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La vraie nouvelle naissance

par | Mis à jour le 27 Sep, 2022 | Publié le 9 Sep, 2021 | Etudes bibliques

La vraie nouvelle naissance

Jésus, dans sa bonté, s’est occupé de tous les hommes ; de toutes les classes d’hommes et de toutes les conditions.

Ce qui est écrit de Lui dans la bible nous montre qu’une infime partie de ce qu’Il a fait, mais nous montre quand même qu’Il aimait tout le monde. Il savait que tous les hommes avaient besoin d’être sauvés, et donc Il s’occupait d’eux à sa manière. Et si je dis à sa manière, c’est parce que c’est comme cela qu’Il a agi depuis les touts commencements. Les Ecritures dans leur ensemble sont là pour nous apprendre ces choses.

Il est évident que, selon la catégorie sociale ou familiale des hommes, ou encore selon leur naissance, leur nom, leur rang, ou que sais-je encore, les hommes, bien que tous égaux devant Dieu, ont une vie «extérieure» différente les uns des autres.

Mais ce n’est pas l’extérieur qui compte ; ce qui compte c’est ce qui est intérieur, et c’est ce qu’est venu traiter Jésus, précisément.

Jésus, en tant que «sacrifice unique», aurait pu donner sa Vie en rançon puis repartir auprès du Père. Le paiement, le rachat, aurait été fait de toute façon.

Mais non, Jésus, par tous ses actes merveilleux qui finirent par le clouer sur une croix comme un brigand, voulait montrer par là «où était exactement le mal», la racine du mal.

Jésus s’est donc occupé de sauver une grande diversité de gens, et surtout ceux les plus en danger. Il disait cela en évoquant la centième brebis que le berger faisait passer avant les 99 autres, parce que la plus en danger.

Parmi ces brebis en grand danger il y avait donc aussi tous ceux qui enseignaient les gens, mais faussement. La plupart de ces gens, en effet, ignoraient totalement qu’ils étaient dans l’erreur, et c’est pourquoi Jésus s’est occupé d’eux tout particulièrement.

Donc si vous le voulez, nous verrons aujourd’hui un homme dont Jésus s’est occupé tout-à-fait particulièrement. Il employa une méthode vraiment bien adaptée à l’adresse d’un docteur de la loi.

Cet homme se nommait Nicodème.

Nicodème c’est, -de manière généralisée- «la nouvelle naissance». Ca l’est comme Noé c’est l’arche ; Jonas c’est le gros poisson ; Moïse c’est la loi des dix commandements ; Samson c’est forcément Délila, etc.

Tous ces thèmes ont été tellement galvaudés, que même le sel pourrait en venir à perdre sa saveur, comme le déclarait Jésus, en qui normalement nous croyons.

Donc si les actes de Jésus -en qui vous croyez-, vous plaisent et réjouissent votre cœur, je vous propose que l’on examine d’un peu plus près les Ecritures au sujet de Nicodème, «le docteur de la loi».

—— 

Dieu a donné…

Nous sommes dans l’évangile de Jean, chapitre 3.

3 ; 1-2 Mais il y eut un homme «d’entre les pharisiens», nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, –lui-, auprès de Jésus, -de nuit-, et lui dit : «Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui».

3 Jésus lui répondit : En vérité en vérité, je te le dis : Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

4 Nicodème lui dit : «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère, et naître» ?

5 Jésus répondit : En vérité en vérité, je te le dis : Si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

6 Ce qui est né de la chair -est chair-, et ce qui est né de l’Esprit, – est Esprit-.

7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit : «Il faut que vous naissiez de nouveau».

8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va.

Il en est ainsi de tout homme qui est «né de l’Esprit».

9 Nicodème lui dit : «Comment cela peut-il se faire» ?

10 Jésus lui répondit : Tu es le docteur d’Israël et tu ne sais pas ces choses ?

11 En vérité en vérité je te le dis : Nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage.

(Ici Jésus ne parle pas seulement de Lui-même).

12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. 1

14-15 Et comme Moïse «éleva le serpent dans le désert», il faut de même-, que le «Fils de l’homme» soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la Vie éternelle.

16 Car Dieu a «tant aimé le monde», qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, -en effet-, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du «Fils unique de Dieu».

19 Et ce jugement c’est que, «la lumière étant venue dans le monde», les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises». (Donc qu’ils le savaient).

20 Car quiconque fait le mal «hait la lumière» et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ;

21 mais celui qui agit selon la vérité, «vient à la lumière», afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu (dans ce cas). 2

Vous rendez-vous compte de ce qui se dit ici ?

Premièrement Jésus dit,

– Qu’Il est déjà venu dans le «monde», bien qu’étant né à Bethlehem mais vivant à Nazareth, et prêchant principalement aux Juifs.

– Et secondement Il dit que tous ceux qui ne venaient pas à Lui, faisaient le mal.

– Il dit que c’est la raison pour laquelle ils ne venaient pas à Lui.

Et Jésus rajoute que «s’ils font le mal c’est parce qu’ils savent que leurs œuvres sont mauvaises».

Il dit en plus que quiconque fait régulièrement le mal mais ne vient pas à la lumière, refuse forcément de venir à Jésus, la Lumière du monde, de peur que ses mauvaises œuvres ne soient dévoilées au grand jour.

Il s’agit donc d’un cercle vicieux ; et pour en sortir il faut venir à Jésus le Sauveur tel qu’on est.

Or c’est justement ce que fit Nicodème, lui seul d’entre les Pharisiens.

Que penser de tout ça ? Voyons un peu plus dans le détail :

Nicodème, un docteur de la loi, vient donc de nuit pour voir Jésus. Et Il vient voir qui selon vous ?

Il vient voir «une Lumière qui luit pendant la nuit».

Jésus avait effectivement dit dans Jean 12 : «La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point. (Car) Celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. (En effet quelqu’un qui marche entouré de ténèbres ne sait où il va exactement. Il n’est pas plus pourvu qu’un aveugle. Il peut bien gérer les choses qui sont juste devant ses yeux ; mais quant à savoir où il va ça lui est quasiment impossible. Et je suis enclin à penser que quand Jésus parle ainsi, il le fait de manière générale pour tous les hommes.

Pendant que vous avez la lumière (au milieu de vous), croyez en «la lumière» (qu’Il représente Lui-même), afin que vous soyez (vous aussi) des «enfants de lumière».

(Ici le Lien est formellement établi par Jésus entre croire et être. (Soyez).»

Je suis fort étonné quand j’entends de telles paroles, car en principe on n’a pas besoin de croire en une lumière, puisque justement elle est là pour nous éclairer, cette lumière. Mais allez savoir avec de telles paroles…

Il leur disait par là qu’il ne suffisait pas de croire en Lui seul, mais plutôt de croire en la Lumière qu’il représentait, afin de devenir, eux aussi et grâce à elle, des «enfants de lumière» !

Souvent je dis que la foi est un lien spirituel qui existe entre nous et Dieu. Voyez vous-mêmes si cela est vrai dans son sens général.

Personne ne peut invoquer Dieu s’il ne croit pas en lui, sans quoi il ne l’invoquerait même pas. Toutefois la réalité est que beaucoup, malheureusement, ne connaissent pas vraiment Celui que pourtant ils invoquent. Alors bien souvent ils demandent mal, ou à côté.

Et voilà que Nicodème accomplissait carrément ce que Jésus préconisait : Il venait vers la Lumière, croyant en Lui. Car en effet s’il peut dire «venu de Dieu» et qu’ensuite il vienne, lui, Nicodème vers Jésus, il faut forcément que quelque part il ait cru en Lui, sinon il n’aurait même pas fait un pas envers Lui.

Je note en plus que, bien que Nicodème fût venu de nuit, Jésus ne lui fit pas de remarques à ce sujet. Il ne le traita pas de peureux par exemple. Non Il disait simplement que ceux qui viennent vers la Lumière dans cet état d’esprit de foi, deviendront eux aussi des enfants de lumière. Or la Lumière c’était Lui, Jésus…

Bien que n’ayant pas conscience de mal agir dans sa vie, il devait se trouver tout de même chez Nicodème quelque chose qui ne tournait pas rond, puisque Jésus proposait à ceux qui venaient l’écouter de «devenir des enfants de lumière» ??? Or quand on est en passe de «devenir», c’est justement parce que la chose n’est pas encore.

Et Lui Nicodème venait à cette fameuse lumière…

Donc si je comprends bien, je pense que Nicodème ne se sentait pas trop un de ces «enfants de lumière». Il devait le ressentir en Lui-même.

Quand on a suffisamment de lumière on ne vient pas en chercher, me semble-t-il.

Etonnant Nicodème, déjà en tant «qu’honnête homme » !

A ce moment-là Nicodème n’était pas encore un disciple de Jésus ; mais il en avait déjà l’allure, et surtout la «façon d’agir». Aller voir Jésus quand on ne sait pas trop, c’est la marque indélébile d’un futur disciple, et même celle d’un disciple tout court.

Nicodème ressemblait en effet fortement à ce que disait Jésus : «Mais celui qui agit selon la vérité «vient à la lumière», afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu».

Nicodème venait donc à Jésus, la Lumière, afin que ses œuvres de docteur de la loi fussent manifestées, c’est-à-dire «mises au grand jour». Les éprouver, en somme.

Il ne s’en cachait pas. Pour lui elles étaient «faites en Dieu», ses œuvres, puisque Nicodème suivait la loi. Il y avait juste que, voyant Jésus être ce qu’Il était ; le voyant agir, enseigner sa doctrine, et en plus «faire des miracles», il y trouvait quelque chose de vraiment «autre». Oui quelque chose de totalement «autre».

Il vint donc vers Lui, la Lumière véritable, celle qui est «autre», pour que toutes ses œuvres de «docteur en loi» fussent mises au grand jour par rapport à Jésus et son «autre lumière».

Bien noble état de cœur en vérité, que celui de Nicodème.

Peu d’hommes, -moi le premier-, et surtout ceux qui se disent être des «docteurs en loi», ont eu cette noble démarche ; démarche qui est pourtant naturelle pour un chrétien, que de venir à Jésus quand on n’est pas trop sûrs de soi et de sa «vie chrétienne».

Il fut un temps dans ma vie où j’entendais sans cesse qu’il fallait «venir à Jésus». Mais c’était pour moi quelque chose d’abstrait. Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire.

Cependant cette sorte de brouillard, créé par des mots et des phrases sans réelle substance, m’amena peu à peu à me confier en Lui, comme à l’aveuglette, parce que je n’avais pas d’autre issue que celle-ci.

Et c’est à partir de là que tout a commencé pour moi, car en effet les réponses que j’attendais m’arrivèrent au fur et à mesure de mes besoins réels, bien longtemps après les «venez à Jésus» habituels sans réel contenu ; sans substance véritable, comme des trompe-l’œil, comme des mirages.

Oui des phrases, des mots… Des appels, des invites, mais sans savoir vers «qui» exactement j’étais invité. Et pour cause : Jésus ne m’était jamais présenté.

Ce qui m’était présenté c’était certains besoins, vagues, mais pas celui qui était censé s’en occuper, sauf par les dires des prédicateurs. On me disait ce dont j’avais besoin, parait-il, mais dont je n’étais pas convaincu. Moi j’avais besoin d’une personne, mais on me présentait à la place mes «besoins»

Comment croire en Celui qu’on ne connaît pas ? N’est-ce pas le travail des ouvriers de faire en sorte qu’on le connaisse, de sorte que l’on en vienne à croire en Lui ?

Jésus a bien «croyez en MOI»C’est-à-dire en Lui, qui était là, devant eux.

Depuis, je fais le contraire : Je fais en sorte de ne plus dire «venez à Jésus» aux autres, mais je fais du mieux que je peux pour le présenter, -Lui-, par les Ecritures et l‘Esprit des Ecritures, afin qu’ensuite ceux ou celles qui l’auront entraperçu, en viennent à l’aimer, être sauvé par Lui et le suivre.

D’autres ne voudront pas de Lui ni de ce qu’il représente. Ce sera leur choix ; car dans l’amour il ne peut y avoir aucune obligation quelconque. Sinon ce serait quelque chose de forcé.

Or Jésus appelle ; Il ne force personne !

Pour revenir à Nicodème, il était de la caste des Pharisiens.

De toute évidence, Nicodème ne vivait pas bien cette loi qu’il pratiquait et enseignait. La preuve, c’est qu’il reconnaissait en Jésus un «docteur venu de Dieu» ; c’est-à-dire un Docteur qui prêchait et qui vivait une Loi bien différente de celle que lui, Nicodème, vivait. Sans cela il n’aurait pas dit : «Docteur venu de Dieu».

Parlant ainsi, Nicodème se présentait alors comme étant un simple «docteur en Ecritures», c’est-à-dire sans le «venu de Dieu» qu’il attribuait à Jésus seul. En cela aussi Nicodème était très honnête envers Jésus.

Il reconnaissait ainsi, implicitement, que lui, Nicodème, ainsi que ses collègues, n’avait pas été forcément «envoyé de Dieu. Qu’eux étaient en place depuis longtemps, mais que Jésus, envoyé de Dieu, était là, maintenant, et qu’ils voulaient le lui dire ouvertement.

En somme Nicodème sentait, dans le plus profond de lui-même, la nécessité de vivre «autre chose que ce qu’il vivait actuellement».

«Mais comment une telle chose pourrait-elle se produire», se dit-il ?

Alors il vient voir Jésus de nuit ; ce Jésus qui l’attire tant, au point d’accepter d’être «le représentant de ses autres collègues»Un peu comme un ambassadeur.

– Comment l’aborder ?

– Que lui dire ?

– Comment lui dire la chose ?

Voilà un petit peu l’état de cœur de Nicodème cette nuit-là, et que je propose à votre perception personnelle de la chose.

Alors, ne sachant pas trop quoi lui dire, il lui rapporte tout simplement ce que Lui et les autres pensent de lui. Il dit en effet qu’ils savent… Que pour eux c’est une évidence qu’il vient de la part de Dieu.

On voit en même temps qu’il n’était pas très heureux, Nicodème ; pas très rassuré non plus. Sa «discipline du doctorat» ne le satisfaisait sûrement pas.

Par contre je suis convaincu qu’il ne faisait pas ce qui est mal, cet homme, et que ses «œuvres» ne lui semblaient pas non plus mauvaises, sans quoi, comme le dit le texte précédent, il ne serait pas venu devant Jésus, la Lumière. Car en effet si ses œuvres avaient été mauvaises, il ne serait tout simplement pas venu vers Jésus, par crainte de se voir dévoilé dans ses «mauvaises œuvres».

Je crois plutôt que Nicodème et ses collègues avait des questions sans réponses. S’il avait eu ces réponses, il ne serait pas venu vers Jésus.

Mais comment poser ces fameuses questions ??? Ou : «Comment poser des questions quand on ne connaît même pas son besoin ? Quand on ne sait pas le cibler» ?

Ne sachant pas trop comment l’aborder, il dit alors à Jésus : «Maître, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire les miracles que tu fais, si Dieu n’est avec Lui».

Déclaration tout-à-fait claire en elle-même.

Ainsi nous voyons que Nicodème donna le titre de «docteur» à Jésus… Pourquoi ?

Eh bien parce ce que, selon lui et les autres docteurs, il «faisait des miracles»

Un docteur… Un docteur «venu de Dieu»

Je me demande si le fait de parler ainsi à Jésus, n’était pas fait comme pour créer une sorte de lien amical entre lui et Jésus, lien d’amitié qui se serait trouvé entre deux »docteurs». Un peu comme une «identification entre lui et Jésus» par un travail commun : Le doctorat. Comme deux personnes qui seraient censées se comprendre et s’apprécier de par leur travail commun. Ce qui est normal en soi.

Cependant, voyons quand même que Nicodème parlait au nom de tous les autres docteurs. (Nous savons…) Ce n’est pas rien !… Il dit clairement ce qu’il a entendu d’autres docteurs… bien que ceux-ci ne sont pas là, sur le lieu de cette rencontre personnelle, tellement personnelle !

Peut-être aussi que pour lui, le titre de «docteur» était le titre le plus digne qu’il pouvait donner à un homme, et donc à Jésus. Je dis cela car on voit bien que Nicodème avait de bonnes dispositions envers Lui.

Par contre, ce qui m’étonne un peu, c’est que Nicodème associa le titre de «docteur venu de Dieu» avec le fait de «faire des miracles…» C’était en tout cas ce qui ressortait de la conclusion de «tous les autres docteurs», en plus de celle, -personnelle-, de Nicodème.

