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Le pharisien et la femme pécheresse

par | Mis à jour le 1 Dec, 2021 | Publié le 20 Aug, 2021 | Témoignages

Le pharisien et la femme pécheresse

Luc 7 V 36

Ce document dont vous allez prendre connaissance est comme un témoignage par rapport à ce que la religion de l’homme m’avait privé ou plutôt volé.

Pendant 8 ans j’ai fais partie d’un mouvement qui se dit évangélique dans lequel une forme d’enseignement est donné, enseignement qui fait qu’on en arrive à être privé d’exercer son libre arbitre sur les textes que nous lisons dans nos bibles.

La majorité des messages qui sont prêchés dans ces lieux ont pour origine les péchés des hommes et la quasi obligation de se repentir pour être accepté de Dieu et avoir droit au salut.

De ce fait vous comprendrez aisément que toutes les lectures que j’ai pu faire ensuite dans la bible, même si c’était de manière personnelle étant seule dans ma chambre, prenaient automatiquement la teinte des messages qui se prêchaient semaine après semaine par les responsables religieux, mais qui ne correspondaient en rien à ce que Jésus annonçait en son temps.

Cette chose étant dite, étant maintenant sortie depuis plusieurs années de ces lieux où je ne retrouvais plus l’Esprit de Jésus mon Sauveur puisque c’est Son Nom, je vous propose de partager un passage de l’Ecriture vu avec les nouveaux yeux qui m’ont été donné depuis, et qui sont de la même nature que ce que Adam et Eve avaient au commencement avant que le péché entre dans le monde.

Autant le dire de suite. Il m’a fallu beaucoup d’années à l’école de Dieu pour que je commence à voir dans l’Ecriture ce qui n’est pas écrit mais qui est là pour être vu.

Cela implique donc de marcher par la foi et malheureusement ce qui est indispensable à l’homme pour vivre cette Vie que Dieu aime tant, n’est non plus jamais expliqué dans les lieux d’où je suis sortie.

Je vous propose un texte qui est dans Luc 7 et qui est de toute beauté et cela parce qu’aujourd’hui enfin je le vois comme il doit être vu.

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Luc 7

36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

37 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus.

38 Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.

39 Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.

40 Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. ‑maître, parle, répondit-il.

41 Un créancier avait deux débiteurs : L’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : Car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ?

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

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Ce passage de l’Ecriture commence donc par le verset 36 qui dit:

36 Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

Voilà pour l’entrée en matière.

Ce qui est censé venir à la suite, ce sera la rencontre de Jésus avec cet homme ainsi qu’un échange de paroles entre les deux.

Oui mais le problème c’est que comme je l’ai dis plus haut, dans les bibles Louis Segond il y a juste au dessus du verset 36, un titre qui a été rajouté par des hommes et qui est:

« La pécheresse pardonnée ».

Donc si j’en viens à tenir compte de ce titre, ma lecture prendra automatiquement la direction qu’il m’aura donnée, alors que ce que je devrais plutôt retirer de la lecture c’est la rencontre entre Jésus et ce Pharisien.

La pécheresse n’étant là que pour appuyer ce que Jésus va enseigner à Simon.

En effet, de même que lorsque Jésus guérissait les malades dans leur corps, il montrait par là qu’en même temps c’est de la maladie de leur âme qu’ils étaient guéris, (si tant est qu’on sache s’en emparer par la foi).

Donc cette femme dite pécheresse était là en tant qu’image de l’enseignement que Jésus allait prodiguer à Simon et le fruit qui était appelé à en sortir.

Ainsi, si on pouvait se poser une question, celle-ci serait de savoir quel enseignement nous avons reçu sur ce texte de Luc 7:

Avons-nous été enseigné sur la base du titre donné dans nos bibles, c’est-à-dire « la pécheresse pardonnée » ou bien sur la base de : Un Pharisien pria Jésus de manger avec lui.

Qu’avons-nous retenu de ce qui nous a été prêché ce jour-là, si ce n’est qu’il a sans doute été beaucoup questions des péchés de la femme, alors que Jésus Lui n’en a jamais fait mention sauf pour lui dire qu’ils lui ont été remis.

Ici aucune trace de rappel de ses péchés. Aucune trace d’accusation ou de condamnation. Aucune trace de demande de repentance.

J’arrête là pour ce qui concerne ces titres qui sont marqués dans certaines de nos bibles et dont les responsables religieux se servent pour y prêcher dessus, alors que ce n’est pas du tout sur ce point précis que l’Esprit désire nous enseigner.

Pour parler de cette femme, je dirais que si l’Ecriture fait mention d’elle en tant que pécheresse, c’est uniquement dans le but de montrer son avant et son après. Oui après que cette femme a vu ou plutôt entendu Jésus, elle ne fut plus la même. Son centre de vie avait changé.

Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi l’accent est toujours mis sur les péchés des hommes et qu’ils sont pris pour base de prédication pour mieux accuser ceux qui viennent dans ces mouvements religieux, alors qu’en ce qui concernait Jésus, Lui il prêchait le royaume de Dieu et sa justice et remettait leurs péchés aux hommes.

Pour la femme qui avait vu et entendu Jésus parler, ce n’est plus à elle qu’elle regardait, mais un transfert de Vie à vie s’était fait en elle.

Ce qui n’est plus n’est plus; cela appartient au passé.

La concernant, le texte nous fait savoir qu’elle se trouvait dans la ville et par un moyen qui n’est pas écrit, elle a su que Jésus était à table dans la maison du pharisien.

Que fit-elle dès l’instant où elle a appris cette chose ? Elle a couru chez elle pour prendre un vase rempli de parfum, et aller ensuite chez le pharisien pour le répandre sur Jésus.

Est-ce que c’est dans un état de repentance qu’on fait ce genre de chose ? Non car si cela avait été le cas, elle serait allée directement chez le pharisien pour se jeter aux pieds de Jésus, mais le fait d’aller chercher le parfum chez elle et oindre Jésus avec, montre son intention et que c’était plutôt en tant qu’adoratrice qu’elle faisait cette démarche.

La repentance, elle n’a pas eu besoin de la provoquer en elle cette femme, car elle est venue d’elle-même lorsqu’elle a vu qui était Jésus.

En effet dans sa lettre aux Romains 2 v 3, l’apôtre Paul montre très bien comment la repentance se manifeste dans une personne. C’est lorsqu’on a connu les richesses de la bonté de Dieu, sa patience et sa longanimité, que notre cœur est poussé à se repentir.

La repentance, elle remonte du plus profond de nous-mêmes lorsque nous avons vu quelque chose de Grand et de Beau en Christ par rapport à ce que nous sommes nous, par nature en tant que pêcheur, et c’est ce genre de repentance que Dieu agréé en son Fils car dans ce cas, c’est Lui qui se révèle à nous.

Ce n’est certainement pas une chose que l’homme peut produire de lui-même, car à vrai dire la repentance est comme tout le reste, un cadeau que Dieu nous fait.

En effet comment est-il possible que l’homme en qui habite le péché puisse se repentir de ce qu’il fait à cause de ce qu’il est, c’est-à-dire un pécheur par nature, alors qu’il n’a jamais cherché à le devenir.

Notre Dieu ne sait-il pas ces choses ? Bien sur que oui puisqu’Il est notre Créateur et qu’il sait par qui le péché est venu dans ce monde.

Ce n’est pas l’homme le coupable, c’est le Diable, c’est lui qui en Eden a poussé la femme à pécher.

Mais de par la venue de Son Fils dans le monde, la bonté, la miséricorde et la justice de Dieu a accomplie son Œuvre et par elle, la repentance est devenu accessible à l’homme. Les compteurs ont été remis à zéro.

Ici plus question de dire « gloire à l’homme » qui s’est repenti de son péché devant Dieu, car nul homme n’est capable de faire cette chose. La chair aime trop le péché pour désirer l’abandonner.

Tout part toujours du haut vers en bas et jamais le contraire. L’homme seul, livré à lui-même ne pourra jamais rien offrir de bon à Dieu à moins qu’il ne passe par Le Fils.

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Pour cette femme, de par le verset 37, on voit que cela faisait déjà un petit moment qu’elle cherchait à avoir un contact avec Jésus et qu’elle cherchait un moyen de l’atteindre, mais le problème était qu’Il était toujours très entouré de monde.

Il est évident que ce qu’elle entendait dire de la bouche de Jésus la touchait personnellement.

Elle se sentait attirée par Lui car il n’y avait jamais des paroles de sa part qui auraient pu faire du mal à ceux qui les entendaient.

– Lorsqu’Il s’adressait aux foules, il leur faisait savoir qu’Il n’était pas venu pour des justes mais pour les pêcheurs, dont elle aussi se savait être. (Matthieu 9 v 13).

– Elle entendait aussi que la vie éternelle était d’ores et déjà donnée à ceux qui croyaient en Lui. (Jean 5 v 24)

– Elle l’avait aussi entendu dire à la femme la perte de sang qui s’était approché de Lui par derrière :

34 Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal. (Marc 5)

Qui peut appeler quelqu’un « ma fille » si ce n’est un père ?

Cette femme dite pécheresse était-elle présente lorsque Jésus a parlé de cette manière à la femme à la perte de sang ?

