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Le juste vivra par la foi

par | Mis à jour le 4 May, 2022 | Publié le 18 Sep, 2021 | Articles

Le juste vivra par la foi

Habacuc. 2 ; 4-5

Bonjour,

Je m’appelle Monique et à l’heure où j’écris j’ai 72 ans.

Oui je crois qu’il est l’heure pour moi d’écrire pour parler de la Foi, celle qui un certain jour est entrée dans ma vie alors que jusque-là je ne la connaissais que de nom.

Je vous propose de parler d’Elle, la foi, dans ce document, mais ce sera plutôt vers la fin, car avant il me parait nécessaire de dire pourquoi on en est arrivé à ce point de ne pratiquement jamais parler d’elle, alors qu’elle devrait faire partie intégrante de notre vie.

Ne trouvez-pas anormal de vivre au plus près de quelqu’un jusqu’à même dire qu’on vit avec elle dans une étroite communion d’esprit, alors qu’on ne sait pas expliquer qui est cette personne, qui l’a envoyé vers nous, d’où elle est venue et pourquoi elle est venue en notre direction  ?

Qui saura expliquer tout cela si on venait à lui poser ce genre de question ? Eh bien à une certaine époque et en ce qui me concerne, moi non plus je n’aurais pas su répondre car je ne connaissais que de nom cette grande et noble Personne qu’est la foi.

Etant maintenant depuis nombres d’années au sein de cette église de maisons dans laquelle il est beaucoup question de la vie par la foi, il est arrivé un jour où j’ai vu qu’il me manquait encore quelque chose. Il me manquait ce « touché personnel avec la Foi ».

Je la connaissais de nom, oui, mais il me manquait de la connaître de manière intime, à la manière d’une personne qui manifeste sa propre vie indépendamment du temps et des circonstances qui l’entourent.

Ici, il est possible que vous trouviez ma façon de parler un peu étrange, car c’est quelque part un peu contradictoire, mais en avançant un peu dans la lecture de ce document, peut être que vous me comprendrez mieux si vous êtes aussi passé par le même chemin que moi, ce qui, d’ailleurs, ne m’étonnerait pas.

Le jour où Jésus s’est fait connaître à moi, je l’ai accepté en tant que Mon Sauveur personnel, car c’est ici le sens et la traduction de son nom  Sauveur. A cette époque, comme sans doute la majorité des croyants de ce monde, je ne savais pas que cette démarche ne venait pas de moi, mais que c’était la foi qui en était à l’origine.

A cette époque, n’ayant eu de contact avec aucune religion, le libre arbitre que Dieu a mis en tout homme fonctionna. J’ai accepté Jésus comme mon Sauveur personnel, et ce fut la seule démarche qui est venue de ma part.

De la foi je n’en savais rien, je n’en connaissais rien, mais cela ne m’empêchait pas de vivre par Elle la Vie de Jésus et d’avoir une vraie communion d’Esprit à esprit avec Lui.

Comme quoi la foi n’est pas une « influence » ou une croyance qui ferait partie de l’homme, mais qu’elle est bien l’image « d’une personne qui s’exprime à travers une autre personne ».

Dit autrement la Foi, et la Vie qui lui est inhérente et qui est de l’ordre du divin, ces deux choses se rendent visibles aux yeux de tous sans qu’on s’en rende compte, à travers un homme ou une femme.

La foi est donc capable de vivre en autonomie. Elle se suffit à elle-même.

En espérant ne pas vous choquer, je dirais même que c’est la foi qui fait pousser tout ce qui est de la nature, et que c’est encore la foi qui permet aussi aux animaux de se reproduire.

Oui parce que la foi, étant à l’intérieur de la Parole de Dieu, elle est donc à l’origine de tout, et que c’est aussi par Elle que des mondes furent créés, visibles ou invisibles.

Lorsque dans actes 17 il est parlé de 24 Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le seigneur du ciel et de la terre….. Ici Il est bien question de « faire », n’est-ce pas ?

« Dieu dit… et cela fut. »

Dans Hébreux 11, il est aussi écrit que c’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que « ce qu’on voit » (qui a été créé) n’a pas été fait de choses visibles. (Vu qu’il s’agissait des seules paroles de Dieu).

Si on s’en tient au contexte général de ce chapitre de Hébreux 11 qui parle des héros de la foi et des exploits qu’ils ont été capables de faire « par la Foi », alors ne peut-on pas aussi y ajouter La foi de Dieu Lui-même qui a formé ce monde ?

La foi que nous recevons alors d’en haut, n’est-elle pas tout simplement celle de Dieu par qui tout fut créé ? Mais oui bien sur !

Cela peut paraître énorme pour celui qui n’est pas habitué à entendre ce langage, mais c’est pourtant la vérité.

Notre Dieu et Père ne nous donnera jamais ce qui n’est pas « de Lui et en Lui », c’est-à-dire ce qui fait partie de Son « Essence »; de son « Être ».

En fait, si je pouvais donner une image de la foi, je dirais que c’est « le bras de Dieu qui se déplace du ciel en direction de la terre ». En premier pour se faire connaître à nous, puis pour se rapprocher au plus près de nous, comme un père qui cherche toujours à être au plus près de son enfant.

– En effet, ce Lien indéfectible de la foi nous a aussi été donné pour nous faire connaître les principes de vie qui sont en haut dans le royaume de Dieu.

– La foi est donc le seul et unique Lien vivant par lequel notre Dieu et Père, par Jésus-Christ, peut prendre contact avec nous. Elle est comme l’image issue de la vision de l’échelle de Jacob sur laquelle les anges de Dieu montaient et descendaient du ciel.

– Elle est un lien entre la terre et le ciel ; et cela fut donné en vision à Jacob, l’homme de foi, l’un des patriarches.

– La foi est donc aussi cette même image de « l’échelle » dont parle Jésus dans Jean 1 v 51 :

Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme. (C’est ici l’endroit très précis où la foi trouve son point d’appui : Jésus).

D’autre part, l’apôtre Paul exprime bien cette pensée en faisant mention dans sa lettre aux Galates au chapitre 3 v 25, que « c’est par Jésus-Christ que la foi est venue ». Et d’autre part il est écrit que la foi est « un don » ou  « le don de Dieu ».

Si donc la foi est venue par Jésus-Christ et qu’elle est un don, c’est qu’au départ elle ne fait pas partie de l’homme ; qu’elle n’appartient pas à l’homme ; qu’elle n’est pas son bien propre ; mais qu’elle est un don, un cadeau divin venu de Dieu pour que nous ayons un contact possible avec Lui.

Donc oui, pour moi la foi est autonome, et elle a sa vie propre.

Elle est capable de s’exprimer dans toutes les situations, ainsi que dans la création toute entière.

Si La Foi se sert de l’homme pour faire connaître Celui qui est à l’origine de tout, eh bien c’est un très grand honneur qui est fait à l’homme ; c’est pourquoi l’homme ne peut s’enorgueillir de rien s’il la possède.

Oui car en effet, selon cette parole qui va bien pour beaucoup de choses  « Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? »

L’homme n’a à se glorifier de rien en effet, car il n’est que le support de la foi qui lui a été donnée.

C’est aussi pourquoi Jésus a dit à ses disciples ceci :

10 Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.

Pour moi donc, c’est le jour où j’ai connu ce que la foi est capable de faire et de produire dans le cœur et dans la vie d’un homme ou d’une femme…. lorsque j’ai compris qui Elle est et pourquoi Dieu, par Jésus-Christ l’a donné aux hommes, que les textes bibliques la concernant ont enfin trouvé leur véritable sens et que j’ai enfin trouvé le repos pour mon âme qui en avait bien besoin à cette époque.

Par exemple je parlerai ici de ce passage qui est dans Jean 1.

L’apôtre Jean dit qu’à tous ceux qui croient au Nom de Celui qui est La Lumière dans La Parole, le pouvoir de devenir enfants de Dieu leur a été donné, et ce bonheur d’être nés à la Vie de Dieu ne vient ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. (Jean 1 v 12 à 14)

Ici, il est bien marqué que le pouvoir de devenir enfant de Dieu est bien venu par un don ; quelque chose qui leur a été « donné », et que cela est venu de Dieu seul, de sa Personne, de son Être.

Note : Ici il faut bien noter que l’apôtre Jean précise bien la chose  A ceux qui croient dans le nom de Jésus, (dans la traduction de son nom), il ne leur a pas été donné de devenir enfants de Dieu, mais le « pouvoir de devenir », ce qui n’est pas du tout la même chose.

En fait comme il le dit dans 1 ; 9 v 9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. 10 Elle était dans le monde, (cette lumière), et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. (Le monde n’a donc pas connu celui qui l’avait créé… et je crains que ce ne soit pareil de nos jours). 11 Elle est venue chez les siens, tout d’abord, et les siens ne l’ont point reçue. Donc la lumière qui va à l’intérieur de l’homme. 12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, cette lumière, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le « pouvoir de devenir » enfants de Dieu, 13 lesquels sont nés, dans ce cas, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Il n’y a donc que la foi, qui permet d’entrevoir une sorte de lumière, et que Dieu a déposé dans le cœur de l’homme, qui peut s’emparer de ce don, puisque le fait de devenir enfant de Dieu fait partie du domaine du divin, de « l’invisible », pour les gens de ce monde.

Vous rendez-vous compte de l’énormité de la chose ? Ici, sur cette terre, pour nous qui avons cru à ce qui nous a été donné, nous avons commencé à vivre la vie «en Christ» ; et pourtant nous sommes souvent ignorants sur le fait que Cette Vie de Dieu est vécue «par la foi», celle qui est venue faire sa demeure en nous.

La Foi, celle qui habite en nous, vit sa propre vie ; et pourtant elle est pour nous comme une étrangère dont nous ne connaissons que le nom, sans jamais l’avoir véritablement rencontrée.

C’est vraiment déplorable mais c’est ainsi, et cela est aussi la vérité ; la malheureuse vérité.

Pourtant, si un jour nous avons eu le pouvoir de répondre favorablement à l’appel que Jésus lançait en notre direction, c’est bien parce que Le Saint-Esprit avait déjà préparé la chose dans notre cœur, comme un terrain pour Le recevoir.

Le Saint-Esprit a labouré notre champ, et le champ est maintenant prêt pour recevoir la semence (qui est la Parole de Dieu). Alors la foi peut s’en emparer et la fait parvenir dans notre cœur et notre esprit.

En effet, L’Esprit et la Foi sont inséparables, et travaillent toujours la main dans la main. Ils ne sont jamais l’Un sans l’Autre, car ils sont l’un et l’autre de nature divine.

Je crois que c’est très important de dire ces choses le plus tôt possible, car c’est justement parce que nous sommes ignorants de ces faits de Dieu, que très tôt après, le croyant tout nouvellement converti à Jésus-Christ tombe dans le piège des multiples fausses doctrines.

En fait, tout au début de sa vie «en Christ», le croyant ne sait pas qu’il vit dans la foi.

Il dira peut être qu’il a la foi oui, mais il est peu probable qu’il dise qu’il est dans la foi, c’est-à-dire à l’intérieur d’elle, comme englobé en Elle par Jésus-Christ, puisque c’est «en Lui» que nous sommes et que le Donateur de la foi, c’est Lui  !

En vérité, d’entre les deux, qui possède l’autre ? L’homme ou la foi ?

Qui porte l’autre ? Qui fait vivre l’autre ?

Pour en arriver à parler de cette manière, il est nécessaire que le croyant ait été d’abord enseigné sur la Foi.

Si vous connaissez de véritables enseignants qui parlent de la foi en Esprit et en Vérité, alors je serais heureuse de faire leur rencontre.

Si le jeune croyant ne se pose aucune question sur la foi qui est Celle qui est à l’origine de sa conversion, c’est qu’à ce moment de sa vie il est tellement en admiration et en adoration devant Celui qui est venu le chercher dans sa misère, que ça lui suffit amplement.

(En parlant de cette manière, vous comprenez que je m’y inclus aussi, car quelque part c’est mon propre témoignage que je partage avec vous)

En fait, bien que ne le sachant pas, ce croyant marche et vit dans la même foi que celle qu’avait Abram en son temps.

Abram étant celui qui allait devenir Abraham, le père des croyants qui ont reçu une foi de la même veine que la sienne.

Abram, pas plus que le croyant tout nouvellement converti à Jésus-Christ, ne savait pas que c’était Elle, la foi, qui le conduisait dans sa vie de tous les jours, et que c’était «Elle» qui lui permettait de vivre la Vie de Dieu déjà sur cette terre.

C’est par « voix intérieure » que Dieu, par le canal de son Esprit, parlait au cœur d’Abram ; et lui, aimant ce qui venait de la bouche de Dieu, marchait et vivait tout naturellement sur cette terre, dans ce qui lui parvenait dans son cœur en tant que « principes divins »; ceux du royaume de Dieu.

En fait, Abram marchait en union d’esprit avec son Dieu. Sa volonté s’alignait de manière tout à fait naturelle, sur Celle de Dieu. Il vivait honnêtement car on le voit tenir la promesse qu’il avait faite. Cependant ce n’est pas à cause de cela qu’il fut justifié.