Là je ne comprends pas bien. Je ne comprends pas bien car en tant que «docteur de la loi», Nicodème aurait du savoir que les Ecritures ne parlent pas du cas d’un docteur de la loi qui aurait «fait des miracles». Personnellement je n’en connais pas dans les Ecritures. Mais bon, je peux avoir oublié ; ou bien pas lu avec suffisamment d’attention.

– Peut-être aussi que, pour Nicodème, un «docteur» ce n’était pas forcément l’idée que nous, on peut s’en faire.

– Peut-être en avait-il une vue bien plus haute, et donc qu’il retrouvait cette «notion haute» dans des hommes de Dieu cités dans les Ecritures, et auxquels on ne pense pas forcément.

– Peut-être que Nicodème avait réellement vu dans les Ecritures le cas de «docteurs faisant des miracles». Peut-être même Moïse après-tout, puisque celui-ci annonçait la Parole de Dieu et faisait des miracles en Son Nom….

– Peut-être aussi attribuait-il le titre de docteur à tous les prophètes qui firent des miracles ?… Je ne sais au juste.

Mais finalement, est-ce que pour Nicodème l’association de «docteur» et de «docteur faisant des miracles» n’était-elle pas pour lui le point de vue le plus élevé qu’il attribuait à Jésus ?

Peut-être bien après tout. Je penche même de ce côté.

Alors que penser de cette notion existante dans les pensées de tous ces docteurs de la loi : «Dieu nous a envoyé un docteur» Car il me semble bien que c’est là ce qu’ils croyaient, ces docteurs.

En somme ils pensaient que tout le peuple, -eux y compris-, avaient besoin d’un enseignant de haut rang, capable de résoudre leurs problèmes de «mal vivre» devant l’Eternel. Un peu comme si l’Eternel n’était plus d’accord avec leur vie et leurs pratiques, et donc qu’Il leur envoyait un «grand docteur» à la hauteur de la tâche.

Je pense que c’est cela, parce que si pour eux il s’était agi de mauvaises actions et de graves péchés, ces docteurs auraient alors dit : «Nous savons que tu es quelqu’un que Dieu nous envoie pour nous réprimander», par exemple.

Mais non ils savaient. Ils savaient à l’intérieur d’eux-mêmes que Jésus était principalement un «docteur». Et c’est bien normal puisqu’ils ils l’entendaient enseigner les foules. Même si son enseignement était vraiment différent que le leur, Jésus enseignait.

En effet quand Jésus enseignait, Il le faisait de telle manière que ceux qui l’entendaient étaient subjugués par la sagesse de cet enseignement, qui fait que chacun, petit ou grand, pouvait se l’accaparer à cause du côté évident de la chose.

De plus, Jésus le faisait de manière à ce que tout soit ramené à son Père ; à ce qu’on en vienne à croire au Père et aussi à croire en Lui, celui que son Père leur envoyait comme intermédiaire et Sauveur. Qu’après Moïse l’Eternel leur envoyait maintenant un «autre intermédiaire»

Il y avait même des fois où Jésus enseignait par le moyen de miracles ; comme quelque chose fait pour appuyer ce qu’il venait d’enseigner… Quand ça arrivait, c’était alors le miracle lui-même qui enseignait, sans aucune parole supplémentaire…

Donc oui, pour ces docteurs en loi, quand ils disaient par la bouche de Nicodème qu’ils savaient que Jésus était un docteur venu de Dieu, c’est parce qu’ils le pensaient vraiment, même si ce fameux «doctorat» les dépassait de loin. En somme qu’ils n’avaient pas d’autre terme à employer que celui de docteur.

Mais pour revenir à Nicodème et ses collègues, je me demande bien quand même pourquoi ne lui donnaient-t-ils pas au minimum le titre de «prophète venu de Dieu» ? Il y avait aussi Jean-Baptiste après tout, qui le précédait et auquel était attaché le titre de «prophète du Très-Haut» !

Personnellement je suis enclin à penser que si Nicodème ainsi a pu donner le titre de «docteur» au «fils du charpentier», c’est qu’il faisait le lien avec l’enseignement général que Jésus prodiguait autour de Lui ; «docteur venu de Dieu» étant, -pour lui-, «l’expression haute du véritable doctorat».

Ceci dit, franchement, est-ce que vous, vous vous déplaceriez de nuit pour aller dire de telles choses si hautes et si nobles à quelqu’un en particulier pour lui dire : «Maître, nous savons que tu es un docteur «venu de Dieu», car personne ne peut faire les miracles que tu fais si Dieu n’est avec Lui».

Le feriez-vous, ce genre de déclaration ? Non, quand on se déplace la nuit pour voir quelqu’un, ce n’est pas pour lui dire des flatteries, des compliments, même si ceux-ci n’en étaient pas.

Non en principe quand on vient voir quelqu’un de nuit, c’est parce qu’il y a une urgence, et ce par rapport à une situation. Quelque chose de suffisamment grave ; d’important. Alors que là, dans ce moment très particulier, Nicodème disait seulement à Jésus : Nous savons… Par conséquent il faut en conclure que Nicodème et ses collègues ne parlaient pas de quelque chose de grave qu’il fallait régler au plus tôt.

Mais voulez-vous regarder maintenant avec moi la subtilité du texte inspiré ? Car en effet quand je dis que cette déclaration de Nicodème ne comportait rien d’autre, c’est faux. C’est vrai et c’est faux en même temps.

En effet dans le texte cité par Nicodème, c’est vrai ; mais dans la «suite du texte», c’est faux.

Pourquoi ? Parce que le texte inspiré poursuit comme ceci : «Jésus lui répondit»

Mais comment cela se fait-il ? Il n’y avait pourtant pas de question dans la déclaration que fit Nicodème et ses collègues ! Il y avait seulement une déclaration qui est celle-ci : «Maître, nous savons que tu es un docteur «venu de Dieu», car personne ne peut faire les miracles que tu fais si Dieu n’est avec Lui».

Il n’y avait donc pas, effectivement, de question spéciale dans cette déclaration générale que fit Nicodème de la part de tous les docteurs.

On répond à quoi en général ? N’est-ce pas à une question ? Or justement il est écrit que Jésus répondit…

Mais où était-donc cette question, demandera quelqu’un ? Vous ne la trouverez nulle part, car elle n’existe pas dans le texte écrit. Cette question n’existe que par le fait que Jésus l’a connue, et que c’est à cette question «non écrite» qu’il a répondu à sa manière.

Donc, si on veut bien l’admettre, c’est la réponse de Jésus à cette «non question» qui sera censée nous dévoiler ce que voulait demander à Jésus tous ces docteurs, Nicodème étant leur porte-parole.

Et quelle était cette question, dans ce cas ? Pour essayer de la découvrir, lisons tout d’abord ce que Jésus répondit à cette question non posée mais posée quand même :

En vérité en vérité je te le dis : Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Etonnant ! On dirait que Jésus change carrément de chapitre. Eux parlent d’une sorte de super doctorat, et Lui, Jésus, leur parle d’une autre manière de voir. De voir dorénavant un Royaume ; un Royaume de Dieu… Chose inconnue à l’époque. Or Jésus déclarait aussi que ce Royaume était venu vers eux…

– A-t-on jamais vu un royaume quelconque venir vers quelqu’un ?

– N’est-ce pas plutôt le contraire ?

– N’est-ce pas l’homme qui est censé aller en direction d’un royaume, généralement ?

– Un Royaume qui se déplace…

– Qui se déplace en un homme…

– Et maintenant Il dit que pour «voir» ce Royaume il faut naître de nouveau. Naitre de l’Esprit…

– Serait-ce alors que ce royaume serait «esprit» plus que «matière» ?

– Est-ce des fois, en parlant ainsi, Jésus ne faisait-il pas naitre quelque chose de bien spécial en Nicodème ?

– Emettre une notion nouvelle, n’est-ce pas en même temps la créer en l’autre qui écoute ?

Et c’est ainsi que peu à peu en parlant de cette manière, Jésus créera en Nicodème une nouvelle notion, une nouvelle approche censée le détacher des choses de la terre, ce qui le privait du royaume… de Dieu ! Ce Dieu qui Lui est dans son endroit : Le ciel. Ciel qui pourtant se déplaçait vers l’homme par la venue du Fils. Du Fils de ce Dieu justement.

Mais au fait, ne sommes-nous pas, -nous aussi-, un peu dans la situation de Nicodème de temps en temps ?

Vers quoi nos yeux sont-ils tournés ?

Mais je voudrais reprendre maintenant la situation générale de ce moment si particulier :

«Maître, nous savons que tu es un docteur «venu de Dieu», car personne ne peut faire les miracles que tu fais si Dieu n’est avec Lui».

Dans le «Maitre», nous entendons bien le sens de «Maitre en doctorat»

Voilà-donc ce que Nicodème déclara en premier à Jésus, cette nuit-là.

Pour ces docteurs Jésus était donc un Maitre, suivi du terme docteur. Donc en somme un super-docteur…

Jésus, lui, parlait de Sa doctrine, et de plus Il disait qu’elle ne venait pas de Lui. Donc qu’elle venait d’autre part. Il ne disait pas de lui qu’il était un docteur, mais qu’Il avait une doctrine ; une doctrine que ne venait pas de Lui mais de son Père. Jésus avait beau dire ces choses, apparemment ça ne rentrait pas, et pour cause…

Qui croirait en effet à une doctrine venant d’un dieu lointain ? Un dieu invisible dans un royaume invisible, et qui en plus aurait un fils… Donc forcément une épouse, elle aussi invisible mais réelle…

C’est vrai qu’il y avait bien Marie, sa mère, mais sincèrement elle n’avait rien d’une déesse.

Mais je voudrais de nouveau revenir largement en arrière, de peur d’occulter la situation générale par laquelle nous pouvons visualiser l’ensemble de la situation ; et ce n’est pas une petite affaire !

Nicodème ne posait en effet aucune question ; il affirmait seulement une chose : «Nous savons…» En somme Nicodème se faisait le «fidèle porte-parole de tous les autres docteurs».

Où se situait, dans ce cas, le problème des autres docteurs ? En effet, si Jésus était pour eux un docteur «venu de Dieu», pourquoi tous ses collègues ne se rangeaient-ils pas naturellement derrière lui, le fameux «docteur venu de Dieu» ?

Entre docteurs, cela n’aurait-il pas été normal ?

En vérité, Jésus possédait en Lui-même quelque chose que tous ces docteurs n’avaient pas. Il leur manquait cette petite étincelle de Vie divine, qui fait que tout change lorsqu’elle arrive en quelqu’un.

Pire : Ils n’étaient peut-être pas être trop sûr que leurs œuvres fussent suffisamment nettes et justes pour venir les présenter «à la Lumière»….

N’oublions pas ce que nous avons lu plus haut :

Quiconque fait le mal ne vient point à la Lumière, de peur que ses œuvres ne soient «dévoilées».

Et Jésus avait encore dit aussi ceci :

«Mais celui qui agit selon la vérité vient à la Lumière, afin que ses œuvres soient «manifestées», parce qu’elles sont faites «en Dieu» (dans ce cas).

Il y avait donc «les uns et les autres» ; et Nicodème, -l’homme seul-, se trouva être, on ne sait pas pourquoi au juste, le représentant de tous, dans cette rencontre si particulière avec Jésus, si personnelle…

Quelle était donc la différence entre Nicodème et les autres docteurs ?

Il y avait que Nicodème était venu vers Jésus, et les autres, pas : 3 ; 1-2 Mais il y eut un homme «d’entre les pharisiens», nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, –lui-, auprès de Jésus, -de nuit- etc.

Le –lui- faisant ici la différence.

Pourquoi ? Peut-être à cause de ce que nous venons de lire plus haut : «Mais celui qui agit selon la vérité vient à la Lumière, afin que ses œuvres soient «manifestées», parce qu’elles sont faites «en Dieu»

Ces docteurs de la loi étaient apparemment dans l’impossibilité de faire le lien entre ce qui était écrit d’un «Sauveur à venir», et Celui qui était là, devant eux, car quelque chose les en empêchait.

Jésus le savait bien. Il savait en effet quelles étaient leurs «œuvres». Il savait par qui et par quoi elles étaient produites ; c’est pourquoi il dit ceci à Nicodème en tant que remède :

«Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jésus/Sauveur)

Voilà, le ton est donné. Jésus déclare ici, de la manière la plus solennelle qui soit, qui est «non jugé» et qui est «jugé». Car celui ou celle qui croit en Lui n’a même pas à passer par le jugement dans ce cas :

Jean 5 ; 24 : En vérité en vérité je vous le dis : Celui qui écoute ma parole et qui croit à Celui qui m’a envoyé, (donc au Père), a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

Nous voyons ici très clairement que Jésus ne parle que de croire au Père, c’est tout ! Et le tout par le moyen de Sa Parole ! Sa Parole à lui, Jésus, qui amène les gens justement au Père.

Evidemment une telle déclaration aussi nette, ça déblaie sérieusement certains terrains embrouillés par des doctrines diverses qui ne sont que pure invention.

Mais voyons en même temps qu’il s’agissait d’écouter la Parole du Fils unique de Dieu. Ecouter ce que –Lui-, disait de la part du Père pour justement que l’homme en vienne à croire au Père.

Mais comment le connaître, ce fameux Fils, afin de croire en Lui et surtout en venir à écouter consciencieusement sa Parole ? Car il est évident que pour croire en sa Parole, encore faut-il déjà croire en Lui, n’est-ce pas ?

C’est ce que Jésus entreprendra de faire pour cet honnête homme nommé Nicodème, afin qu’il croie en Lui, déjà. Et pour faire cela il le transportera peu à peu du visible vers l’invisible.

Jésus connaissait le cœur de Nicodème ; Il connaissait son besoin urgent. L’Esprit de Christ le travaillait au plus profond de lui-même.

En fait c’était le Père qui attirait Nicodème vers Jésus, et en même temps l’Esprit de Christ le travaillait de manière à ce que Nicodème croie au Père, grâce à ce côté «autre» de Jésus. Autre que la normalité qui était la sienne actuellement.

Je pense en effet que Nicodème croyait «en Dieu», mais pas forcément «au Père».

Et nous ???…

Nous voyons ici clairement que l’œuvre de Jésus, -entre-autres-, fut que les gens en viennent à «croire en Dieu» et surtout à «croire au Père».

Jésus disait «mon Père», mais son œuvre, qui continue encore aujourd’hui, est que les hommes puissent dire eux aussi «Notre Père». Oui qu’il y ait réunion totale sur ce point précis, qui parle plus d’un père que d’un dieu. Un dieu un peu vague, lointain, à la différence d’un père, qui lui est un proche et qui le prouve.

De plus, Jésus déclarait ici le plus formellement du monde, que celui qui croit à Celui qui a envoyé Jésus, est d’ores et déjà passé de la mort à la Vie, et que dans cette Vie-là il n’existe aucun jugement, car il n’existe que la Vie dans cet «autre endroit».

C’est en effet dans le «jugement» qu’est le mal et la condamnation possible ; pas dans la VIE !

C’était le moment pour Nicodème de faire «La» rencontre en Esprit et en vérité avec Jésus, même si Jésus n’était pas encore passé par la croix.

Cette rencontre était devenue la plus urgente parmi bien d’autres, en Nicodème.

Pour Nicodème, le jour c’était réservé pour la loi et son doctorat ; et la nuit… eh bien elle fut pour Jésus ; pour aller voir la lumière qui luisait pendant la nuit…

L’emploi du temps de Nicodème était donc chargé. Il ne devait pas beaucoup dormir. Et je suis enclin à penser que bien des hommes ne doivent pas beaucoup dormir, tant qu’ils n’ont pas eu ce même genre de rencontre avec Jésus.

Mais après, oui ! Après il dort bien et même beaucoup, car il est en paix avec Dieu. Et quand on est en paix avec Dieu il se trouve qu’on est enfin en paix avec soi-même, ce soi-même qui nous dégoûtait avant, alors que maintenant il sert en tant «qu’instrument de Justice».

Il lui fallait à tout prix rencontrer ce Jésus «autrement que d’habitude» ; comme par exemple quand il l’entendait enseigner un peu partout. Dans ces moments-là Jésus était «autre» que ce qu’il paraissait sur son physique, car c’est Sa Parole qui prenait le pas sur ce qu’il était physiquement. (Il n’avait ni beauté ni éclat…)

Oui il lui fallait autre chose en tant que «docteur de la loi», à Nicodème. Il lui fallait un enseignement «personnalisé». Il fallait que Jésus lui dise quelque chose de personnel, adapté à son besoin réel, et en plus adapté à un enseignant ; quelqu’un qui est censé retransmettre ce qu’il sait, car c’est son métier.

