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Luc 7 v 36 : Qu’a vu cette femme en Jésus pour l’adorer et l’aimer à ce point ?

par | Mis à jour le 1 Dec, 2021 | Publié le 20 Aug, 2021 | Articles

L’adoratrice du créancier

 

Code couleur : Bordeaux : texte de la bible, Bleu : l’esprit de Dieu, Rouge : la foi

Luc 7 ; 36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, 38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui, et de quelle espèce est la femme qui le touche ; il connaîtrait que c’est une pécheresse.

40 Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. ‑Maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs : L’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47 C’est pourquoi je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : Car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu, aime peu.

48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ?

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

Qu’a vu cette femme en Jésus pour l’adorer et l’aimer à ce point ?

Et nous, que voyons nous en Jésus ? Et comment l’aimons-nous ?

Est-ce qu’on considère nos péchés comme notre ennemi, ou bien notre allié pour aimer Dieu ? 

Voici ce que m’évoquent ces questions :

La parabole du créancier qui efface les dettes des deux débiteurs montre que celui qui devait le plus c’est celui qui aima le plus le créancier. Son amour fut donc à la mesure de ce qui avait été effacé pour lui. 

Avons-nous conscience de ce que Dieu a effacé pour nous ? Où vivons-nous comme des endettés qui devons travailler avec labeur comme si nos dettes étaient toujours à rembourser ?

Quand j’allais à l’église, on m’avait appris que Jésus avait payé pour mes péchés en mourant sur la croix. Une partie de moi croyait en ce salut offert par Jésus mais je croyais aussi que ce pardon des péchés par Jésus n’était valable que pour un moment précis : Je croyais que mon compteur était remis à zéro au moment de ma conversion mais que pour la suite de ma vie il était de ma responsabilité de pécher le moins possible.

S’il m’arrivait de pécher après ma conversion, il fallait surtout demander pardon à Dieu (comme pour effacer au fur et à mesure ce qui se rajoutait sur la nouvelle liste).

Plus généralement, il fallait mener une vie compatible avec mon statut de « sauvée » en guise de reconnaissance pour le sacrifice de Jésus mais aussi, pour conserver mon salut. Même si certains défendaient l’idée qu’on ne pouvait pas perdre son salut, il demeurait quand même un lien entre le péché et notre proximité avec Dieu. On me disait que plus je péchais et plus je m’éloignais de Dieu.

C’était très pesant cette menace d’être éloignée de Dieu et le risque de perdre son salut et la vie éternelle. J’en étais même arrivée à penser que si j’avais été sauvée juste avant de mourir, j’aurais eu moins de risque de perdre mon salut (j’enviais le brigand sur la croix !).

Je n’avais pas forcément conscience de mes péchés ni de ma nature de pécheresse ; mais je croyais qu’en résistant à mes pulsions ou pensées malsaines, j’échappais à la condamnation qui était liée au péché.

On m’enseignait qu’il ne fallait pas pécher pour plaire à Dieu, et que si la tentation apparaissait, il fallait y résister. Par exemple, je croyais que si dans mon cœur j’étais méchante mais que je faisais l’effort d’être gentille, c’était une façon concrète de résister au péché. Tant que le péché restait enfermé en moi c’était considéré comme satisfaisant. Ce qui comptait vraiment c’était que je ne laisse sortir de moi que du bon. Ainsi je me sentais immunisée du péché si j’y résistais par mes propres forces.

Ce mode de vie qui mise sur les apparences, dans lequel le visible (à l’extérieur de l’homme) prévaut sur l’invisible (caché à l’intérieur), ne correspond plus à ce que je comprends de la volonté de Dieu aujourd’hui.

Je sais que Dieu connaît nos cœurs et nos pensées mais j’ai compris qu’il ne se préoccupe pas de nos actes. Dieu se focalise sur la liberté de notre être intérieur, il veut que nous soyons réellement libres de faire le bien (pas en s’efforçant de lutter contre le mal avec nos propres forces, mais en se laissant débarrasser du mal en nous par son Esprit). Ainsi, le bien que nous faisons devient naturel, sans aucun effort humain car c’est LUI qui vit en nous !

Maintenant, je sais que résister au péché c’est inutile et même impossible.