Il ne savait pas qu’il avait la foi, mais cependant il vivait sa vie, presque comme s’il en était conscient.

Abram était en fait à l’école de Dieu, et sa formation de fils destiné à vivre dans un autre monde, un autre royaume, commençait déjà à se mettre en place sur cette terre, mais sans obligation aucune, puisque la loi qui « donne des ordres » n’était pas encore venue, puisqu’elle fut donnée 430 ans plus tard.

Et pour nous qu’en est-il ? Lorsque nous étions tout nouveaux dans la Vie que Jésus-Christ proposait à la foi qui avait été éveillée à la Vie de Dieu dans notre être intérieur, est-ce que le fait de ne pas savoir mettre un nom sur Elle, la foi, à cette époque, était un problème pour Dieu ? Ou pour nous ?

Non pas du tout, car tous ceux dont l’Ecriture fait mention, ne savaient même pas que c’était par le moyen de la foi qu’ils étaient conduits pendant leur pèlerinage terrestre. Et pourtant ils étaient agréables à Dieu, car ils lui faisaient confiance en tout et pour tout.

Mais n’est-ce pas de cette même manière que nous marchions nous aussi de ce temps-là ?

La voilà la manifestation de la vraie marche et de la Vie par la foi qui est celle que Dieu agréé : Celle où il n’y a rien de préparé d’avance.

Pour celui ou celle qui vit dans la foi, il vit les choses sous deux temps, deux dispensations, deux principes de vie, deux régimes de vie, etc.

Le monde, lui, n’a qu’une seule option, celle de la terre.

En fait, bien que notre corps soit encore sur cette terre, c’est comme si nous n’étions plus là. Nous le ressentons. Nous avons une double-vie avec deux destinées différentes.

Dans ce cas on ne fonctionne plus et on ne vit plus beaucoup selon les principes qui sont inhérents à ce monde d’en bas, mais à ceux qui font partie du « royaume d’en haut ».

(Ici bien entendu, lorsque j’évoque les principes qui sont en relation avec ce monde d’en bas, je parle évidemment des principes qui s’opposent de fait à ceux de Dieu, comme par exemple l’hypocrisie, le mensonge, l’orgueil, la suffisance, qui sont d’origine diabolique, puisque c’est lui, le prince de ce monde d’en bas.) (Je ferme la parenthèse).

Mais s’il arrive qu’on ne trouve personne sur notre route pour nous présenter la foi et sa valeur divine, ainsi que la vie de Dieu qui passe par elle, alors adviendra très vite ce qui arrive à beaucoup de ceux qui, ayant accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur Personnel, ont cherché à se rapprocher d’autres croyants pour parler de Celui qui est devenu l’Objet de leur salut.

Cette démarche est bien sur tout à fait légitime, puisqu’elle fait partie du dessein éternel de Dieu, qui est que chaque croyant qui a été placé en Jésus-Christ par Le Père, a pour but d’atteindre, avec beaucoup d’autres, l’unité de la foi et la connaissance du Fils de Dieu, comme cela est marqué dans Ephésiens 4.

Les problèmes viennent lorsque la rencontre avec d’autres croyants se fait « par le biais d’une religion » ; religion dans laquelle nous aussi nous avons mis le pied sans savoir ce qui nous attendait à l’intérieur de ce bâtiment « fait de pierres ».

Là, dans ce lieu, il est prêché un message qui n’a rien en commun avec celui que Jésus prodiguait en son temps et que les prophètes de Dieu avaient aussi annoncé d’avance.

Non il n’y a rien de commun ; tout est faussé, et le tout devient faux « par fausseté ».

Alors que jusque là, la marche et la relation que nous avions avec Jésus était tout à fait naturelle et selon Dieu, brusquement nous entendons nous dire qu’en fait il nous manque quelque chose à cette communion « d‘Esprit à esprit ».

Selon les responsables religieux il manquerait parait-il notre participation (et en cela le responsable religieux a quelque part raison ; mais il ne le sait pas).

Seulement voilà, c’est la façon dont ces hommes présentent cette participation de l’homme à l’œuvre de Dieu, qui n’est pas du tout conforme à l’Esprit de Jésus, qui Lui-même vivait cette Vie de Dieu par la foi.

Et qui plus est, l’auteur de la lettre aux Hébreux au verset 6 du chapitre 11 dit que sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu.

Bien sûr, si on a bien compris ce qu’est la foi !

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Dans Jean 5 Jésus dit aussi ceci  19 En vérité en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

Détaillons

le Fils ne peut rien faire de lui-même Là c’est la vie de foi en un autre, vu que Jésus était sur la terre des hommes.

et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Là c’est la manifestation de la vie de l’Esprit qui vient avec celle de la foi, s’accordant magnifiquement entre elles, et produisant.

Il est donc évident que tout ce que disait ou faisait Jésus, c’était par la foi de Dieu qui était en Lui.

Qu’Il faisait cela a aussi été pour moi une véritable découverte.

Je n’avais jamais vu la chose de cette manière, avant. Je croyais que Jésus agissait Seul par l’Esprit qui habitait en Lui lorsqu’Il était dans son humanité.

Mais en fait à cette époque toute cette connaissance que je disais posséder, n’était qu’humaine et purement intellectuelle. On m’avait induit des pensées fausses.

Comment Jésus serait-il notre Sauveur si sur ce point tout particulier de la foi Il n’aurait pas vécu Lui-même la chose ?

Oui, alors même que Jésus n’a jamais donné d’explication sur la foi, Il n’a cessé de la présenter à travers Lui ainsi que par l’enseignement qu’Il donnait sur la Doctrine du royaume de Dieu.

Quelle découverte ce fut pour moi !

Ainsi donc, si je veux connaître ce qu’est la vie et la marche par la foi, je n’ai qu’à écouter, voir et observer Jésus dans sa vie de tous les jours au milieu des hommes qui l’entouraient.

Mais pour moi, à cette époque un peu lointaine, mon entendement spirituel était tellement embrumé qu’il m’était impossible de voir cette relation qu’il y avait entre Jésus et la foi, et donc de voir que la foi qui a été donnée à l’homme n’est pas pour demeurer passive, mais pour devenir active.

Par sa venue dans ce monde, Jésus est venu sublimer la foi. Il nous l’a rendue « accessible » de par sa résurrection d’entre les morts, car Il a permis à Dieu de nous la donner pour marcher par « Elle et en Elle », après que Jésus soit remonté auprès du Père dans le lieu de sa demeure, le ciel.

Voilà donc ce qu’est être agréable à Dieu. C’est de ne rien faire qui serait fait hors Jésus qui demeure en nous par son Esprit.

Mais celui ou celle qui vient d’être tout nouvellement converti à Jésus-Christ, ignore comment se passe le processus divin qui est de ne rien faire « hors de Jésus ». Alors il tombe pieds joints dans le piège qui lui est tendu par l’adversaire.

C’est toujours en direction d’un chrétien en herbe que l’adversaire ira en premier, et cela parce que ce jeune croyant ne connaît pas encore comment se passe la Vie par la foi tant qu’elle ne lui a pas été présentée.

Comme la foi n’est pratiquement jamais prêchée ou présentée, on peut alors dire sans crainte qu’il y a beaucoup de croyants qui sont susceptibles de tomber entre les mains de l’adversaire. J’ai fait partie de ceux-là et je m’estime être une privilégiée d’avoir été remontée de la fosse dans laquelle j’étais tombée.

Pourtant « l’œuvre de la foi » qui est « par l’Esprit », est aussi de rendre à Dieu et à son Fils Jésus-Christ la gloire qu’on ne cesse de chercher à lui voler par le moyen d’un message qui est centré sur les forces propres de l’homme. Comme si on cherchait à se sauver par soi même ou bien pour essayer de se rendre égal à Dieu. (Lire Ezéchiel 28 pour cela).

L’homme qui vit et qui marche par la foi est appelé -sans être appelé- à rendre témoignage à La Vérité ; mais depuis plus de 2000 ans c’est toujours ce même message qui implique le devoir faire de l’homme dans son salut, à tel point que ce faux message est devenu comme une normalité et qu’on n’y trouve rien à redire.

Je crois que si la peine de mort n’avait pas été abolie en France, il est fort possible que, de même que du temps de la loi, les chrétiens en arriveraient à être lynchés de dire « que ce qu’on entend dans les milieux religieux est à l’opposé de ce que Jésus annonçait sur la façon de vivre la Vie de Dieu dans ce monde ».

Pourquoi cela arriverait, si ce n’est déjà fait ? Eh bien parce que la Foi et la vie de Dieu, par Elle, n’est plus prêchée ni présentée, ce qui fait qu’il n’y a maintenant pour l’homme et devant l’homme, plus qu’une seule voie/voix, et qu’il n’est donc plus en capacité de pouvoir en choisir une Autre, puisqu’elle n’est jamais nommée.

C’est grandement déplorable. Du fait que cette autre voie/voix n’est pas présentée, le croyant est empêché de vivre une « certaine vie », comme croitre dans la connaissance du Fils de Dieu, ce qui relève d’une vie de foi. Par exemple abandonner la « foi protestante », ou « catholique », ou quelque autre religion, vu que l’erreur n’est pas dans le fait d’être protestant ou catholique, mais de faire coller mes croyances dans des « choses  issues de ces milieux ». Alors la foi de cette personne n’est plus pure, car mélangée à des « choses extérieures ». Chaque fois qu’elle sera attirée par l’Esprit vers quoi que ce soit, elle sera obligée de tenir compte des éléments de croyances de la religion dans laquelle, désormais, elle est prisonnière ; alors qu’il est prévu de … vivre pour Dieu.

Et même dans ce « vivre pour Dieu », l’homme religieux y met encore sa patte bien humaine, alors que dans ce qu’écrit l’apôtre Paul, il n’est pas du-tout question de cela. Il dit tout simplement que quiconque quitte la loi et passe à la foi en Jésus, alors la personne en question vit, dès maintenant, là, tout de suite, à l’instant même, pour Dieu, car c’est la foi qui prend le relais et relie dès lors la personne avec son Seigneur.

La loi empêche, mais la foi peut tout !

Vous allez peut être dire que je tiens des propos négatifs et vous aurez sans doute raison, car pour tout vous dire, lorsque j’ai commencé à écrire ce document, un profond sentiment de tristesse m’a atteint.

Oui cela m’a atteint, parce que j’ai réalisé qu’en fait, ce n’était pas normal de devoir écrire pour expliquer et présenter la foi ; dire comment elle s’exprime dans la vie du croyant qui a été racheté par Christ.

Non ce n’est pas normal d’avoir à faire cela, car pendant ce temps, Jésus, qui nous a fait don de la foi pour que nous ayons une relation privilégiée avec notre Père qui est dans le ciel, ne peut pas s’exprimer et nous Le faire connaître comme Il le voudrait.

Pour ce qui est de moi, il y a donc eu, à un moment donné, exactement de la même manière que dans Exode 19 et 20, un corps étranger qui vint s’insinuer dans le cœur du croyant. Du mien et des autres.

C’est cet élément étranger qui est venu faire séparation entre notre Père Créateur et nous, et cet élément étranger est celui qui vient nous dire ce que nous devons faire pour nous rendre agréables aux yeux de Dieu ; ou comme un paiement pour le fait de nous avoir accordé le salut, alors qu’en réalité il ne nous est rien demandé.

Au contraire, à partir du moment où l’on fait de manière obligatoire quoi que ce soit, sachez bien que vous ôtez à Dieu le bonheur de nous donner « le vouloir et le faire », qui justement n’appartiennent qu’à Dieu.

Faisons donc attention à ces choses.

Dieu se donne, c’est tout ; en donnant son Fils pour sauver le monde, voyons qu’il ne pouvait pas exister de Don aussi haut que celui-là. A ce Don de Dieu, aucun « paiement en retour » ne pourra l’égaler, car pour sauver le monde il ne fallait pas moins que la rançon soit de l’ordre du divin.

Voilà pourquoi Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a paru sur la terre des hommes  pour détruire les œuvres du Diable. (1 Jean 3 v 8).

Jésus l’a fait parfaitement, et cette œuvre est à revoir par la foi et par l’Esprit, pas par la raison. La seule chose qui est proposée à la foi qui, quelque part est devenue notre, c’est d’entrer dans le tout accompli de Dieu par Jésus-Christ.

En effet un don est un don, -un cadeau, et la seule chose que puisse dire celui ou celle qui le reçoit, c’est tout simplement merci, c’est tout.

Ce sont les messages faux mais dits « évangéliques » qui demandent la participation de l’homme à son salut, et ayant l’audace d’appeler cela l’évangile. C’est celui-ci d’ailleurs que l’apôtre Paul appelle « un autre évangile ».

C’est ce faux évangile qui fait que, peu à peu, la foi liée à l’Esprit par lequel nous sommes nés un jour à la Vie de Dieu, s’étiole jusqu’à ce qu’un jour, nous en arrivions à périr, faute de vie.