Peut être que oui, rien n’est dit à ce sujet, mais en tous les cas cette femme connaissait beaucoup de choses de Jésus et sur Jésus, au point de chercher à se rencontrer avec Lui. Et si elle était dans cette démarche c’est parce qu’elle n’avait pas peur de Lui, pas peur d’être accusée d’être ce qu’elle était: une femme de mauvaise réputation.

Donc de même que la femme à la perte de sang, cette femme dite « pécheresse » croit aussi en Jésus. D’après ce qu’elle a vu et entendu de Lui, elle sait par son être intérieur qu’Il est Celui dont les prophètes ont annoncé la venue, et donc qu’elle aussi se sait maintenant être une de ses enfants.

Vous savez frères et sœurs, ce genre de chose ne peut pas s’expliquer. On le sait ou on ne le sait pas. On voit ou on ne voit pas… on croit ou on ne croit pas. Cela fait partie de l’être intime de chacun, et personne n’a le droit de chercher à imposer son point de vue à l’autre.

Si cela arrive, il faut alors accepter que cette chose ne vient pas de Dieu mais de son opposant le Diable qui a beaucoup d’ouvriers qui travaillent pour lui, même s’ils n’en ont pas conscience.

Pour cette femme il est évident que sa foi s’est bien posée sur Jésus.

Qui en effet, en entendant ce genre de paroles dites de cette manière comme le fait Jésus, ne repartirait le cœur léger et plein de reconnaissance pour Celui qui nous aurait parlé de telle et telle manière ?

Par rapport à la femme à la perte de sang avez-vous entendu Jésus lui poser des questions pour connaitre l’origine de sa maladie ? Non jamais il ne fera cela, de peur que la culpabilité d’avoir fait quelque chose de mal, vienne se saisir de tous ceux qui sont aussi malades dans leur corps.

Et pourtant dans les milieux dits religieux, qui n’a jamais été confronté à ce genre de situation dans laquelle on vient nous dire que ce n’est pas normal d’être malade, mais sans jamais nous donner une solution pour sortir de cet état, alors que le remède est très souvent lié aux choses de Dieu qui n’ont pas été enseignées de manière correcte.

Cette femme dite pécheresse avait ses regards portés sur Jésus. Elle était au courant de ses déplacements. Elle se sentait attirée par Lui et voyait en Lui, Celui dont le prophète Esaïe avait fait la présentation au chapitre 53 de son livre et dont son Nom veut dire Sauveur.

Elle était attirée par ce qui sortait de Jésus et ceci sans jamais porter attention à son côté extérieur.

Il n’avait ni beauté, ni éclat et rien qui puisse attirer nos regards.

Les yeux de cette femme étaient rendus capables de voir ce qui ne se voit pas à l’oeil. Elle voyait en Jésus le Roi d’un royaume qui n’a rien de commun avec les rois et les royaumes de ce monde et c’est l’Esprit de l’Agneau qui règne dans ce royaume qui l’attirait.

La foi ça ne s’explique pas, ça se vit.

Oui c’est bien Lui Le Sauveur, Son Sauveur qu’elle a vu dans son abaissement, mais un abaissement tellement désirable qu’on désirerait lui ressembler en tous points.

18 L’Esprit du seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés,

19 Pour publier une année de grâce du seigneur. (Luc 4)

Ce sont toutes ces choses que cette femme a vues en Jésus. Elle a été rendue capable de dépasser le côté visible de Sa Personne pour ne s’attacher qu’à ce qui est désirable en Esprit.

Elle a vu en Lui un Esprit qui n’est pas de ce monde, et c’est cet « ailleurs divin » qui l’a attirée vers Lui. Oui dans ce monde où il n’y a aucune accusation, aucune condamnation, aucun doigt médisant sur ce que nous sommes en nous-mêmes et que nous n’avons jamais recherché.

Cet héritage que nous avons reçu par notre nature Adamique nous le haïssons, même si parfois on se laisse entrainer par le mal.

Donc dès le moment où cette femme a su que Jésus était à table chez le pharisien, donc quelque part un peu plus disponible que lorsqu’il était dehors, et immédiatement entouré de monde, elle n’hésita pas et ne se posa aucune question sur le fait qu’elle allait entrer dans une maison ou d’emblée on allait la juger.

C’est donc la démarche qu’elle va faire en osant pousser la porte de la demeure d’un pharisien qui va révéler aux yeux de tous ceux qui sont là présents à table chez Simon, ce que Jésus est capable de créer dans une personne en qui se trouve « Foi« .