Je pense d’ailleurs que c’est le besoin de tous les hommes, docteurs en loi ou pas : Avoir un enseignement personnalisé par Jésus. Un enseignement pour soi-même, au cas par cas.

Pour qu’il y ait confiance il faut qu’il y ait «cohérence dans l’enseignement donné». C’est vital !

Personne ne peut se satisfaire de choses «à peu-près» ; et s’il s’en satisfait, alors je crains pour lui ; le premier vent de doctrine sera pour lui, et avec lui les pièges du malin : «Tout ce qui parait beau».

Mais avant d’aller plus loin, prenons bien en compte que ce fut tout d’abord à un docteur de la loi –juif-, que Jésus fit cette fameuse déclaration au sujet de «naître de nouveau». Ce n’est pas aux nations. Même l’apôtre Paul passa en second au sujet de cette nouvelle naissance.

Ce n’est pas rien d’insérer cette notion supplémentaire dans notre espace de compréhension personnel ! Cela change beaucoup de choses en effet.

Ce n’est pas nous, les nations, qui avons reçu les «oracles de Dieu». Ce sont tout d’abord les Juifs qui les reçurent. Or ici Jésus parlait à un docteur de la loi Juif… qui avait lui aussi ces fameux oracles. Donc quelque chose qui devait être plus entendu que lu.

Oui cela fut tout d’abord adressé à des Juifs ; et tout spécialement à des Juifs «sous la loi»… Sous la loi de mort et de condamnation ! 3

Il fallait donc que les juifs fussent servis en premier, n’est-ce pas ? Et n’est-ce pas justice que celui qui est sous condamnation soit servi en premier ?

Et c’est ce que fit Jésus justement. Puis vint l’apôtre Paul et son enseignement très spirituel qui englobait toutes choses «en christ» :

«Si quelqu’un est «en Christ», il est une nouvelle créature».

Est-ce que Nicodème était «en Christ ?» Non, pas encore. Plus tard oui. Nous le verrons plus loin dans ce document, et d’autres sur le même sujet.

Nicodème avait donc besoin «d’être en Christ», ce qui est l’accomplissement total de la «nouvelle naissance» ; son achèvement en quelque sorte.

Or être en Christ c’est être «dans l’Eternel». S’être vu enfin dans l’Eternel, de par sa propre Œuvre !

Ce n’est, en effet, que lorsqu’on voit par d’autres yeux que nous sommes en Christ, que nous sommes véritablement nés de nouveau.

Alors oui, dans ce cas et effectivement, toutes choses deviennent nouvelles.

Ce n’est pas du tout une sorte de «crédo» que l’on cite et cite encore lors des cultes évangéliques, mais bien une réalité vivante !

Car en effet je dois hélas constater que ces textes, si souvent répétés comme des «redites», ne sont pas vécues comme telles. Elles se bornent seulement à un «savoir».

On devrait plutôt être «rebelles à ce genre de choses, de l’ordre de : «Le savoir pour le savoir, j’accepte bien cela aisément ; j’aime bien cela»

Donc pour revenir au sujet de naître de nouveau, si on «passe volontairement» sur le fait que, dès qu’Il commença à entreprendre Nicodème, Jésus cita l’épisode douloureux et grave de Nombres 21 quand il évoquait le «et comme Moïse éleva le serpent dans le désert…», alors on manquera certainement l’essentiel de la situation, et même on manquera le sujet tout entier ; situation que Jésus avait voulu justement créer en parlant ainsi à Nicodème le docteur… Oui le docteur de la loi qui connaissait bien lui aussi «les Ecritures»… Seulement il se trouve que Jésus fut obligé de lui dire à ce sujet : «Ne sais-tu pas ces choses ?»

En effet, je suis malheureusement obligé de constater que le système d’églises que je nomme «la chrétienté», (désolé je n’ai pas en ma possession d’autre terme disponible), cette chrétienté n’évoque jamais, en effet, le passage de Nombres 21 que Jésus cita pourtant à Nicodème qui avait justement besoin de «naitre de l’Esprit».

On cite bien «Jean 3 ; 16». On le cite comme on présenterait un trophée. On le cite même comme étant le plus beau verset de toute la bible, mais en omettant toujours le passage de Nombres 21 contenu pourtant dans l’ensemble du passage en question !

Combien tout ceci est étrange !

On dit bien à ceux et celles qui écoutent : «Il vous faut naître de nouveau», c’est sûr, mais sans évoquer ni expliquer le texte que Jésus cita pourtant, et par lequel celui qui écoute sera censé naitre de nouveau. En tout cas s’il en comprend le secret bien caché dedans, secret qui permet de voir ce qui ne se voit pas. Car pour voir ce qui ne soit pas, il faut que soient créés des «yeux faits pour voir», comme cela est écrit, mais à l’envers dans ce cas, et en bénéfice.

Car en effet si l’Ecriture déclare à plusieurs reprises : «Ils ont des yeux pour voir mais ils ne voient point», c’est en direction de ceux et celles qui vivent sous un régime qui permet cette sorte d’anomalie, cette sorte d’amputation de sens. Mais pour ceux et celles qui ne veulent plus de cet esclavage, alors ils ont droit, en prime, de recevoir les fameux yeux qui voient et les fameuses oreilles faites pour entendre. Ils n’ont pas à le rechercher car c’est cadeau !

Je reprends :

Le résultat ? Eh bien celui qui lira ce passage amputé d’une partie, savoir Nombres 21, il ne naitra pas de nouveau ; il ne recevra pas de nouveaux yeux pour voir.

Alors, comme il est parlé que «Dieu a tant aimé», il partira sur le thème de «l’amour», mais sans comprendre «en quoi exactement Dieu a tant aimé le monde», et encore moins comprendre ce qui se passa sur la croix, sauf d’une manière très… «technique» ; technologique. Il vivra et il enseignera de la théologie, mais sans le Dieu vivant de cette fameuse théologie.

Si vous êtes dans une pièce complètement dans le noir et que quelqu’un sache où est l’interrupteur et qu’il l’enclenche, pensez-vous qu’il faudra «apprendre à voir» à celui qui auparavant était dans le noir ? Non certainement pas, car on ne commande pas à des yeux ouverts ; ça marche tout seul.

Alors nous pouvons avoir confiance, frères et sœurs, car dans ce cas nous avons avec nous Celui qui est «pour nous» ! ! Oui je dis bien «pour nous», et pas «avec nous», car dans ce cas c’est Son approbation, et pas la mienne.

Je peux vous assurer que personne ne nait de nouveau en lisant Jean 3 ; 16 seul ; c’est-à-dire sans l’explication que Jésus en donne en citant Nombres 21. C’est impossible, car dans ce cas tout le texte est amputé du Moyen Divin qu’est l’Esprit pour savoir et comprendre l’ensemble que Dieu a mis en œuvre, non pour «dire seulement son amour» (a tant aimé) , mais pour nous en donner les détails et surtout nous en «montrer sa grandeur» par amplification ; par amplification de l’Esprit !

En somme, sur la croix il y a bien le pardon des péchés, oui, mais on ne sait pas forcément qu’il y est prévu aussi un don, le don de l’Esprit, qui est justement donné pour que nous puissions voir tout l’ensemble, et surtout le «tant aimé» que déclara Jésus avec la force que donne l’Esprit.

Je voudrais ici faire une parenthèse, car je crains qu’un certain flou vous parvienne par manque d’informations précises. En effet les phrases au dessus ne font «qu’évoquer quelque chose», mais sans en donner ce qui devrait le remplir.

Alors sachez bien que si c’est ainsi, c’est parce que je ne peux pas faire autrement. Je veux dire qu’il y a un commencement et une fin et qu’il a aussi un entre-deux forcément.

Dans ce que j’écris au dessus, j’évoque le fait que si on prêche Jean 3 ; 16 et qu’on mette sous silence Nombres 21 qui en fait pourtant partie, alors on manquera l’essentiel du contenu général que Jésus veut nous montrer. Mais ce sera plus loin, vers la fin, que viendra la solution et surtout l’éclaircissement ; alors vous comprendrez en bien plus grand ce que j’évoque ici d’une manière très partielle.

Alors rendez-vous à plus loin si vous le voulez bien.

Donc Jésus nous dit que Dieu a tant aimé, alors que c’était son fils qui était sur la croix…

– Est-ce logique ?

– Est-ce raisonnable pour la raison humaine ?

– Qui aimait ?

– Qui aimait «tant» le monde ?

– Qui a dit cela ? Le père ? Le Fils ?

– Mais… n’est-ce pas Jésus qui déclara que c’est Dieu lui-même qui a tant aimé le monde ?

– Comment comprendre ces choses ?

– Comment comprendre que ce soit le fils qui fut crucifié qui dise que dans ce moment précis que Dieu aimait tout le monde ?

– N’y a-t-il pas une anomalie ?

Je pense que c’est ce qu’a aussi compris ou reçu par révélation l’apôtre Paul quand il déclarait ceci : «Car Dieu était «en Christ», réconciliant le monde avec lui-même.»

Cette déclaration, est-ce que Paul l’a dite juste comme ça pour expliquer quelque chose, ou bien parce qu’il a reçu la même chose que je vous propose en dessous en forme de questionnaire à répondre face à face avec soi-même :

– Où est-ce que ça passait ?

– Sur la croix ou autre part ?

– Ou les deux ?

– Où exactement «Dieu était-il en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même» ?

– N’était-ce pas sur le chemin qui mène au pays promis ?

– Ce pays promis, n’était-il pas promis à ceux de la foi ?

– Et qui est donc le chemin invisible rendu visible ?

– Et nous, où étions-nous ?

– Et le monde sauvé alors, était-ce juste le monde d’alors ?

– Et l’Esprit, qui était là pour nous ouvrir les yeux, n’y était-Il pas Lui aussi dans ce temps-là ?

– Mais pouvait-Il être là ?

– Ne fallait-il pas que Celui qui devait venir le rende visible par la croix ?

– Alors ne peut-Il pas, aujourd’hui encore, ouvrir les yeux sur la réalité de ce qui se passait ?

Oui bien sûr, car Dieu ne ment pas et Il est fidèle ; mais à condition que Nombres 21 soit «montré», car justement Nombres 21 ne peut être vu et compris que par l’Esprit.

– Mais «comment montrer une chose» si on ne l’évoque même pas, cette chose ????

– Alors pourquoi Jésus a-t-il évoqué ce texte de Nombres 21 qui parle de serpents brûlants, à quoi ça sert ?

– Etait-ce fait pour punir une «certaine désobéissance», ou bien pour révéler Celui qui devait venir comme Sauveur, et comment Il s’y prendrait ?

– Alors… que recevons-nous à la croix, si toutefois nous regardons, non sur la croix mais en Nombres 21 ?

– Le seul pardon des péchés ?

– Mais… n’est-ce pas aussi le don de la vue ?

– N’est-ce pas l’Esprit ?

– Et dans ce cas, qu’est-ce qui a sauvé exactement ceux qui «regardaient» ?

– l’Eternel ?

– Jésus ?

– La croix ?

– Le don de l’Esprit ?

– L’homme ?

– Peut-être tous ?

– Mais dans ce cas, est-ce que tous les éléments sont séparés entre eux, ou bien sont-ils un ?

– Dans ce cas, le «car Dieu a tant aimé», suivi de «qu’il a donné», que contient-il réellement ?

– Ou : Comment tirer bénéfice de la croix de Jésus-Christ si je ne «vois» pas ce qu’elle contient ?

– Qu’a fait Dieu en permettant que son Fils meure de cette manière ?

– N’était-ce pas aussi le don de l’Esprit, qui permet que l’on voie enfin la grande Œuvre de Dieu en et par Jésus-Christ ?

– Et ce fameux «alors que nous étions sans force Christ est mort pour nous», qu’a évoqué l’apötre Paul, ne parle-t-il pas d’un temps qui n’est pas un temps, puisqu’il englobe tout en une seule chose : «Christ hors loi sur la croix ?

– Puis le don de l’Esprit fut donné aussi aux nations, après avoir été donné aux juifs…

– Pourquoi l’Esprit fut-il donné aux Nations ?

– Pour que les nations voient la «grave faute de ces mauvais juifs qui vivaient sous le régime de la loi des commandements et des ordonnances» de ce temps-là ?

– Mais… Jésus n’a-t-il pas dit qu’il s’agissait du monde entier dans tout ce passage ?

– Quand je visualiserai la croix de Jésus-Christ par l’Esprit, y verrai-je encore le pauvre Jésus qui paie pour mes sales péchés ? Vous savez bien, un peu comme celui que je vois un peu partout cloué sur des croix diverses, aussi bien au coin des rues qu’autour du cou, ou encore tout en haut des églises/bâtiment, bien visibles à l’œil ?

– Est-ce que la dorure dont elles sont recouvertes, seraient l’image de l’Esprit ?

– La croix vue par l’Esprit, n’est-ce pas plutôt la vue de mes rebellions internes vaincue par quelque chose d’indéfinissable mais très puissant, comme dans ce temps-là ?

– Mais… ces rebellions internes, n’étaient-elles pas là, aussi, pour m’ouvrir les yeux par ce moyen ?

– Alors… Si Dieu prévoyait ces choses à l’avance pour mon propre bénéfice, ai-je encore le droit de voir la croix de Jésus-Christ comme une source d’accusation ?

– Et si le venin qui était en moi passa sur Celui qui l’absorbait en Lui-même, n’étais-je pas alors «en Lui», vu qu’il y avait bien un «lien de venin» existant, mais que c’est Lui qui le prit ?

– Ou dit autrement : N’y-a-t-il pas, dans ce cas, lien entre le Sauveur et le sauvé ?

– Et dans ce domaine, y avait-il uniquement des Juifs ?

– Le péché, n’était-il entré dans les membres uniquement des Juifs ?

– Ou : Comment relier ce petit groupe de gens qui expérimentaient cette chose, et «le monde entier» ?

– Aujourd’hui, qui ne se «cherche pas» un peu ?

– Qui ne se demande pas quelle est sa place personnelle sur la terre ?

Frères et sœurs, verrons-nous enfin «ce que nous sommes» et «où sommes-nous réellement», car ce sont ces choses qui déterminent, dans ce cas, nos pensées, nos choix, nos décisions, notre vie, tout simplement.

– N’est-ce pas la «vue» que donne l’Esprit qui nous rend à la vie, la Vie réelle ?

En effet c’est quand on a «vu» ce que nous sommes, qu’enfin on vit à la manière de ce que nous avons vu ; que les choses s’harmonisent, se mettent en place.

N’est-ce pas ici le «considérez-vous comme» de l’apôtre Paul ?

Et que contient alors la prière incessante de Paul afin que Dieu donne aux corinthiens si charnels, un «esprit de révélation dans sa connaissance» ?

Je reviens sur le sujet :

– Et dans ce cas, quelle vie pouvait avoir ceux qui avaient été sauvés de la piqure du serpent ?

– Vivaient-ils en esclaves ? Vivaient-ils comme des gens obligés de devoir rendre quelque chose à Dieu ?

– Voit-on cela dans le texte ?

Non ils revenaient de loin, et ils le savaient bien.

Ils vivaient comme une sorte de seconde vie. Une vie maintenant devenue possible après qu’un serpent ait été vaincu, mais vaincu à l’intérieur d’Un autre, en lequel Dieu «était».

– Il fallait cela pour que le Père le ressuscite.

– Le Fils mourait, mais le Père restait à l’œuvre.

– Et où allait le venin ? Il fallait bien quand même qu’il aille quelque part ce venin, n’est-ce pas ?

– Et c’était quoi exactement, ce venin ?

– N’était-ce pas ce par quoi le peuple d’alors «périssait» ?

– Mais ce temps… étais-ce dans le temps de la loi ou dans le temps de la foi ?

– C’était dans le temps de la loi alors qu’en meme temps il suivaient un Rocher spirituel qui était Christ

Mais ça voyez-vous, ils ne le savaient pas ! !

Et nous ????????, le savons-nous ?

Je reprends le sujet depuis bien plus haut dans le document de base :

On sait bien en effet qu’il s’agit d’un serpent sur un poteau ; c’est vrai. Mais de là à faire le rapport avec la foi et la nouvelle naissance qui va avec, alors là il y a quelque chose qui coince un peu. Ca bloque parce qu’il y a un détail invisible mais pourtant très clair qui explique le tout, mais qui n’est pas très connu, me semble-t-il. Je dis cela juste parce que je n’en ai jamais entendu parler.