La foi est pourtant toujours là, en nous, mais le son de sa voix est comme étouffé, très faible, et a beaucoup de difficulté à nous parvenir.

Sommes-nous coupables de cet état de fait ? Certainement pas, car Dieu est au dessus de toutes choses. Il attend son heure, Il attend que nous mourions à cette loi d’obligation qui nous a atteints, alors que notre attente était uniquement de connaître Jésus.

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. (Galates 2)

Il a donc fallu pour moi aussi que je meure à ce régime dans lequel on m’avait fait entrer, et dont j’ignorais le nom à cette époque. Oui, après avoir passé par cet affreux désert où règne l’ombre de la mort, la Vie est revenue en moi, mais cette fois « en résurrection ».

Il y a dans le livre du Deutéronome au chapitre 8 cette même expérience par laquelle le peuple de Dieu est passé

2 Souviens‑toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur……

Vous savez, la chose la plus douloureuse qui soit pour un chrétien qui un jour a été touché du doigt par Jésus, c’est lorsqu’il voit que chaque jour qui passe il est de plus en plus éloigné de Lui sans qu’il sache mettre un nom sur son mal être intérieur, alors que son unique désir c’est d’être toujours plus rapproché de Lui. Je ne crois pas qu’il puisse exister de souffrance plus grande.

Pour ceux qui n’ont de Jésus qu’une certaine connaissance dans laquelle il y a une grande part d’intellect, je ne pense pas qu’ils puissent avoir ce niveau de souffrance intérieure de ne plus avoir de communion par l’être intérieur avec Celui qui l’a attiré un jour à Lui.

Pour moi c’est par ce genre de souffrance que je suis passée, et ce n’est que beaucoup plus tard lorsqu’enfin je fus retiré de ce lieu où le message que j’entendais n’était pas en conformité avec l’Esprit de l’Ecriture, que j’ai enfin compris jusqu’où la religion de l’homme m’avait emmené, et que cette parole qui est dans la lettre aux Hébreux qui dit que sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu, me parla enfin.

Mais quand on est endoctriné, au point de ne plus savoir « qui on est pour Dieu » et ce qu’on représente à ses yeux, comment voulez-vous être capable d’exercer un quelconque libre arbitre et de prendre nos propres décisions sur les choses qui concernent le royaume de Dieu ?

Pour que cela vous arrive, il n’y a pas besoin de grand-chose : Il n’y a qu’à s’entendre dire : « Si vous voulez plaire à Dieu ou lui être agréable, alors il faut vous repentir, vous devez vous convertir, il faut vous donner à Dieu. Vous ne devez plus dire ou faire telle et telle chose etc. »

C’est par cette manière d’agir des responsables religieux que le croyant qui ne sait rien sur la foi et son origine, est pris dans les filets de la religion. La foi qui est en lui se trouve alors comme annihilée, inhibée, comme empêchée d’agir ; et c’est alors un régime de lois et d’obligations qui vient prendre « la place de la foi ».

Voilà pourquoi je pense qu’il est important de partager nos témoignages, afin de voir si soi même on ne se trouve pas aussi dans ce même cas de figure.

Tant que nos yeux n’auront pas été ouverts sur la réalité de ces choses par lesquelles nous passons presque tous, celles du genre de ne pas avoir appris que c’est uniquement par la foi unie à l’Esprit que nous aurons une vie qui sera agréable à notre Père créateur, on sera sans cesse mis au banc des accusés.

Oui accusés de ne plus vouloir faire les choses de nous-mêmes, parce que nous savons que nous sommes par nature « Adamiques » : Un pêcheur qui pèche, alors même qu’il ne le voudrait pas.

Mais pour en arriver à vivre un véritable christianisme, celui qui est hors de toute obligation de devoir satisfaire aux exigences de Dieu par rapport à Sa Sainteté, il est d’abord nécessaire de faire un constat d’échec, non seulement sur soi même mais aussi sur l’humanité toute entière.

Ce constat ne peut se faire qu’à partir du moment où on est arrivé au bout de soi même, lorsqu’on n’a plus aucune force à mettre dans la bataille, celle qu’on a tenue pendant des mois et des années pour certains, comme ce fut mon cas.

Ce constat David en parle dans le Psaume 14 :

2 L’Eternel, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui cherche Dieu.

3 Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.

Ensuite l’apôtre Paul dans Romains 3 :

21 Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes ; 22 justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient.

Il n’y a point de distinction.

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; 24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est…

Qui est où ?…

En Jésus-Christ…. ! ! !

Pas en nous ! ! !

Et comment reçoit-on le tout ?

Par des œuvres qui viendraient par-dessus l’œuvre de Jésus-Christ ?

Avons-nous besoin d’un second commentaire à ce sujet ?

Voyez donc par vous-mêmes que ce message de Vérité n’est jamais prêché dans les diverses assemblées, car si c’était le cas on ne demanderait aucune compensation d’aucune sorte au croyant, une fois qu’il aurait reçu le salut de Dieu en Jésus-Christ de manière gratuite comme écrit au dessus.

Je vous propose cet autre texte dans Luc 18 et qui va dans le même sens que les deux autres proposés au dessus.

C’est à propos de deux hommes, un pharisien et un publicain qui sont au temple et qui prient ; et il est à noter que ce passage vient de Jésus lui-même, qui « mit à jour » une chose cachée qui se passa à propos de deux hommes qui vinrent dans le temple pour prier.

Voici ce que disent ces deux hommes :

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même :  Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14 Je vous le dis, dit Jésus, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre.

Ne parlons pas ici du pharisien, car bien sûr ce n’est pas lui qui nous intéresse, contrairement aux discours des prédicateurs ; mais c’est le publicain qui nous intéresse, (tout comme Jésus, d’ailleurs, vu qu’il est venu pour les pécheurs).

Ici selon vous, le publicain évoque-t-il ses péchés en tant qu’actes commis ?

Non, ce n’est pas ce qui est écrit.

Ce que cet homme a très bien compris, par contre, c’est que ce ne sont pas les péchés qu’il commet qui sont son problème, mais que c’est le péché qui habite en lui, qui l’est.

Il dit : « sois apaisé envers moi, qui suis un….. pécheur ».

En réalité cet homme ne trouvait rien de bon en lui, dans toute sa personne, là où le péché l’avait atteint, c’est-à-dire dans tous ses membres.

Il disait qu’il n’avait plus une seule parcelle de bonne.

Il disait qu’avant il commettait des péchés, mais qu’aujourd’hui il en était arrivé à la conclusion que s’il commettait tant de péchés, c’est tout simplement parce qu’il était un pécheur, un « fabricant de péchés ».

JeanP mon mari dit très souvent que ce n’est pas parce qu’on commet des péchés qu’on devient pécheur, mais que c’est parce qu’on est des pécheurs de par notre héritage Adamique, qu’on pèche, et qu’on péchera jusqu’à ce que nous quittions ce corps dans lequel le péché est venu s’imprégner en nous. C’est pour cela que Jésus nous a sanctifiés et justifiés par la foi.

Il a fait cela pour que nous n’ayons plus sur nous le poids de la culpabilité de ce que nous voyons de nous et en nous, et qui est fortement entretenu par certains messages qui nous parviennent par des hommes non inspirés.

Il est venu pour mettre tout à plat et nous ramener comme au commencement, celui où il est écrit : » Au commencement Dieu », c’est-à-dire avant que le péché n’entra dans le monde et s’intégra dans l’homme.

C’est pourquoi ce publicain de Luc 18 se présente devant Dieu en tant que pécheur et pas en tant que celui qui pèche. Il sait dans son être intérieur que le péché habite dans ses membres et que pour lui il n’y a aucune solution, sauf celle de recevoir la clémence de Dieu.

Et cette clémence de Dieu, elle lui est parvenue par le moyen de la justification, comme le dit le texte. Et c’est Jésus lui-même qui déclare que cet homme « fut justifié ». Pourquoi ?

Parce que cet homme a cru. Il a cru que sa demande, qui était juste puisqu’il se déclarait pécheur, était maintenant placée au bon endroit.

Il crut… et il fut justifié, et pas seulement pardonné…

La voilà, encore une fois, la Justice de Dieu !

Note :

– Pour ce qui est du pharisien, il priait en lui-même qu’en somme il n’était pas si mal que ça…

Il faisait des prières, donnait sa dîme, et plein d’autres choses si essentielles pour un pratiquant.

Aujourd’hui il aurait dit : « Je vais au culte, aux réunions de prière, aux jeûnes, à la distribution de tracts, à la dîme quand j’ai assez de sous, je participe à la louange », aux missions, etc.

Sa vie devant Dieu était directement liée à toutes ses actions. Il en était absolument sûr puisqu’il se présentait devant Lui comme un homme pas comme les autres, qui eux ne faisaient rien, comme ce publicain de malheur par exemple, cet impie…

Apparemment sa sûreté était en proportion avec tout ce qu’il faisait de bien ; en tout cas c’est comme cela que Jésus présente la chose.

Il présentait tout ce qu’il faisait, mais en plus il se présentait lui-même comme un exemple.

Ce lieu était un lieu de prières, et je me demande où était sa requête, sa demande. Apparemment Dieu lui devait quelque chose, puisqu’il présentait tout ce qui était bon en lui. Je me demande bien « qui devait quelque chose à qui » ?

– Pour ce qui était du publicain, lui il ne cachait certainement pas la chose, son état misérable :

mais il se frappait la poitrine en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

Lui ne présentait rien, sauf son état déplorable qu’il avait eu le courage de le regarder en face.

Et je trouve étonnant que ce soit lui qui n’ait rien eu à apporter à Dieu en compensation ! Comme des sacrifices par exemple.

Oui s’il y en a un qui devait présenter « des bonnes choses à Dieu pour compenser la souillure de son âme », c’était bien lui, et non pas l’autre, le religieux, puisque que selon lui il était meilleur que les autres, -d’abord-, et qu’en plus il faisait des bonnes choses.

Donc je ne comprends pas trop cet homme.

Par contre je comprends très bien le second, le « mauvais homme », car cet homme très mauvais annonçait la mort et la résurrection de Jésus, par avance…

Il prophétisait.

Quand il dit sois apaisé envers moi, alors que Jésus était encore là, bien vivant, la « paix » qu’il évoque dans le « sois apaisé » anticipe la mort et la résurrection de Jésus. Car il a bien fallu que Jésus meure et ressuscite pour que la paix de dieu vienne sur nous, et non nous vers elle…

Oui « le mauvais et horrible pécheur » prophétisait sur la victoire de Jésus sur la croix et la résurrection qui en est la suite, tout comme le prophète/brigand le fit plus tard…

Ai-je perdu la raison en disant ces choses ? Oui sans doute, au profit d’une autre raison.

En fait, cet homme est la représentation de l’humanité entière.

Chacun sait en effet et au plus profond de lui-même, que « quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi ».

C’est comme si on était pris dans un sable mouvant : Plus on bouge, plus on s’enfonce.

C’est le lot de chacun, et encore plus du croyant qui n’a pas bien été enseigné sur la justice de Dieu, qui est celle qui n’impute pas à l’homme son péché, mais que Dieu est venu prendre le tout sur Lui-même, afin que l’homme retrouve la liberté qu’on lui avait volée.

A propos de ce verset de Romains 7 qui dit :» quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi ».

Qui s’attache à l’autre ici ?

– Est-ce moi qui m’attache au mal, ou bien le mal qui s’attache à moi ?

Et quand est-ce que cela arrive ?

Le savez-vous ?

C’est quand je veux faire le bien…

Est-ce que c’est moi qui ai désiré devenir un pécheur, ou bien est-ce que c’est une tare venue par héritage Adamique, qui fait que maintenant en moi se trouve une nature de pécheur de par le péché qui est venu s’attacher dans mes membres ?

Dieu me tient-il pour coupable d’être ce que je n’ai jamais cherché ou demandé à devenir ?

Non Lui ce qu’il a fait, c’est de venir rendre justice à l’homme en ôtant de dessus de lui ce manteau de culpabilité qui se trouve en permanence sur ses épaules, et que les prédicateurs d’aujourd’hui entretiennent par des messages qui n’ont rien à voir avec le message de la bonne nouvelle d’un salut entièrement gratuit.

Le publicain lui, s’est-il plaint de son état devant Dieu… Et quelle fut la réponse de Jésus : Il fut justifié.

Il fut justifié de quoi, au juste ?

De quoi exactement ?

De ses péchés ou de son état de pécheur ?

Eh bien la réponse est dans le texte : Il fut justifié de ce qui lui faisait honte : D’être un pécheur !

Là voyez-vous nous avons une pierre de taille, un fondement solide pour ce qui est de la suite à donner après avoir été dégagés du poids de nos péchés.

Je veux dire ceci :

– Comment fait-on après avoir été délivrés de la facture à payer pour nos péchés ?

– Comment je fais à propos de ma nature qui ne demande qu’à pécher de nouveau, encore et encore ?

La réponse est dans le texte : La justification par la foi.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire tout simplement que lorsque quelqu’un crie à Dieu à propos de son état de pécheur et qu’il croit à Celui qui l’écoute, il se passera ceci :

Vu du ciel, que regardera Dieu ?