J’ai admis que mon cœur est empoisonné par le péché et que c’est ce poison qui me pousse au mal. Je n’ai pas à faire semblant de ne plus être infectée, ni à essayer de me débarrasser de ce poison par des efforts ou un meilleur mode de vie.

J’ai essayé pendant longtemps de mener ce combat contre ma nature et j’ai toujours échoué. Mes belles apparences et le respect des pratiques religieuses n’ont jamais transformé mon être intérieur.

C’est parce que ce combat contre le péché n’est pas à notre portée que Dieu s’en est chargé Lui-même. Cette mission contre le péché c’est la sienne tous les jours de notre vie (pas seulement à la conversion).

Finalement, au lieu de m’en remettre à celui qui nous délivre de l’intérieur, je ne comptais que sur mes forces, et sans m’en rendre compte, j’annulais carrément l’œuvre de Dieu en moi.

Je me confortais dans mon état intérieur pour ne me fier qu’à l’aspect extérieur, visible ; ce que j’arrivais à montrer de bien de moi. Je vivais dans l’hypocrisie la plus totale, mais je croyais que c’était la vie que Dieu attendait de moi : « Faire de mon mieux ».

J’estimais que c’était sympa de la part de Dieu de me charger d’une mission humainement accessible pour me permettre de rester dans son salut. Je voyais la bible comme un recueil d’exemples pour me montrer « comment imiter humainement Jésus pour plaire à Dieu »….

Je savais qu’il m’était impossible de me changer intérieurement, mais en même temps on me disait qu’à force de faire des efforts ça influencerait mes réactions futures. J’avais appris qu’à force de faire le bien, ça deviendrait naturel en moi.

Quelle erreur !

J’essayais de mélanger deux modes de vie opposés et incompatibles entre eux :

  • Faire de mon mieux avec mes forces limitées.

  • Et m’en remette entièrement à Dieu.

Aujourd’hui, je sais que la seule chose que Dieu attend de nous, c’est qu’on s’en remettre entièrement à Lui. C’est exclusivement son œuvre de nous délivrer du péché. En essayant d’y participer, c’est non seulement inutile, mais c’est aussi terrible, car ça annule l’œuvre parfaite de Dieu.

Cette version tordue de l’Évangile dans laquelle l’homme doit participer avec l’aide de Dieu s’oppose finalement au vrai évangile selon lequel TOUT vient de Dieu.

Pendant des années j’ai cru en cette mauvaise version de l’Évangile, selon laquelle j’étais responsable de la gestion de mes péchés et de leur pardon.

Je croyais que mon compteur était remis à zéro au moment de ma conversion mais comme je continuais de pécher, mon ardoise se remplissait. Comme je savais qu’il n’était pas prévu une seconde croix, je croyais que c’était à moi de rembourser cette nouvelle ardoise (en luttant contre mon péché et en demandant pardon à Dieu).

Finalement, quand on a en nous cette fausse version de l’évangile, on se retrouve en position de rembourser notre créancier (la situation inverse du texte). J‘avais peur d’être envahie par mon péché si je lui laissais libre cours ; j’avais peur qu’il m’exclue du salut, et plus que tout, j’avais peur du rejet de Dieu et de la mort. Alors j’essayais de participer à son œuvre, croyant que mes efforts étaient au niveau de Dieu.

Mais Dieu n’abandonne aucune brebis. C’est celle qui est partie très loin et qu’il est parti chercher, qui éprouvera un amour fort pour son Berger/Sauveur.

En fait j’avais besoin qu’on me parle du Berger.

Le rôle du Berger c’est de secourir sa brebis perdue (pas d’évaluer pourquoi elle en est arrivée à se perdre, ni d’attendre qu’elle lui demande pardon de s’être perdue…).

C’est quand j’ai finalement vu Celui qui a la vraie capacité de sauver que j’ai pu arrêter de compter sur mes propres forces.

Jésus présente le vrai évangile à travers la parabole du créancier dans Luc 7 v 41 et 42 citée plus haut.

Je la résume ici :

Un créancier avait 2 débiteurs et comme ces 2 hommes ne pouvaient pas payer, alors il effaça leur dette.

Voilà la vraie bonne nouvelle, car les débiteurs c’est nous ; et le créancier c’est Dieu.