Cette femme alla droit au but pour rencontrer Celui qui était devenu l’Objet de son amour, l’Objet sur lequel sa foi avait enfin pu se poser et qui ne viendrait jamais l’accuser d’avoir été une femme de mauvaise vie avant de le connaitre.

En effet Jésus était tellement humble de cœur, qu’il n’avait aucune difficulté à côtoyer ceux qui étaient les moins considérés, ceux qui étaient vu comme étant des moins que rien.

Mais est ce que ce n’est pas justement ce que Jésus venait de dire juste au dessus aux Pharisiens et aux docteurs de la loi ?

34 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C’est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie.

35 Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.

Pourtant c’est bien par tous ces publicains et ces gens de mauvaise vie qui se savaient être des pêcheurs notoires et venaient à Jésus tels qu’ils étaient, que la Sagesse de Dieu a été justifiée.

Pourquoi cela ?Eh bien parce que Celui qui a été fait « Sagesse de Dieu » pour les hommes (1 corinthiens 1 v 30) n’a jamais cherché à se justifier lui même?

Non jamais, ce sont ceux qui ont touché la justice de Dieu en leur faveur qui l’ont fait à sa place.

La femme est donc là aux pieds de Jésus. Sa tête est baissée et son visage est caché par ses cheveux. Son émotion est tellement grande de pouvoir enfin toucher du doigt Celui qu’elle désirait atteindre depuis si longtemps, que des larmes d’amour sortent toutes seules de ses yeux. Elle ne peut les retenir.

Ne sachant que faire et n’ayant rien d’autre sous la main que ses cheveux, elle essuie les pieds de Jésus qui étaient baignés de ses larmes et en même temps y mélangea le parfum dont elle voulait le oindre.

Lorsqu’on vient à une personne pour le oindre, c’est parce qu’on a vu en lui, comme une forme de royauté. On considère comme notre roi celui que nous oignons et l’onction est comme une façon de lui montrer notre amour, notre respect, notre allégeance.

Que dire de ce geste de la femme envers Jésus ? Eh bien que dans le parfum et les larmes il y avait aussi la foi de la femme. L’ensemble ne faisait qu’un et c’est cet ensemble que Jésus accepta comme un sacrifice de bonne odeur. La foi était mélangée aux larmes et au parfum.

Il est donc impossible de dire que c’est en tant que femme pécheresse que celle-ci offrait son parfum à Jésus, car alors celui-ci aurait répandu une bien mauvaise odeur: Celle dans lequel se trouvait ses nombreux péchés commis.

C’est donc tout ce qui était dans son être intérieur en tant qu’adoratrice de Celui qui était devenu son Sauveur, qui se mélangeait au parfum qu’elle répandait sur Lui en tant que bonne odeur.

Les deux ne faisaient qu’un, en fait, car un troisième ingrédient y était ajouté : La foi.

C’est elle en effet qui permettait l’impossible.

Le pharisien, lui à ce moment-là n’était pas encore dans la position de celui qui était appelé à tirer instruction de ce qui se passait là devant ses yeux.

Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’à cet instant précis, Luc, qui est celui qui a écrit tout ce passage, le nomme encore « le pharisien« .

C’est donc encore le pharisien qui, à cet instant précis, se dit en lui-même:

39 Le pharisien, qui l’avait invité, voyant cela dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche ; il connaîtrait que c’est une pécheresse. 

Voilà donc comment pense un homme qui est empêché de voir et de considérer ce qui se passe à ce moment précis, à cause de la loi qui le tient prisonnier.

Mais, qu’aurait du faire cette femme pour être bien considérée par ce pharisien, je vous le demande. Qu’elle fasse beaucoup d’œuvres pour se repentir de ses péchés ? Qu’elle fasse beaucoup de prières ou d’aumônes ?

Mais y a-t-il sur terre un homme ou une femme qui pourrait se rendre juste devant Dieu par lui-même ? Impossible, à cause du péché qui habite en lui. Il y aura toujours quelque chose qui n’ira pas. C’est pourquoi Jésus porte bien son nom : Sauveur.

En fait, voilà ce que la loi nous fait devenir, alors même que nous ne le voudrions pas. Elle nous fait devenir durs et intransigeants vis-à-vis des autres. Voilà ce qu’elle est capable de produire en nous: Des fruits pour la mort.

Cet homme pense donc en lui-même. Il perd de vue ou bien il ne sait pas que Jésus est capable de voir et d’entendre ce qui se passe dans le cœur des hommes.

En fait c’est à cause de sa mise en pratique des ordonnances que commande la loi, que cet homme est très mal à l’aise sur le fait qu’un homme dont on dit qu’il est un prophète se laisse toucher par une femme pécheresse.

Le pharisien est dépassé par la situation, et c’est justement là que son véritable besoin ou plutôt son manque, va être révélé.

