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L’homme à la main sèche

par | Mis à jour le 14 Oct, 2022 | Publié le 9 Sep, 2021 | Etudes bibliques

L’homme à la main sèche, 

ou « visualiser la foi ».

Matthieu 12 ; 9 à 14

Étant parti de là, Jésus entra dans la synagogue. Et voici, il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche.

Ils demandèrent à Jésus : «Est-il permis de faire une guérison le jour du Sabbat ?» C’était afin de pouvoir l’accuser.

Il leur répondit : «Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira-t-il pas pour l’en retirer ?…

Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis !

Il est donc permis de faire du bien le jour du Sabbat».

Alors il dit à l’homme : «Étends ta main !» Il l’étendit et elle devint saine, comme l’autre.

Les Pharisiens sortirent et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr. Mais Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu.

Dans ce passage, Jésus répond à une question vicieuse de Juifs, présents dans cette synagogue, en évoquant quelqu’un qui ne possèderait qu’une seule brebis et qu’il voudrait sauver un jour de sabbat…

Mais tout de suite voyons ceci : Jésus, par ses propos, nous amène à voir deux choses et non une seule : Deux situations, deux êtres, etc.

En effet, face à un homme qui avait une main sèche, il évoque, en parallèle, une brebis qui serait tombée dans une fosse. Par conséquent deux images nous sont données en même temps dans ce texte ; et nous ne perdrons rien si l’on accepte de voir l’ensemble des choses comme Jésus nous le présente : C’est-à-dire deux choses en une. C’est la seule manière de bien saisir ce texte pour bien le comprendre, car il est ainsi présenté par Jésus Lui-même.

L’homme à la «seule brebis» devait donc être très pauvre, puisque selon Jésus il n’avait qu’une seule brebis ; et en plus, toujours selon ce que dit Jésus, cette brebis était infirme.

Je dis cela car si c’est bien l’homme à la main sèche qui était infirme, sa «représentation», ou son «double» si vous préférez, c’est-à-dire «la brebis dans la fosse», devait l’être aussi. Et à mon avis c’est pour cela que cette brebis ne pouvait pas se sortir de la fosse d’elle-même : Parce qu’elle était boiteuse, ayant une patte sans vie.

(Beaucoup de gens en sont là aujourd’hui, malgré plus de 2000 ans de christianisme).

Oui, si l’homme en question avait ce que l’on appelle une «main sèche», la brebis devait donc avoir une «patte sans vie», Jésus nous présentant ainsi la chose.

(Voyons aussi que Jésus, se positionnant comme étant «l’homme si pauvre qui n’avait qu’une brebis», et en plus une brebis boiteuse, c’est donc comme cela que Jésus se décrivait Lui-même : Aucun bien, aucune richesse, si ce n’est seulement une brebis malade).

En tenant ces propos puis en guérissant le malade, Jésus déclarait donc indirectement à tous ceux qui étaient présents, que dans ce lieu Il ne reconnaissait comme lui appartenant réellement, qu’une seule personne, une seule brebis.

– Qui ?

– Ce seul malade !

Oui je sais que ça peut faire grincer des dents ; mais moi je crois plus en ce que Jésus nous montre, qu’aux réactions que peuvent avoir les gens envers Lui.

Quelle leçon ce fut, pour ceux qui avaient posé cette question si vicieuse ! Question qui était censée déstabiliser Jésus afin de pouvoir finalement l’accuser !

N’oublions pas le contexte de cette affaire :

Jésus était dans une synagogue de Juifs –de Juifs sous la loi- ; et par conséquent «sous la loi des sabbats». Or ils savaient tous que Jésus bousculait toutes les traditions, et même –apparemment– la Loi de Moïse ! Or le texte nous dévoile que toute cette petite troupe de gens religieux -sous loi-, avait mis au point une combine sublime pour accuser Jésus pendant qu’Il ferait du bien à quelqu’un de malade.

«C’est quand même étrange, ne trouvez-vous pas, de recevoir Jésus dans un lieu religieux avec l’intention de prendre celui-ci en défaut et de l’accuser ; et le tout sur le dos d’un pauvre infirme !»

Donc, sachant que c’était afin d’accuser Jésus, j’en conclus que ces gens religieux savaient, -mais mal-, ce que permettait le sabbat et ce qu’il ne permettait pas, sinon ils ne Lui auraient pas posé cette question si vicieuse.

Pourtant, malgré que leurs intentions premières fussent d’accuser Jésus sur un point de la Loi, afin d’essayer de le prendre en faute, on les entend poser une question subtile :

«Est-il permis de faire une guérison le jour du Sabbat ?»

En somme ils se présentaient comme «ceux qui ne savaient pas»…

C’est étrange, ne trouvez-vous pas ?

En effet, pourquoi n’ont-ils pas dit carrément à Jésus : «Jésus, nous savons bien que tu guéris les malades, et même le jour du sabbat ; mais ici nous ne te laisserons pas faire. Ici on respecte la loi».

Mais non, ils n’ont pas dit ça ; ils n’en avaient pas le courage.

Pourquoi ?

Parce que leur loi les contredisait.

Oui, entre «la lettre de la loi» et ce que disait leur cœur, il y avait bousculades, contradictions, questions sans réponses, etc.

La loi est un piège en effet. Je parle ici de la loi écrite, non sur des cœurs, mais sur de la pierre…

Pourquoi dis-je leur loi ? Parce que c’est ce que Jésus leur déclara dans Jean 8 ; 17 : Il est écrit dans VOTRE loi

Note : Voyez que selon, j’écris Loi, ou loi, ou encore loi. Loi étant la belle Loi de Dieu, loi étant le côté naturel de cette loi, et loi en tant que loi de mort.

En fait, leur loi, qui demandait «d’aimer son prochain comme soi-même», leur disait aussi qu’il était interdit de faire quoi que ce soit le jour du sabbat, même pour sauver quelqu’un. Donc interdiction de tirer une brebis malade d’une fosse dans laquelle elle était tombée, par exemple.

Ainsi leur loi qui était censée les aider, ou leur donner des bornes pour leurs consciences, les piégeait quant à sa mise en pratique. Ils étaient pris dans le piège de leur propre loi. Ils étaient bloqués par elle, ne comprenant toujours pas comment peut-on en arriver à «être bloqué par une Loi pourtant si parfaite» !

Alors, bloqués par cette loi, -leur loi-, on voit ces juifs religieux faire en sorte d’inviter Jésus à violer cette Loi qui pourtant les bloquait.

Ils faisaient cela pour au moins trois raisons :

– Premièrement, parce qu’en eux-mêmes ils n’étaient pas du tout sûrs de ce qu’il fallait faire ou ne pas faire dans un cas grave, un jour de sabbat, comme celui de venir au secours de quelqu’un qui serait en danger de mort si on ne lui porte pas secours immédiatement.

– Secondement, est-ce que guérir une personne était un travail, un «effort physique» ?

– Troisièmement, vu que Jésus les dérangeait dans leur exercice vraiment «très particulier de la Loi», ils voulaient donc se servir de cette sorte de «vide juridique de la loi» pour pouvoir mieux l’accuser, comme cela est écrit dans ce texte…

Mais, quand on y pense… quand on est si sûr de soi à propos d’une loi qui est censée nous diriger valablement, pourquoi donc demander : «Est-il permis ?»

Je vous le demande !

Les juifs… étaient-ils tellement sûrs d’eux avec cette «loi de Moïse» ?

N’était-elle pas contradictoire, au contraire, cette loi ?