Je pense qu’avec notre sagesse humaine et notre logique on voudrait peaufiner l’histoire afin de déterminer si la situation est acceptable, logique ou même juste.

On voudrait savoir pourquoi les débiteurs avaient ces dettes ? Est-ce qu’ils le regrettaient ? Méritaient-ils vraiment que leur ardoise soit effacée ?

Dans notre monde et sa justice, celui qui fait le mal paie ; mais dans la justice de Dieu, il est pardonné sans rien n’avoir à faire. C’est la définition de la Justice de Dieu : Un pèche, l’autre paie.

Cette parabole nous met face à la sagesse et à la justice de Dieu, opposée à la nôtre ! 

Les débiteurs ne peuvent pas payer… Alors il efface leur dette. Peu importe le montant, Il les efface car il le peut et parce qu’Il est là pour ça !

Aurait-on besoin d’enseigner à ses débiteurs graciés comment et pourquoi être reconnaissants ?

A priori non, on peut s’attendre à ce qu’ils éprouvent naturellement différents sentiments : Du soulagement, de la gratitude, de l’amour …

Pourtant, au cours de ma vie religieuse, l’accent était beaucoup mis sur cet aspect : Devoir être reconnaissant envers Dieu. On m’a alors appris à prier pour dire merci, en respectant une certaine fréquence (les matins, avant les repas…). On m’a appris comment demander pardon et comment agir envers les autres pour témoigner de l’action de Jésus dans ma vie…

Bref, on m’enseignait comment exprimer de la reconnaissance pour Dieu alors que je ne ressentais ni reconnaissance ni amour pour lui.

Comme le présente Jésus à travers ce passage de Luc, c’est normal de ne pas éprouver d’amour tant qu’on n’a pas vu Celui qui a effacé notre ardoise.

Quand on voit l’exemple de la femme pécheresse dans le texte, on est témoin de son explosion d’amour pour Jésus. Ça paraitrait inapproprié que quelqu’un intervienne pour lui expliquer comment elle devrait manifester sa reconnaissance et sa gratitude. Cette femme pècheresse est la preuve que face à la vue de son sauveur, elle éprouva naturellement de l’amour pour Lui.

Sommes-nous dans un tel état d’amour envers Lui au point de ne plus voir notre condition de pécheur ? Au point d’être dans un état d’adoration pur, sans calcul, sans gêne et sans filtre ?

Je peux répondre pour moi que NON. 

La différence entre cette femme et moi c’est qu’elle avait conscience de son ardoise et qu’elle a cru Celui qui l’avait effacée ; et alors « elle l’a aimé ».

Moi, « j’étouffais mon péché et je négociais avec Dieu pour rembourser mes mauvaises pensées par de bons actes ». Je n’avais donc pas un rapport d’amour avec Jésus, mais un rapport de créancier/débiteur.

On pourrait penser que c’est bien aussi de lutter contre son péché, comme ça on risque moins de faire du mal aux autres. Ainsi, on rentre dans un raisonnement compatible avec la volonté de Dieu qui est de faire le bien autour de nous. 

Mais aujourd’hui je vois à quel point ce raisonnement est mauvais et trompeur. 

  • Premièrement, le bien que Dieu veut n’est pas dissociable de notre état intérieur car sinon ce ne serait pas en vérité. Quand on fait l’effort ou semblant de faire du bien, Dieu n’est pas dupe. Cette apparence de bien ce n’est pas la vie qu’il souhaite pour nous. 

  • Deuxièmement, quand on nous recommande de faire le bien pour honorer l’acte de Jésus sur la croix, on minimise l’œuvre de Dieu. On croit qu’on doit rajouter nos petites pattes comme si l’œuvre de Dieu n’était finalement pas vraiment complète. 

  • Pour finir, et c’est le pire, en croyant qu’on doit participer à cette œuvre, on efface complètement le rôle de Celui qui doit nous sauver pleinement. Et avec cela, on élimine malheureusement la relation d’amour qui est censée s’installer naturellement entre Lui et nous. 

C’est grave, que sous couvert de bonnes intentions, on en arrive à détériorer l’œuvre de Dieu dans les cœurs et à minimiser le rôle de Dieu dans nos vies.

En inversant les responsabilités, on écrase le lien d’amour que Dieu nous a pourtant promis. 