Ce qui est étonnant dans cette affaire, c’est que ce pharisien pense qu’un véritable prophète de Dieu, mettrait automatiquement de la distance avec ce genre de femme. Il en vient à oublier qu’à ce propos Les Ecritures font mention du prophète Osée à qui L’Eternel avait dit de prendre pour femme une prostituée et que celle-ci lui enfanta deux enfants. (Osée 1 v 2 à 6)

Osée le prophète a-t-il eu du dégout pour la femme avec laquelle il a procréé ?

Comment avoir des relations sexuelles avec quelqu’un avec qui on ne ressent aucun sentiment, quelqu’un qui nous laisserait totalement froid ?

Donc, même si la femme prostituée d’Osée était une image du peuple de Dieu à ce moment-là, cela n’a nullement enlevé l’amour que Dieu n’a jamais cessé d’éprouver pour son peuple.

Jésus Christ est le Fils de Dieu et Il est Celui qui ne change pas. Ce qu’Il voit fait au Père, Il le fait pareillement et on le voit ici avec cette femme. Jean 5 v 19

Le Pharisien, à cause de cette mauvaise loi qui habite en lui, n’a pas été en capacité de porter le même regard que Dieu sur cette femme. Il ne sut voir en elle qu’une pécheresse.

D’après la conception des choses que lui donne la loi, il n’y aurait que ce genre de personne comme cette femme, qui serait des pécheurs ; les autres non, comme lui par exemple, lui le propre juste à cause de sa « pratique de la loi ».

Or un des principes essentiels qui est dans le royaume de Dieu c’est: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, or le pharisien par rapport à ce qu’il pense de la femme dite « pécheresse », n’est pas du tout dans ce cadre là.

En effet comment vivre selon des principes divins lorsqu’on est dans une loi qui ne sait que donner des ordres. Dans des ordres, la liberté de pouvoir aimer est inaccessible, même pour celui qui le voudrait.

Pour ce qui concerne le fait d’aimer notre prochain, c’est Jésus le Premier qui nous a aimés.

C’est Lui qui est notre Prochain le plus proche et Il est toujours là lorsque nous avons besoin de Lui.

Alors partant de sa position de Prochain proche, Jésus va maintenant instruire cet homme qui l’a invité à manger chez lui, et le faire en lui montrant par quelle manière se manifeste Le véritable Amour, et surtout par rapport à quoi cet Amour à une véritable valeur aux yeux de Dieu.

40 Jésus prit la parole et lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire »…

Voyez avec moi qu’ici, le texte ne fait plus mention de l’homme en tant que pharisien, mais que Jésus l’appelle par son seul nom: Simon.

Simon, j’ai quelque chose à te dire…

N’y a-t-il pas là comme une recherche de rapprochement de la part de Jésus en direction de celui à qui Il s’adresse ? Comme une recherche d’intimité ?

Jésus cherche toujours à parler au cœur de l’homme, pas à son cerveau, pas à sa raison et ses raisonnements.

Ce n’est pas au pharisien que Jésus va parler, mais c’est à l’homme Simon en qui se trouve foi. Pour l’instant celle-ci est quelque peu étouffée par le légalisme qui se trouve dans le pharisien, mais à Dieu, rien n’est impossible.

Jésus est venu afin de détruire les œuvres du Diable dans les hommes. 1 Jean 3 v 8

Ce Simon, qui est-il ?

Si cela vous intéresse, je vous le présente:

Du latin Simon, Simonis emprunté de l’hébreu šim‘ōn (« Dieu a entendu ma souffrance »)

Donc ce Simon dont nous allons parler, est une personne qui est en souffrance dans son être intérieur. Il souffre de ce que la loi l’emmène à vivre, à penser et à agir alors même qu’il ne voudrait pas être cet homme là.

Il en vient même à penser du mal de cette femme qui est pourtant là devant ses yeux dans une position d’abaissement devant tous ceux qui sont là présents, et qui l’observent sans doute du coin de l’œil .

Pourtant je suppose qu’avant de devenir un serviteur de la loi, Simon avait comme tous ceux de son peuple, la connaissance de son Dieu dans son être intérieur.

C’est de s’être mis au service de la loi dans son mauvais côté, qui a fait qu’il est devenu un homme dur et jugeant les autres sur les apparences.

Mais c’est sur, étant dans cette position là, il n’y trouvait pas son compte et Jésus sachant cette chose ne refusa pas son invitation à prendre le repas avec lui.

Oui Simon souffrait tellement dans son être intérieur que dans sa souffrance, il en a même oublié que bientôt des doigts accusateurs allaient se pointer sur lui d’avoir invité Jésus à sa table.