Ca doit exister, c’est sûr, mais ça doit être une sorte de rareté, sans quoi la chose serait largement connue de tous. Si c’était connu on comprendrait certainement mieux le «n’est point jugé» que déclara de manière affirmative Jésus notre Sauveur.

J’espère en tout cas que ce document vous sera, par conséquent, utile dans ce sens, c’est-à-dire en «voyant» cette «chose si particulière». Cette chose si particulière «qui se voit sans se voir».

Pour cela j’insère tout de suite le texte de Nombres 21, afin que l’on se comprenne bien entre nous, et que l’on sache bien de quoi on parle.

21 ; 1 Le roi d’Arad, Cananéen, qui habitait le midi, apprit qu’Israël venait par le chemin d’Atharim. Il combattit Israël et emmena des prisonniers.

2 Alors Israël fit un vœu à l’Eternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit. (La foi ; la foi qui compte sur l’Eternel sur une chose promise).

3 L’Eternel entendit la voix d’Israël et livra les Cananéens.

On les dévoua par interdit, eux et leurs villes ; et l’on nomma ce lieu Horma.

Donc ici c’est l’exaucement de la prière de la foi, en accord justement avec la volonté de Dieu sur ce sujet précis

4-5 Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge pour contourner le pays d’Edom.

5-6 Le peuple s’impatienta en route et parla contre Dieu contre Moïse (en ces termes) : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Egypte pour que nous mourions dans le désert ? Car il n’y a point de pain et il n’y a point d’eau et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture. (Incrédulité)

6 Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple et il mourut beaucoup de gens en Israël.

Ce fut ici la réponse de l’Eternel face à l’incrédulité ambiante.

7 Le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel afin qu’il éloigne de nous ces serpents.

Moïse pria pour le peuple.

8 L’Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant et place le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le regardera conservera la vie.

9 Moïse fit un serpent d’airain et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Puis voici le deuxième texte de référence à ce sujet, écrit dans Jean 3 :

«Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle.

Car [n’oublie pas Nicodème que] Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la Vie éternelle».

Elevé de cette manière dans Nombres 21 ?????

Tant aimé le monde dans Nombres 21 ?????

Mais oui, bien sûr ! !!

Si vous ne croyez pas cela, alors vous ne pouvez pas croire non plus au «et comme» que prononça Jésus. Vous ne pourrez donc jamais faire le lien direct et total entre les temps et les dispensations, car il vous manquera toujours le «moyen de voir la chose présentée».

Sachez bien que si ceux qui mettent des croix partout, aussi bien au coin des rues qu’au-dessus des estrades des prédicateurs, croyaient de cette manière-là, ils ôteraient bien vite ces choses ; tout comme ceux qui placent sur l’estrade des prédicateurs un bandeau avec Jean3 ; 16 comme toile de fond de, mais sans jamais en donner l’explication.

Oui ils arrêteraient bien vite cette sorte de présentation, car avec leur manière de faire très spectaculaire pour les yeux, on en vient alors à croire au «texte présenté» plus qu’au symbole qu’il est censé représenter ! Cette manière de faire est donc contraire à l’Esprit, qui Lui veut nous montrer les choses d’une «autre manière» très spirituelle, faite pour aller dans un autre endroit de notre être, qui lui a besoin d’être nourri.

Car en effet à l’origine de la chose, il n’était pas question de regarder le poteau ou la perche qui montrait le serpent mort, mais bien de regarder le serpent ! Le serpent mort sur un poteau, et surtout un serpent «élevé/élevé/élevé/élevé». (Ces quatre couleurs sur un même mot étant les différents stades de compréhension qui arrivent petit à petit chez un croyant, si toutefois il reçoit un enseignement fait pour que cela arrive : L’Ecriture. La chair. L’Esprit. La vie chrétienne normale).

Réfléchissez et voyez les choses «dans l’Eternel». C’est beaucoup plus simple que de «réfléchir à la faisabilité de la chose», car ces textes sont faits pour la foi, pas pour la raison humaine. Ces textes sont faits pour l‘Esprit, pas pour la chair avec ses limitations bien connues.

Oui la situation était grave dans Nombres 21 ; et en plus cela se passait «dans un désert». Une marche dans un désert aride, longeant le territoire de la chair : Edom. Et le tout en vue d’un certain territoire promis, qui était à prendre… par la foi.

Autre remarque : Si Jésus n’avait pas expliqué à l’avance à Nicodème la relation entre le serpent d’airain et Lui-même, comment, après la mort et la résurrection de Jésus, Nicodème aurait-il pu évangéliser le peuple juif correctement à ce sujet ?

Car c’est ce qu’il devint, -je le crois-, un évangéliste. Les Ecritures sont là pour le prouver ; ce que nous verrons plus loin d’ailleurs dans ce même document.

Oui Nicodème devint plus tard une sorte de «docteur évangéliste», après avoir été auparavant un «docteur de la loi».

Ce ministère-là est extrêmement puissant, et surtout porteur de beaucoup de fruit, car il a le pouvoir d’ôter ce qui gêne premièrement, et de remplir là où il manque, secondement.

– Est-ce que Jésus disait à Nicodème que lui aussi était piqué ? Piqué et envenimé par quelque chose qui le paralysait et l’étouffait ? A vous d’en juger. Mais en tout cas ce n’est pas par du tout par hasard que Jésus cita précisément ce texte-là à Nicodème…

Or ce texte que présenta Jésus à un homme qui avait besoin de naitre de nouveau, n’est jamais présenté dans le monde religieux quand on parle du sujet de la nouvelle naissance. On citera peut-être le texte de référence, oui, mais pas de façon à ce que les yeux de ceux qui écoutent, s’ouvrent enfin !

C’est vraiment étonnant un tel consensus mondial !

– En tant quelque sorte, Jésus disait à Nicodème qu’en tant que «successeur du docteur Moïse», lui aussi était appelé devenir le porte-parole d’un moyen fantastique de guérison ? D’une guérison «autre» ?

Là aussi à vous d’en juger. Peut-être un jour. Qui sait ?

Je m’arrête ici, sans quoi le début deviendrait la fin et il faut laisser un peu de place entre-deux pour détailler tout l’ensemble de ce qui se passa dans ce temps si spécial de Nombres 21.

Donc si vous le voulez, essayons de nous replacer dans la situation du moment :

——

Jésus est là, devant Nicodème. Ils sont là, tous les deux, seuls.

Devant la gêne évidente de Nicodème, Jésus lui répond, bien sûr, mais avec beaucoup de tact, en lui disant à sa manière que «pour voiril faut d’abord naitre de nouveau».

C’est-à-dire, -par extension-, que pour «savoir» comme l’avançait Nicodème, il faut d’abord avoir vu, oui, mais autrement.

Le «savoir» actuel de Nicodème était en effet une sorte de «déduction», et pas une chose «vue» ; pas une chose «reçue» personnellement. «Nous savons» Or c’est cet «autre savoir personnel» qui permet de pouvoir parler efficacement et sans crainte au sujet des choses d’En-Haut.

Lui il disait «nous savons»… Donc une sorte de «savoir collectif».

Même si la réponse de Jésus le mettait sans doute mal à l’aise, la porte était quand même enfin ouverte pour Nicodème, -et c’est lui qui l’avait ouverte, ne l’oublions pas ! Il pouvait entrer enfin dans la présence intime de Jésus pour continuer cette conversation si importante ; tellement importante ! Chose que nous verrons plus loin.

Il se permit même de lui poser une question, après que Jésus lui eut évoqué le fait de «naître de nouveau», et évoqué aussi «le royaume de Dieu»

Et je profite de cette occasion contenue dans ce passage, pour dire qu’un «royaume de Dieu» ne restera pour quelqu’un qu’un «simple royaume» s’il n’y voit pas Dieu à l’intérieur, et régnant justement sur ce Royaume-là.

Il faut, là encore, voir avec «d’autres yeux» pour entrevoir un peu ce qu’est «le Royaume de ce Dieu», surtout quand celui-ci est personnalisé à la perfection par Celui qui en parle le mieux : Jésus. Or c’est Lui qui se découvre lui-même à nous peu à peu. C’est d’ailleurs ce que Paul décrit par «un esprit de révélation dans Sa connaissance».

Cet esprit de révélation vient donc de Dieu Lui-même, ainsi que le contenu que cet esprit de révélation est censé nous révéler.

Mais reprenons :

Jésus parle à nouveau. Nicodème est attentif. Il est à l’écoute, car c’est pour cette seule raison qu’il s’est déplacé de nuit : L’écouter. Lui parler et ensuite l’écouter après lui avoir parlé, même si ce qu’il lui a dit est un peu vague.

Il est captivé par Jésus, mais il ne sait pas mettre un nom sur ce qui, -en Lui-, le captive :

«Naître de nouveau ! Comment cela peut-il se faire ?»

Alors Jésus, plein d’attention envers Nicodème, continue peu à peu à l’amener plus loin. L’amener «dans l’Eternel».

Il lui dit ceci en effet : «Personne n’est [jamais] monté au ciel, si ce n’est celui qui est [maintenant] descendu du ciel, le Fils de l’homme qui [est] dans le ciel».

……. ?

«Jamais»,

«Maintenant»,

«Est»

Trois temps employés dans une seule phrase…

Il y a vraiment de quoi troubler Nicodème par de telles paroles !

«Comment est-ce possible ? Un certain «Fils de l’Homme» qui monte au ciel, puis qui descend du ciel, et qui se trouverait dans les deux en même temps ????

Nicodème aurait pu se dire : «Je connais un certain passage des Ecritures qui pourrait correspondre, mais dans lequel il est parlé uniquement d’anges qui montaient et descendaient sur l’échelle qu’a vue Jacob. Et pourtant ce Jésus, qui est là devant moi, me parle du Fils de l’Homme dans le ciel

Quel mystère !»

Que pouvait dire Nicodème dans cette «dimension d’éternité» qu’avait inclue Jésus à travers Ses Paroles ?

– Rien.

– Plus de paroles.

– Plus de questions.

– C’est le néant pour Nicodème.

C’est le néant, oui, mais avec, pour une fois, la conviction que ce néant va se remplir, grâce à Jésus, car il sait formellement qu’Il est un docteur «venu de Dieu» ; donc qu’Il connaît bien les choses mystérieuses de Dieu.

Placé dans un tel état d’esprit, placé si haut, Nicodème est donc tout ouïe en attente de ce prodige.

Il sait bien qu’il va se passer un prodige, car il a déjà vu Jésus faire des miracles de tous ordres, aussi bien physiques que spirituels. Il l’a vu guérir en effet des aveugles physiques, et ceux-ci guérissaient souvent aussi de leur cécité spirituelle. En tout cas ils ne restaient plus les mêmes.

Donc pour moi je crois que Nicodème attendait de Jésus une chose de cet ordre, parce qu’il le connaissait et qu’il était venu le voir.

Alors Jésus continue à lui parler :

«Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut –de même– que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle.

Car [n’oublie pas Nicodème, que] Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la Vie éternelle». [Vois ce que les Ecritures disent, Nicodème].

Cependant les Ecritures disaient bien que ceux qui regardaient le serpent élevé «conservaient la vie»

Que comprendre de cela ?

Est-ce que des fois Jésus voulait dire qu’avant cet épisode douloureux, le peuple avait, -d’ores et déjà la vie éternelle ? Je parle ici, bien entendu, de ceux qui marchaient de cette manière-là dans un désert vers un territoire, oui, mais un territoire «promis à la foi». Un territoire et une Promesse dans lequel se trouvait Jésus ! Or cette fameuse promesse avait déjà été donnée à «Abraham le croyant»

Je vous évoque la chose. A vous d’en juger. Si vous connaissez les Ecritures et si vous avez la foi, alors vous avez tout ce qu’il vous faut.

Mais dans ce cas, pourquoi l’apôtre Jean  a-til rajouté le mot périr dans son écrit, (ne périsse point) au lieu de mettre tout simplement : «Afin que quiconque croit, ait la vie éternelle» ? N’était-ce pas plus simple ?

Que veut dire ici plus précisément l’apôtre Jean ?

Il dit simplement que c’est par la foi que la Vie de Jésus passe en l’homme ; et que si ce lien se trouve être rompu ou dégradé d’une manière ou d’une autre, alors la Vie ne passera plus pour contrer un venin mortel. Il y aura alors une perte de vie progressive, ce qui correspond à «périr».

Il y a bien d’autres manières de périr, c’est vrai ; mais le texte biblique nous parle bien, dans ce cas de figure très précis, de : Périr.

Quel est donc l’élément qui peut provoquer cette chose qu’est la perte de la foi et qui amène un être à périr peu à peu ? J’espère qu’au fil des documents, que vous trouverez sur ce site, cette réponse vous viendra de vous-mêmes, car je n’ai pas à vous l’imposer. Je ne peux pas, moi, ouvrir des yeux. Je peux juste présenter des textes, comme l’a fait Jésus pour Nicodème.

Ce qui est sûr, c’est que la désapprobation de l’Eternel fut nette et franche dans cette affaire. A vous de voir le contexte général et tout son contexte.

Il me semble voir Nicodème : Il n’arrive plus à saisir la situation présente ; il est dépassé !

Encore une fois, Jésus évoque à Nicodème le «Fils de l’Homme», mais cette fois-ci en relation avec le serpent d’airain dans le désert.

C’est fort ! Très fort !

Puis, de suite après Il dit encore ceci : «Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils».

Tant aimé… A donné… Il parle donc bien au «passé», ce Jésus qui me parle personnellement dans «mon aujourd’hui» ! Il parle comme d’une chose déjà faite !

Quel mystère, encore une fois, pour Nicodème, et peut-être pour nous aussi aujourd’hui, si nous découvrons ces choses d’un autre œil ! D’un oeil «autre» que d’habitude.

—————————–

Mais je vous propose maintenant de laisser parler Nicodème, en nous mettant un peu à sa place. Je fais de cette manière, car je ne sais pas faire autrement dans ce cas de figure.

«Serait-ce la même personne, ce Fils de l’Homme et le Fils de Dieu ?

– Serait-ce Lui, Jésus ?

– Celui qui est là ?

– Celui qui est devant mes yeux ?

– Je suis troublé… C’est impossible !

– Mais pourtant Il me parle comme si les choses présentes s’étaient déjà passées !

– Il me parle au temps présent, disant que celui qui croit en ce qui s’est déjà passé, a d’ores et déjà la Vie éternelle !

– Il me dit, en plus, que Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils Unique… Et pourtant je ne vois pas que ce Jésus a été donné par Dieu…

– Je ne comprends pas…

– Ce Fils unique, est-ce Lui ?

– Est-ce quelqu’un d’autre ?

– Et le «monde» dont Il parle, qui est-ce ?

– Le «Fils de l’Homme» et le «Fils unique», sont-ils le même Homme ?

– Sont-ils deux en un ?

– Il m’évoque l’épisode de l’affaire des serpents venimeux et du serpent d’airain dans le livre des Nombres, qui disait que quiconque le regardait cloué en haut d’une perche conservait la vie, et ce malgré le fait qu’il fut mordu par un serpent venimeux. Comme un contrepoison invisible.

– Et maintenant ce Jésus me parle d’une «autre manière» de voir ce serpent…

– Il me dit qu’après un serpent d’airain, fait par la main de Moïse, vient un homme, un «Fils de l’homme», en lieu et place d’un serpent d’airain placé en haut d’une perche.

– Il me dit que quiconque croit en Lui, non seulement ne périt pas, mais plus encore qu’il a dorénavant la vie éternelle.

– C’est vrai qu’il est écrit que «mon juste vivra par la foi…» Mais de là à faire le rapport…

– Pourquoi me dit-Il que ceux qui croyaient dans ce temps de Nombre 21 conservaient la vie, alors que les autres, qui croient aussi aujourd’hui, ont là, maintenant et dès aujourd’hui, la Vie Eternelle ?

– Et surtout, pourquoi ajoute-t-il «en Lui», quand Il évoque le fait de «croire» ?

– Pourquoi croire en Lui, en relation avec l’épisode du serpent d’airain ?

– Serait-ce donc les mêmes personnes en une seule, sans le temps, -si grand-, entre les deux ?

– Mais encore ceci : Qui est donc ce serpent, puisqu’il fait la relation entre un serpent cloué sur un poteau, et un homme actuel et bien vivant ?

– Qui donc exactement est celui qui se trouvait sur la perche de Moïse ?

– Qui est Celui qui est «Fils de l’Homme» et «Fils de Dieu» en même temps ?