A l’église, on nous apprend comment payer nos dettes : Comment gérer le péché dans nos vies et comment mener une vie qui soit agréable à Dieu.

Dans ce mode de vie on obéit, on respecte Dieu, on lui témoigne de la reconnaissance… Mais véritablement, sommes-nous à l’image de la femme pécheresse du texte qui s’est jetée en larme aux pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux et en déversant du parfum dessus ? Car comme le dit Jésus c’est parce qu’elle l’aimait, et pas pour payer ses dettes qu’elle a agi ainsi.

Remettons les choses dans l’ordre :

L’homme est pécheur, c’est son fardeau, il n’a pas à lutter contre ni à essayer de s’en débarrasser. La seule personne qui s’en est chargé, c’est Jésus.

Il n’y a que lui qui puisse changer nos cœurs, de sorte que nos actions soient réellement dans la vérité. Dans ce cas nos bonnes actions seront faites dans la liberté, sans efforts et sans calculs, et c’est ce qui est agréable à Dieu. 

Ce n’est que lorsqu’on m’a parlé du péché comme d’une nature compatible avec le plan général de Dieu, et surtout quand j’ai réellement compris que Dieu ne rejette ni ne condamne le pécheur ; que mon rapport avec Lui a pu se transformer.

Avant, j’étais comme bloquée avec mon péché car je croyais qu’il m’éloignait de Dieu.

J’avais plus ou moins conscience du péché en moi ; donc par défaut je me sentais comme empêchée de pouvoir accéder à Dieu. Je croyais à tort que le péché empêchait la foi. Je croyais que je devais faire avec, et surtout de mon mieux pour le compenser.

Alors que c’est tout l’inverse !

Le péché est en nous et rien de ce que nous pouvons faire, même en bien, ne peut compenser notre état. C’est notre nature. Souvent on la subit quand elle nous pousse au mal, et Dieu le sait. Comme Paul l’exprimait : « J’ai la volonté mais non le pouvoir de faire le bien » rom7v18

Nous naissons et mourrons avec cette ardoise et nous n’avons rien pour la rembourser.

C’est un fait, et Dieu le sait.

Mais face à cette situation, Il fait une chose simple, Il efface notre ardoise

et comme ces 2 hommes ne pouvaient pas payer, alors il effaça leur dette.

Pour pouvoir vivre en cohérence avec ce fait, il faut déjà y croire.

Pour y croire, il faut renoncer à notre sagesse humaine et voir par la foi ce qu’est la Justice de Dieu.

Les héros de la foi, dans la bible, n’étaient pas moins pécheurs que nous. Ils avaient juste la foi, et c’est ce qui les a rendu justes devant Dieu (quoi qu’en disent les hommes ou le diable, c’est ce que dit Dieu qui compte car c’est la vérité).

Le seul salaire du péché qui est la mort, il l’a pris à notre place. De sorte que même si cette nature de pécheur demeure encore en nous, son salaire n’est plus à payer.

Donc, même quand nous avons l’impression de renouveler l’ardoise en continuant de pécher, en réalité il n’y a même plus d’ardoise. Il n’y a plus de support, on devrait dire qu’il a brisé l’ardoise !

C’est ce que j’ai finalement vu.

Je suis toujours pécheresse mais mon ardoise a été effacée une fois pour toute.

Dans sa parabole, Jésus va plus loin : Il a effacé l’ardoise des deux débiteurs, mais l’un devait 50 et l’autre 500. Alors Jésus demande lequel des deux aimera le plus le créancier ? (Pas lequel sera le plus redevable !)

Evidemment, c’est celui qui avait la plus grosse dette. 

C’est donc l’ordre naturel des choses que celui qui pèche le plus, aura aussi le plus d’amour envers celui qui lui aura pardonné.

Quel est exactement le but que Dieu recherche en ôtant la dette de l’un comme de l’autre ?

De devenir des saints ? Non certainement pas, car c’est « en Lui » que nous sommes sanctifiés.

Ce que Dieu cherche c’est qu’on en vienne à l’aimer !

Bien que Dieu aime l’homme dans un sens unique, autant de temps qu’il le faudra, le but sera quand même dans ce qui est écrit en tant que « prophétie » :

Deut. 6 ; 5 : Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Finalement le péché n’est pas notre ennemi, mais un outil efficace pour créer et même mesurer l’amour qu’on aura pour Dieu.