Oui les doigts des autres pharisiens qui eux en voulaient à la vie de Jésus.

Bien que Simon ait de bonnes dispositions de cœur, il avait cependant besoin d’entendre ce que Jésus avait à lui dire, et ce genre de paroles ne plaira jamais à notre chair. Devant Jésus notre âme est toujours mise à nu.

C’est donc par rapport à ce que nous entendons de Jésus que nos choix de vie se feront, et pour ce qui concerne Simon, rien n’est dit de la suite, mais je suis convaincu que de même que Nicodème, cet homme a changé de voix/voie.

Donc Jésus commence à parler et dit à Simon: Simon j’ai quelque chose à te dire.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette Parole que Jésus a dite dans Jean 8 et qui est:

25 Qui es-tu ? Lui dirent-ils. Jésus leur répondit : Ce que je vous dis dès le commencement.

26 J’ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde.

Jésus a-t-il dit aux Juifs et au peuple religieux tout ce qu’Il avait à leur dire ? Non, rien n’est écrit à ce sujet et cela parce qu’ils n’auraient pas pu supporter le verdict de Dieu sur l’état de leur cœurs et leurs agissements, et pourtant à Simon, Jésus lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire.

Si donc Jésus peut parler de cette manière à Simon, c’est parce que celui-ci est en capacité d’entendre. Le cœur de Simon était prêt pour recevoir la parole de Jésus, celle qui créée la Vie, même si de prime abord elle nous percute dans notre être intérieur.

Jésus ne parle jamais pour rien et d’ailleurs la réponse de cet homme en est la preuve:

Parle Maitre!

Il est évident qu’en répondant de cette manière, Simon accepte l’autorité de Celui qui va lui parler, mais il y a aussi le fait qu’il ne pouvait pas encore appeler Jésus de Son Nom, à cause du sens de son Nom: Sauveur.

Simon ne peut pas non plus appeler Jésus « Seigneur », car il n’est pas encore prêt pour l’accepter comme tel. Simon appelle donc Jésus « Maitre » et c’est très bien ainsi.

Jésus commence à parler:

41 Un créancier avait deux débiteurs : L’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

Voilà ce que Jésus a dit à Simon.

Aviez-vous déjà vu ou entendu que dans ces quelques paroles de la part de Jésus à Simon, il y a le contenu de tout l’Evangile ? Moi non, et si je l’ai vu maintenant, c’est parce que l’un d’entre nous me l’a montré.

Ainsi par rapport à ce que Jésus est en train de dire à Simon, on entend que la dette a été remise aux deux débiteurs.

Pour ce qui concerne la femme dite pécheresse, elle, elle a bien compris la chose d’où le parfum répandu sur les pieds de Jésus alors que le pharisien lui, ne l’a pas encore vu, car la loi empêche l’homme de s’emparer par la foi de tout ce que Dieu a fait en faveur de l’homme.

La loi de par l’obligation de mettre les commandements en pratique est une tueuse de foi.

En effet dans la loi, tout se paie, rien n’est gratuit, alors que Jésus Lui, désire montrer à Simon comment et par quel moyen s’exerce la justice de Dieu envers l’homme.

Il paie pour lui et à sa place, car Il sait que l’homme n’aura jamais de quoi payer tellement le prix de la rançon est élevé.

Jésus connaît aussi la tare du péché qui est en tout homme dès sa naissance, et c’est pourquoi Il est venu pour payer à sa place sans rien lui demander en retour.

Si lorsque Jésus est entré dans la maison Simon avait reconnu en Jésus Le Sauveur annoncé, Celui qui est l’Eternel Je Suis, Celui dont les prophètes ont parlé et annoncé la venue, eh bien il aurait tout simplement versé de l’huile d’onction sur la tête de Jésus.

Comment expliquer la chose : Eh bien je dirais que « la femme dite pécheresse » est l’image des nations, celle qui devait beaucoup parce que sans Dieu et adorant et servant de faux dieux….

Et que « le pharisien » est l’image du peuple juif qui, bien qu’ayant Dieu de par l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, mais vivant sous le régime de la loi se pense être juste devant Dieu de par la mise en pratique de ses commandements.

Donc que ce soit l’un ou que ce soit l’autre, les deux avaient une dette envers Dieu et aucun des deux n’avait le pouvoir ni de quoi la payer.

Voilà pourquoi Le Père a donné son Fils en offrande au monde et nous a remis à tous notre dette.

La femme dans cette histoire de Luc 7 a bien vu en Jésus son Substitut, elle a su s’emparer du merveilleux Cadeau vivant que Dieu lui offrait par son Fils, même si Celui-ci n’était pas encore passé par la croix, car pour ceux qui sont de la foi, nul besoin de la croix de bois.