– Qui est Celui qui me parle, là, »dans l’éternel» ?

– Est-ce Lui, ce Jésus, celui qui se trouve devant moi et qui parle à l’intérieur de moi ?

– Ce n’est pas possible… Ce n’est pas possible !

– Pourtant je le vois faire… Nous le voyons tous faire nombre de miracles, que seul un envoyé de Dieu peut accomplir !

– Je vois aussi et surtout qu’Il vit une Vie «autre que la mienne» ; qu’Il a en Lui un principe de Vie qui m’attire, alors qu’en moi j’en vois un autre bien différent, tellement différent !

– Il est une Lumière permanente pour tous, et moi je viens le voir dans les ténèbres ; au beau milieu de mes propres ténèbres.

– Il m’est impossible de concevoir que ce Jésus, qui est là devant moi, est bien le Fils de Dieu «donné aux hommes». Humainement cela m’est impossible !

«Au secours, Eternel mon Dieu ! Je suis aveugle ! Je ne saisis pas les paroles de ce Jésus !

– Et pourtant, en moi, tout mon être intérieur m’atteste que c’est bien Lui !

– Il me parle de «naitre de nouveau»… Mais je ne le puis, ni physiquement, ni humainement !

– Pourtant, dans Ses paroles, je sens qu’il s’agit de moi, car Il me parle de «quiconque».

Ce quiconque, ce «n’importe qui» qu’évoque ce Jésus, ce pourrait bien être moi !

C’est peut-être moi après tout, puisqu’il me parle. Oui à moi personnellement !

C’est sans doute moi !

– C’est…….. Moi ?

– Oui je crois.

– Je crois bien que je crois mieux. Mais je ne peux pas cependant m’emparer de tout ce que j’entrevois, tellement c’est grand !»

Voilà, -dit très maladroitement sans doute ce que je voulais juste évoquer. Ce n’est évidemment qu’une simple image de ce qui, à mon sens, se passa un peu pour Nicodème face à Jésus qu’il vint voir, de nuit.

Nicodème «entrevoyait certaines choses» lorsque Jésus lui parlait ; mais pour voir réellement il lui fallait naitre de nouveau.

Pour se saisir de toutes les paroles de Jésus et se les accaparer sans en tordre le sens, il avait besoin d’un support valable sur lequel il pourrait appuyer sa foi.

Or ce support valable il l’aura un jour devant ses yeux, ses «autres yeux». Mais ce sera aussi dans un «autre jour»… Un jour pourtant rempli de puissantes ténèbres. Il pourra alors «voir au milieu des ténèbres».

Nicodème était un homme de bonne disposition ; il avait la foi, même s’il ne le savait pas. La preuve, c’est que la loi dans laquelle il se trouvait, ne le satisfaisait pas ; c’est pourquoi il vint à Jésus. Or, personne ne vient à Jésus si ce n’est le Père qui ne l’attire….. Par la foi et par l’Esprit justement.

Le problème, c’est que la foi de Nicodème ne trouvait pas de support valable et suffisant. Nicodème ne connaissait pas Jésus dans les Ecritures, vu que celles-ci sont «renfermées sous le péché». (Ep. aux Galates).

Nicodème ne voyait donc pas Jésus dans les Ecritures, et encore moins sa fonction ! !

Sa religion lui bouchait les yeux. Un voile l’empêchait de bien voir. Or c’est «en Christ» que ce voile disparaît. Et pas par une «meilleure pratique de la loi».

Et c’est bien normal, vu que l’Esprit ne vient que sur Jésus «hors de la loi», celle qui fut donnée aux «rebelles par rapport à la foi».

Oui, l’Esprit  ne vient que sur la compréhension spirituelle que nous recevons de Jésus. Or c’est ce même Esprit qui met de la lumière sur les Paroles de Jésus !

Tant que cette compréhension ne reste qu’une compréhension humaine, l’Esprit  ne peut attester spirituellement de la chose, sans quoi ce même Esprit nous enverrait dans l’erreur.

Il fallut donc à Nicodème une «rencontre personnelle avec Jésus» ; pour qu’il voie d’abord, et qu’il croie ensuite totalement et comme il faut. C’est-à-dire croire en Jésus-Christ ! Croire aux Paroles de Jésus-Christ !

Amis, on ne peut croire convenablement sans avoir vu Jésus par l’Esprit qui le révèle.

C’est d’ailleurs ce qui se passa pour Nicodème : Non seulement il ne le vit plus de la même manière, mais en plus il devint son disciple, lui le «docteur en loi»

Jésus se montra donc à Nicodème dans les Ecritures. Il lui fit voir «spirituellement» le lien entre ce qui était écrit et ce qui était devant ses yeux : C’est-à-dire: Lui !

Jésus fit donc «sortir Nicodème de lui-même». Il l’emmena dans l’invisible réel ; «dans l’Eternel».

Voyons en outre que c’est dans ce passage précis qu’il est écrit : «Dieu a Donné», et que de son côté Jésus «s’est donné», déjà en se montrant comme tel, au travers des Ecritures qui parlaient de Lui.

Mais Il s’est aussi «donné» aux yeux du monde, en vivant une Vie en toute sainteté et selon la grande et belle Loi de Dieu. Il s’est «donné» en se montrant comme tel, au travers des Ecritures qui parlaient de Lui.

Oui, Jésus s’offre aux regards de celui qui voudra bien les diriger vers Lui. (Les quiconque).

Bien sûr qu’il s’est donné à la croix, Jésus ; mais ne se donnait-il pas aussi à la vue de Nicodème par avance, lui le docteur de la loi qui avait en permanence sur ses yeux le voile de la loi.

– N’est-ce pas aussi «se donner» dans ce cas de figure ? C’est-à-dire se donner pour redonner la vue à un aveugle ?

– Quand il est écrit que Dieu a donné son Fils, son unique, ne donne-t-il pas aussi avec lui la «révélation du Fils» ? Du Fils de Dieu ?

– Et si quelqu’un ne voit pas «le Fils» sur la croix, par qui peut-il être sauvé dans ce cas ?

– Peut-être par un «pauvre homme frappé injustement», comme on dit ?

– Est-ce que cela peut suffire ?

Mais… pendant que j’y pense… N’était-il pas prévu pour les juifs d’avoir des yeux pour voir et cependant ne pas voir ? D’avoir des oreilles pour entendre et pourtant être sourd ?

– Mais alors… est-ce que Jésus dépassait ce qui était formellement écrit ?

Question…

– Mais quel est donc ce «pouvoir» qui permet à un homme de demander à Jésus d’y voir, même si les Ecritures sont là pour lui prouver le contraire ?

– Quel est ce «pouvoir» si extraordinaire ?

En employant les mots «de même», et aussi «et comme», Jésus faisait effectivement le lien entre l’ancien testament et ce que Lui-même était, là, devant Nicodème.

Il faisait ainsi le lien entre l‘invisible et le visible.

Sur l’instant la chose n’était pas réellement visible ; mais lorsque Jésus sera plus tard cloué sur la croix, pour Nicodème il n’aura aucune difficulté à croire que Jésus était bien Celui qui était présent dans toutes les Ecritures.

Le texte de Jean 19 verset 38 à 42 en est la preuve.

38 Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et prit le corps de Jésus.

39 Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.

40 Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs.

Joseph d’Arimathée était un disciple de Jésus Christ.  C’est par peur des Juifs qu’en secret il alla demander le corps de Jésus à Pilate. Joseph était en quelque sorte l’image de ce que Nicodème était, avant d’avoir été converti à Jésus.

Mais Nicodème a bien changé et c’est lui qui maintenant pour encourager Joseph vint avec lui «de jour» pour apporter quelques cent livres de myrrhe et d’aloès, tout comme la femme qui versa le parfum de grand prix pour sa sépulture, et dont il est dit que ce qu’elle a fait serait dit dans le monde entier.

Voilà un peu le parcours spirituel de cet homme…

Jésus continue donc à parler.

Il dit : «Car Dieu a tant aimé le monde.»

Dans ces paroles, Jésus fait comme un appel bien spécial à Nicodème. Car en effet le salut ne se limite pas aux Juifs. Et, de même que Nicodème a cru, de même le «quiconque» du monde qui croit en Lui, doit aussi avoir la Vie éternelle ; et ce, selon la Justice de Dieu ! ! La justice qui vient sur la foi, que celle-ci provienne d’un juif ou d’un non-juif.

Oui la même justice de Dieu qui «imputa à justice» cette justification sur Abram, lui qui avait cru à ce que l’Eternel lui déclarait.

Et plus tard, ayant toujours cette foi vivante en lui, il devint le père des croyants, dont nous sommes issus.

– Est-ce que Dieu a une nationalité ?

– Cette seule pensée, n’est-elle pas absurde en elle-même ?

Jésus invitait donc Nicodème à se sortir du carcan de la religion dans laquelle il se trouvait, afin de devenir LE docteur d’Israël, celui dont Dieu voulait se servir pour annoncer le salut ; et ce, même aux nations. La preuve, puisqu’un peu partout dans le monde on parle de «naitre de nouveau». Naitre de l’Esprit.

Nous voyons ainsi que les «choses de l’Esprit» se passaient déjà de ce temps-là, puisque ceux qui «conservaient leur vie», la conservaient parce qu’ils «voyaient» le serpent élevé, type du Christ à venir ; et ce, même au milieu d’une rébellion générale.

Par contre sur le mont Horeb je ne vois nullement l’Esprit agir. Il y a, sur ce mont-là, coupure totale. La preuve, puisque Jésus évoque à Nicodème le fait de «naitre de nouveau», c’est-à-dire renaître. Or pour renaitre il est nécessaire qu’il y ait une mort. Une mort attestée. Une mort non physique mais spirituelle, ce que Jésus montre comme étant la vraie mort. L’être vit, mais son être intérieur est mort.

C’est ce qui d’ailleurs arriva aux chrétiens de Galatie, quand Paul évoqua le fait qu’il craignait «devoir souffrir de nouveau les douleurs de l’enfantement». Or ils étaient pourtant nés une fois, ces chrétiens de Galatie. Il fallait donc qu’une mort imminente fut connue de Paul pour qu’il leur dise ces choses de cette manière, savoir que quand on est sous la loi on est mort, bien que vivants.

——

Aujourd’hui, 2000 ans après Jésus-Christ, nous disons généralement que nous avons à notre portée tous les moyens pour recevoir un bon enseignement, et c’est vrai. Mais du temps de Jésus, les Juifs n’étaient certes pas non plus dans l’ignorance, puisqu’ils avaient avec eux les écrits de Moïse et ceux des prophètes…. qui parlaient déjà de Jésus, mais sans que son Nom fût nommé.

Et c’est vrai qu’ils ont les «oracles de Dieu», les juifs. Et pour ce qui est d’être aimés, «ils sont aimés… à cause de leurs pères». Aimés à cause de la foi des pères par laquelle la fidélité de Dieu s’exerce et s’exercera à jamais, car Lui ne varie pas.

Nicodème, étant docteur de la loi juif, les connaissait bien, ces oracles. Etant de la race, il connaissait donc toute «l’exactitude du texte»…. Comme Saul de Tarse avant de devenir l’apôtre Paul.

Cependant, même cette sorte de «perfection de la lettre» ne permettait pas à Nicodème d’accéder à la «compréhension «spirituelle», celle qui vient, non de la lettre, mais de «l’Esprit de la lettre». Or, cette compréhension est un fruit de l’Esprit qui vient sur la foi de la personne qui croit.

Corinthiens 3 ; 6 : Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.

En somme la lettre seule tue, mais l’Esprit donne la Vie à cette loi qui auparavant donnait la mort. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit ceci : «Car la loi est spirituelle, mais moi je suis charnel», etc… En somme étant charnel je n’accède pas au côté spirituel de l’Ecriture, tout comme Nicodème.

Paul aussi avait toute la «connaissance exacte des Ecritures», mais hélas il était dans l’erreur la plus totale et la plus profonde, car il n’avait pas saisi «l’Esprit de la lettre».

Lui non plus n’avait pas vu «le Fils» dans les Ecritures ; c’est tout ce qui lui manquait en tant que «lien entre les choses à comprendre» dans les Ecritures inspirées.

Mais heureusement un jour Jésus le rencontra ; et je crois que c’est ce qu’Il veut faire encore aujourd’hui, peut-être même au moment où vous ne vous y attendrez pas, car c’est toujours Lui qui vient vers nous, et par le moyen qui Lui convient.

Je reprends pour dire que c’est ici que les paroles de Jésus prennent toute leur place. Le : «de même» et le : «et comme», sont à relier avec les exemples qu’Il donne dans Nombres 21.

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

14-15 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, (Nombres 21), il faut – de même – que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

——

Voyons maintenant ce qui s’est passé, ainsi que le «détail» que j’évoquais au début de ce document, et qui permettra de comprendre les choses concernant la foi.

Donc après que le peuple eut parlé contre Dieu, puis contre Moïse, apparurent alors des serpents brûlants.

Le peuple demande donc à Moïse de prier Dieu de les… éloigner.

Moïse prie alors pour le peuple, comme le peuple le lui avait demandé.

En réponse à sa prière, Dieu dit à Moïse : «Fais-toi un serpent brûlant et place-le sur une perche. Quiconque aura été mordu et le regardera, conservera la vie». (Et pas que les serpents s’éloigneront).

Moïse fit donc un serpent d’airain et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent et «regardait» le serpent, conservait la vie.

Et c’est ainsi que celui qui avait été piqué par un serpent bien vivant, avait le «pouvoir de regarder» un autre serpent, mais mort. Et c’est cela qui faisait que l’homme conservait sa vie ; sa propre vie...

Mais essayons de nous mettre dans la situation du moment si vous le voulez.

Voyons précisément ce point vraiment très important écrit ci-dessous :

Dans toute cette histoire relatant la rébellion du peuple, puis la venue des serpents brûlants et ensuite celle du serpent sur la perche, voyez qu’aucun mot ne sortit de la bouche de Moïse.

Il est très important de noter ce détail très précis !

Il est juste écrit que Moïse pria Dieu pour le peuple. Il s’agissait donc d’une affaire entre Dieu et Moïse, l’homme de foi, en direction du peuple. C’est tout !

«Fais-toi» Qu’est-ce que cela veut dire ?

Moïse était «le serviteur de l’Eternel». C’est donc «selon l’image que Moïse, l’homme de foi allait donner au serpent», que devait venir le secours pour le peuple. Et pas seulement pour ce temps-là, mais pour toujours !

Je dis cela car Moïse fit un moule à l’image d’un serpent, puis le remplit d’airain brûlant.

Par conséquent ce qui sortit du moule, ce ne fut pas un serpent mais une «simple représentation d’un serpent brûlant». Or une représentation ce n’est pas la réalité de la chose.

Et quand on ne voit pas la réalité par rapport à ce qui n’est qu’une «image», une «représentation», que se passe-t-il ?

Il se passe alors qu’on en vient à adorer seulement la représentation, c’est-à-dire ce qui est devant les yeux de chair. En voici la preuve :

2 Rois 18 : 4 Il fit disparaître les hauts lieux, (Ezéchias), brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : On l’appelait Nehuschtan.

Voilà ce qui arrive quand on n’est pas inspiré : On prend tout à la lettre ; à la vue des choses.

Mais heureusement Ezéchias était un homme inspiré et il mit en pièce en tant qu’idole «l’image» de ce qui était le «secours de l’Eternel», savoir Jésus sur la croix. Presque rien ! !

Oui on peut en venir à idolâtrer Jésus quand on ne sait pas qui Il est exactement, et surtout quand on ne sait pas qu’Il est vraiment le Fils de Dieu ! Or c’est ce même Fils qui était déjà le Sauveur de ceux qui croyaient en Lui à cette époque. Et l’Eternel approuva cette chose si étrange à nos yeux.

Mais alors, s’il en est ainsi, est-ce que cela veut dire que Moïse annonçait par avance l’évangile, ou en tout cas une partie ?

Oui bien sûr ! Il ne pouvait en être autrement, car il s’agit de l’évangile de Dieu. De l’évangile éternel. (Epitre aux Romains Chap. 1 et Apocalypse).

Si quelqu’un ne voit pas encore dans la loi «le Christ à venir», alors c’est qu’il est encore dans la même position que celle de Nicodème :

– Il lui manque quelque chose.

– Il lui manque le fait de naître d’en-haut pour pouvoir accéder à ces choses supérieures.

– Dans ce cas il ne peut amener les autres plus loin que là où il en est lui-même.

– Il mélange alors un peu de loi et un peu de grâce pour tenter d’en faire un assemblage homogène, puis il finit dans les déviations doctrinales qui en sont le fruit direct.