Ou dit autrement : «Comment aimer son prochain comme soi-même, tout en le laissant mourir dans une fosse un jour de sabbat, si par malheur il y est tombé dedans ?»

Problème…

En effet, en posant la question telle qu’elle fut présentée par les Pharisiens, ils invitaient Jésus à violer la Loi, bien qu’eux-mêmes auraient été très gênés de ne pas pouvoir secourir, dans une situation de danger immédiat, quelqu’un de leur famille un jour de sabbat ; et peut-être même une simple brebis, puisque Jésus évoqua la chose ainsi.

En somme, les Pharisiens voulaient recevoir une réponse venant de Jésus sur une question aussi épineuse, mais en même temps de manière à pouvoir accuser celui qui aurait donné la réponse…

Situation bien difficile autant que périlleuse, ne trouvez-vous pas ?

Je trouve personnellement que c’est la pire manière de recevoir favorablement une réponse, à une question que je poserais directement à quelqu’un.

En somme, d’un certain côté les Pharisiens voulaient que Jésus les conforte ; qu’Il leur donne comme une «borne à leurs consciences» ; un point de repère valable, mais qui soit en même temps en mesure de pouvoir l’accuser.

(Tout l’art d’un bon équilibriste est requis pour poser la question de cette manière-là)…

Ils posaient aussi cette question pour que Jésus, dans Sa réponse, appuie quelque part sur la mauvaise interprétation de la loi qu’ils avaient d’elle.

Mais ça voyez-vous, Jésus ne pouvait pas le faire. Il ne pouvait pas les induire en erreur.

Ils avaient donc le oui et le non en eux, et cela les gênait. Cependant ils ne pouvaient pas se défaire de ce oui et de ce non.

Etranges de gardiens d’un temple de la Loi, que ces gens-là !

D’autre part, soulignons aussi le fait que jusque-là personne n’avait pu guérir l’homme à la main sèche, ce qui est significatif en soi, bien que les sacrificateurs fussent censés avoir un peu ce rôle, selon la Loi.

En effet, bien que les sacrificateurs fussent plutôt des hommes qui «constataient» telle ou telle maladie, et aussi les guérisons quand il y en avait, ils étaient comme des intermédiaires entre l’Eternel et les hommes, au milieu du peuple ; et donc quand le peuple allait vers eux, c’était plutôt vers l’Eternel qu’ils allaient, donc avec la foi en l’Eternel à travers ces hommes institués.

Leur rôle était donc d’encourager en vue de guérir ; et c’est en cela que je dis que les sacrificateurs avaient ce rôle «bien particulier».

Notons en outre que Jésus n’avait rien demandé à personne en entrant dans la synagogue, mais qu’on l’interpella publiquement pour lui poser une sorte de «question piège».

Je pense que si j’avais été à la place de Jésus, personnellement j’aurais répondu à peu-près ceci : «Oh puisque vous le prenez ainsi et que vous voulez me piéger, moi je m’en vais, voilà !»

Seulement moi c’est moi, et Jésus c’est Jésus…

Jésus, Lui, se souciait moins de sa personne que de l’homme qui avait une main sèche.

Moi, évidemment, dans une telle situation je me serais préoccupé en premier de ma réputation de bon chrétien. Mais Lui, Jésus, se préoccupa plutôt de l’homme malade, sans doute depuis longtemps, car une main sèche je pense que ça n’arrive pas d’un seul coup.

Combien Jésus est différent de moi ! Là où je m’arrête, Lui Il commence. Là où je baisse les bras, Lui Il me les relève.

En vérité Jésus est mon substitut en tout points ! Il est mon Sauveur. Il est le Sauveur de ce que je suis.

——

Les anciennes Écritures ne disaient pas exactement si le fait de guérir quelqu’un était un travail ou non ; donc s’il était permis ou non de sauver une personne un jour de sabbat.

En effet, la loi de Moïse interdisait tout travail les jours de sabbat. Donc si Jésus, suite à la question, acceptait de ne pas guérir ce malade un jour de Sabbat, Il reconnaissait implicitement que guérir quelqu’un était effectivement un «travail».

Problème…

Mais honnêtement, croyez-vous que c’était un «travail» pour Jésus de guérir les malades, même si nous ignorons ce qu’en secret cela lui coûtait ? (Il est écrit en effet dans le livre d’Esaïe qu’Il portait tous nos maux…)

Donc la question posée si vicieusement par les Pharisiens à Jésus, s’adressait en fait à sa conscience, afin d’essayer de le coincer à cet endroit, et ensuite l’accuser.

D’ailleurs sachez que la loi s’adresse toujours ainsi à la conscience humaine, afin de lui tendre un piège.

Ce que la loi –par le biais des Pharisiens- a voulu faire à Jésus, elle le fait aussi à tous ceux qui vivent sous ce même régime de loi.

Le seul moyen pour ne pas être ainsi piégé dans notre conscience, c’est de sortir le plus tôt possible de ce régime, pour passer à un autre. La suite nous le dira.

Mais voilà, comme la sagesse de Jésus est immense, pour répondre à une question posée à sa conscience, Il répondit par une autre question à l’adresse de la conscience des Juifs qui l’avaient posée, -mais mal-, et surtout avec un mauvais état de cœur.

Aujourd’hui on dirait : «Retour à l’envoyeur».

Mais Jésus a été bien plus loin : Au lieu de mettre seulement mal à l’aise ces gens religieux qui voulaient l’accuser, Lui Il continua son propos et donna comme un petit cours de morale à ceux qui l’avaient interpellé : Il leur posa aussi une question, leur demandant ce que eux, en temps normal, auraient fait s’ils avaient eu une brebis en danger, un jour de sabbat.

En somme Jésus s’adressait à leur cœur, alors que les religieux se servaient d’articles pas bien définis de la loi de Moïse…

Par sagesse, Jésus ne leur laissa pas le temps de répondre à Sa question ; sans doute pour que ces gens ne se sentissent pas «obligés de mentir» en déclarant par exemple qu’eux, ils auraient laissé périr la brebis dans la fosse, à cause du «saint sabbat».

Si Jésus leur avait laissé le temps de répondre, il leur aurait été impossible en effet de répondre à la question de Jésus sans mentir. Or Jésus n’est pas celui qui pousse à mentir. Bien au contraire, Lui Il veut que nous ayons la Vérité en nous, et pas des mensonges !

D’un autre côté, Jésus, sachant qu’il s’adressait à des Juifs religieux –donc instruits du contenu de la Torah-, rappela à leur souvenir que les Écritures disaient indirectement, et non de manière formelle, que les animaux étaient inférieurs à l’homme.

En effet il déclara : «Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis !»

Je veux dire qu’ici, Jésus laissa ce qu’Il déclara à l’appréciation de chacun.

Jésus n’a pas dit : «Il est écrit que l’animal est inférieur à l’homme».

Jésus se servit de ce que ces Juifs instruits savaient intuitivement et venant de «la Parole», mais de manière non-écrite, comme pour le cas des animaux par rapport aux hommes. Il leur laissait donc la réponse adéquate à y donner.

La chose présentée ainsi devenait donc irréfutable, oui, mais irréfutable en leur conscience ; en leur appréciation ! Or c’est à cet endroit précis que Jésus voulait travailler : Dans leur conscience ; c’est-à-dire à l’endroit-même où les juifs avaient voulu le piéger quelques secondes avant.

Oui par le : Un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebisrendant ainsi la chose tellement évidente, Jésus les faisait passer d’un régime légal à un régime où la seule conscience est à l’œuvre.