En effet ceux qui sont de la foi de Jésus savent très bien que la croix est un principe éternel en Lui, et que la croix de bois n’est que le côté visible qui va en direction de ceux qui ne savent pas « le voir«  par l’Esprit.

Jésus s’est toujours mis à la portée de tous. Personne dans les milieux religieux, ne peut dire qu’il ne le connaît pas, car Jésus a toujours fait en sorte de donner des exemples visibles pour appuyer son enseignement qui normalement doit se recevoir par la foi, enseignement et qui est fait pour être cru sans avoir nécessairement besoin de voir la chose.

Mais c’est ainsi, malheureusement l’homme a toujours eu besoin de voir pour croire, mais la foi frères et sœurs, ce n’est pas ça.

Pour cette femme s’est bien parce qu’elle s’est vue dans la position de celui à qui la dette avait été remise qu’elle était là à adorer Jésus, tenant à lui faire savoir cette chose, alors que le pharisien lui, n’était pas encore en possibilité de s’en emparer parce que c’est par la foi seulement que ces choses nous deviennent accessibles.

Et c’est pourquoi Jésus a parlé au cœur de Simon, chose qu’il ne pouvait pas faire dans son côté pharisien.

Avez-vous aussi remarqué la manière dont Jésus a présenté la chose à Simon au verset 42 ?

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

Ici Jésus a posé la question à Simon de savoir qui des deux aimera le plus, Celui qui leur a remis la dette.

J’ai trouvé cette question très étonnante, car en principe lorsque quelqu’un vient remettre une dette à une personne, en principe ce n’est pas de l’amour qu’on éprouve envers celui qui nous l’a remise, mais de la reconnaissance.

Pourtant ici Jésus évoque le sentiment le plus haut qui soit, « l’amour ».

Pourquoi donc Jésus n’a-t-il pas fait mention du mot « reconnaissance » et l’a remplacé par l’amour ?

Eh bien pour moi la réponse est que si Jésus avait fait mention de la reconnaissance à Simon, immédiatement le légalisme aurait refait son apparition et la notion de devoir payer de quelque autre manière que ce soit, serait intervenu, oui comme un réflexe incontrôlable et c’est ce que Jésus ne voulait surtout pas qu’il arrive.

Il ne voulait pas que le côté pharisien revienne en Simon, car là nous sommes dans un moment où Jésus enseigne Simon sur la façon dont se manifeste le véritable amour.

La loi dans sa recherche de mise en pratique empêche l’homme de voir que le paiement de sa dette a été remis déjà dès les temps éternels. Elle fait tout le contraire; Elle pousse l’homme à participer à son propre salut, mettant de côté l’œuvre excellente du Fils dans sa mort en vue de vie de résurrection, celle qui a permis à l’homme de vivre en nouveauté de Vie pour la Vie éternelle.

Mais lorsque nous même nous étions dans le sein de ces religions, est ce que ce n’est pas à ça que nous avons été entrainés ? Oui alors que étions sur d’avoir été sauvé par grâce et sans avoir rien à payer en retour, subrepticement et sans qu’on se rende compte de rien, est arrivé un enseignement qui nous a fait dériver et nous a fait croire que non en fait tout n’était pas cadeau.

Qu’il y avait des choses à faire venant de nous, pour montrer à Dieu que nous lui étions reconnaissants de nous avoir sauvés.

En fait on voit bien qu’en pensant de la sorte, nous étions complètement hors de sens.

On était incapables de voir que là nous n’étions plus dans le salut gratuit, mais qu’il devenait payant.

Pourtant le salut de Dieu est bien là présent, oui c’est fait, tous est accompli, mais il appartient à l’homme maintenant de s’emparer de ce fait divin, sans autre et c’est par la foi seule que cela se fera.

Jésus évoque donc le plus haut niveau qui soit en tant que sentiment lorsqu’il pose sa question sur la remise de la dette aux deux parties en présence : l’amour.

42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?

43 Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.

Voilà donc ce que répond Simon : Je pense….

Pour moi, voilà ce que je comprends: En répondant de cette manière, Simon est tout simplement en train de sortir du cadre que lui dicte la loi et que là c’est son être intérieur qui vient de s’exprimer. Simon est ici en train d’exercer son libre arbitre même si celui-ci est encore balbutiant.

C’est Simon qui parle et qui s’aligne sur la pensée de Dieu. En Simon il y a un tournant de pensée qui est en train de s’opérer. Simon parle enfin en homme censé.