Mais ça ne marche pas comme ça avec Dieu ! Il y a des temps et des dispositions ; et il faut les distinguer, les différencier.

Mais, puisque nous en sommes arrivés à ce point, où trouvez-vous un exercice quelconque de «pratique de la loi» ou «exigences de la loi» dans ce passage de Nombres 21 ?

En vérité il n’y en a aucun ! Et pour cause…

Dieu ne s’est pas servi d’exercices de lois diverses pour empêcher quelqu’un de périr, mais d’une «anticipation de Christ», et ce à l’adresse de la….

De la foi !

Voyez aussi que Jésus dit à Nicodème : «Et comme…» Ce qui veut dire que le remède salutaire était à l’œuvre depuis les temps anciens comme ceux d’aujourd’hui ! Or le remède en question était «hors loi», vu que ce remède était sans article de loi «à respecter à la lettre».

La chose est donc toujours actuelle, puisque c’est Jésus lui-même qui a annoncé ces choses. Et ce sous le même régime qu’alors : La foi !

Je fais appel ici aux spécialistes des Ecritures, afin qu’ils vérifient et revérifient la véracité de ce que j’annonce dans ce document et qui est un «appel à la foi».

Jésus en effet parle bien de croire, et ce en donnant deux exemples : Un dans le livre des Nombres, -donc dans le temps de la loi-, et l’autre de son temps. (Relire Jean 3 à ce sujet).

Le lien de Vie est donc constitué par Jésus Lui-même : La foi en Lui de tout temps. Oui je dis bien de tout temps.

Oui, que ce soit du temps de la loi ou du temps de Jésus, le salut fut toujours offert par le moyen de la foi. D’ailleurs, ceux qui périrent dans le désert, périrent parce qu’ils n’ont pas eu le même état d’esprit de Caleb et de Josué, hommes de foi ! Seuls ces deux hommes en effet ne périrent pas.

Celui donc qui ne prêche pas ces choses véritables est en grand danger, et met aussi en grand danger ceux et celles qui l’écoutent.

Jésus a prévenu. Faisons-donc attention à ce qu’Il a dit à ce sujet, tout particulièrement.

Je reprends :

Moïse connaît Dieu, il a un contact intime et personnel avec Dieu. Dieu parlait avec lui comme un homme parle avec son ami. Moïse n’avait pas peur de Dieu. Il se confiait en Lui.

Exode 33 : 11 L’Eternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami.

Mais Moïse connaissait aussi l’adversaire. Il connaissait donc bien le serpent et ce qu’il produit par son venin : Une mort lente et sournoise.

Alors Moïse se hâte ; il fait rapidement un moule et coule le métal dedans. Il sort vite le serpent du moule, le pose sur une perche ; et rapidement le place en hauteur, (élevé) afin que chacun puisse le…. le….

Le quoi ?… Le prendre ?

Non. Pour qu’il puisse le voir, et non pas s’agenouiller devant, comme les gens le font devant un crucifix !

Oui, le VOIR.

Puis, après avoir fait cela, Moïse repart dans sa tente, mais sans dire un seul mot !

Voilà, c’est tout. C’est simple mais c’est tout ce que fait Moïse !

Moïse ne dit pas au peuple : «Quiconque regardera le serpent conservera la vie».

Non, Moïse ne dit RIEN ! Absolument rien !

Vérifiez votre texte, qui est aussi le mien.

– Oui Moïse consulte Dieu.

– Oui Moïse fait.

– Oui Moïse place.

– Oui Moïse fait tout ce qu’il faut.

– Mais surtout Moïse se tait !

Heureusement ! Car si Moïse avait dit quoi que ce soit qui aurait été comme un «ordre», l’homme aurait encore été capable de mettre en avant «son obéissance aux ordres de Dieu», pour faire valoir son salut personnel.

Ainsi pense l’homme sous loi.

Il pense toujours comme ça, d’ailleurs. Sa nature, son concept, sa vie, sont ainsi ; c’est pourquoi il lui est nécessaire de naître de nouveau, naître de l’Esprit ; être une «autre créature» avec tout de changé en lui. Pas une amélioration !

Ce sera donc selon le choix de chacun (quiconque), de «regarder en haut vers ce qui est élevé», ou non. De croire, ou non.

Et c’est exactement cela qui fera qu’il conservera la vie, ou périra, comme cela est écrit.

– Le peuple avait vu Moïse fabriquer un moule, puis ensuite couler le métal dedans.

– Le peuple avait demandé à Moïse de prier l’Eternel pour qu’Il éloigne les serpents.

– Le peuple était donc dans une certaine attente.

Que voit-il ?

Il voit Moïse, le Serviteur de l’Eternel, fabriquer un serpent puis le fixer sur une perche ; puis planter cette même perche dans le sol, à la vue de tous, et cela sans dire un seul mot !

Après avoir fait cela, Moïse dut sans doute s’éloigner. S’il ne l’avait pas fait, le peuple aurait regardé à Moïse, comme d’habitude, au lieu du serpent d’airain.

Il s’agissait donc d’un moment très particulier entre l’Eternel et les «quiconque» du peuple qui était là.

Aucune main humaine ne devait en effet s’insérer entre l’Eternel et les «quiconque» du peuple, sans quoi rien ne se serait produit.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

He bien que la nouvelle naissance vient de la foi et lorsqu’elle nait en quelqu’un c’est toujours de manière personnelle.

Les effets de foule, le monde religieux en est rempli. On compte sur l’effet de foule, sur la loi du nombre pour favoriser soi-disant la foi.

Mais tout ceci est purement humain. Technique.

Devant cette situation, trois sortes de personnes ont pu se manifester :

La première personne est celle qui ne fait aucun cas de ce serpent «élevé».

Il ne fait pas le rapport entre les choses, accaparé qu’il est par son propre problème d’infection mortelle.

Il croit en lui-même, se disant que s’il croit fortement en lui, s’il croit dans la force de sa santé, il s’en sortira.

Mais au-delà de ses croyances personnelles, basées sur l’homme, cette personne agit ainsi parce qu’elle est encore dans la rébellion, dans une sorte de rébellion interne.

Il pense comme cela car il est en rébellion contre Dieu et son serviteur Moïse.

La rébellion interne engendre la rancœur, la haine, décuple l’orgueil et la suffisance, et surtout elle rend aveugle.

Alors cet homme meurt, juste devant l’objet précieux de son salut ; l’objet de grâce qui avait pourtant le pouvoir de le sauver, et qui était devant lui élevé.

L’objet de son salut possible était bien «venu vers lui», c’est sûr, mais lui ne voulait pas venir à Lui en croyant. C’est-à-dire aller vers l’objet du salut en question.

Le «donné» était bien là, oui, mais pas ce qui, -dans l’homme-, avait la capacité de recevoir le «ce qui était donné» : C’est-à-dire donné à la foi.

– La deuxième personne est celle qui a bien regardé ce serpent d’airain, mais à la manière d’un curieux, ne comprenant pas ce qu’était cette «chose représentée» par laquelle devait venir le secours.

Il ne peut absolument pas s’élever de la terre, -des choses terrestres, visibles ; car dans sa vie il ne s’est jamais intéressé à autre chose. Et maintenant qu’il lui est demandé de «considérer la situation nouvelle qui lui est présentée», alors, manquant d’habitude, manquant de «sens spirituel», il passe, -lui aussi-, à coté de l’objet de son salut.

– Alors il meurt, faute de ne pas avoir vu. Faute de n’avoir rien perçu.

– Il meurt sous loi, sous accusation, alors que l’objet de la grâce s’était déplacé vers lui, mais qu’il ne sut jamais reconnaître comme tel.

La troisième sorte de personne est tout autre :

C’est l’homme qui, au fond de lui-même, reconnaît qu’il a été rebelle envers l’Eternel et contre Moïse, son serviteur ; et ce de manière injuste.

Cet homme sait aussi se souvenir des années passées, années pendant lesquelles il a pu voir souvent la main de l’Eternel se déployer en sa faveur à tous moments, bons comme mauvais ; mauvais tout spécialement.

Il a un cœur plus noble vis-à-vis de l’Eternel, et des choses d’en-haut en général.

Il ne vit pas que des choses de la terre, mais aussi de celles du ciel, qu’il affectionne.

Il connaît l’Eternel ; et quand il voit Moïse élever une chose qui ressemble à ce qui l’a piqué et envenimé, il se dit que, connaissant l’Eternel, il s’agit peut-être d’un signe de sa part.

Alors, pendant un instant, il détourne les yeux de son propre problème pour regarder ce serpent pendu, cherchant ce que cela peut bien vouloir dire de la part de l’Eternel.

Il avait bien vu Moïse, le serviteur de l’Eternel, fabriquer cette sorte de statue de serpent issue d’un moule, suite à la prière du peuple…

Donc, partant de ce «savoir spirituel qui est le sien», il s’attend à ce que peut représenter ce signe, suite à une prière dont il savait qu’elle était entendue d’en-haut quand Moïse priait.

Pour lui,

– Il fallait que la réponse de Dieu fût de la même «veine spirituelle» que celle de la prière de Moïse !

– Il fallait que ce soit quelque chose de spirituel, comme pouvait l’être la prière de Moïse.

– Il fallait que ce soit quelque chose qui sortît du lieu secret entre «l’homme de Dieu et Dieu».

– Il fallait que ce soit quelque chose d’intime, fait pour être reçu de manière intime et personnelle.

Alors, voyant le serpent pendu, cet homme spirituel se dit :

«Ca y est, l’Eternel répond. L’Eternel me répond.

– J‘ai parlé contre l’Eternel, et Lui, maintenant, Il me répond ; Il me parle.

– Je ne comprends pas bien son langage, mais je vois que Sa réponse est en rapport direct avec mon péché, ma rébellion.

– Mais comme je connais l’Eternel et son serviteur Moïse, je sais que, de Lui je peux tout attendre en grâce, car j’ai déjà souvent péché contre Lui et Il ne m’a jamais rendu le mal que je faisais ; mais qu’au contraire Il m’a fait du bien.

– Pourquoi agirait-Il autrement aujourd’hui, puisque son nom est «l’Eternel ?»

– C’est vrai que je ne comprends pas le symbole qui m’est présenté par cette sorte de serpent élevé et pendu, mais par contre je connais l’Eternel ; c’est donc avec confiance que j’essaie de «voir autrement» ce qu’Il est en train de me montrer ou de me dire.

«Seigneur Eternel, je ne comprends pas bien mais j’ai confiance en Toi, car je Te connais intérieurement.

– Si tu avais voulu nous faire tous périr, pourquoi nous enverrais-tu un tel message ?

– Pourquoi nous enverrais-tu le message d’un serpent mort, mais élevé devant nos yeux ?

– Si Tu avais voulu nous faire tous périr, pourquoi ne nous aurais-tu pas donné plutôt une image de Toi-même, une image qui serait en mesure de nous montrer que nous avons péché contre toi et que ta colère serait toujours là ?

– Je ne comprends pas bien Seigneur, mais je commence à voir. Je vois qu’il ne s’agit pas d’un message de condamnation, mais d’un message d’espérance de ta part, en direction de ma foi.

– Oui j’y vois mieux maintenant, ma conviction se confirme, j’y vois de mieux en mieux.

– Je crois…

– Je crois en Toi maintenant, plus qu’en ce serpent !

– Je crois parce que je vois autrement. Par conséquent je comprends un peu mieux : «Si tu avais voulu me présenter mon acte de condamnation, Tu m’aurais certainement exposé un serpent brûlant bien vivant venant de ta main, n’est-ce pas ?

– Mais non, tu me présentes au contraire «l’image de ce qui m’a piqué mais qui est mort ; et de plus, «mis en spectacle».

Donc, Seigneur, Tu me dis que ma mort, elle est sur ce serpent ? C’est bien ça ?

– Mais, comment est-ce possible ?

Ce n’est pas que je ne te crois pas, mais il y a juste que je ne comprends pas.

– Seigneur Eternel, je dois te dire quand même qu’avant cette grave affaire je n’avais jamais eu une communion si réelle, si puissante avec Toi, même si cette belle chose se passe aujourd’hui dans un grand moment de détresse, et qu’en plus je ne suis pas très fier de moi.

– C’est vrai, Seigneur, jamais je n’avais parlé avec Toi comme maintenant, parce que je ne m’étais pas vu comme étant en danger de mort.

Jamais je n’avais eu avec Toi un contact aussi puissant et vrai.

Jamais je n’avais eu autant confiance en toi, bien que le venin du serpent soit encore en moi.

– Mais… que m’arrive-t-il ?

Seigneur Eternel je n’en reviens pas ! Pendant que je parlais avec Toi et que j’essayais de comprendre ce serpent mort et pendu, et que je me confiais en Toi, je ne me rendais pas compte que je ne sentais plus l’effet de ce venin en moi ; et mieux encore je revis, je remonte de la fosse mortelle dans laquelle je m’enfonçais peu à peu !

– Où est donc, Eternel, le venin qui était en moi ?

Où est-il passé ?

Où est passé mon jugement ? Où est passée ma condamnation ?

– Pourquoi as-tu eu pitié de moi pendant ce temps si précieux ?

– N’avais-je pas pourtant péché contre Toi ?

Alors, où est passé mon empoisonnement ?

– Pourquoi as-tu donné à mes yeux un symbole qui m’a obligé à me poser des questions, à me demander ce que cela pouvait bien être ?

– Et pourquoi y ai-je vu, non une condamnation mais un symbole de Ta grâce, de Ton secours, mais cette fois-ci de manière purement personnelle ?

– Seigneur Eternel, je m’aperçois peu à peu que, non seulement je crois en Toi d’une manière vraie, mais en plus maintenant j’ai le sentiment d’y voir ; j’ai le sentiment de Te voir.

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Ce n’est donc pas le fait de regarder le serpent qui sauva le peuple, mais «c’est l’acte de lever les yeux vers le «symbole présenté en direction de la foi», qui sauva ceux qui regardaient ainsi.

C’est cela, exactement, qui délivra ceux qui crurent ; et ce, bien avant la venue de Jésus sur la terre des hommes.

Oui il s’agissait de lever les yeux avec de nouveaux yeux vers ce Dieu, vu d’une autre manière, c’est-à-dire en croyant. Oui ce Dieu quelque peu étrange qui répondait à Sa manière à leur prière. Prière qui fut faite par Moïse, l’homme de foi.

Ils avaient demandé le secours de l’Eternel ; or c’est ce secours-même qu’ils recevaient : Jésus-Christ crucifié, portant tous nos maux et nos péchés.

Le peuple ne comprit pas forcément ce fameux «transfert de culpabilité réel» qui se passa à ce moment-là. Ce transfert se faisant par le moyen de la foi en regardant «d’une certaine manière le symbole de ce qui avait envenimé l’homme, mais mort, puis placé sur un poteau afin qu’on le voie bien».

Quand je pense à Moïse… Quand je pense à sa patience… A son amour pour Dieu et pour le peuple…

Fais-toi, lui avait dit l’Eternel…

Il y a ici à comprendre quelque chose : C’est selon l’appel qu’un homme a reçu qu’il fera les choses selon lui, et non selon certaines règles.

Il fera du mieux qu’il peut pour faire en sorte d’accomplir ce qui lui a été demandé. Ce sera alors son zèle personnel qui se développera dans ses actions.

C’est dans la liberté qu’il accomplira cette noble tache qui est en rapport avec l’appel de Dieu qu’il aura entendu et non comme une copie venue d’un certain «collectivisme soi-disant béni».

Et je trouve que c’est ici une sorte de «marque de fabrique divine», issue de la liberté dans laquelle Dieu que nous vivions et pratiquions ces choses.

Celui qui voudrait refaire une «nouvelle perche avec dessus un nouveau serpent d’airain», serait bien vite désapprouvé de l’Eternel, et peut-être même qu’il trouverait sur sa route un nouvel Ezéchias pour l’en dissuader, s’il en reste encore un.

Faire cette perche et ce qui était dessus, c’est en fait «l’image de ce que le serviteur voulait montrer le mieux possible». Rien ne lui avait été dit au sujet des détails de cette perche ou de ce serpent d’airain.

Faire cela est une «autre façon de présenter l’évangile». Il y en a que font des «petites perches», et d’autres qui font de très grandes perches»

Chaque homme envoyé de Dieu a donc sa manière à lui, complètement personnelle, de présenter les choses selon l’appel qu’il a reçu, et non une copie, comme ça se fait couramment aujourd’hui.