La nature de ce pécheur et ses péchés ? Ou regardera-t-il Celui qui donne la justification qui justifie l’impie, je parle ici de Jésus qui a été fait justice de Dieu pour nous ? (1 Corinthiens 1 v 30)

Pour moi la réponse est claire : C’est la seconde chose que Dieu retiendra.

Pourquoi ?

Parce que la justification c’est Son Œuvre, alors que l’état de pécheur vient du diable, l’ennemi de Dieu et de l’homme. Et entre tout cela Dieu se servira, envers et contre tout, de sa propre Œuvre et de Sa Justice divine.

Que quelqu’un conteste cette vue des choses, je ne dirai pas qu’il a raison, mais j’accepterai sa contestation car elle lui appartient ; cependant je compterai sur l’Esprit et le temps pour que tout cela murisse en lui.

Comment, dans ce cas, Jésus aurait-Il fait pour choisir des non-pécheurs pour apôtres ?

A-t-il choisi des saints, ou des dieux, pour faire son œuvre d’évangélisation ?

Est-ce que Jésus demande une « carte de pureté » pour le servir ?

Qu’est-donc ce « système de croyances » qui fait que tout est focalisé sur le péché, chose qui dure sans cesse, abandonnant en même temps l’ordre de Jésus d’aller par tout le monde annoncer l’évangile de Dieu ?

Quelle perversion ! Quelle lâcheté !

Heureusement que cet homme cité au dessus était un publicain, car ce n’est pas du côté du Pharisien que Jésus aurait pu trouver de l’aide. Il était tellement occupé par ses obligations dans les prescriptions de la loi, que jamais il lui aurait resté assez de temps pour l’œuvre de Dieu.

Pourtant Jésus a fait cette prouesse de ramener à lui un dur de dur, un connaisseur parfait de la loi, un zélé… Saul de Tarse. Comme quoi Jésus est capable de tout, vu que rien n’est impossible à Dieu.

Je reprends :

C’est donc lorsqu’on s’est véritablement vu comme étant « un pécheur qui pèche », que l’on hait le péché et qu’on ne voit plus aucune solution pour nous d’être agréable à Dieu, que notre désir de savoir ce qu’est la vie et la marche par la foi en Jésus-Christ vient enfin.

La connaître enfin en tant que ce qu’elle est, ce fut mon cas.

Oui, c’est lorsqu’enfin on a la réponse à ces questions intérieures qu’on peut accepter ce verdict sur soi même et sur l’humanité toute entière, et ne plus tenter d’essayer de faire quoi que ce soit pour plaire à Dieu.

C’est Jésus qui a été fait pour nous « justice de Dieu ». (1 Corinthiens 1 v 31.)

C’est donc « en Christ et en Lui seul », qu’il nous faut aller chercher la justice de Dieu, et pas en nous-mêmes.

C’est Dieu, par Jésus, qui est venu « rendre justice à l’homme » en ne lui imputant pas ses fautes, mais en les prenant sur Lui.

En fait, depuis plus de 2000 ans les choses et les rôles ont été inversés à ce sujet, et cela ne cesse d’être entretenu par des prédications qui viennent de tous côtés jusqu’aux oreilles des croyants.

C’est parce que l’homme n’a jamais entendu un autre message que celui du devoir faire de l’homme, et la religion catholique romaine ayant bien entretenu ce principe du salut par les œuvres ou par les actes de repentance à renouveler sans cesse, que le croyant pense que c’est ce que Dieu attend de l’homme.

Ainsi faisant, l’homme met en oubli qu’il y a en lui la tache indélébile du péché qui forme comme une barrière entre Dieu et lui.

Or Jésus-Christ est Celui qui ôte cette barrière invisible mais tenace, prenant des pécheurs pour le servir comme un contrepied aux œuvres du diable.

Sous la loi les gens passaient leur temps à se purifier, mais avec Jésus les gens passent leur temps à servir l’évangile, et à travers ce service, servir le Seigneur de cet évangile.

C’est lorsqu’on marche et qu’on vit sous un régime d’obligations et d’ordres, que peu à peu nous périssons ; on ne se rend même pas compte que la Vie de Dieu est en train de nous quitter. Paul a bien parlé de cette chose dans la lettre qu’il a écrite aux Galates. Il dit ceci :

6 Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile.

7 Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ.

Le Seul et véritable Evangile qu’est l’évangile de Dieu, est « par la foi et (est fait) pour la foi ».

Le « moteur »  de l’évangile de Dieu est la foi ; et il est fait pour créer ou affermir une foi chancelante, comme celle qui a tendance à repasser « sous la loi ».

Cet évangile porte avec Lui ce qu’il est lui-même : La bonne nouvelle d’un salut venant de Dieu par Jésus-Christ, et pas une mauvaise nouvelle qui demande sans cesse à l’homme de faire ce qu’il ne pourra jamais atteindre.

Ça semble simple, mais pourtant c’est ce même message qui a dit à l’homme qu’il est capable de se suffire à lui seul pour vivre la Vie de Celui qui l’a créé, qui a été entretenu au fil des siècles jusqu’à nous atteindre jusqu’à aujourd’hui.

Pire que cela : Ce message va même jusqu’à chercher à détruire la foi qui permet à l’homme de vivre la Vie de Dieu.

Ce message passe assez aisément car il s’agit d’un message double, et pour cela il y a des spécialistes de la double prédication. Ils ont le coup pour faire baisser la tête aux gens au lieu de les relever, comme le faisait Jésus, vu que Jésus était « pour les pécheurs », et pas le contraire.

Ce message frauduleux est issu d’une certaine parole qui parvint aux oreilles d’Eve, qui l’a ensuite retransmis à Adam, et qui vient jusqu’à nous pour nous atteindre aujourd’hui.

C’est donc par le fait d’avoir prêté l’oreille à une parole venue du Diable que la foi fut mise de côté.

C’est dès cet instant où ayant connu leur nudité spirituelle par rapport à Son immense Sainteté devenue maintenant inatteignable, qu’ils se virent nus et eurent peur de Dieu. La confiance qu’ils avaient envers Dieu était leur force ; mais l’ayant perdue en écoutant un « autre dieu », du moins en apparence, ils perdirent l’essentiel de leur forces et se virent nus, alors qu’avant ils étaient revêtus d’une couverture divine, spirituelle, indestructible.

En effet c’est la foi seule qui permet à l’homme de vivre au plus près de Dieu, mais dès l’instant où nous la délaissons, c’est là que nous sommes livrés à nous-mêmes et que nous nous voyons véritablement tels que nous sommes aux yeux de Dieu : Nus.

Eh bien c’est cette même parole du Diable qui est parvenue jusqu’à nous à travers certaines prédications spécialisées ; et ce sont des hommes religieux qui la font perdurer.

Alors que leur rôle serait de dire que par la venue de Jésus le Lien de la foi qui avait été fortement endommagé en Eden est maintenant rétabli, et que nous avons la possibilité de retrouver cette communion divine, si chère au cœur de Notre Père dans le ciel, ils mettent sous silence ce haut fait de Dieu.

En fait ces faux serviteurs de Dieu entretiennent le mensonge qui est de faire croire que c’est « par sa connaissance » que l’homme pourra atteindre le salut de Dieu et la Vie éternelle, alors que l’Ecriture parle uniquement de la connaissance du Fils de Dieu.

Pour moi donc, étant aussi entrée dans ce système de connaissance humaine, j’en étais venue à croire que c’était maintenant à moi qu’il incombait la tache d’entretenir le salut que Jésus m’avait pourtant donné de manière entièrement gratuite sans qu’il me soit rien demandé en échange !

Oui, et cela venait par le moyen de messages spécialisés qui ne cessent de rendre l’homme coupable de pécher, et que pour qu’il ne pêche plus on lui suggère très fortement de se sanctifier par lui-même, alors que chacun sait pourtant dans son être intérieur que c’est une chose impossible à atteindre.

Là où avant on obligeait les gens à pratiquer toute la loi, maintenant les nouveaux pharisiens évangéliques imposent aux gens de se sanctifier…

Que faire alors des paroles de Jésus qui lui-même en priant son Père dans le ciel à haute voix afin que Ses disciples entendent : 

17 Sanctifie-les par ta vérité.  Ta parole est la vérité.

18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.

19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

20 Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole…. (C’est dans Jean 17).

Voyez ici tout de même que Jésus prie pour ses propres disciples… Ceux qu’il a choisis…

Les « ceux qui croiront en moi par leur parole », c’est nous. Nous qui, par les moyens divers et variés que Dieu se choisit, entendons encore aujourd’hui La Parole de Jésus, et donc nous nous en emparons avec reconnaissance.

Oui comme le dit l’auteur de la lettre aux Hébreux au chapitre 10 v 10, c’est par l’offrande du corps de Christ que nous avons été sanctifiés une fois pour toutes ; et la seule chose qui nous incombe, c’est de garder précieusement ce cadeau qui nous a été donné et que nul homme ne peut atteindre, même le plus saint de tous.

Seul Un Dieu est capable d’atteindre la Sainteté de Dieu, et c’est justement ce Dieu en forme d’homme qui a satisfait à toutes les exigences de Dieu quant à sa sainteté, et qui a ouvert pour nous les portes du royaume qui est «en Christ» dans les cieux.

Voilà donc frères et sœurs jusqu’où les faux enseignements de ceux qui se disent être serviteurs de Dieu, peuvent conduire les croyants.

Et cela parce que les messages sur la foi sont absents des prédications. Jamais on ne nous a présenté la foi comme étant Le Seul Lien divin que Dieu donne à l’homme pour avoir un terrain de contact et de rencontre avec Lui.

C’est donc à cause de la prédication dans laquelle se trouve le « devoir faire de l’homme », que la foi est empêchée de se manifester comme elle le voudrait, et d’exercer le rôle pour lequel elle a été donnée aux hommes.

Que peut-il y avoir de plus terrible que ça ? Alors que Jésus est venu magnifier la foi, qu’il en est l’apôtre et le souverain sacrificateur, alors qu’il est venu la rétablir comme au commencement avant que le péché ne pénètre l’homme, eh bien elle est maintenant comme n’existant plus, puisqu’on ne parle jamais d’elle, et qu’on ne nous présente plus le Fils de Dieu, mais plutôt un homme qui est venu pour faire des miracles ou rendre un bien être à ceux qui vivent dans ce monde.

Le lien de la foi n’étant jamais présenté, notre Dieu et Père est privé de la communion qu’il cherche pourtant à établir avec celui qui est appelé à devenir son enfant avant de devenir un disciple utile à son œuvre.

Pour moi, j’ai fait partie de cette catégorie de personnes à qui on a menti et à qui on a fait croire que tout ce que je vivais depuis le jour où Jésus s’était fait connaître à moi, venait de moi et que c’était à moi à chercher à entretenir cette relation du premier jour.

Mensonge !

Alors, étant dans l’ignorance en ce qui concerne la foi, j’ai cru que c’était ça, « vivre par Elle ».

Oui comme beaucoup je pense, j’ai ensuite mélangé croyance et foi, ne sachant jamais à quel moment je vivais par l’Une et à quel moment je vivais par l’autre, n’ayant jamais été enseignée sur la différence pourtant bien réelle qui existe entre les deux.

En écrivant ces mots au dessus je fais le constat d’une chose : Pendant des années, alors que je suis pourtant une personne adulte, j’ai été incapable d’avoir la présence d’esprit de me renseigner sur le sens de tel ou tel mot par rapport à ce que je vivais dans mon être intérieur.

Par exemple chercher le sens et l’explication du mot «croyance», par rapport au mot «foi», et la différence notoire qu’il y a entre les deux.

Si cela peut vous aider, je mets de manière courte l’explication et la différence qu’il y a entre les deux :

La croyance est comme un guide du comportement. La personne qui vit selon une croyance se persuade que ce qu’elle a entendu est la vérité, mais dans ce cas elle n’a pas de solide conviction en elle-même.

La croyance peut varier selon ce que la personne entend, alors que la foi, elle, est basée sur la Vérité et qu’en ce qui la concerne, il n’y en a qu’une.

Mais, si on ne connaît pas la Vérité il est alors impossible de savoir si on fonctionne ou non sur une base de « croyances ». Il ne nous vient même pas à la pensée de connaître ou de reconnaître l’origine de notre mal-être intérieur.

C’est comme si on nous avait fait l’ablation du cerveau.

Oui nous étions devenus comme des robots qui mettions en pratique ce qui nous était dit.

Pourtant, le jour où Jésus s’est fait connaître à moi, j’ai su instantanément que mes péchés avaient été remis par Lui, bien que je ne savais pas du tout comment et par Qui cette chose m’était devenue accessible.

Mais c’est ainsi : Quand on ne sait pas en quoi consiste la foi, alors on fonce tête baissée dans le piège qui nous est tendu.

Savez-vous comment ces pièges sont tendus devant nous ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, ils peuvent aussi se manifester au moyen de silences et de non-dits.