——

Mais je voudrais revenir sur le fameux : «Lequel d’entre vous, s’il n’a qu’une brebis et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat, ne la saisira-t-il pas pour l’en retirer ?…

En parlant de cette manière à tous ces gens présents dans ce lieu, Jésus se posa donc en berger de cette seule brebis !

La seule personne que Jésus considérait comme sa véritable brebis à ce moment précis, c’était ce pauvre homme qui fréquentait ce lieu religieux, mais qui n’était toujours pas guéri de sa main sèche ; et aussi en danger d’une autre maladie bien plus grave, que Jésus a finalement aussi guéri en cet homme. (On verra cela plus loin).

C’est donc en tant que seul berger dans ce lieu, que Jésus put dire à la brebis de «tendre sa main vers Lui». C’est-à-dire vers Lui seul !

Oui Lui seul.

Les Pharisiens s’étaient servi de cet homme malade pour accuser Jésus… alors Jésus s’occupa de l’homme qu’on lui avait présenté…

Voilà Jésus. Voilà Celui que j’aime et en qui je crois. Et il y a de quoi !…

Jésus fut donc un berger de confiance pour cette brebis ; une brebis qui ne savait peut-être pas qu’elle était une brebis, puisque c’est seulement Jésus qui a dit cela. Et en plus une brebis qui avait un propriétaire… Une brebis qui avait un berger.

Les gens du lieu auraient du dire à cet homme malade qu’il était, au minimum, une brebis du troupeau de l’Eternel. Mais non, il fallut que Jésus évoque la chose avec précision.

En effet cet homme découvrit par la suite qu’il appartenait à Jésus… Mais après coup. Après sa guérison.

Il ne le savait sans doute pas qu’il était une des brebis du Seigneur, mais il le découvrit quand il entendit Jésus parler de sa «seule brebis», et qu’ensuite Il se tourna vers «l’homme malade».

C’est en effet à partir du moment où Jésus se tourna vers l’homme à la main sèche, que cet homme malade commença à entrevoir quelque chose de très particulier… Vraiment très particulier.

En effet, à ce moment précis Jésus ne faisait que parler… C’était uniquement la Parole de Jésus qu’entendait cet homme qui avait une main sans vie. Et cette Parole commençait à faire son effet en cet homme malade, si malade…

Donc, en transposant la notion d’une brebis à une notion d‘homme, puis venant secourir cet homme, Jésus montrait par là qu’il voulait sortir cette brebis/homme d’une «fosse»…

Oui une fosse bien réelle ; une fosse qui était là où elle se trouvait, c’est-à-dire à l’intérieur de la synagogue !

Pensez-donc de ce que cela avait d’offensant pour le lieu dans lequel les juifs religieux se trouvaient !

Quelle leçon, là encore !

«La synagogue et ceux qui y étaient, une fosse? ? ? ?» …

Comment un endroit religieux peut-il devenir une fosse de perdition» ?

La question est ici posée…

En tout cas, moi ce que je vois c’est ceci :

La religion légaliste voulait accuser Jésus ; mais à la fin ce fut la religion légaliste qui fut elle-même accusée.

Et pour ce qui est du malade, il fut guéri, non-seulement de sa maladie, mais plus encore du doute que la loi laissait planer sur le fait de ce malade «si longtemps malade, très longtemps, trop longtemps»…

Car vous devez bien connaître ce genre de doute que quelqu’un pourrait avoir envers un tel homme, se disant qu’il devait avoir un très gros péché sur lui pour être si malade, tellement malade, et depuis si longtemps…

– Oui, ce genre de doute qui pousse quelqu’un a dire : C’est sûr qu’il doit avoir commis un très gros péché, ou bien plusieurs…

– Et en plus il n’a pas la foi, car s’il l’avait il serait guéri depuis longtemps…

C’est ce genre de propos que disent les « justes », généralement.

Mais, heureusement, Jésus ne voit pas ce que les hommes voient… si mal !

Par ces déclarations, et surtout en guérissant l’homme à la main sèche, Jésus se plaçait, forcément, comme «celui qui était en-dehors de la fosse», c’est-à-dire au-dessus d’elle pour en tirer quelqu’un qui était tombé dedans un jour de sabbat.

Quelle bien belle image nous est présentée, ici !

La chose ainsi présentée, il se passa quoi ?

Il se passa que les Juifs religieux, du fait de la nouvelle position que Jésus prenait, savoir : «Au-dessus de la fosse et qui tirait vers le haut une brebis malade», ces religieux se retrouvaient forcément à l’intérieur de celle-ci, vu que Jésus citait tout l’ensemble «une fosse».

Mais plus encore, dans cette image il n’y avait que Lui qui sauvait l’homme malade.

Plus encore : La chose étant ainsi présentée, c’était toute la synagogue qui, devenait ainsi « la fosse qu’il évoquait» ; et Jésus se retrouvait de fait au-dessus de tous ceux qui étaient dans cette fosse dont on ne peut en sortir, sauf si quelqu’un de l’extérieur vous en sort.

Or, il arriva que la chose fût rendue visible par le fait de la guérison de cet homme, sans quoi tout cela n’aurait été que des « paroles », comme on dit couramment.

Ainsi, après que Jésus ait parlé en évoquant une brebis tombée dans une « fosse » un jour de sabbat, il guérit ensuite cet homme.

Mais qu’a donc reçu de Jésus cet homme ?

Deux choses, et non pas une : Il fut guéri de sa main sèche, c’est sûr ; mais il fut aussi guéri du contexte dans lequel cela s’est passé : La synagogue, la loi, le sabbat, etc.…

Pour lui ce fut «être sauvé d’une fosse, et pas seulement d’une maladie»…

En effet, il n’y en eut qu’Un seul qui se trouva être hors de la fosse pour en tirer quelqu’un tombé dedans : Jésus ! C’est Jésus le Sauveur, puisque c’est là la traduction de Son Nom.

Oui, quand quelqu’un accuse et qu’Un autre sauve, alors on voit bien «qui est de la fosse et qui est hors de la fosse».

Ce sont les «situations pratiques de la vie» qui démontrent ces choses, plus qu’elles ne les montrent. Il n’y a pas besoin d’être un grand théologien pour comprendre cela dans de tels moments.

——

Devant de tels faits, il est assez aisé de distinguer de quel côté je me trouve aujourd’hui :

– Suis-je encore dans la fosse de la loi ?

– Ai-je été tiré de cette fosse ?

– Suis-je maintenant en position de tirer un autre de cette même fosse ?

Je dis cela car n’oublions pas que, tel que Jésus présente la chose, pour Lui c’était tout l’ensemble de la synagogue, c’est-à-dire les gens qui étaient dedans, ainsi que la doctrine qui y était enseignée, qui étaient en eux-mêmes une énorme fosse de perdition dont on ne ressort pas ! Surtout quand on est malade !

On tient tant qu’on peut dans ces endroits nommés «fosse» par Jésus ; mais il faut reconnaître que le verdict final d’une fosse, c’est la mort. Une mort lente, affreuse !

Il n’y a pas d’autre issue que la mort si quelqu’un ne vous en tire de là comme l’a fait Jésus. C’est ce qui se passa d’ailleurs pour Joseph, image de Christ dans l’Ecriture inspirée.

Elle ne vous aide pas cette loi qui est en elle-même une fosse. Elle nous enfonce plutôt avec son «pouvoir de condamnation». Elle ne laisse aucun espoir, vu qu’après ce «ministère de condamnation», le ministère de la mort prend ensuite le relais.