Et Jésus, comment a-t-Il fait ? Vous me direz : «Mais Lui n’était pas concerné puisqu’il était Lui-même Celui qui était sur la perche faite par la main de Moïse»

Je veux bien, mais alors pourquoi a-t-Il cité l’affaire du serpent d’airain pour évangéliser Nicodème ? N’est-ce pas de cela dont il s’est servi ? Oui bien sûr, et Il s’est servi de Lui-même !

Voilà quel a été le zèle de Jésus.

Je pense qu’il était nécessaire de noter ce point de liberté si particulier ; alors je l’ai fait.

Oui tous ces gens ne comprirent pas totalement ce qui se passait, car il fallait pour cela que Jésus vienne sur la terre des hommes. Cependant il s’agissait du début d’une foi réelle, -pour ne pas dire réaliste, qui se mettait ici en place, sans que le peuple le sût forcément.

Je veux parler ici d’un «certain processus» par lequel la foi se saisit des choses promises. Promises oui, mais «en Jésus-Christ». Or voyez que ce processus était là, depuis très longtemps, mais invisible !

C’est vraiment étonnant !

– Il fallait aussi que, du temps de la venue de Jésus, ils puissent reconnaître en Lui, l’Eternel ! Celui qui «était» auparavant, et qui était là de nouveau, maintenant…

– Il fallait que Celui qui était proche d’eux, dans ce temps reculé, devienne aussi leur proche maintenant ; qu’Il devienne enfin «leur prochain».

– En tout cas il fallait que cette dimension d’éternité entrât au moins dans un homme : Nicodème. Et Jésus fit cela envers un homme qui était venu le trouver personnellement.

– Il fallait que le temps et l’espace, ainsi que les lieux actuels, s’enfuient de devant ses yeux.

– Oui qu’ils s’enfuient de sa condition humaine pour enfin accéder aux choses éternelles, de l’ordre de celles dans lesquelles la foi aime voyager. Cet espace intemporel dans lequel il n’y a point la barrière des choses visibles, comme la chair par exemple ; le «moi».

Si Dieu avait répondu à la demande du peuple tout entier, ça aurait été une «délivrance collective», donc pas bonne en elle-même. Mais, par le moyen du serpent sur la perche placé devant les yeux de chacun individuellement, c’était alors un acte individuel et personnel qui se passait, et donc une foi personnelle par une expérience personnelle.

.; et quiconque avait été mordu par un serpent et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

Quiconque…

Ce fut bien un groupe qui fut sauvé, -c’est certain-, mais un groupe composé de gens. Des gens –un par un. Il s’agissait d’un groupe composé de plusieurs personnes particulières.

C’est d’ailleurs pareil pour quiconque périt : C’est personnellement que l’on périt, même si on est dans un groupe composé de plusieurs personnes. On ne périt pas plusieurs en même temps, car chacun est une personne unique, particulière. Et s’il s’agit de tout un groupe, il s’agit alors de plusieurs personnes particulières qui périssent.

Ayons à l’esprit que l’entrée dans le pays de la promesse, le pays promis à Abraham le croyant, n’était pas loin… Or ce pays, on ne pouvait s’en emparer que par un processus de foi. C’était donc le passage obligé du peuple, car Dieu voulait re-susciter cette foi dans Son peuple, mais à chacun en particulier.

Amis, on ne peut pas vivre de la foi des autres ; le salut et la marche sont des affaires personnelles.

– Il n’y a qu’un seul message !

– On ne peut pas être sauvé par une religion «quelconque», aussi bonne qu’elle soit.

– Ces choses-là ne passent pas «en automatique».

– Non c’est un par un.

– Et heureusement qu’il en soit ainsi devant Dieu ! !

– C’est pourquoi il n’y a qu’un seul message !

– Il s’agit d’un message que Dieu envoie aux hommes à l’adresse de leur foi.

Dans le cas présenté ici dans Nombres 21, pensez-vous que le peuple qui regardait «de telle et telle manière» l’image d’un serpent cloué sur un poteau, ont «forcé leur foi» pour croire à ce qu’ils entrevoyaient à travers ce signe ?

Pouvez-vous croire cela ? Pouvez-vous croire qu’ils se «forçaient à croire» ?

Non absolument pas. Ces choses se font le plus naturellement du monde par rapport à une sorte «d’acquit intérieur» ; une certaine connaissance de l’Eternel, comme dans le passage de Nombres 21.

C’est un peu comme ces trois genres de personnes que j’évoquais plus haut et qui réagirent différemment les uns les autres devant une même situation.

Voici un excellent parallèle :

Actes 28 : 3 Paul, ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main.

4 Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Assurément cet homme est un meurtrier, puisque «la justice» n’a pas voulu le laisser vivre, après qu’il a été sauvé de la mer.

5 Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal.

6 Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement ; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu’il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d’avis et dirent que c’était un Dieu.

Oui, «la justice» qu’évoquaient auparavant ces hommes, prenait ainsi la forme d’un Dieu par la vue du non-effet d’un poison dans un homme, Paul en l’occurrence.

– Oui c’est Dieu qui en effet permit cette situation.

– C’est Lui qui envoya ces serpents brûlants.

– C’est Lui qui demanda à Moïse de faire un seul serpent d’airain, plutôt que de détruire les serpents qui piquaient les hommes. L’Eternel en effet se servait de ces serpents pour manifester sa gloire à travers la foi de ces gens qui croyaient en lui.

– Mais en qui, -exactement-, croyaient-ils ?

– Et plus exactement, voyaient-ils Celui en qui ils croyaient ? Certainement pas !

– Et pourquoi alors, du temps de Jésus, les gens qui le voyaient faire des miracles ne croyaient toujours pas en Lui ?

L’Eternel aurait pu, en effet, détruire les serpents qu’Il avait envoyés. Oui. Mais dans ce cas il en serait sorti une sorte de «foi collective», totalement impersonnelle, sans vie autonome dans l’homme.

Et si j’évoque une vie de foi autonome dans un homme, c’est non seulement parce que je le crois, mais parce que le même Esprit de foi nous dit dans l’Ecriture, -qui est faite pour la foi-, que «Mon Juste vivra par la foi».

Ou encore : «Le juste vivra par la foi». (Habacuc 2 ; 4 et 5). Texte très court, mais qui pour moi est «le centre de toute la bible». Le centre de «toute la pensée divine» !

C’est autour d’un message venant de Dieu, et qui est en fait une Parole de Christ, que la foi vient, et pas parce que «d’autres ont cru».

«L’effet de groupe» c’est ce que recherchent les religions qui ont pour but de faire des «prosélytes».

Vous ne me trouverez pas faisant ainsi !

Ce peuple avait absolument besoin de détourner les yeux d’eux-mêmes pour les tourner vers… Un Autre.

Or cet «Autre» se trouvait là, sur la croix, représentée à l’époque par la perche.

Cette «perche» était le moyen de «montrer quelque chose» ; une chose que Dieu voulait présenter à la foi».

Cette perche, portant sur elle-même «l’image de ce qui avait piqué le peuple», et non la réalité exacte, peut donc être, valablement, l’expression de ce qu’un vrai serviteur devrait annoncer quand il parle de la croix de Jésus-Christ, et pas uniquement du «pauvre Jésus» si souvent prêché à tort.

Car ici, voyons que cette «image d’un serpent mort» n’est rien moins que «l’image de ce qui est censé sauver l’homme par le moyen de la foi !

Ce serpent, bien que fabriqué par la main de Moïse, -l’homme de foi-, n’était-il pas venu à cause de la rébellion dans une marche ?

Oui bien sûr !

Mais ce même serpent, mort et fixé sur une perche aux yeux de tous, ne devenait-il pas, -au contraire-, le moyen fantastique de salut pour celui qui avait à sa disposition des yeux de foi pour regarder comme il fallait ce «spectacle silencieux» ?

Mais, pendant que nous y sommes, quand Jésus fut crucifié, est-ce que ceux et celles qui le regardaient avaient été piqués par des serpents ?

Non, certainement pas.

Alors, pourquoi Jésus se sert-Il de cet exemple de Nombres 21 ?

Ou plus exactement : De quoi le peuple périssait sans vraiment le savoir ? C’est Dieu lui-même qui le savait, comme le dit le texte de Jean 3 ; 16. C’est Dieu lui-même qui envoya son propre fils, car il savait que les hommes «périssaient» !

Je veux dire que la chose ne vint pas des hommes, mais de Dieu Lui-même ! Et pour Jésus ce fut pareil.

Mais souvenons-nous, si vous le voulez, du contexte dans lequel ces choses se passèrent du temps de Nombres, pour l’appliquer au temps de Jésus, puisque c’est cette chose-là que Jésus présenta à Nicodème.

Le peuple s’impatienta en route et parla contre Dieu contre Moïse (en ces termes) : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Egypte pour que nous mourions dans le désert ? Car il n’y a point de pain et il n’y a point d’eau et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.

Et tout cela était précédé de ceci : Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge pour contourner le pays d’Edom.

Comme je l’ai dit plus haut, Edom c’est Esaü. Esaü le profane. Celui qui préfère les choses de la chair aux dépens des choses de l’Esprit, comme le droit d’ainesse, qui est une chose spirituelle et non physique.

C’est ici le «territoire de la chair». Territoire dans lequel l’Esprit est complètement mis de côté car justement il est hostile à cette «chair», quand celle-ci agit seule, sans Dieu.

Or il se trouve que Jésus employa le texte de Nombres 21 pour évoquer à Nicodème les choses de l’Esprit. Naitre de l’Esprit par exemple pour comprendre les textes, oui, mais selon l’Esprit maintenant.

Il lui dit que dans ce cas on peut être affamé et assoiffé, et même dégoûté, quand on ne sait pas voir Celui qui est le Rocher frappé donnant de l’eau et qui de plus les suivait.

Ou encore Celui qui était la manne dans le désert dont la traductrion de ce mot est : «Qu’est-ce que c’est» ?

Oui bien sûr que le «qu’est-ce que c’est» était effectivement une chose cachée dans ce cas, vu que le Christ était caché dedans, c’est-à-dire dans la manne, mais invisible !

C’est aussi pourquoi l’apôtre Jean, l’intime de Jésus, quand Jésus lui donna une révélation venant de Lui-même, évoqua alors une «manne cachée», oui, mais une manne révélée aujourd’hui ; c’est-à-dire au moment où Jésus parlait à Jean, alors que celui-ci était en prison à cause justement de la Parole.

Donc quand Jésus dit aux juifs : «Vos pères ont mangé de la manne dans le désert et ils sont morts», cela veut dire que s’ils l’avaient vu comme tel, c’est-à-dire en tant que Jésus le Fils de Dieu, ils ne seraient jamais morts ! !

Mais il fallait que ces choses arrivent, frères et sœurs en Christ, car comme Dieu a parlé deux fois, il fallait qu’il y ait aussi deux régimes qui soient en rapport avec ces «deux fois». Or ces deux régimes n’étaient pas entre la loi et la foi, mais entre la chair et l’Esprit ! !

Par contre pour ce qui est de la venue de la loi, alors c’est carrément la condamnation et la mort qui leur parvint.

Mais bon, les choses sont liées entre-elles, car s’ils avaient été spirituels, il est certain qu’ils n’auraient pas perdu le sens de la «voix de Dieu», celle contenue dans le Maintenant si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi, etc. (Exode 19)

Après avoir fait ce «petit voyage» dans les Ecritures, revenons, si vous le voulez, à notre petite méditation à propos de Nicodème et surtout sur la notion de «naitre de nouveau» ; ou si vous préférez : «Naitre deux fois sans revenir dans le ventre de sa mère»

Pour ce qui concernait le peuple n’a rien été demandé : Le seul fait de regarder au serpent sur la perche était, sans qu’il s’en rende compte, le premier acte de foi en Dieu pour ne pas périr. (Ne périsse pas).

Où étaient «les «œuvres ici ? Vous savez ces fameuses «œuvres à ajouter». Ou bien cet «esprit d’œuvres» qui pollue tout mouvement de foi ?

En vérité il n’y avait aucune place possible pour de telles «œuvres». Dieu avait bien fait les choses  !

Que faisait comme «œuvre» celui qui était épargné de la mort ?

Rien. Rien du tout ! Il regardait et croyait, c’est tout !

Il croyait tout spécialement à ce que Moïse leur présentait, oui ; mais venant de la part de l’Eternel.

En effet c’était un début de foi, et sans le savoir il s’agissait de «foi en Jésus-Christ» ! Je dis cela car sur la perche il y avait uniquement «l’image» de ce qui les avait piqués et les faisait mourir ; et pourtant il est écrit qu’ils conservaient la vie alors même qu’ils n’auraient pas su en donner l’explication.

Or Jésus parla de ces choses ouvertement à Nicodème, le docteur de la loi…

Oui le docteur de la loi. Mais n’oublions pas qu’il était aussi le docteur de Nombres 21, puisqu’étant un docteur de la loi

Je veux dire qu’il était docteur de ces textes…

Alors que comprendre ? Jésus aurait-il évoqué ces choses sans parler de Lui-même à Nicodème ?

Alors comment comprendre que plus tard Nicodème se montre ensuite en tant que «disciple de Jésus», lorsqu’il viendra embaumer avec son argent le corps de Jésus ?

Un docteur de la loi disciple Jésus ? Je dois rêver, sans doute…

Mais dans ce cas, est-ce que «docteur de Christ» ne lui va-t-il pas mieux ?

Avec la bonne odeur de ses aromates, ne prophétisait-il pas sur «la bonne odeur du Christ ressuscité» ? Comme pour la femme qui fit la même chose ?

Je reprends pour dire que l’Esprit de Christ était donc déjà à l’œuvre dans ce temps-là de Nombres 21.

Mais vous conviendrez qu’il y a une grande différence entre conserver la vie et recevoir la Vie ! Lisez les Ecritures à ce sujet et voyez si Jésus a parlé de «conserver leur vie» à ceux qui croiraient en Lui…

Jamais vous ne trouverez de tels propos dans les Paroles de Jésus. Lui il dit que celui qui croit en Lui, a la vie éternelle. Point.

Il a.

Il a la Vie, parce que sa foi le relie à Celui qui a la Vie ! !

Il l’a parce que la foi est un lien éternel avec Dieu ; et que c’est par ce lien, ce fameux conducteur divin invisible, que la Vie de Dieu, la vie de Christ, passe et coule en permanence.

Vérifiez !

Ainsi est la foi : Elle croit ce qu’elle voit, mais dans «l’invisible de Dieu», sans chercher dans le visible palpable. C’est pourquoi nous ne calculons rien quand nous fonctionnons par la foi, sinon on placerait devant notre foi quelque chose de visible, alors que la foi se lie aux choses invisibles.

C’est par ce moyen, -pourtant très mal compris-, que les gens de ce temps «regardèrent»

Il ne s’agissait pas de «fixer», mais bien de «regarder», tout simplement. Et c’était selon l’état d’esprit de chacun que le regard devenait une espérance ou une inquiétude.

Oui,

– La foi repose sur La Parole de Dieu ; elle a une confiance totale en Elle.

– La foi croit Dieu «sur parole». Sa propre Parole.

– La foi ne cherche pas à analyser ce qui lui est présenté : Elle s’empare, uniquement, car la foi est de Dieu, et par elle nous sommes reliés à Lui.

– Le peuple juif était dans une situation d’urgence, comme l’était peut-être Nicodème face à Jésus.

– Le peuple périssait.

– Dieu à répondu à l’urgence afin qu’il ne…… périsse pas.

– Par quel moyen ?

– En regardant aux souffrances indicibles de Jésus sur la croix ?

Si quelqu’un en est là, bien que les souffrances de Jésus puissent provoquer une sorte de repentance dans l’homme, -et c’est bien normal-, jamais il ne sera sauvé de ce qui l’a piqué et par lequel il périt, par ce moyen !

Pour ce qui est de la repentance, Il y a en effet un énorme vide entre l’homme et Dieu, et devant lequel l’homme se sent misérable, vraiment misérable. Car en effet c’est la grandeur de Dieu placée devant l’homme qui «le pousse à la repentance», comme d’ailleurs l’apôtre Paul en parle en Romains 2 :

4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?

C’est donc la bonté de Dieu par rapport à tout notre contraire, que la repentance vient toute seule, pure dans ce cas.

Cependant ce n’est pas la repentance seule qui sauve, bien que celle-ci soit importante, car dans ce cas elle est comme une porte d’entrée ; mais c’est la foi, qui elle voit avec ses propres yeux «l’image de Celui qui portait sur lui nos péchés sur la croix, en tant que chose «à salut», -et non «à repentance», qui se lie à Celui qui a la Vie !