Dans les milieux religieux dans lequel on était, on étouffait le péché, on le brisait, on y résistait, croyant que c’était « LE moyen » pour se rapprocher de Dieu, alors qu’en réalité c’est celui qui a le plus péché qui aimera le plus Dieu.

Pour ce qui est de la dette, Jésus disait en clair que c’était Lui qui s’en occupait.

– Qui peut payer en effet pour ses péchés ?

– Peut-il seulement en connaître la somme ?

– Qui d’entre-nous est saint comme Dieu pour en connaître la valeur ?

– Qui peut en chiffrer le montant ?

Personne !

Par contre chacun sait bien, dans sa conscience, dans son être intérieur, qu’il y a une zone d’ombre tournant quelquefois au noir. Surtout lorsqu’on a connu, ne serait-ce qu’un peu, Celui que notre Père nous a envoyé.

Alors, va-t-on se focaliser sur nos péchés et nous lamenter ?

Au lieu de se focaliser sur certains moyens qu’aurait l’homme pour contourner tout cela, ne ferait-on pas mieux de se focaliser sur Celui qui a effacé notre ardoise ?

Que pouvaient faire les débiteurs dans cette affaire que nous présente Jésus ?

Rien, car la situation était bloquée.

D’où devait venir la solution dans ce cas ?

La solution ne pouvait venir que de la personne vers qui leurs yeux étaient tournés !

Autant en se comparant entre humains, on peut se trouver pas si mal et se complaire dans notre péché en le minimisant, autant en regardant à Dieu, la valeur de notre péché et nos limites naturelles reprennent leur place.

La grande différence c’est que cette fois-ci, ce sera sans menace, sans accusation, et surtout sans condamnation.

L’ardoise a été effacée et il n’y a plus d’ardoise, car une ardoise n’est faite que pour y écrire une dette.

Il faut arrêter de se considérer comme des rebuts pour Dieu à cause de nos péchés, car c’est justement des malades qu’Il est venu chercher.

Marc 2v17 : Et Jésus leur dit : Ceux qui sont en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Quand on entend parler Jésus comme cela, avez-vous l’impression qu’il accuse les pécheurs d’être des pécheurs ?

Pas du tout ! Jésus parle bien de gens qui se portent mal ; des gens mal en point ; des gens malades. Il dit clairement que c’est le péché qui est en eux qui les rend malades, les poussant à faire ce qu’ils ne voudraient pas.

J’aimerais pouvoir apercevoir ce que la femme pécheresse voyait en Jésus pour vouloir se jeter ainsi à ses pieds.

Elle voyait son sauveur.

Elle ne voyait ni sa condition, ni les pharisiens présents avec leurs accusations.

Elle était remplie d’amour pour son Dieu.

Et moi aussi j’ai envie d’être remplie d’amour pour mon Dieu.

Ce ne sera plus forcément pour tout ce qu’Il aura fait pour moi que j’aurai de l’amour envers Lui ; mais pour Lui, pour Lui seul. Pour ce qu’Il est.

Héloïse

Note supplémentaire :

Je voudrais montrer à quelqu’un, comme si c’était un cadeau en sa direction, un « passage dans le passage sur lequel nous méditons ». Quelque chose de vraiment spécial et qui, selon moi est d’ordre divin, comme sait le faire Jésus.

Je voudrais vous présenter l’évangile de Dieu en seulement quelques mots :

Un créancier avait deux débiteurs : L’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette.

Voilà, tout y est. Tout est contenu dans ces quelques mots de Jésus.

Voilà, en clair, le sens réel de l’évangile de Dieu.

Il n’y a pas plus simple que cela !

Si on vous demande : « C’est quoi l’évangile » ? Eh bien vous pourrez répondre en disant à peu-près ceci : « De par ma vie entière et par mes péchés, j’avais une grosse dette envers Dieu.

J’étais malade de ne pas pouvoir payer, alors Il m’a remis ma dette sans autre forme de procès ».

Voilà, en gros, ce qu’est l’évangile de Dieu.

« La bonne nouvelle ».

JeanP

L'adoratrice du créantier

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