Jésus se plaça donc comme «Celui qui pouvait sortir d’une fosse religieuse, toute personne qui tendrait la main vers Lui».

Personnellement je suis de ceux qui croient qu’encore aujourd’hui les mêmes choses se renouvellent, car il y a autant de fosses que de religions sous loi et sans un vrai Christ, bien que Celui-ci soit nommé, cité à tout moment dans des églises dites «chrétiennes».

Je suis de ceux qui croient toujours que le Seigneur Jésus est toujours le même, par son Esprit, et qui plus est se trouve maintenant glorifié et a tout pouvoir.

Il est donc possible de reconnaître aisément un lieu rempli de chrétiens.

Comment ?

On le reconnait grâce «à ceux qui sont à l’intérieur de ce lieu» , car ces gens sont de la race de ceux qui peuvent témoigner qu’ils ont été tirés par Jésus de la fosse dans laquelle ils étaient auparavant, et ce qu’ils sont devenus par la suite, après avoir été tirés d’affaire.

Voilà, à mon avis, ce qu’est un vrai lieu chrétien. C’est un lieu où on ne fait pas que connaître Jésus, mais un lieu dans lequel Il est le Sauveur de tous. C’est-à-dire Celui qui nous a tous tirés d’affaire par rapport à la loi ; le ministère de mort.

2 Corinthiens 3 ; 6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.

La lettre sans l’Esprit est mortelle, car elle ne traduit pas les pensées de Dieu, qui elles sont toujours en grâce ; elles proviennent d’anges, des intermédiaires.

7-8 Or, si le «ministère de la mort», gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ?

Il suffit de lire dans Exode 20 combien il était dangereux d’être sur cette montagne du Sinaï, qui est en Egypte ; la mort attendait tous ceux qui voulaient s’approcher de l’Eternel.

C’était en effet «le ministère de mort».

9 Si le «ministère de la condamnation» a été glorieux, le «ministère de la justice» est de beaucoup supérieur en gloire. (Justification).

Dans ce lieu et dans ce temps, cette sorte de «fureur» que l’on ne connaît pas de notre Père, fut le contraire de ce qu’avait étés tous les soins que prodiguait l’Eternel à son peuple qu‘Il avait sauvé de l’Egypte et de son l’esclavage.

S’il y a eu condamnation et son ministère, ce le fut seulement à cause de l’abandon de la foi.

Genèse 15 ; 6 Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice.

Romains 4 : 3 Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé «à justice».

Sincèrement, connaître Jésus «intellectuellement» ne permet pas de connaître vraiment Jésus en tant que Sauveur. Oui un vrai Berger qui «tire d’une fosse», et non des soi-disant bergers qui vous y mettent, dans cette fosse, et qui vous y gardent par l’exercice rigide de la loi ; loi mal comprise par tous les faux bergers que la terre puisse porter.

Il peut arriver en effet à un homme de chuter, que ce soit moralement ou spirituellement, mais l’important est de voir le résultat quand Jésus le réhabilite ! Quand il en est ainsi, je vois la Gloire de Dieu se manifester !

Pour revenir à notre sujet, en parlant ainsi Jésus disait clairement que ce lieu, normalement de secours et de grâce, était devenu en fait un lieu dangereux à cause de soi-disant sabbats à respecter… ! ! ! Et la preuve que c’était devenu dangereux, c’est que les Pharisiens eux-mêmes se consultèrent sur les moyens de faire périr Jésus, au point d’obliger Jésus à s’éloigner de ce lieu malsain.

Amis croyants, Dieu fasse qu’une telle chose ne vous arrive jamais !

Que jamais Jésus ne soit obligé de partir à cause de notre méchanceté causée par un légalisme entretenu.

En effet, la loi mal comprise rend l’homme méchant, orgueilleux, insensible, incohérent, même avec son propre bon sens ! Il y a plusieurs exemples à ce sujet dans les écritures, dans des rencontres entre Jésus et des pharisiens par exemple.

«Un lieu religieux, lieu malsain ?» Sans doute dois-je perdre toute raison !

Oui, sans doute…

Ah, la loi de Moïse (obligations, prescriptions), quand elle est mal comprise et mal vécue, combien elle fait de ravages !

En fait, la Loi de Moïse est pleine de grâce en elle-même, pleine de sollicitude pour l’autre, pleine de bonté ; mais c’est le «commandement» qui ne l’est pas.

En effet, il n’y a aucune grâce dans un commandement, quel qu’il soit !

Un commandement c’est fait pour obéir, et non pour y trouver une notion de grâce, car le sens-même de la grâce c’est de ne nous faire grâce de tout ce qu’avant nous devions faire par commandement.

Un «commandement» n’est jamais gracieux ; la grâce, oui forcément, puisque c’est elle qui est la source de ce qui est gracieux.

Mais c’est ici une autre étude.

——

Est-ce que les représentants de la Loi, les Pharisiens, se souciaient de l’homme à la main sèche ? Pas du tout !

Non, pour eux, l’homme à la main sèche c’était : «L’homme qui tombait à point nommé pour pouvoir accuser Jésus de profaner le sabbat», c’est tout.

Jésus l’avait bien compris, évidemment, et Il se servit de leur propre piège pour leur donner une leçon sévère à l’intérieur de leur exercice rigide de la Loi.

Oui sévère, bien que, même quand Jésus reprend sévèrement un homme ou des hommes, comme c’est le cas ici, c’est pour lui une «autre manière» de sauver l’homme.

Quelquefois il nous faut un peu de temps pour comprendre cela. C’est plus ou moins long selon les personnes, selon les cas personnels. Quelquefois c’est plutôt rapide, mais par expérience je sais que c’est plutôt long.

En fait, la main sèche de l’homme était sans vie.

Cette main ne servait donc à rien ; par contre il fallait la porter. Or c’est lourd une main ou un bras à porter ! De plus c’est vraiment encombrant.

Tout ce que pouvait faire cet homme lui était difficile, à cause du déséquilibre causé par le «manque de vie dans une de ses deux mains».

D’autre part il est écrit que la main sèche de l’homme était malsaine, j’en veux pour preuve qu’il est écrit : Et elle devint saine, comme l’autre.

Je connais des croyants qui portent en permanence sur eux une partie de leur personne et de leur vie, dont ils aimeraient bien être débarrassés, car malsaine. Or il se trouve que pour ces gens, Jésus a bien mieux que cela à leur proposer : Il ne veut pas forcément les débarrasser de quelque chose sans vie. Non, Il veut plutôt redonner la Vie là où elle n’était plus.

C’est ça aussi, la Gloire de Dieu !

Ce malheureux homme était donc déséquilibré dans ses forces et dans ses moyens. Il était une sorte de boiteux, mais des mains…

Les mains ça sert à prendre, à attraper, à façonner, à toucher, à sentir, à reconnaître, etc.

Je pense que ça doit être terrible quand on essaie de taper sur une main sèche sans que celle-ci ressente quoi que ce soit. Je pense qu’il y a des jours où on doit en venir à crier sur sa main ou son bras pour qu’il se lève enfin !

«J’en ai assez de te porter !»

«Bouge un peu !»

«Aide-moi !»

«Tu me fatigues !»

«Vis donc !»

En fait, la main sèche de cet homme avait tout ce qu’il lui fallait en tant qu’organe, mais c’était la vie, à l’intérieur de l’organe, qui faisait défaut.