Lors des prédications qui sont dispensées semaine après semaine dans les milieux religieux, malgré le flot de paroles qui sort de la bouche du responsable de l’assemblée, il y a cependant beaucoup de vides et de non dits qui font que c’est le croyant qui en vient à chercher à les combler par le moyen de textes qu’il connaît de la bible.

C’est lui donc, le croyant, qui prend la place de Celui qui est pourtant censé nous enseigner c’est-à-dire Le Saint Esprit.

Dans Jean 14, il en est parlé en tant que le Consolateur, l’Esprit de Vérité qui est Celui qui nous rappellera tout ce que Jésus a dit et enseigné. Il nous consolera, Il nous conduira dans toute la vérité et ce sera la foi en nous étant associées à l’Esprit qui fera que nous pourrons nous emparer de tout ce que Le Saint-Esprit nous donne de la part de Jésus. Et malgré cela viennent des gens qui ont la force de s’opposer à ce dont le Saint-Esprit nous convainc.

C’est fort !

Voyez-vous maintenant jusqu’où peut aller notre confusion si nous ne sommes pas enseignés de manière convenable ? Le Père, Le Fils, Le Saint-Esprit et la Foi qui est dans les trois, sont mis de côté, et c’est alors l’homme qui dirige sa propre vie, selon ce qu’il entend au gré des prédications qu’il entend semaine après semaine.

Ainsi, le croyant révèle par son mal vivre, que son être intérieur n’est pas nourri convenablement. Et pensez-vous que devant cela le responsable de l’assemblée va reconnaître sa part de responsabilité ?

Certainement pas. Lui il vous dira qu’il a cité les Ecritures, mais que c’est nous qui les avons mal interprétées.

En cela il aura sans doute raison, mais en fait c’est à cause du ton des messages donnés qui nous orientait dans la mauvaise direction.

Le problème vient aussi que, ne sachant pas que c’est l’Esprit qui est lié avec la foi qui nous permet de comprendre le sens spirituel des Ecritures, la foi en vient à se mettre en retrait parce qu’à la place un esprit de légalisme est entré en nous et que nous l’avons laissé s’installer. C’est la loi du nombre qui fait force dans ce cas-là.

Le pharisien de Luc 18 cité plus haut était un de ceux-là.

Là dans ces lieux, tous vont dans la même direction ; alors on s’imagine, on pense que ce sont eux qui sont dans la vérité et nous suivons le troupeau, quitte à tomber dans une fosse profonde.

Et cela vient en grande partie parce que, ne sachant pas en quoi consiste la vie et la marche par la foi, c’est nous qui faisons le travail à sa place.

Et pourtant la foi est là, présente et vivante en nous. Elle ne demande et n’attend qu’une chose : Qu’on la laisse vivre la Vie de Jésus en nous et à travers nous.

La foi en effet nous fait l’honneur de devenir des participants de l’œuvre de Dieu sur la terre.

C’est nous qui lui sommes redevables de cet honneur qui nous est fait, et pas le contraire.

Celui qui vit par la foi sait très bien qu’il y a l’intérieur de lui une « autre Vie » qui vit sa propre vie, et que celle-ci est entièrement autonome.

En fait l’homme est deux…. Je ne dis pas ici que l’homme en lui-même est double, bien qu’il le soit aussi très souvent. Mais là n’est pas le sujet.

Non ce que je dis c’est qu’à l’intérieur du cœur de l’homme, il y a une autre Vie que la sienne qui est là, présente, et que c’est Elle qui donne la paix et le repos au chrétien qui vit dans ce monde.

C’est « l’homme intérieur ».

Le chrétien qui vit par la foi n’est jamais seul et ne se sent jamais seul, même lorsqu’il est dans la tourmente face à l’opposition ambiante ou que les soucis qui sont en rapport avec ce monde ne cessent de l’accabler.

C’est le fait que le chrétien sache qu’il n’est jamais seul dans cette vie d’en bas qui fait la différence avec ceux qui n’ont aucune connaissance sur la façon dont la Foi vit sa propre vie en nous.

Etant donné que la foi est liée au Saint-Esprit, qui est Le Consolateur et l’Esprit de vérité, nous avons en nous tout ce qu’il faut pour vivre la Vie de Dieu en Christ sur cette terre.

Il est important d’apprendre à ne jamais chercher à dissocier ce qui ne peut pas l’être.

Celui qui a reçu Jésus-Christ dans son cœur a tout reçu, et il n’est plus jamais seul dans ce monde.

La foi est le lien invisible qui est descendu du ciel sur la terre. Elle nous tient liée à Dieu, c’est-à-dire au plus proche de Lui, et cela parce que notre Père dans le ciel ne veut pas nous laisser seuls et livrés à nous même dans ce monde hostile et inhospitalier à tout ce qui est en rapport avec le royaume de Dieu.

Il veut nous faire connaître tout ce qui est en rapport avec la Vie de son royaume. Il tient à ce que nous n’entrions pas en ce Lieu comme si nous étions des étrangers, du genre de ceux qui posent le pied sur la terre d’un pays dans lequel ils n’étaient encore jamais allés.

Il désire nous faire connaître tout ce qui est de Lui et de son Cœur de Père.

Il veut nous faire connaître comment s’est exercé Sa Justice, comment Il nous a réconciliés avec Lui-même, alors même que nous étions encore ses ennemis. (Colossiens 1 v 20 et 21)

Il ouvre pour nous les portes du royaume des cieux et nous montre comment sont vécues Ses Lois, celles qui sont inhérentes au fonctionnement de son royaume, vu que les Lois de Dieu sont des Lois éternelles qui ne font qu’un avec Lui.

Toutes ces beautés auxquelles notre Père qui est dans le ciel désire nous faire accéder et qui sont en rapport avec ce que Luc appelle « les merveilles de Dieu », dans le chapitre 2 de sa deuxième lettre, les hommes religieux les appellent des « mystères », et cela parce qu’ils ne peuvent les atteindre par manque de foi.

—–

Pour revenir à Elle, la foi, il y a dans la bible un verset qui comporte 6 petits mots et qui est marqué à 4 reprises. Ce n’est pas rien.

Ces 4 fois montrent l’extrême importance de la chose en ce qui concerne la Vie par la foi.

Il est écrit que le juste vivra par la foi…

Pour moi c’est un certain jour, lorsque j’ai lu ce verset que je connaissais pourtant bien, dans le livre du prophète Habacuc, que mon cœur a été touché au plus profond de moi-même et qu’enfin j’ai compris ce que c’était que de vivre par la foi ou de ne pas vivre par elle.

Il est écrit que le juste vivra par la foi (Il est donc question ici d’une vie active : Vivre).

Cela veut donc dire que pour vivre la vie de Dieu par la foi, il est d’abord nécessaire d’avoir reçu en premier la justice de Dieu sur notre foi, puisque c’est ça qui est écrit.

Il est écrit : Le juste vivra par la foi.

La seule condition pour vivre par la foi, c’est de vivre la Vie de Dieu en tant que justifié, c’est-à-dire s’être vu et s’être connu en tant que celui qui a reçu la justification de la part de Jésus-Christ.

Ici nous entrons dans les paroles de ce que l’apôtre Paul dit dans Romains 6

Ignorez-vous que….

– Sachant que….

– Considérerez-vous comme….

– Regardez-vous comme, etc.

Il n’y a aucune autre façon de vivre par la foi que par la « justification ».

En premier il y a la justice de Dieu qui vient sur la foi du croyant ; et celui-ci l’ayant reçu en lui en tant que cadeau, va maintenant être rendu capable de vivre la Vie de Dieu, lui étant agréable puisque cette vie passe par les forces d’un Autre que lui.

C’est quoi au fait être justifié ? Eh bien c’est d’accepter sa condition d’homme pêcheur dès qu’on sort du ventre de notre mère, et accepter pour soi qu’un Autre vienne régler ce problème à notre place, sans rien nous demander en retour parce que l’on croit seulement en notre Sauveur.

Je voudrais maintenant vous poser une question à laquelle vous pourrez répondre comme vous voudrez : Pourquoi existe-t-il une justification ?

Ecoutez votre seul bon sens, au lieu d’une longue liste de versets.

Si Dieu par son Fils est venu rendre justice à l’homme, c’est parce que tout d’abord il est Lui-même Juste et qu’il ne sait pas donner à l’homme autre chose que ce qui est de Lui.

Dans 1 Corinthiens 1 v 30, il est écrit que Jésus-Christ a été fait justice de Dieu pour nous.

Il n’est pas écrit que Jésus a exercé la justice de Dieu pour nous, ou bien que la justice de Dieu lui a été donné pour nous la faire connaître ; non, ce qui est écrit c’est que La Justice de Dieu, c’est Lui Jésus tout entier. Il a été fait….Justice de Dieu.

La justice de Dieu est donc descendue sur la terre. Elle s’est manifestée et rendue visible à travers La Personne de son Fils qui s’est donné pour le salut du monde afin que tous ceux qui croient en Lui retrouvent la liberté qui leur avait été volée.

Il appartient maintenant à chacun de celui qui se voit comme étant un affranchi de Dieu, de choisir librement Celui ou celui qu’il voudra suivre.

Notre Dieu et Père n’acceptera jamais qu’un homme ou qu’une femme le suive par crainte ou par contrainte.

En fait dès l’instant où l’homme croit en ce que Jésus a fait et qu’il devient l’heureux bénéficiaire de cette œuvre que Christ est venu manifester dans ce monde, eh bien tout ce qui est de Dieu «en Christ» lui parvient.

La foi, Le Saint-Esprit et l’Esprit de Christ, qui est « l’esprit de la croix et de l’Agneau », viennent faire leur demeure en lui. Tout ce qui est de Christ est venu en lui, mais ne sera révélé qu’au fur et à mesure de ses besoins intérieurs, que seul Le Saint-Esprit connaît.

On ne peut donc pas vivre par la foi convenablement si au préalable on n’a pas saisi une part de l’œuvre de Jésus en notre faveur.

En effet il est nécessaire, avant de commencer à vivre par la foi, d’avoir compris, même en partie, ce que nous avons reçu de la part de Jésus-Christ.

Par exemple Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, me dit que la foi m’ouvre l’accès à la justification (1 Cor 1 ; 30).

La foi me permet aussi de marcher dans l’invisible, sans avoir besoin d’un support visible, car comme le dit l’apôtre Paul dans 2 Cor. 5, v7, nous marchons par la foi et non par la vue.

La foi me permet aussi de savoir que ce n’est pas par mes œuvres que j’ai été justifiée devant Dieu, mais par l’œuvre excellente de son Fils. (Ecrit au passé dans Galates 2 ; v 16)

C’est encore par elle la foi, et pas par moi, que mon être intérieur se fortifie. (C’est écrit dans Romains 4, v 20 à 22).

C’est encore elle, foi, qui m’affermit et m’enracine en Jésus-Christ, (dans Colossiens 2 v 6).

La foi me permet aussi d’accéder au salut donné par grâce, c’est-à-dire en tant que cadeau gratuit par Jésus-Christ, (dans Ephésiens 2 v 8).

Me sachant enracinée en Lui, je suis rendue ferme dans mes positions, mes ancrages.

La foi me permet aussi de subsister devant l’adversité et rester debout, surtout devant l’orgueil qui voudrait s’insinuer en moi, me faisant croire que c’est pas par ma force et mes œuvres de loi que j’ai pu accéder aux bénédictions spirituelles qui seules sont promises au peuple de Dieu. (Dans Romains 11 ; 9 à 21)

En fait la vie par la foi ça ne se montre pas, ça se démontre, c’est elle qui le démontre.

Pour moi, avant que je découvre le sens de ces 6 petits mots qui sont ceux du titre de ce document « le juste vivra par la foi », autant de fois que je les avais lus, autant de fois ils me parvenaient à l’envers de ce qu’ils voulaient réellement dire, et cela à cause du faux message dont j’avais été imprégnée.

Comme quoi quand on est aveugle, seul un miracle venant de la part de Dieu est capable de venir bouleverser le cours des choses dans le cœur du chrétien qui, bien qu’il désire marcher sincèrement en Lui, est cependant dans une « marche d’erreur ».

En effet, c’est de manière générale que l’on pense que c’est l’homme qui fait vivre la foi qui est en lui, alors que c’est le contraire qui est écrit.

Relisez et voyez par vous-même   Le juste vivra « par » la foi. C’est bien la foi qui fait vivre la Vie de Dieu à l’homme et pas le contraire, n’est-ce pas ?

Ici il est bien question de vivre la Vie du royaume de Dieu, et pas de la vie de ce monde qui soi-disant serait mieux vécue parce que la foi serait à notre disposition dans ce cas…

Quelle chose étrange ? !

D’ailleurs, comment l’homme pourrait-il vivre une Vie à laquelle tout lui est étranger et inaccessible, puisque premièrement cette Vie n’est pas de ce monde, et qu’en plus la corruption que produit le péché habite en lui dans les membres de son corps ; et qu’en plus il ne peut rien y faire pour se changer.

