a encore la guerre dans cette région, c’est parce qu’Israël ne sut pas profiter de la brèche que fit Samson en son temps.

Si je terminais ainsi cette méditation, elle montrerait uniquement le côté sombre de l’affaire, -côté naturellement attiré par mon œil gauche.

Mais mon œil droit voit aussi que Dieu n’a jamais cessé et ne cessera jamais de pourvoir aux besoins de son peuple.

Même si le «Samson par excellence qu’est Jésus», est venu chez les siens et qu’ils ne l’ont pas reconnu, cela ne changera rien au fait que Dieu pourvoira toujours aux besoins de son peuple, pour faire en sorte qu’ils le reconnaissent un jour ou l’autre.

En tout cas, pour l’instant le sujet actuel n’est pas de savoir «comment Dieu s’y prendra pour réaliser cette chose», mais plutôt de «savoir si je possède moi-même cette «fibre spirituelle» qu’ont toujours eu les héros de la foi», hommes et femmes confondus, et si mes actes sont le prolongement naturel de cette fibre spirituelle».

——

Je pense qu’il y aurait beaucoup de choses à ajouter à cette petite méditation comme par exemple ceci :

– C’est en Philistie que Samson combattit et œuvra.

– C’est en Philistie que sont encore les lieux et les symboles de ce qu’il acquit, comme la source par exemple.

– Mais c’est aussi à cet endroit qu’il «aima une femme philistine»

Que notre œil spirituel puisse donc saisir cette chose qui est censée se voir sans voir !

Je dis cela car si ces héros de la foi les ont « saluées de loin« , les fruits de ces fameuses victoires de la foi, justement par la foi qui était en eux, c’est qu’après les avoir seulement saluées de loin, ils en verront forcément leur aboutissement !!! Et avec dedans, TOUT ce que nous venons de voir au-dessus !

Je veux dire ici que ces choses demeurant et demeurant éternellement, elles seront un jour reçues « en grâce« 

En la faisant cette petite étude, j’ai simplement voulu :

– Rétablir la vérité au sujet de Samson.

– Et faire prendre conscience que nous avons tous, en nous, ce que j’appelle un «outil de traduction spirituel», et qu’il est impératif de s’en servir convenablement si on veut tirer profit de la Parole de Dieu, tout autant que pour éviter de répandre des fausses doctrines.

Cet «outil de traduction», tout enfant «né de Dieu» (de l’Esprit et non de la volonté de la chair ou du sang), le possède en lui-même.

Mais il arrive trop souvent qu’il ne le sait pas. Alors il ne s’en sert pas. Il ne le cherche pas. Il préfère qu’on lui montre, plutôt que voir en cherchant un peu.

C’est comme un bébé qui grandit : Tant qu’il n’a pas fait un pas, il ne sait pas qu’il peut marcher. Mais quand il le sait, alors il continue et finalement il galope !

Que l’année qui est là voie naître, ou bien grandir en nous tous ce divin outil de traduction.

Qu’elle nous trouve tous avec un œil en bon état, sachant voir la réalité invisible des choses, ainsi que «l’esprit de ces mêmes choses».

JeanP

Samson, le héros de la Foi

par levangilededieu.fr | en version audio

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