Combien souvent ça nous ressemble, ne trouvez-vous pas ? Etre mort, bien que vivant. Mais dans ce cas sachez que ce n’est pas du côté de la loi qu’il faut aller chercher du secours, car dans cet endroit dangereux on ne vous guérit pas ; non on vous laisse périr peu à peu dans une fosse de commandements impossibles à mettre en pratique.

(Afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas)(Jean 3 ; 16)

Ne périsse pas frères et sœurs ; comprenez.

Il s’agit au départ d’être en perdition, puis de mourir pour de bon. C’est très dangereux car cela vient peu à peu. On ne le voit pas venir.

On n’arrive pas, ou plus, à alimenter son être intérieur.

On a faim, mais on ne sait pas de quoi on a faim.

On se sent de plus en plus faible, mais on se dit que c’est passager, que ça passera.

Puis un jour on ne se relève pas, on ne se relève plus.

C’est fini, on est mort.

Cela ressemble aussi à un homme bien bâti et qui a tout ce qui lui faut dans la vie, mais qui n’a pas la Vie de Dieu en lui : C’est malsain. Il en vient alors à croire que Dieu ne pourra jamais venir le voir et le restaurer, vu la noirceur de sa vie.

Et pourtant on se trompe grandement à ce sujet, car c’est là que Dieu se plaît à restaurer, à guérir, à réhabiliter. De plus c’est toujours Lui qui vient vers l’homme, comme c’est encore le cas ici avec cet homme dans la fosse ; et avec, en plus, une main sèche.

Mais encore faut-il qu’un véritable ouvrier avec un vrai message parvienne à l’homme tombé dans une fosse un jour de sabbat…

Quelquefois aussi l’ouvrier est là avec le bon message ; mais on en doute, car notre culture sous la loi c’est le doute, vu que sous la loi ce sont les forces-propres de l’homme qui lui sont demandées :

Romains 10 ; 5  : En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi :

L’homme qui mettra ces choses en pratique, vivra par elles.

(C’est-à-dire qu’il vivra par ces choses «pratiquées»).

Quel programme ! Quelle assurance ! Quelle sûreté de pourvoir vivre tant qu’on est totalement en règle avec la loi…

Alors ça ne va pas, bien entendu, si on est tombé dans ce genre de fosse.

Il ne se passe rien dans cette fosse. Dans cet endroit on doute que quelqu’un nous tirera de là, car on ne connaît pas exactement ce mal en nous qui fait que tout va de travers, qu’il n’y a pas de vrai Vie divine, alors que l’Ecriture nous parle justement d’une vraie Vie, et en plus d’une vie en abondance, en direction de ceux qui croiraient. Lisons-le :

Jean 7 : 37-39 : Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant debout s’écria :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive.

Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture.

Il dit cela de l’Esprit (eaux vives), que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Or Jésus est mort.

Puis il fut ressuscité par le Père,

Puis il a été glorifié par sa résurrection, suivie de son élévation

Qu’est-ce qui peut empêcher, maintenant, de voir se manifester ces «fleuves d’eaux vives» sortir du sein de ceux qui croient en Lui ? De ceux qui parlent librement, par l’Esprit, des choses d’En-Haut, et surtout du salut gratuit dont ils sont les bénéficiaires ?

Rien, normalement.

A moins que quelque chose d’étranger ait réussi à s’infiltrer à l’intérieur d’une personne, – à cette foi en question. Quelque chose qui n’est pas de la foi et dont la nature se traduit dans le texte par le terme «malsain».

Cela peut provenir aussi quand on ne nous a pas présenté comme il faut ce Jésus qui se trouve «hors de la fosse», prêt à nous en sortir, si par malheur on est tombé dans le «bain de loi», le bain d’une religion qui ne possède pas un Christ vivant aux siècles des siècles !

Je reviens sur le sujet :

Cependant l’homme en question, l’homme qui avait une main «sèche», n’a pas hésité à suivre la Parole de Jésus puisqu’il est écrit ceci : «Il l’étendit et elle devint saine, comme l’autre».

Ainsi, en redonnant la vie à cette main, c’est effectivement le côté «sain» de la chose qui revint dans sa main sans vie.

Cependant, ne perdons pas de vue que tout cela se passa dans une synagogue de Juifs. On peut donc se demander quel était exactement ce côté «malsain» dont il est question ici.

Malsain ça ne semble pas être une chose très grave… Mais voyons quand même que Jésus, Lui, appelle cela une fosse ; une fosse telle, qu’il faut obligatoirement quelqu’un de l’extérieur qui vienne sur place pour vous en tirer, ce qui veut dire que s’il n’y a personne à proximité, eh bien on meurt ; on meurt dans la fosse dans laquelle on est tombé.

Ce sauvetage envers cet homme lui redonna aussi de l’équilibre, comme de la droiture dans ses pensées. Celui-ci ne força plus de travers, il ne tira plus de biais, ce qui cause de graves maux secondaires.

Vous savez, quand on est en permanence en porte-à-faux, surtout avec la vérité biblique, on n’est pas en bonne santé spirituelle et on en souffre, mais sans vraiment savoir de quoi exactement on souffre. Le plus souvent c’est le manque de vie en nous qui se fait ressentir, sans compter le sentiment d’une grande fragilité.

Je dis cela car dans la bible il y a de très nombreux cas de ce genre.

——

«Et qu’elle tombe dans une fosse le jour du sabbat»…

Ici je voudrais souligner que le mot «Sabbat» a pour traduction «repos».

Une fosse, telle qu’elle est présentée dans ce texte, eh bien c’est comme un piège ; c’est comme des sables mouvants où, «plus on se débat, plus on s’enfonce».

Donc si je traduis fidèlement la pensée du texte j’en arrive à ceci : «Tomber dans un piège le jour où je devrais être censé trouver du repos»…

Oui, Jésus déclare formellement, à travers cette double-image qu’est  «l’homme à la main sèche un jour de sabbat» et son parallèle : Une brebis tombée dans une fosse un jour de sabbat, que c’est exactement ce qui se passait-là, à cet instant précis : Que l’homme à la main sèche était bien la brebis de Jésus, premièrement ; mais surtout que l’endroit dans lequel se trouvait cet homme était réellement un endroit dangereux, puisqu’on y périt ; on y meurt peu à peu.

A méditer…

«… ne la saisira-t-il pas pour l’en retirer ?…», dit Jésus aux Pharisiens.

«Étends ta main» ! dit Jésus à l’homme à la main sèche.

«Il l’étendit et elle devint saine, comme l’autre».

A partir de cet endroit, une grande subtilité est contenue dans ce texte inspiré. Quelque chose de très grand, «très révélateur» pour quelqu’un qui sait apprécier les choses invisibles mais visibles !

Comment exprimer la chose ?

– Dans la première citation on voit que c’est «le propriétaire d’une brebis qui saisit sa brebis pour l’en sortir».

– Et dans la seconde citation on voit maintenant que «c’est Jésus qui demande à l’homme de tendre sa main». La main sèche, s’entend.

(Je précise qu’il s’agit bien de la main malsaine, car la religion de l’homme a généralement pour principe de présenter le meilleur de soi-même à Dieu. Peut-être pour payer quelque chose ou dire qu’on n’est pas si mal que ça, quand même. Allez donc savoir… ?)

Non, présente-moi ta main, –la malsaine-, celle qui est malade. L’autre n’ayant pas besoin de soins puisqu’elle est saine.

Cela veut tout dire en soi, si on veut bien approfondir ce que l’Esprit veut nous révéler dans ce passage très particulier.

Je pose donc cette question :

«Dans ce second passage, qui, -exactement-, a saisi la main de l’homme ?»