Est-ce que dans toutes ces choses on ne s’y retrouve pas un peu. Oui souvent sur certains sujets nous-mêmes nous pensions mal, mais il suffisait que Jésus vienne nous déstabiliser par une question posée par exemple, pour qu’ensuite les choses se mettent en place d’elle-même et cela parce que nous avons accepté de sortir de nous même pour trouver la réponse » en Dieu ».

Je pense à cet instant à la parabole du bon Samaritain et du docteur de la loi qui avait bien répondu à Jésus lorsque Celui-ci lui avait demandé lequel des trois avait été le prochain de l’homme qui était à terre à demi mort.

De la même manière je vois ici le début de la conversion de Simon à Jésus de par la façon qu’Il a, de présenter les choses « hors loi ».

Jésus ne voit-il pas le début de ce changement en Simon ? Bien sur puisqu’il lui répond: Tu as bien jugé Simon ou dit autrement; tu vois Simon lorsque tu passes par-dessus ce que dit la loi dans ses commandements injustes parce qu’inapplicable, tu juges bien.

44 Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.

45 Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.

46 Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.

Verset 44: Vois-tu Simon, vois-tu cette femme! Observe-là bien et vois ce que la foi hors loi peut produire dans une personne, même si de manière extérieure on la voit comme étant une personne de mauvaise vie.

Tu vois Simon de par ces petits exemples que je viens de te citer, je veux te montrer ce que la loi en toi t’empêche de vivre librement, alors que tes désirs intérieurs vont pourtant en ma direction, sinon tu ne m’aurais pas invité à manger avec toi à ta table.

Tu te pensais sans doute être meilleur que cette femme parce que tu dis observer les commandements de la loi, mais ce que tu ignores c’est que le commandement de la loi que Dieu aime, c’est celui d’aimer son prochain comme soi même. Or vois-tu Simon c’est ce que cette femme est en train de faire à mon égard et cela parce qu’elle a compris que je suis pour elle son Premier Prochain, et que je l’ai secouru lorsque je l’ai vu sur le bord du chemin toute seule et mise à l’écart par tous.

Simon ce serait bien si toi aussi tu acceptais de te mettre au niveau de cette femme et à accepter de te reconnaître toi aussi comme étant un pêcheur même si tu n’as jamais cherché à le devenir.

Ce n’est pas d’essayer de passer pour quelqu’un de bien devant moi qui va y changer quelque chose, car je te connais Simon et toutes ces œuvres qui sont issues de la loi que tu pratiques ne sont pas bonnes, même si tu les fais de tout ton cœur.

Le problème c’est que je ne suis pas dans tes œuvres. Elles ne sont pas de moi, elles sont uniquement une imitation. Une belle imitation certes, mais une imitation quand même.

C’est celui qui s’abaisse qui sera élevé Simon et pas le contraire, c’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : Car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

Ici encore Jésus met bien l’accent sur le fait que les péchés de la femme étaient déjà pardonnés car avant même qu’elle entre dans la maison, elle aimait déjà Jésus.

Ici Jésus parle au passé. Le mobile de sa démarche en Sa direction c’était l’amour, uniquement l’amour sans autre.

48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

Ne le savait-elle pas ? Bien sur que oui qu’elle le savait, mais il y avait là beaucoup de témoins silencieux, qui n’en pensait pas moins. Il fallait donc pour la femme une attestation, un scellé de la part de Jésus, qui ferait que plus jamais personne ne viendrait rappeler à cette femme, ce qu’elle n’était plus, une pécheresse notoire.

49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ?

Ceux qui étaient à la même table que Jésus sont-ils su s’emparer de l’enseignement que Jésus venait de prodiguer à Simon sur la rémission de la dette et que eux aussi était concerné par cette petite parabole?

Est-ce que nous n’étions pas là dans le cadre de cette parole que Jésus avait dite dans Matthieu 11 par exemple:

12 Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent.

A vrai dire non, ceux-là n’ont pas été violents alors que la porte leur était aussi ouverte pour accéder au salut gratuit de Dieu.

50 Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.

Voilà dans ce lieu, celle qui avait la foi mise en action c’était la femme.

La foi procure la paix de l’âme et pour ce qui concerne Simon qui jusque là avait le cœur en souffrance (c’est son nom) je ne doute pas un seul instant que foi en lui était en train de s’éveiller de par ce qu’il avait entendu de Jésus.

Oui je ne doute pas que dans peu de temps Simon va avoir les blessures de son âme guérie, et qu’à son tour il deviendra un adorateur de la même veine que cette femme qui a été pour lui et devant lui, un témoin vivant de cet amour que Dieu cherche. Jean 4 v 23.

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Monique qui a beaucoup reçu de par les partages qu’elle a eu avec JeanP

Le pharisien et la femme pécheresse

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