Donc pour vivre la vie de Dieu, il ne faut pas moins qu’un acte divin et une présence divine qui vienne habiter chez l’homme pour que la Vie divine puisse être déjà vécue sur cette terre. La foi et l’Esprit intimement liés autant que peuvent l’être deux sœurs siamoises, sont donc en nous en tant que prémices. L’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 1 v 22 parle des arrhes de l’Esprit qui ont été données à l’homme.

En somme ni la foi ni l’Esprit ne sont les biens propres de l’homme.

S’il s’avérait par malheur que c’était à l’homme de faire vivre la foi qui est en lui, alors ce serait « gloire à l’homme » qu’on devrait dire, mais certainement pas « gloire à Dieu » qui, par La foi qui est la Sienne, permet à l’homme de vivre la vie du royaume de Dieu, déjà sur cette terre.

Voilà pourquoi en ce qui me concerne lorsque je parle de la foi, je préfère de loin sortir l’article « la » qui se trouve avant son Nom, car l’adversaire n’étant pas appelé « le malin » pour rien, peut aussi se servir de cet article pour faire déchoir La Foi de sa position haute et la faire passer pour une simple influence que l’homme utiliserait à sa guise, par exemple.

En tous les cas, c’est ainsi que je vois la chose.

C’est donc nous qui sommes les serviteurs et les débiteurs de Foi, et pas le contraire. C’est Elle qui nous fait vivre la Vie de Dieu, ce n’est pas nous qui la faisons vivre.

La foi est éternelle puisqu’elle est de Dieu. Comment donc serait-il possible de faire vivre ce qui est Vie et qui est de l’ordre du divin et de l’éternel ?

Foi ne nous a jamais été donnée pour servir à nos propres intérêts, quand bien même ceux-ci seraient de nature « dits » spirituels, mais pour ceux de Dieu. Les intérêts de Dieu consistant à faire connaître son Nom aux hommes qui sont sur cette terre, et les attirer à Christ.

Mais autant mon cœur a sauté de joie lorsque la compréhension de ces paroles qui sont « que le juste vivra par la foi » m’est parvenue, autant il s’est rempli de tristesse en lisant les quelques mots qu’il y avait juste avant, car j’ai vu que j’avais aussi été dans cette position là.

C’est Habacuc qui parle au chapitre 2 de son livre. Il dit

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi.

Pour moi ce fut le jour où je suis entrée en contact avec « le message d’une certaine religion » qui prêche la vie de Dieu par le moyen des forces propres de l’homme, ou selon son propre concept qu’il s’est créé lui-même sous l’influence de ce qu’il a entendu, que la foi par laquelle je vivais alors sans pourtant la connaître, fut mise de côté et que c’est «mon moi dans lequel habite la corruption du péché» qui prit sa place.

Mon âme s’était enflée et je n’ai rien vu venir, effectivement. Je savais bien que mon être intérieur réagissait en moi lorsque l’orgueil se manifestait, mais pourtant je n’avais toujours pas conscience que c’était toute ma vie qui s’était enflée d’orgueil ; que c’était elle qui me faisait passer pour une bonne chrétienne.

Oui, parce que de ce temps-là je faisais des œuvres en mettant Jésus au centre de mes actes ou de mes conversations, alors que pourtant Il n’était en rien présent. Le « naturel divin » n’était pas au rendez-vous. Il y avait toujours comme une attente de reconnaissance du travail accompli.

Ainsi donc, même si à cette époque j’étais dans la plus totale ignorance sur la manière dont se vit la vie spirituelle « en Christ », il n’empêche que pendant tout ce temps mon âme s’enflait d’orgueil, et cela parce que je n’avais jamais entendu de message qui parle de la vie qui est « par et pour la foi ».

C’était mon moi, mon égo qui était constamment sur le devant de la scène, parce qu’il est probable que je pensais à cette époque-là que c’était moi qui faisait vivre la foi qui était en moi.

C’est des années plus tard lorsque mes yeux se sont enfin ouverts que j’ai accepté le verdict de Dieu sur mon âme, et mon cœur est passé par une nouvelle naissance ; une nouvelle conversion ;  une de plus.

De la foi, l’auteur de la lettre aux Hébreux en parle de cette manière :

Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

S’il se retire ….

S’il se retire de quoi ?

Pas des assemblées, comme on nous le répétait.

Non, de la foi. Se retirer de la vie que donne la foi, et non de la vie qui provoque l’enflement de l’âme, qui est en fait « le gonflement du moi », de mon propre « moi » ; et ceci le plus souvent par « l’exercice méticuleux des préceptes de la loi », comme nous l’avons vu plus haut avec le pharisien qui, de sa grande hauteur légaliste et son fruit direct, se gaussait de cet homme pécheur, si pécheur, tellement pécheur…

Se retirer de la foi… Comment est-il possible de se retirer d’une chose qui nous appartient en propre ? C’est impossible !

C’est d’ailleurs pour cela qu’il est écrit « mon âme ne prend pas plaisir en lui ».

Ici c’est Dieu qui parle à travers le prophète. Il dit qu’il ne peut pas trouver de plaisir, même en son enfant. Il voit que son enfant s’éloigne peu à peu de lui. Plus son âme s’enfle, moins Dieu trouve son plaisir en lui.

Le Père fait-il des reproches à celui qui se retire de Lui ? Non, Il dit juste que son âme ne trouve plus de plaisir en lui, et cela vient de ce qu’une autre façon de vivre la vie du royaume de Dieu est venue prendre sa place : Le fameux « devoir faire de l’homme » qui cherche à plaire à Dieu par ses propres moyens, donc hors des forces de Dieu.

Alors il arrive une chose que seule l’Ecriture inspirée peut nous montrer :

Il arrive que d’un côté le croyant peut en arriver à trouver son bonheur à « faire plein de choses pour Dieu », mais que Lui, Dieu, d’un autre côté, n’apprécie pas du tout. Son âme ne prend pas plaisir en ces choses.

Il y a bien une troisième situation, celle qui va bien, mais ce sera pour plus loin.

Le problème général c’est qu’étant donné que la foi n’est jamais présentée en tant que « moyen d’expression de Vie divine sur cette terre », des millions de croyants dans le monde sont privés de cette relation Père/fils qui est si chère au cœur de Dieu.

Lorsque l’homme s’éloigne un peu trop de la présence de son Dieu, -de son Père Créateur-, sa première réflexion qui n’a pas son origine en Dieu mais qui est en son opposant, est de lui faire croire qu’il a perdu la foi et donc par retombée, son salut.

Mais cela est absolument faux. Foi est là et bien là, car elle ne peut mourir comme le sous entend dans sa lettre, Jacques le demi-frère de Jésus.

Dans le livre de la révélation, l’apôtre Jean dit qu’Antipas avait en lui la foi de Jésus. Il s’agit bien de La Foi de Jésus.

Comment donc ce qui est de Jésus en un homme pourrait-il mourir ? Si c’était le cas, à qui et à quel Dieu aurions-nous donc affaire, étant donné que Jésus-Christ est le Fils de Dieu étant Dieu Lui même ?

A un Jésus qui nous reprendrait ce qui est de Lui à chaque fois qu’on s’éloignerait de Lui ou qu’on commettrait des péchés ? Mais si c’était le cas, quel serait l’autre moyen que la foi unie à l’Esprit par lequel Il pourrait nous faire revenir à Lui ?

Donc non, ne soyons jamais trompés sur ce fait divin par rapport à la foi. Dieu ne se repent jamais de ses dons, et ce qu’Il donne il ne le reprend jamais.

Le seul endroit de la bible où il est écrit que Jésus peut nous renier, c’est lorsque c’est l’homme en premier qui aura fait cette démarche de reniement en direction de Jésus. (Ecrit en 2 Timothée 2 v 12)

Pourquoi cela ? Eh bien parce que Jésus ne s’imposera jamais de force à quelqu’un qui ne veut pas de Lui. Or dans ce cas il n’y aura pas d’injustice mais plutôt « exercice de la justice ».

« Tu as ce que tu as demandé, tu as ce que tu as désiré ».

– Je me permets de le redire : La foi n’appartient pas à l’homme, elle est à sa disposition ; elle est un don de Dieu pour le temps de la terre, par lequel Il exprime Sa Vie dans toute la création, la terrestre et la céleste.

– La Foi est un Lien et un Don divin que Dieu fait à l’homme afin d’avoir un terrain sur lequel Il peut se rencontrer et se faire connaître à lui.

– C’est le Lien de la foi qui nous permet de connaître le cœur de notre Père dans le ciel en tant que tel, et plus en tant que Dieu seulement.

– C’est encore par la foi qu’Il nous a donné que nous entrons à l’intérieur de ce Dessein éternel de Dieu et que nous y devenons participants en allant annoncer au monde la grandeur et la beauté de Celui qui nous a placés en Lui.

– C’est par le Lien de la foi que nous voyons s’ouvrir les écluses des cieux et que nous accédons aux merveilles que Dieu a accomplies pour son bonheur et pour le notre.

– Le plus demandeur de la présence de l’autre c’est Dieu, ne perdons jamais cela de vue.

– Celui ou celle qui vit « dans Foi », vit en tant qu’être entièrement libre, car le rachat de son âme a été payé jusqu’à dernier sou. Jésus y a mis le prix, le Père étant en Lui. (C’est dans Jean 8 v 32)

– Celui ou celle qui vit par « Foi », ne pense jamais d’avance à ce qu’il va dire ou ce qu’il va faire. Non il vit dans Son Milieu, c’est-à-dire dans l’Esprit du royaume de Dieu qui est en lui, le plus naturellement qui soit et c’est ce que Dieu aime chez lui, car dans le cœur de ce chrétien, rien n’est calculé d’avance.

– Marcher et vivre par « Foi », c’est marcher dans les Choses que nous avons vues, entendues et reconnues pour vraies et attestées par les Ecritures.

– Celui qui vit par « Foi » parle un langage spirituel qui atteint directement l’esprit de celui qui l’entend parler. Ici le côté technique n’a aucune place.

– Celui qui vit et qui marche par Foi se sait n’être rien et s’il est quelque chose, c’est en Christ qu’il l’est, et pas en lui même.

Là, étant dans cette position, l’homme se sait être un serviteur inutile, mais parce qu’il a vu quelque chose de très beau en Celui qui habite et règne en lui, son seul désir est d’atteindre l’objectif fixé par Le Père qui est tout particulièrement le bonheur des autres, d’une manière ou d’une autre.

– L’homme en qui se trouve « Foi », ne s’appartient plus tellement à lui-même. Tout son être est porté vers le haut. Il ne cesse de soupirer après Celui qui ne cesse de le remplir et qui lui révèle les secrets qui se vivent dans le royaume de Dieu.

Oui cet homme ou cette femme soupire après l’enlèvement, parce que la tare du péché qui est lui, l’empêche de vivre pleinement la Vie à laquelle il est appelé à vivre.

– Marcher et vivre par Foi c’est marcher dans l’invisible ; c’est la liberté totale ! C’est vivre dans des choses qui ne sont pas accessibles aux hommes qui ont l’esprit de ce monde ; c’est vivre dans ce qui a été créé avant que le monde fut et qui sont pour les enfants.

– Celui qui vit par « Foi » n’est pas compris par celui qui vit par une foi qui n’a pas encore été mise au point.

– Celui qui vit par « Foi » a comme en lui-même un langage codé qui ne parvient qu’à ceux qui ont eux-mêmes « Foi » en eux.

– Celui qui vit par Foi» c’est celui qui a appris à voir et à connaître le cœur de Celui qui habite en Lui, par le Saint-Esprit.

Vivre par « Foi » c’est démontrer à l’adversaire qu’il est possible de « marcher en Dieu par Jésus-Christ » sans l’avoir jamais vu.

C’est la vie de l’Esprit et par la puissance très spéciale de l’Esprit, qui va tout d’abord combattre ce qui est de notre « moi propre » pour pouvoir ensuite être utile pour Dieu et pour les autres.

C’est une marche par l’être intérieur de l’homme dans ce qu’il connaît intuitivement de Dieu, déjà parce qu’Il est son Créateur et que nul ne peut dire qu’il ne Le connaît pas à ce sujet.

– Vivre par « Foi », c’est démontrer à l’adversaire qu’on peut avoir une relation filiale avec notre Père dans le ciel, sans pour autant s’attendre à recevoir des bénédictions en échange de notre soi disant « amour pour Lui ». (Job chapitre 1)

– Vivre par « Foi »c’est d’accepter de recevoir d’en-haut sans se sentir obligé de devoir lui rendre en retour, tout ce que le Père nous a donné en cadeau dans le Don de son Fils.

– Ce n’est pas parler de la foi en long, en large et en travers, qu’est la preuve que nous la possédons.

Les Pharisiens, les docteurs de la loi et les sacrificateurs qui étaient censés prêcher sur la foi et non sur la loi ne la possédaient pas, bien qu’ils se targuaient d’avoir « Abraham pour père ».

Oui, celui qui vit et qui marche par la foi, marche à l’intérieur de la Vie d’un Autre, il marche et il vit dans la Vie de Celui qui est bien plus grand que tous.