On dira : «Eh bien c’est Jésus, évidemment».

Cependant le texte ne dit pas que Jésus a pris la main de l’homme, tout comme une brebis tombée dans une fosse ne peut pas, par le seul fait de seulement tendre sa patte, se sortir d’une fosse, s’il ne vient pas, en plus, un autre bras et une autre main pour tirer la brebis tout entière vers le haut de la fosse, vers la sortie…

Il est dit seulement «qu’au moment où il la tendit, c’est à ce moment très précis que la main de l’homme malade devint saine, comme l’autre.

Lisons cela :

«Il l’étendit et elle devint saine, comme l’autre».

Cela veut dire qu’il n’y eut aucun contact physique entre cette main sans vie et Jésus…

C’est donc quand l’homme tendit sa main vers Jésus, qui la lui demandait, que le miracle s’opéra.

Ca semble un peu compliqué ; c’est un peu «irréel» tout cela, car de toute évidence dans ce texte, personne n’a saisi la main de cet homme malade, bien que la déclaration de Jésus au sujet d’une brebis tombée dans une fosse évoquait le fait de «saisir». Donc que le propriétaire de la brebis malade la saisirait :

.. Ne la saisira-t-il pas pour l’en retirer ?…

Il est donc bien question, dans la première image, de «saisir» ; de saisir une main tendue…

Mais cette déclaration de Jésus à propos de «saisir», «saisir la patte de sa brebis», c’était dans une autre image, -la première-, celle où il était question d’une brebis que possédait un homme ; la seule brebis qu’il avait». C’est dans ce cadre-là qu’il était question de saisir ; en somme que c’était le propriétaire qui devait saisir la patte de sa brebis.

Alors qu’en penser ? On dirait que les choses s’inversent dans la réalité, puisque c’est l’homme à la main sèche qui la tend, mais dont on ne voit pas que Jésus la prenne ; ou bien que maintenant c’était à l’homme de saisir la main de Jésus, après l’avoir tendue, pour qu’il puisse être enfin guéri.

Apparemment, oui.

Cependant ne perdons pas de vue que tout ce qui se passait là, à ce moment précis, se passait à la vue de tous !

Comment donc Jésus pouvait-il présenter aux juifs religieux la vision d’un homme «qui saisit lui-même son unique brebis tombée dans une fosse», et qu’au moment où il parle à l’homme à la main sèche dans la synagogue, à la vue et aux oreilles de tous, Il lui demande de «prendre sa main, la serrer» ?

Impossible ! Impossible au milieu d’un endroit sous la loi ; un endroit «sous la loi des sabbats».

– Si l’homme en venait à porter sa main malade par le moyen de sa main saine, n’était-ce pas là un «travail» ?

– N’était-ce pas faire une entrave au repos complet que réclame le sabbat ?

– N’y aurait-il pas eu, alors, une vive réaction de la part des Pharisiens ?

– Est-ce qu’une sanction ne serait pas tombée sur l’homme malade qui «portait sa main vers un autre pour le tirer» ?

Que penser de tout cela ? Que penser d’une telle double déclaration ? Jésus serait-t-il revenu sur Sa première déclaration ?

Apparemment il y aurait peut-être une erreur dans les propos de Jésus ?…

Comment se fait-il qu’il était demandé à l’homme de «tendre la main», alors que Jésus avait évoqué la chose en tant que ce serait Lui-même qui la saisirait un jour de sabbat ?

Quel mystère…

En fait ce texte nous amène à voir deux images en même temps, « en tant que préparation pour voir une troisième image », une image invisible.

La première image : Un homme qui saisit une brebis dans une fosse.

La seconde image : Un homme qui a une main sèche et qui la tend vers Jésus quand il le lui demande ; puis qui guérit à l’instant-même où il la tend.

– Puis la troisième image qui elle est invisible.

Que peut-il donc y avoir entre ces deux images présentées, qui font que Jésus ait pu saisir la main de l’homme sans pourtant la toucher ?

C’est un mystère. Une sorte d’énigme.

Je vous en propose la réponse :

La différence qui existe entre les deux déclarations, ou entre les deux «images présentées», c’est la foi, qui, bien qu’invisible, a eu le pouvoir de s’approprier ce que Jésus proposait à l’homme à la main sèche.

En effet, le fait de «saisir sans saisir quoi que ce soit de physique», c’est ça le terrain de prédilection de la foi véritable.

Cependant n’oublions pas que dans le cas présenté, ce n’est pas Jésus qui eut la foi, mais l’homme !

Oui il eut foi, cet homme ; et ensuite «il mit en pratique» sa foi ; celle qui pratique sans jamais rien pratiquer.

Et s’il mit sa foi en action naturellement, c’est parce que Jésus l’invitait à lui faire confiance quand Il lui disait : «Tends ta main»…

C’était une sorte de défi lancé. Un défi lancé à la foi, lui le Juif normalement «sous loi»… Mais allez donc savoir ce que peut faire un homme quand il est depuis longtemps malade et qu’on lui demande seulement de tendre sa main vers un autre.

——

Et puisque nous en sommes là, je voudrais bien faire parler un peu cet homme, si vous n’y voyez pas d’inconvénient :

«On ne tend pas quelque chose de laid vers Jésus, voyons !

On ne tend pas vers lui une main qui est morte !!!

Non, car la loi nous apprend à donner au temple et aux sacrificateurs le meilleur de nous-mêmes et de nos récoltes.

Alors quand Jésus me demande de lui tendre ma main pas très agréable à voir, et qui a en plus un défaut majeur bien visible, alors un gros problème se pose à moi : Dois-je croire à ce que je vois de ma main, ou dois-je croire à ce que Jésus me dit ?

De plus, «tendre vers un autre» c’est un peu comme offrir à un autre ; or dans la loi il est strictement interdit d’offrir à Dieu toute chose qui a un défaut… Et voilà que Jésus me demande pourtant de tendre vers Lui cette main si malsaine, tellement malsaine…

Mais bon, de toute façon ça ne peut pas être pire, vu que la loi ne m’a jamais guéri de quoi que ce soit. Par contre j’ai entendu pas mal de choses concernant ce Jésus. Alors je mets ma confiance en Lui et je lui tends ma main bien vilaine, puisque c’est cela-même qu’Il me demande».

Ca voyez-vous, ce n’est pas du tout «l’exercice rigide de la loi», mais au contraire il s’agit de la confiance en Jésus le Sauveur. C’est celle-là qui sauve et qui fait que nous avons la paix avec Dieu :

5 1-2 : Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu, -par la foi-, accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes. Et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Dans ce passage nous voyons bien que la capacité première de la foi est de nous donner un «accès à la justification», qui elle-même est donnée à la foi, comme ce fut le cas pour Abram qui devint ensuite Abraham.

Que se passa-t-il exactement pour que ce prodige pût se produire de cette manière ?

En réalité, au moment où Jésus répondait aux juifs religieux par rapport à leur question vicieuse, voyons que cette «brebis/homme» était là, présent(e), et que celui-ci entendait toute la conversation entre Jésus et les chefs religieux !

Pensez un peu ce que devait se demander cet homme ?

Essayons de nous replacer un petit peu dans ce moment si précieux. Mettons-nous un peu à la place de cet homme, si vous le voulez :

– Qu’est-ce qui arrive aujourd’hui dans la synagogue ?

Qu’arrive-t-il de si nouveau ?

– Pourquoi n’est-ce pas comme d’habitude ?