Il y a ici un piège énorme pour la «chrétienté générale», car cette notion d’obligation de repentance s’adresse plus aux sens émotionnels de l’homme qu’à sa foi.

En somme la repentance est comme une image de notre cœur quand celui-ci se trouve face à Dieu.

Mais la foi dépasse largement ce cadre pour y voir alors bien plus grand que ce que notre cœur pourtant nous accuse. Elle y voit Celui qui paie alors qu’il n’a commis aucun mal, ouvrant ainsi un crédit illimité à notre compte, et en même temps mettant à mal la loi et ses effets nocifs, qui poussèrent à mettre à mort le juste, le seul juste que la terre n’ait jamais porté.

Oui je parle de cette loi mal comprise, parce que la loi est spirituelle avant tout et que l’homme ne l’est pas forcément, spirituel.

Romains 7 ; 14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi je suis charnel, vendu au péché.

Aujourd’hui ce n’est plus tellement «pour qu’il ne périsse pas» que Jésus a paru, mais c’est afin que «quiconque croit en Lui ait la Vie éternelle».

Dans le désert Dieu a donné, c’est vrai, mais donné momentanément afin qu’il ne… périsse pas.

Aujourd’hui par Jésus Dieu a donné, oui, mais «en éternité», pour que quiconque croit en Lui, ait la Vie Eternelle !

Dans le désert, dans une ambiance d’incrédulité et de rébellion, devant une «anticipation de Christ présentée par un symbole», -savoir l’image d’un serpent mort en lieu et place de tous les serpents vivants et mordants-, la vie de l’homme lui était conservée s’il regardait cette image d’une certaine manière.

Cependant il ne s’agissait que de la vie de l’homme dans ce monde, après quoi il mourait comme tout un chacun.

Mais quand la réalité du symbole vint, savoir Jésus le Fils de Dieu, la foi, qui avant se portait sur ce «seul symbole», se porte alors sur le Fils de Dieu.

Alors, en réponse à la foi envers Lui, Celui-ci donne alors, non une vie temporaire, mais bien une Vie éternelle, à l’image de ce qu’Il Est Lui-même !

Oui parce que, -je le répète-, la foi est un lien qui ne peut se rompre entre «l’homme et Celui sur qui ses regards se posent».

En parlant ainsi à Nicodème, Jésus lui montrait, par l’exemple du serpent d’airain, ce qui allait se passer plus tard sur la croix ; c’est-à-dire : De la façon dont on le regardera, soit on périra, soit on aura la Vie Eternelle. (Et mon juste vivra par la foi…) Habacuc 2 ; 4-5

Et c’est ainsi qu’en parlant du serpent d’airain, Jésus se dévoile aujourd’hui à nos yeux réjouis. Il montre que partout dans les Ecritures, même dans les endroits qui semblent nous montrer «autre chose», c’est toujours Lui qui est présent et qu’Il est le même.

En parlant ainsi, Jésus nous montre que si nous sommes devenus capables de le voir, Lui, à la place d’un serpent, alors nous pouvons dire qu’effectivement nous avons reçu de nouveaux yeux, et aussi la Vie éternelle qui va avec, à cause de la foi qui est maintenant capable de porter nos regards sur le divin Possesseur de la Vie éternelle.

L’homme, comme vous le savez, est naturellement attiré vers ce qui lui semble beau et digne de recevoir son attention. La vue d’un serpent lui fait donc naturellement détourner les regards… Cependant, quand l’homme reçoit de nouveaux yeux, ces yeux lui permettront alors de voir ce qui ne se voit pas à l’œil nu. Il y verra, non pas une «saleté de serpent», mais il y verra un homme, un Fils de Dieu, passant au-dessus des vicissitudes de ce monde, portant sur lui tout ce qui ne lui appartenait pas et qui provenait du serpent ancien.

Oui, c’est «selon le regard que l’on portera sur Jésus» que toute notre vie se déterminera.

Mais pour cela encore faut-il que les ouvriers le présentent ainsi, c’est-à-dire de manière spirituelle, au lieu de placer des croix de Jésus Christ à chaque coin de rue sans en donner le sens réel !

Oui, aujourd’hui encore, demeurent les trois catégories de personnes qui se trouvaient dans le désert.

– Il y a ceux qui ne s’occupent pas du tout de ces choses, étant trop occupés aux choses de la terre.

– Il y a ceux qui «regardent», mais avec une mauvaise vision, ou avec un excès de sentimentalisme, et qui, par conséquent, ne peuvent pas saisir la réalité de l’image présentée par l’Esprit.

– Puis il y a ceux, les «quiconque», qui vont au-delà de leur vision parce qu’ils ont expérimenté une nouvelle naissance.

– Il s’agit plus exactement une nouvelle naissance de leur vision.

– Ou une nouvelle vision à l’intérieur d’une nouvelle naissance.

Mais en réalité il s’agit de ces deux choses en une.

Ce qui est sûr, c’est que celui qui est né ne peut plus demander à naitre, car il est né. Et aussi que celui qui a reçu des yeux neufs se servira tout naturellement de ces yeux-là, car ils sont faits pour voir ce qui ne se voit pas. Il aura toujours ses anciens yeux, c’est sûr, mais ils lui serviront alors pour les choses communes de tous les jours, -de la vie courante.

Cependant, l’homme essentiellement spirituel ne pourra pas s’empêcher de se rendre compte de certaines choses spirituelles au travers de la vie de tous les jours. Des choses qu’il ne voyait pas auparavant. Il superposera, naturellement, sa vue spirituelle au dessus des choses naturelles.

C’est ce que vécut Jésus en tant que fils de l’homme et Fils de Dieu. C’est la raison pour laquelle il pouvait parler en paraboles, car celles-ci avaient deux côtés ; deux facettes.

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Voici maintenant deux textes qui révèlent en Nicodème l’œuvre progressive de l’Esprit de Jésus en son être intérieur ; œuvre rendue visible dans un premier temps par sa nouvelle approche sur la pratique de la loi, et dans un deuxième temps dans la position de «disciple accompli», et par voie de conséquence la foi mise en pratique. Cette évolution en Nicodème, ayant bien entendu pour origine le dialogue qui s’était passé entre Jésus et lui, auparavant.

Jean 7 ; 28 :

Et Jésus, enseignant dans le temple s’écria : Vous me connaissez, et vous savez d’où je suis !

Je ne suis pas venu de moi-même ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. (Jésus dit ici très clairement que les juifs, -en tout cas ceux de ce temple-là-, ne connaissaient pas Dieu. Ils ne connaissaient pas l’Eternel)…

29 Moi je le connais ; car je viens de lui et c’est lui qui m’a envoyé.

(Où ? Vers eux bien entendu !)

30 Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. (Etonnant Jésus, relié à une horloge «autre» que celle de la terre).

31 Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient : «Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci» ?

(C’est à peu-près le raisonnement qu’avait Nicodème et les autres docteurs.

Cependant le texte dit avec une grande précision qu’ils crurent en lui. Je dis cela car à un autre endroit il est écrit que malgré tous les miracles qu’il avait faits, ils ne croyaient pas en lui. Il y a donc croire et croire, et entre les deux se trouve l’Esprit).

32 Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses.

(Evidemment, si les gens en venaient à croire que Jésus était le Christ, avec la pratique toute particulière de la loi qu’il avait, cela commençait à devenir dangereux pour leur régime de vie, surtout pour leur vie religieuse avec leurs traditions).

Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir.

33 Jésus dit : Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé. (Par quel moyen ? Par sa mort, par sa résurrection, puis par le don d’un corps «autre» que son Père lui donna, puis son élévation, et enfin sa glorification).

34 Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai. (Tout-à-fait normal dans ce cas).

35 Sur quoi les Juifs dirent entre eux : Où ira-t-il que nous ne le trouvions pas ? Ira-t-il parmi ceux qui sont dispersés chez les Grecs, et enseignera-t-il les Grecs ?

36 Que signifie cette parole qu’il a dite : «Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir où je serai» ?

(Oui, là il y avait une question qui demeurait, et encore aujourd’hui).

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme le dit l’Ecriture.

39 Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

40 Des gens de la foule, ayant entendu ces paroles disaient : Celui-ci est vraiment le prophète.

41 D’autres disaient : C’est le Christ.

Et d’autres disaient : Est-ce bien de la Galilée que doit venir le Christ ?

42 L’Ecriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Christ doit venir ?

43 Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule.

(Dommage, car leurs réflexions étaient bonnes en elles-mêmes. Mais cependant, l’Esprit n’étant pas encore venu, ils ne savaient pas et ne pouvaient pas voir qui était exactement Celui qui était devant eux. Mais un cependant pouvait le faire).

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui.

45 Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ?

46 Les huissiers répondirent : Jamais homme n’a parlé comme cet homme.

(Mais qu’avait dit Jésus pour que ces huissiers disent une telle chose ? C’est écrit :

Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme le dit l’Ecriture.)

47 Les pharisiens leur répliquèrent : Est-ce que vous aussi vous avez été séduits ?

48 Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ?

49 Mais cette foule, qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits !

50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l’un d’entre eux, leur dit :

51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et que l’on sache ce qu’il a fait ?

52 Ils lui répondirent : Es-tu aussi Galiléen ? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète. (Ils cherchent des preuves, se servant de la matière, que Jésus est le Christ dans ce qui est «matière», «terrestre», comme «la Galilée», ou quelque chose d’autre de ce genre.)

53 Et chacun s’en retourna dans sa maison.

On voit bien ici que Nicodème commençait déjà à prendre position pour Jésus auprès des huissiers, des sacrificateurs et des Pharisiens, alors qu’il était encore un des leurs !

Il se servit de la loi, oui, mais pas en tant que condamnation ; au contraire, il s’en servit pour que Jésus ne fut pas condamné, ce qui est le contraire.

Pourtant ils ne se privèrent pas de remettre dans le droit chemin le «docteur Nicodème» quand ils lui dirent : «Examine». «Examine et tu verras, Mr. le docteur Nicodème qui prend la défense de ce Jésus»

Nicodème ne se cache plus: Il parle enfin au grand jour et non plus dans les ténèbres, de nuit.

Pour lui, la loi avait déjà commencé à prendre une couleur différente qu’avant ; une couleur qui n’accuse plus mais qui ouvre une porte au dialogue, exactement du même type que celui que Jésus avait eu avec lui. Il se servit simplement d’un des bons côté de la loi pour qu’au moins Jésus puisse «s’exprimer». Oui s’exprimer comme Jésus l’avait fait pour lui.

Car en effet Nicodème avait déja compris que les opposants de Jésus voulaient le condamner directement, bien que le texte dise seulement que c’était pour le saisir.

Nicodème y voyait clair maintenant.

De la part des religieux la réponse ne se fit pas attendre, car ils associèrent tout de suite Nicodème à Jésus, puisqu’à la question «Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui ?»

En somme ils faisaient en sorte que Jésus se retrouvât isolé, et donc Nicodème aussi.

Mais, passant outre, Nicodème prit immédiatement la parole pour leur demander s’il était normal que leur loi condamnât un homme sans l’avoir entendu.

On voit bien ici que Nicodème est en train de changer de camp, parce que devant ce qui se passe il ne peut faire rien d’autre que constater l’injustice de la loi écrite ; et par conséquent elle l’est à l’égard de tout homme qui vit sous cette loi.

Voyons quand même que plus haut, tous ces gens religieux avait appelé la foule «ces maudits», et cela uniquement parce que cette foule prenait fait et cause pour Jésus…

Mais… n’est-ce pas ce que Jésus avait à ceux qui croiraient en Lui ? Oui bien sûr !

Donc en prenant parti pour Jésus, d’une certaine manière Nicodème s’associait aussi à ceux que les religieux appelaient «ces maudits».

Il faut du courage pour cela, n’est-ce pas ? !

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Deuxième texte dans Jean 19:

28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Ecriture fût accomplie : J’ai soif.

29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche.

30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

31 Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c’était la préparation-, -et ce jour de sabbat était un grand jour-, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les enlevât.

Bien sûr que ce sabbat-là fut un grand jour, et même un très grand jour…

32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui.

33 S’étant approchés de Jésus et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes ; 34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau.

35 Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

36 Ces choses sont arrivées, afin que l’Ecriture fût accomplie : «Aucun de ses os ne sera brisé».

37 Et ailleurs l’Ecriture dit encore : «Ils verront celui qu’ils ont percé».

Prophétiquement c’est : «Ils verront celui qu’ils ont percé».

38 Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus.

Et Pilate le permit.

Il vint donc et prit le corps de Jésus.

39 Nicodème, -qui auparavant était allé de nuit vers Jésus-, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.

40 Ils prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs.

41 Or, il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n’avait été mis.

42 Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche.

Oui heureusement que le sépulcre de Celui qui ressuscita d’entre les morts nous est encore proche.

Dans ce passage, il est parlé de Joseph d’Arimathée, disciple de Jésus, qui voulait réclamer le corps de Jésus pour l’ensevelir.

Joseph avait de la crainte ; de la même crainte que celle qu’avait certainement Nicodème lorsqu’il était allé voir Jésus de nuit.

Mais Nicodème avait bien changé depuis sa rencontre avec Jésus, et aussi la conversation qu’il avait eue avec les Huissiers, les Pharisiens, etc.

Oui Nicodème avait tellement changé que maintenant c’est lui qui allait fortifier Joseph et l’encourager dans sa démarche ; et il l’a fait en apportant de son côté tout le parfum nécessaire à l’embaumement de Jésus.

Nicodème ne se cache plus, il se montre au grand jour. Et c’est cela qui arrive quand quelqu’un a Vu ! Quand quelqu’un a des yeux neufs, faits pour voir.

Il ne se cache plus au beau milieu de son ancienne religion, mais au contraire il parle et il agit !

En effet on ne peut que constater qu’à son tour Nicodème devint un «disciple de Jésus», puisqu’on le voit associé à Joseph d’Arimathée, lui aussi «disciple de Jésus».

Il y a «association en Jésus»

Maintenant oui, ayant enfin fait le rapprochement avec ce que Jésus lui avait dit sur Nombres 21, et ce qu’il venait de se passer à la croix en tant que «parallèle évident», Nicodème deviendra ce à quoi il était destiné : Etre non plus le docteur de la loi d’Israël, mais le «docteur de la foi qui présenterait la Loi».

La Loi, oui, mais à la manière dont Jésus l’accomplissait par son vécu sur cette terre.

Il s’agissait dons de Sa Loi, qui est aussi celle du Père.

Voilà donc ce que devint Nicodème, que l’on raille un petit peu sur les estrades des «prédicateurs».

Oui Nicodème le timide, le peureux, le gamin qui pense rentrer de nouveau dans le ventre de sa mère, et j’en passe pour ne pas trop charger ces braves gens qui prêchent.

Ah oui j’oubliais : Il s’agit de Nicodème qui n’était pas encore «baptisé du Saint-Esprit»

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Donc vivre La Vie Eternelle, c’est quoi ?

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre avec des yeux neufs, des oreilles neuves et un entendement neuf.

Vivre La Vie Eternelle, c’est avoir une vision «autre» que celle que nous avons acquise à notre naissance naturelle.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre «dans l’Eternel», dans l’éternité : Chose impossible pour celui qui a les yeux fixés sur ce qu’il voit uniquement.

Vivre La Vie Eternelle, c’est ôter le temps et l’espace : Chose impossible pour celui qui n’arrive pas à se projeter dans l’Eternel.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre par la Vie d’Un Autre : Impossible d’accepter le rachat pour celui qui tient à présenter ses propres bonnes œuvres.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir les yeux détournés de soi-même : Impossible pour celui qui est encore dépendant de l’adversaire.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre dans l’impossible pour un être humain : Impossible ne faisant pas partie du domaine et du vocabulaire chrétien.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre dans l’inconcevable, l’inexplicable, selon l’expression d’un non-régénéré.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre par la foi la Vie en Dieu par Un Autre : Jésus-Christ : Impossible à accepter pour celui qui est attaché aux choses de la terre.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir accepté le transfert de culpabilité : Transfert irrecevable pour l’incrédule et le rebelle.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir été délivré de toutes lois d’obligation : Irrecevable pour celui qui n’a pas vu le serpent cloué à la croix, à travers Jésus-Christ.

Vivre….

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JeanP, ainsi que tous les frères et sœurs qui ont tenu à ajouter ce qu’ils avaient reçu en particulier, et tout spécialement dans cette dernière page.

La vraie nouvelle naissance

par levangilededieu.fr | en version audio

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