Les choses lui viendront toujours du ciel en direction de la terre, et jamais le contraire. Il est nécessaire en effet que toutes choses commencent par Lui, car tout est de Lui, par Lui et pour Lui ; et d’autre part Jésus a dit : « ils seront tous enseignés de Dieu ».

Jean 6 ; 44 : Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.

45 Il est écrit dans les prophètes : « Ils seront tous enseignés de Dieu ».

Ainsi quiconque a entendu le Père (à travers les prophètes, ou des gens qui ont un autre message que celui de la loi) et a reçu son enseignement, vient à moi.

C’est en direction de notre esprit que Dieu va pour se rencontrer avec nous. C’est d’Esprit à esprit que cela se passe, et ici, nul besoin d’être dans « certaines attitudes » ou dans « certains endroits » où règne une « certaine ambiance ».

Vivre par la foi, c’est tout simplement marcher sur la base d’une confiance aveugle mais consciente envers Dieu par Jésus-Christ. 

On croit ce qu’Il dit et ce qu’Il a fait. Point.

– En fait la foi appartient à Dieu, elle est de Dieu et elle est pour Lui en premier, car en elle se retrouve le « retour vers Lui ».

C’est Lui qui Le Premier cherche à se rencontrer avec l’homme, et l’homme ensuite accepte ou refuse cette proposition.

Depuis la fondation du monde, qu’on le croie ou qu’on ne le croie pas, tout homme a en lui les gênes de Dieu, le Père créateur de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.

L’homme a donc en lui les gênes de l’Esprit de Dieu, et il a aussi en lui le moyen de communiquer avec Lui ; et ce moyen c’est la foi.

La foi a été donnée en cadeau à l’homme pour qu’il « vive à Dieu », « en direction de Dieu ». Un peu comme l’Eternel qui disait à Abraham : « marche devant ma face »

Oui il est très important de dire que celui des deux qui recherche le plus la présence de l’autre, c’est Dieu, car le Père c’est Lui, ce n’est pas nous.

En effet, l’amour et la présence d’un père pour son enfant, n’est-il pas pour lui le plus précieux des trésors ? Et l’enfant qui se sait aimé de cette manière par son père, ne lui retournera-t-il pas cet amour sans avoir besoin de lui en apporter des preuves, preuves que d’ailleurs on ne les lui réclame pas ?

Ce même verset dont j’ai parlé plus haut et qui dit que « le juste vivra par la foi » dans Habacuc 2 v 4, est aussi dans Romains 1 v 17 ainsi que dans Galates 3 v 11 où il est fait mention « du juste qui vivra par la foi ».

Dans Hébreux 10 v 38, il est aussi parlé du juste qui vivra par la foi, mais cette fois-ci c’est de « Mon Juste » dont il est fait mention, parce qu’ici il est question de Jésus qui est le seul Juste devant Dieu.

Pour nous, nous avons été justifiés par Lui, ce n’est pas pareil.

En effet si la lettre aux Hébreux fait mention de «mon Juste vivra par la foi », c’est parce que cette lettre est un hymne à la foi et que Jésus est Celui qui est venu la sublimer et l’amener à la perfection, avant de la donner aux hommes après qu’Il fut retourné auprès du Père.

La foi se suffisant à elle-même pour vivre sa propre vie, je dirai que l’homme est un des divers moyens par lesquels l’Eternel peut s’exprimer et se manifester.

C’est donc elle seule, la Foi, qui doit être mise à l’honneur lorsque par l’Esprit donné par Jésus-Christ maintenant élevé, je manifeste l’Esprit, la nature et le caractère de Dieu dans mes actes ou dans mes paroles et que mon prochain la reçoit et l’accepte à son tour dans sa vie.

Là, le besoin personnel de chercher à se rendre agréable aux yeux de Dieu, n’a plus lieu d’être. C’est la foi, ou plutôt « Foi » en tant que personne vivante, qui vit sa propre vie en moi.

Le problème pour l’homme vient souvent par le fait qu’il ne sait pas entendre la Voix de Dieu, parce qu’on ne lui a jamais fait savoir que Dieu parle à l’homme tantôt d’une manière, tantôt d’une autre. (Job 33 v 14)

Alors, étant donné que nous pensons avoir affaire à un Dieu lointain, à un Dieu qui ne nous écoute pas, qui ne nous entend pas, on court, on s’agite, on fait beaucoup d’œuvres pour attirer ses regards en notre direction ou pour nous faire valoir à ses yeux, alors qu’en réalité c’est Lui en tant que Père et plus en tant que Dieu seulement, qui lance des appels de détresse en notre direction, tellement il voudrait que nous soyons au plus proche de Lui et que nous allions nous réfugier en Lui.

En effet, s’il est écrit que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils afin que ceux qui croient en Lui ont la vie éternelle, y-a-t-il ici une demande de quoi que ce soit en échange du Don précieux de son Fils ?

Un don est-ce oui on non un cadeau ?

Qu’est-il écrit encore ? Eh bien que cette parole est en direction de ceux qui croient à l’œuvre de Jésus-Christ en faveur de l’homme. Il est donc bien question de fidélité à ce qu’un jour on a entendu de Jésus et qu’on y a cru par la foi, puisque justement elle a sa source dans le mot fidélité.

La vie éternelle est donc à mettre en rapport avec ceux qui sont fidèles. Tout est alors une affaire de foi.

Le Premier d’entre tous qui est fidèle, c’est Dieu, ne l’oublions jamais.

Il est tout autant Juste qu’Il est Amour. La Justice et l’Amour ne sont pas avec Dieu, mais sont en Lui, ils sont Lui-même.

C’est donc en partant de ce que Dieu Est, c’est-à-dire le « Je suis l’Eternel », que Jésus a aussi été fait sagesse, justice et sanctification et rédemption pour nous.

Donc inutile d’essayer de chercher en nous-mêmes ce qui ne peut se trouver que dans le Fils de Dieu puisque que comme c’est écrit, c’est en Lui que nous avons été placés et que maintenant nous sommes. (1 Corinthiens 1 v 30)

En fait, si on pouvait mettre une image sur la foi, elle pourrait être représentée sous la forme d’un câble électrique fait de métal précieux, par exemple.

Je suis allée sur Internet et j’ai voulu voir de quoi était composé un câble électrique et cela parce que sans réfléchir, un frère en Christ nous avait donné cette image par rapport à la foi, et combien il avait mille fois raison.

Dans le câble électrique qui comporte en général trois fils, il y a dans le premier qui est le plus important des trois, le courant qui vient de la centrale et qui vient approvisionner en électricité tous les appareils de la maison…

C’est ici l’image de tout ce que par son Fils Jésus, notre Père céleste nous envoie du ciel le concernant.

Le deuxième fil est celui qui renvoie à la centrale le courant non utilisé. En effet, lorsque Dieu donne, Il ne le fait jamais en donnant des demi-mesures. Cependant n’ayant pas été éduqué à parler cette langue qui fait partie d’un Royaume qui n’est pas de ce monde, on n’est pas en capacité d’absorber tout du premier coup.

Alors la Sagesse de Dieu, qui vient aussi par la Parole de Jésus-Christ, fera en sorte de revenir à plusieurs reprises pour nous permettre de comprendre la chose à notre mesure.

Dans ce même câble électrique se trouve aussi le troisième fil qui envoie la surcharge de courant en direction de la terre, pour que le consommateur ne soit pas électrocuté.

Oui, Dieu veille sur sa parole et Il sait que celle-ci pourrait nous faire du mal si notre cœur n’est pas préparé à la recevoir. Alors, dans sa sagesse, il la met à notre portée en donnant souvent des images qui sont en rapport avec ce que nous voyons avec nos yeux de chair, afin de nous la rendre accessible. Exactement de la même manière que le faisait Jésus lorsqu’Il parlait par paraboles.

Ceci est une explication un peu technique, mais je trouve qu’elle a au moins le mérite de nous montrer comment la Vie de Dieu descend de son ciel, qui est sa demeure, pour atteindre le cœur de l’homme.

A l’intérieur de ce précieux canal sont contenues toutes les merveilles de Dieu qui parviennent à l’homme au fur et à mesure de ses besoins.

A l’intérieur de ce canal divin, qui est aussi un Lien et qui est l’image du Saint-Esprit, rien de souillé ou d’impur ne peut passer, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

C’est par Jésus-Christ que la foi est venue, et qu’en plus elle a été rétablie dans sa fonction première.

La foi était là, oui, mais elle parvenait aux hommes comme un son étouffé.

C’est en Jésus-Christ qu’elle a retrouvé sa plénitude et qu’elle a aussi retrouvé la place qu’elle n’aurait jamais du perdre dans le cœur de l’homme.

Etant dans la foi le croyant n’a rien à faire, sinon qu’à se laisser porter et conduire par elle, comme cela est aussi écrit dans Exode 19 v 4. Nous suivons les indications qu’elle nous donne et nous abondons dans son sens lorsqu’elle nous conduit dans une direction précise.

Il y a aussi à l’intérieur de la foi que Dieu a donné aux hommes, des yeux qui sont capables de voir dans l’invisible divin, des oreilles qui sont capables d’entendre la Voix de Dieu nous parler dans notre cœur, et de comprendre ce qu’Il désire pour nous et pour les autres en nous le transmettant aussi sous forme d’enseignement personnalisé.

Ici pas besoin d’intermédiaire. Dieu le Père, par Son Esprit, se met au niveau de chacun et l’instruit selon le besoin personnel de chacun ; besoin qui n’est pas nécessairement le même entre l’un et l’autre.

Quand on a compris comment fonctionne la foi en nous, alors on peut dire qu’on est enfin aligné sur la volonté de Dieu et plus sur la notre.

Dans la foi, les émotions ou le ressenti charnel ne trouveront pas leur place, car cela fait partie du domaine de nos sentiments et nous ne savons que trop peu combien ils sont variables selon les situations que nous traversons.

Dieu ne fonctionnera jamais sur cette base-là.

Nous, nous sommes ses enfants à qui Il tient plus qu’à la prunelle de ses yeux. Jamais il ne nous quittera du regard ou viendra nous accuser d’être des pêcheurs qui péchons très souvent, par réaction et pas par désir, car il sait de quoi nous sommes formés.

Il sait et il connaît la tare et l’héritage que nous portons en nous, alors que nous ne l’avons jamais recherché, et notre Dieu et Père connaît la tristesse de nous voir porter ce lourd fardeau qui a été posé sur nos épaules par son opposant le Diable.

Alors par Son Fils Il a fait tout ce qu’Il faut pour que nous redevenions des êtres entièrement libres de l’aimer et de le servir sans que nous soyons obligés en rien.

Que peut-on entendre de plus beau sur ce que nous apprenons de la vie vécue par l’Esprit et par la Foi «en Christ» ?

Rien !

Pour moi c’est le plus haut niveau qui soit, et combien je voudrais tellement que cette Vie d’en haut devienne notre, déjà sur cette terre !

– La foi, elle est donnée à l’homme en tant que moyen pour faire les œuvres que Jésus a faites avant nous, et dans lesquelles nous entrons.

La foi a sa vie propre. Et si elle est venue habiter dans le cœur de l’homme, c’est parce qu’elle est pleine de grâce. Etant en Jésus-Christ pleine de grâce, son désir est de faire participer l’homme dans l’œuvre de Dieu qui est de le faire connaître sur la terre où vivent les hommes.

Dans Ephésiens 2 voici ce que dit la bible Martin :

8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu.

9 Non point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres, que Dieu a préparées afin que nous marchions en elles.

Ici j’ai pris pour référence la bible Martin car ce que dit la Louis Segond sur ce sujet précis est déplorable. Elle dit ceci  ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Qui est celui qui pratique l’œuvre ici dans la Louis Segond ? C’est l’homme n’est ce pas ? Et dans ce cas, comment l’homme peut-il savoir que l’œuvre qu’il est en train de pratiquer vient bien de Dieu ou de lui-même ?

Par contre dans la version David Martin, l’auteur a bien présenté la chose. Lui il dit que l’homme fait des œuvres oui, mais à l’intérieur d’Un Autre, Jésus-Christ qui les a vécu Lui même avant nous. C’est donc dans les œuvres de Jésus que nous entrons.

En fait ce qui est proposé ici à la foi qui habite dans l’homme c’est de vivre et de marcher dans les œuvres que Jésus a accompli d’avance pour nous.

Ici et encore une fois, l’homme est entièrement mis de côté. Aucune gloire ne peut lui revenir.

Et de toutes les façons, tous les efforts que nous pourrions faire pour plaire à Dieu, pourront-ils égaler la vie par la foi ?

Non certainement pas. Dès l’instant où on a vu et compris que la foi ne fait pas partie de nous, mais qu’elle est un don que Dieu a donné à l’homme pour que sur cette terre il mette sa vie au service des principes divins que Jésus a vécu le premier.

Marcher et vivre par la foi, c’est d’avoir reçu la faculté de voir ce qui n’est pas dans le domaine du visible. C’est voir ce qui ne se voit pas à l’œil.

Marcher et vivre par la foi, c’est vivre « dans l’Eternel », dans ce qui est sans commencement ni fin de vie.