– D’habitude il y a la lecture de la Torah, puis un chant, puis une prière, etc.…

– Mais aujourd’hui ce Jésus est entré dans la synagogue, ce Jésus dont j’avais entendu parler ; et les chefs l’ont interpellé à mon sujet.

– Oh c’est vrai qu’ils ne m’ont pas nommé personnellement, mais ils ont parlé du fait de savoir si on pouvait «faire une guérison le jour du sabbat»…

Donc il s’agit bien de moi. Il s’agit bien de mon cas, mais en tant que «guérison», et pas tellement de moi en tant «qu’homme».

– Mais bon, si je suis inclus dedans, ce n’est déjà pas si mal.

– Mais qu’est-ce que j’entends soudain ? J’entends Jésus qui parle d’un «certain propriétaire d’une brebis, une seule brebis»…

– Mais ici dans ce lieu, ne sommes-nous pas tous des brebis du Seigneur, selon l’écriture ?

– Alors, pourquoi évoque-t-il une seule brebis, ce Jésus ?

– Serait-ce moi ?

– Serait-Il mon propriétaire, ce Jésus ?

– Serait-Il réellement celui qui veut s’occuper de mon cas personnel ?

– Et pourquoi ne me dit-Il pas directement la chose ?

– Je ne comprends pas bien. Je n’ose pas comprendre tellement c’est grand, même si c’est encore flou dans ma tête !

– J’ai peur de me tromper, d’être déçu à l’arrivée.

– J’ai peur de mal comprendre.

– J’ai peur de prendre pour moi ce qui serait à l’adresse d’un autre, ou des autres.

– J’ai peur que tout ça soit comme un rêve éveillé.

– Mais pourtant j’entends quelque chose venant de lui, car il parle de ce propriétaire comme celui qui saisira sa seule brebis qui est en perdition.

– Que dois-je comprendre ?

– Et au fait, je viens de me rendre compte que cette fameuse histoire, qui est en même temps une question, ce Jésus l’a posée aux chefs de la synagogue ; donc que c’est selon leur réponse que -si c’est bien de moi qu’il s’agit- mon sort est entre leurs mains.

– Alors là j’ai peur ; je perds espoir car je les connais bien, ces chefs, et je sais qu’ils ne répondront jamais favorablement à Jésus, car Lui il a une autre approche de la Loi ; un autre sens de la Loi que les rabbins et les chefs. Et ça ne leur plait pas.

– Donc s’il en est ainsi, tout mon espoir s’en va.

– Dommage, car je sais que Jésus guérit tous ceux qu’Il rencontre, tous ceux qui ont besoin de Lui.

– Que va-t-il donc se passer, vu que mon sort est entre leurs mains ?

– Si seulement on me demandait mon avis, je saurais bien ce que devrais dire ! Mais on ne me demande même pas mon avis. C’est pourtant moi, le malade !

– Mais que se passe-t-il ?

Jésus parle… Il pose une question… Il n’attend pas la réponse des chefs de la loi…

Il leur dit qu’il est donc permis de faire du bien le jour du sabbat, vu qu’eux, les chefs, auraient de toute façon tiré leur propre brebis d’une fosse, même un jour de sabbat.

– C’est fou ! Jésus a enfin réussi à prendre autorité sur la conscience des chefs.

En effet ils ne parlent plus, ils ne répondent plus.

– Mais que se passe-t-il donc aujourd’hui, dans cette synagogue, depuis que Jésus y est entré ? Comment est-ce possible un changement si soudain ?

– Mais que se passe–t-il encore ?

– Jésus se déplace, Il vient vers moi.

Que va-t-il m’arriver ?

– Il me dit «tends ta main»…

– Je ne comprends pas. J’avais compris que ce serait Lui qui saisirait la brebis… C’est pourtant bien ce qu’il a dit.

– Serait-ce que…

– Non ce n’est pas possible, je rêve, je dois me tromper !

Serait-ce que tendre ma main serait en fait «tendre ma confiance» vers lui ?

– Ma main, serait-elle, dans ce cas, la représentation d’une simple confiance qui devient de la foi en entendant Jésus me demander de la lui donner ?

– Ne serait-ce pas «celle qui prend ?»

– Ne serait-ce pas celle qui «saisit ?»

«Celle qui se saisit de quelque chose sans que cela puisse lui échapper ?»

– «Celle qui serre ensuite fortement ce qu’elle a saisi ?»

– Combien tout ceci est nouveau ! Jamais je n’aurais eu de telles pensées, sans ce Jésus qui m’appelle aujourd’hui, à sa manière.

Mais que veut-Il donc saisir de moi, ce Jésus ? Ma main ou ma foi ?

Sans doute ma foi, vu qu’il n’est pas prévu qu’Il saisisse lui-même ma main. Et pourtant Il me demande de tendre… ma main.

– Je dois donc comprendre qu’à travers ma main tendue, c’est en fait ma foi qu’Il veut saisir ?

– Ca y est, j’ai compris !

J’ai compris que si Jésus agit comme cela, c’est pour que je sois guéri premièrement un jour de sabbat, le jour du repos… mais sans effort d’homme, comme par exemple saisir une main, ce qui serait une sorte de travail.

Oui, sans aucun travail quelconque ; sans faire quoi que ce soit que pourrait lui reprocher la loi des Juifs, mais qui me permettrait en même temps de pouvoir être guéri, être assaini.

Ca y est ! Je crois que j’ai bien compris : Il veut me sauver, oui, mais par le moyen de la foi, donc sans aucune loi, vu qu’avec cette loi c’est toujours ceci :

«Il est interdit de guérir un jour de sabbat».

Donc Jésus veut me guérir, oui, mais par un moyen nouveau, un régime nouveau. Un régime qui «permet», au lieu «d’empêcher».

– Alors si c’est ça je te dis : «Oui Seigneur, je tends ma main malsaine vers toi ; je tends ma foi bien malade vers toi, et ce devant les dépositaires de «l’exercice rigide et impitoyable de la loi», que sont ces chefs religieux.

Tant pis pour cette loi et pour eux, même si ce sont mes racines naturelles que je perds, ainsi que ma tradition.

Oui mon Seigneur je tends toute ma foi vers toi ; mon Berger, mon propriétaire, celui à qui j’appartiens en propre, mais que j’ignorais auparavant.

Oui je tends toute ma foi en lieu et place de ma main malsaine, et j’abandonne la loi, car elle ne m’a apporté aucun secours. Elle m’a simplement «tenu bien sage dans ma maladie», me demandant «d’être patient dans l’épreuve»…

En fait je périssais peu à peu, mais avec patience…

Pour ce qui est de toi, Jésus, je sais maintenant que tu me connaissais bien, et même que je t’appartenais ; mais moi je ne te connaissais pas. Il y a eu juste cette sorte de Parole, qui est la tienne, -très particulière-, que je reconnais instinctivement ; je ne sais au juste pourquoi. C’est comme si j’avais toujours «connu cette Parole»…

Oui je le fais avec joie, car en tendant ma foi vers toi, tu as dit à ta manière qu’à ce moment précis tu la saisirais, cette foi. Mais tu ne la saisirais pas visiblement, pas physiquement ; non, tu la saisirais intérieurement.

En fait je comprends que ce ne sera visible qu’entre toi et moi.

Tu m’as fait comprendre qu’entre moi et toi se créerait un contact qui se ferait par la foi, par lequel tu me saisirais et que tu me guérirais. Et j’ai compris ton «message».

Oui Jésus, je vois bien maintenant que tu es mon Sauveur véritable, Celui qui prend ce qui n’est pas très sain en moi, ce qui est sans vie, et qui, par le simple moyen de la foi que tu me demandes de te tendre, le rend sain, pur, et avec la Vie dedans à jamais, la Vie en abondance !

Tu as parlé Seigneur, tu m’as parlé, même à travers ton dialogue avec ceux de la loi, que tu as réussi à faire taire. Et j’ai entendu ta voix, celle qui m’a donné espoir, puis qui m’a convaincu de te tendre cette bien vilaine main malade et sans vie, qui était l’image d’une foi morte, issue d’œuvres mortes en elles-mêmes, car elles venaient de moi, et non de Toi qui appelle seulement, qui attire et n’oblige pas.

Ta Parole a été forte, Seigneur, bien qu’inaudible pour certains ; car elle était faite pour moi, bien qu’elle passât en moi «au travers d’une discussion avec des hommes de loi».

Tu as fait en sorte de leur parler tout en t’adressant à moi, pour qu’ils comprennent plus tard, un jour.

Seigneur tu es bon. Tu m’as guéri et tu m’as redonné la vie. La vie que tu m’as donné a remplacé ma simple croyance, mon simple espoir, en une foi vivante, car d’ores et déjà la Vie est en moi.

Voilà à peu près ce que j’ai désiré essayer de «montrer», en tant que «simple image de ce que le texte biblique me montrait», mais dont il m’était difficile de l’expliquer autrement que par ce moyen, pas très conforme aux habitudes chrétiennes, j’en conviens, car je ne suis pas un théologien.

Je suis d’autre part convaincu qu’il y a beaucoup plus à tirer de cette seule réflexion, car pour moi «Jésus ne sait faire que des miracles», car Il est du ciel, et par conséquent qu’il faut s’attendre à bien plus !

La foi, c’est donc ce fameux «lien invisible mais tellement réel».

C’est comme un lien entre la terre et le ciel, un contact irrationnel mais bien réel entre le Créateur et sa créature.

Oui, c’est ce fameux lien de la foi de «l’homme à la main sèche», celui qui lui permit de «tendre la main de la foi», qui nous donne encore aujourd’hui la permission de voir Jésus, comme par «vision dans l’invisible», se saisir de cette main, bien qu’il ne la touchât pas et que tout cela ne fut pas visible.

Etonnant !

Etonnant Jésus !

Etonnante foi et étonnant texte inspiré !

Encore une fois c’est la foi qui permet ces choses.

C’est la foi qui permet un «lien invisible entre Dieu et l’homme».

Quand l’homme étend sa main comme pour crier au ciel une sorte «d’au secours» à Dieu, alors sa foi le lie avec Celui dont il est dit qu’il est : «Le chef et le consommateur de la foi». Celui qui en est l’Auteur et qui la fait arriver à maturité complète.

——

Voyez-vous, avec Jésus ce n’est pas comme avec certaines personnes très aimables qui, s’approchant du malheureux dans la fosse lui disent :

«Ne bouge pas, on vient te rejoindre dans la même fosse que la tienne, afin de te soutenir le moral. Maintenant on sera plusieurs avec toi dans la fosse.

Tu verras, à plusieurs c’est mieux que tout seul. C’est ta croix à porter et on va le faire avec toi ; tu peux compter sur nous»…

– Je n’ai pas vu cette notion des choses dans le texte. Je vois au contraire qu’est précisé le mot «retirer» ; «ôter de la fosse».

– Je ne lis pas «participer» dans ce passage.

Non il est question de «tirer vers la haut».

Je dis cela parce que, bien que Jésus ait toujours été compatissant avec tous les hommes, quand Il rencontrait une personne, c’était pour la sauver.

Quand Jésus nous rencontre au détour de notre vie, le plus souvent sous le régime de la loi, Il sauve, Il sauve et sauve encore.

Je vais vous faire une confidence : Bien que je sois totalement sauvé «en Lui», Jésus me sauve tous les jours. Oui Il me sauve tout particulièrement de moi-même, et c’est beaucoup de choses, croyez-moi !

——

«Est-il permis de faire une guérison le jour du Sabbat ?»

Regardons maintenant le tableau qui nous est proposé :

Les Juifs religieux sont là… Les autres membres sont là… Jésus est là… Mais l’homme à la main sèche y est aussi, ne l’oublions pas, bien que celui-ci se tenait totalement silencieux ! (Apparemment ce pauvre infirme n’en menait pas large, au milieu de tout ce beau monde).

Tout le monde était donc présent, et l’homme malade au milieu de toute cette scène. Et c’est alors qu’on entend astucieusement : «Est-il «permis» de faire une guérison le jour du Sabbat ?»

Oui la question était astucieuse. Je veux dire que les chefs religieux, au lieu de demander à Jésus s’Il avait oui ou non le droit de guérir ce pauvre homme infirme, ils lui demandaient s’il existait «une permission de faire une guérison un jour de sabbat»

Combien tout ceci est tellement impersonnel, inhumain entre-autres… !

Je dis cela car en parlant ainsi ils oubliaient que le pauvre homme était là, présent, et qu’en parlant ainsi on méprisait fortement ce malade qui entendait tout, puisqu’on ne s’occupait même pas de sa «personne». On s’occupait plutôt du «droit ou non de guérir un jour de sabbat», plutôt que du cas personnel de l’infirme.

Quelle atmosphère irrespirable !

Mais heureusement l’Écriture nous dit ceci de Jésus : «Alors il dit à l’homme».

Oui, c’est bien à l‘homme que Jésus s’adressa, car c’est le côté «homme» de cet être malade qui intéressait Jésus, et non d’un débat pour savoir s’il existait ou non un droit de guérir un jour particulier.

Avec Jésus, le ton changea.

Lui, Jésus, s’occupa plus de l’homme malade que de la «permission de guérir un jour ou un autre».

Avez-vous déjà été malade ? Avez-vous déjà souffert longtemps ? Si vous avez connu cela je vous demande de vous souvenir ce qu’a été pour vous la fin de vos souffrances. En principe on pousse un «ouf !» de soulagement.

C’est le repos, le repos de la maladie et de la souffrance.

Eh bien pour cet homme c’est sa guérison qui fut son propre sabbat ; son propre repos.

Jésus, aurait-Il pu se poser des questions au sujet du sabbat, puisqu’il apportait avec Sa guérison ce fameux sabbat de repos à un pauvre infirme ?

——

Avant de terminer, je voudrais juste soulever un point qui n’est peut-être pas évident à discerner au premier coup d’œil :

Jésus dit : «Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis !»

En parlant ainsi, Jésus déclarait indirectement aux juifs religieux que s’ils faisaient des barrages pour l’empêcher de guérir cet homme sous prétexte de Sabbat, c’est qu’ils considéraient l’homme à la main sèche de moindre valeur qu’une brebis, donc moins qu’un animal !

Et le tout dans un contexte de «loi de sabbats»…

Quelles pensées !

Oui, Jésus déclarait haut et fort que les juifs sous loi étaient effectivement bien capables de «passer par-dessus le Sabbat pour sauver une de leurs brebis», mais qu’ils n’avaient pas le courage de faire la même chose pour un homme ; donc qu’ils estimaient par là qu’un homme malade avait moins de valeur qu’un animal. Et le tout en se servant de la loi pour couverture !

Quelle horreur !

Frères et sœurs, heureusement que nous avons Jésus en lieu et place de la loi, afin de pouvoir pratiquer enfin naturellement la LOI de Dieu !

JeanP

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