Celui ou celle en qui la foi n’a pas encore été mise au point, ne saura pas aller au-delà des 2000 ans en arrière, c’est-à-dire du temps de la venue de Jésus dans sa chair, alors même que la foi est éternelle et qu’elle est l’Essence même de Dieu.

La foi ne commence donc pas son ministère par la venue de Jésus dans sa chair, mais c’est par Lui, à travers sa vie, ses œuvres et son enseignement, qu’elle s’est rendue visible aux yeux de tous ceux qui la possédaient en eux, mais ne le savaient pas encore.

En parlant de la vie par la foi qui est la seule que Dieu agréé, il me vient à la pensée cette parole de Jésus qui posait cette question dans Luc 18 v 8 : Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

En posant cette question on comprend très vite que la foi n’est pas le bien propre de l’homme, mais qu’elle lui a été donnée en cadeau vu qu’il est question de la trouver ou ne pas la trouver, bien qu’il y ait beaucoup de monde sur terre.

En effet, si la foi était le bien propre de l’homme, Jésus n’aurait jamais pu poser cette question, car la foi en se retirant, l’homme se retirerait aussi et aurait pour conséquence qu’au retour de Jésus, il n’y aurait plus un seul homme de foi sur la terre.

Ici Jésus pose la question de savoir s’il trouvera la foi sur la terre lorsqu’Il viendra ?

Alors à cela je répondrai oui, à part que depuis maintenant 2000 ans c’est le principe du devoir faire de l’homme pour se rendre agréable aux yeux de Dieu qui, malheureusement, règne dans le cœur de l’homme.

La foi est encore là, oui, mais le son de sa voix ne parvient pratiquement plus aux oreilles de l’homme, surtout par le fait qu’on ne sait pas ce qu’elle est. La foi a en effet de plus en plus de difficultés à trouver des supports d’hommes pour présenter le cœur de Celui qui est venu se révéler et se faire connaitre à nous. Car effectivement la foi est liée et est en direction de Jésus.

C’est pour cela qu’il est parlé de « la foi de Jésus », afin que l’on ne se trompe pas de foi, vu qu’il y en a beaucoup ! Il en part dans toutes les directions !

Cette image me fait penser à ce texte de l’Ecriture qui dit que du temps de Noé, lorsque la terre était encore recouverte par les eaux, la Colombe ne trouvait pas d’endroit où poser ses pieds. Alors elle retournait dans l’arche auprès de Noé qui était le seul homme de son temps à être agréé de Dieu.

La colombe c’était l’image de l’Esprit ; et c’est parce que c’est l’Esprit qu’elle ne peut pas se poser et faire sa demeure autre part que dans la foi véritable, celle qui va vers Dieu ou vers Jésus-Christ.

En ce qui concerne le pays promis à la foi d’Abraham et qui est un territoire spirituel, voici dans Actes 7 ce qu’Etienne a dit avant d’être lapidé :

4 Il (Abraham) sortit alors du pays des Chaldéens, et s’établit à Charran.

De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant.

5 Il ne lui donna aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il promit de lui en donner la possession et à sa postérité après lui, quoiqu’il n’eût point d’enfant.

Alors ce territoire, est-il physique ou non-visible ?

Il est non-visible mais bien réel, puisque l’Eternel a dit qu’Il le donnerait en possession à Abraham, alors même qu’Il ne lui en donnera « aucune propriété ».

Il y a donc quelque part une contradiction, sauf pour celui qui sait ce que c’est que de vivre « dans la foi », c’est-à-dire à l’intérieur d’Elle, puisque c’est en Jésus-Christ qui est Le Chef et le Seul Consommateur de la foi que nous avons été placés (Hébreux 12 v 2)

Alors ce « territoire spirituel », est-il notre bien propre ou bien nous a-t-il été donné pour que nous en soyons les gestionnaires ?

Que dit l’Ecriture à ce sujet ?

Que ce territoire-là n’est pas « matière », frères et sœurs. C’est un espace invisible mais pourtant bien réel ; un espace qui est caché à la vue de ce qui se trouve dans l’espace visible, celui de la terre.

Pour nous, certes nous sommes dans ce monde, mais nous ne sommes pas de ce monde. Donc «en nous» se trouve un territoire spirituel que nous ne devons pas nous laisser voler. Personne n’a le droit d’y entrer en vue de le souiller par « la vue des choses selon la chair », celle qu’aiment tant les gens.

Ce territoire nous le portons en nous, et partout où nous allons il se déplace avec nous ; et cela rejoint les paroles d’Etienne avant qu’on le lapide.

Et pour nous-mêmes qui, aujourd’hui, par l’Esprit/esprit vivons dans ce territoire spirituel donné à la foi, s’il advient que nous en sortions, ne fut-ce qu’une seconde, eh bien nous sommes immédiatement confrontés avec l’esprit de ce monde d’en-bas et petit à petit nous périssons, tant que nous ne revenons pas nous mettre à l’abri sous les ailes de la foi, celle de Jésus.

C’est donc sur Jésus-Christ, et Lui Seul, que nous devons porter nos regards, et non pas sur nous-mêmes, nous qui pensons être les propriétaires de la foi qui habite en chacun de ceux qui disent « la posséder ».

La foi me permet en effet de sortir de mon confort personnel pour aller en direction des autres et servir aux intérêts de Dieu, qui est de se faire connaître au monde en tant que son Père créateur.

Quand je vois ce que tout ces héros de la foi dont il est parlé dans la lettre aux Hébreux ont été capables de faire parce que leurs yeux et leur cœur était dirigés sur autre chose que ce que la terre leur proposait, je me dis aujourd’hui que ces personnes vivaient après tout une vie tout à fait normale.

Dans ce cas, c’est nous qui ne sommes pas normaux.

Par exemple  lorsqu’une personne nous fait savoir qu’elle ne cesse de prier Jésus pour qu’Il augmente sa foi comme si celle-ci lui appartenait en propre, est-ce que nous lui répondons de la même manière que l’a fait Jésus envers ses disciples ?

Dans Luc 17 v 5 et 6 les disciples demandent à Jésus de leur augmenter la foi.

Les apôtres dirent au seigneur : Augmente-nous la foi.

Jésus ne les a pas rejetés, mais Il a répondu à leur question en donnant l’mage d’un sycomore qui serait jeté dans la mer.

Ce passage concernant cette demande d’augmentation de la foi, est aussi marqué dans Matthieu 17. Voici comment :

Jésus dit encore : 20 Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

– Dans les deux passages cités, il est évident que les disciples n’avaient pas la foi, puisque Jésus le leur fait savoir.

Comment donc demander à faire augmenter ce que l’on ne possède pas ?

Voyez par vous-mêmes qu’il y a un non-sens quelque part, n’est-ce pas ?

La question que je dois alors me poser est de savoir jusqu’où la foi que je dis posséder est capable d’aller.

En effet Jésus parle bien de faire bouger une montagne de place, et là il n’est pas question de montagnes telle que nous les connaissons.

Non, il est ici question des montagnes d’incompréhensions et d’oppositions qui ne cessent de se placer entre Jésus et nous.

Ce sont ce genre de « montagnes » qui révèlent tout ce que la chair est capable de faire, lorsqu’elle est livrée à elle-même.

Ce sont des montagnes qui représentent tous les commandements que la loi donnée dans le désert demandait de faire au peuple qui avait dit à Dieu :

Nous ferons tout ce que tu as dit. (Exode 19).

Nous en sommes capables.

Alors d’où vient cette étrange idée de demander à Dieu ou à Jésus d’augmenter la part de ce don divin que Dieu a donné à ceux qui croient en Jésus ; ou plutôt à ceux qui croient à Jésus ? Vous rendez-vous compte de la portée que peut avoir ce genre de prière ?

La part que notre Dieu et Père nous a donné en Jésus-Christ, n’est-elle pas pleinement suffisante pour vivre déjà ici bas une vie qui lui soit agréable ?

Si je pense que non, alors c’est comme si je disais à Dieu qu’Il n’a pas fait les choses de manière convenable, et que si ça ne va pas aussi bien que ça dans ma vie de tous les jours, le coupable ce serait un peu Lui, finalement.

C’est ce que quelque part je disais aussi lorsque cela n’allait pas bien dans ma vie de « femme croyante », et cela parce que je ne connaissais pas la Vie de la foi, par la foi et pour la foi.

Et puis nous savons bien que la foi est liée à l’Esprit ; et s’il se trouve que nous demandons à Jésus de nous augmenter la foi, ce serait alors aussi une manière de demander de nous augmenter l’Esprit qui a pourtant été donné à ceux qui croient….. ???

Donc dire uniquement que nous avons la foi ne sert absolument à rien et à personne, si celle-ci n’est pas mise en pratique, c’est-à-dire vécue.

Notre foi devant Dieu n’a de valeur que dès l’instant où elle passe par son Fils, sinon elle ne vaut rien, car Jésus s’en trouve exclu.

De même que demander à Jésus de nous augmenter la foi, alors que nous ne sommes pas capables déjà de vivre et de mettre en pratique ce que nous avons « vu de Lui et en Lui», est tout autant énorme qu’incompréhensible.

Et si cela avait été possible pour l’homme de se justifier avec sa propre foi, pourquoi alors Le Père aurait envoyé son Fils dans ce monde, Lui de qui il est dit « qu’Il est l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi », Lui qui en est le Chef et le consommateur, c’est-à-dire qui a rendu la foi magnifique pour celui qui sait la voir, ainsi que la rendre à son apogée.

Voilà ce que je peux en dire, en souhaitant que ce témoignage en tant que mon vécu personnel, puisse vous être utile s’il s’avérait que vous aussi vous soyez aujourd’hui à la recherche de la « connaissance de la foi ».

Ce que je peux vous dire, c’est qu’elle est entièrement digne d’être connue, et que c’est même un honneur qui nous est fait de pouvoir vivre la Vie de Dieu sur cette terre par Elle, celle qui est liée à l’Esprit.

MoniqueP

Le juste vivra par la foi

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2 Commentaires

  1. Cécile Garin

    Bonjour Monique,
    j’ai également 72 ans et une expérience spirituelle , au travers des épreuves qui m’ont fait grandir .
    J’ai commencé à lire puis j’ai regardé la longueur de l’article ( fort intéressant) mais très long , qui n’abandonnera pas en route , notre Seigneur a dit : à chaque jour suffit sa peine , la nourriture nous est donné chaque jour et en quantité adapté à l’appétit de chacun .
    Je vais essayer de continuer cette lecture édifiante , mais je crains qu’a Un moment il me faudra un marque page .
    Merci pour votre partage d’édifications , qu’il nourrisse le plus grand nombre .

    Réponse
    • Monique P

      Bonjour Cécile

      Tout d’abord merci beaucoup pour ce gentil mot.

      Chère Cécile me permettez-vous de vous expliquer pourquoi ce document sur la foi contient autant de pages ?

      La raison en est simple: Cela fait maintenant quelques années que j’ai à cœur de correspondre avec des personnes qui sont sorties des mouvements religieux comme celui dans lequel je suis restée pendant 8 ans.

      Là lors des réunions, que ce soit au culte ou l’évangélisation, ou des réunions d’études bibliques, ce qui était dit ne dépassait pas la demi-heure de ce fait, nous ne recevions jamais pleinement ce que chacun aurait du recevoir en tant que nourriture spirituelle.

      La réunion qui suivait parlait d’un tout autre sujet. Tout cela pour dire Cécile qu’il n’y a eu que le jour où je suis venue dans une église de maisons, que j’ai appris de manière véritable ce qu’est la foi et je peux vous dire que nos rencontre dépassent de très loin les demi-heures de ce que nous entendions lorsque nous étions dans les assemblées.

      Cela est pour vous dire Cécile qu’ayant moi-même été confronté à ce problème de devoir toujours attendre une réponse qui ne venait jamais, lorsque maintenant j’ai le bonheur de correspondre avec une personne, je sais pour l’avoir vécu des dizaines de fois, que la personne va revenir vers moi autant de fois qu’elle n’aura pas reçu en elle-même la totalité de ce qu’elle désire tant recevoir.

      Voilà pourquoi ce document sur la foi est aussi long.
      La foi est essentielle car c’est par elle que passe la Vie de Dieu, mais malheureusement dans les assemblées, elle n’est jamais prêchée ou présentée.

      Ce document contient donc « tout » ce que je pourrais répondre en plusieurs fois à une personne qui me poserait des questions via messagerie interposée.

      Vous me dites que vous n’avez pas lu le document en intégralité chère Cécile.

      Je vous fais maintenant cette proposition: C’est de noter l’endroit où vous vous êtes arrêté dans votre lecture, c’est-à-dire au moment où vous m’avez écrit (ce que j’apprécie énormément, je tiens à la souligner) et de continuer la lecture du document.

      Parvenu à la fin du document, je vous propose de me recontacter et me dire si tout ce qui est venu à la suite de l’endroit où vous vous étiez arrêté, vous le saviez et le possédiez en vous de manière pleine et véritable, ou bien si chaque point rajouté vous a apporté des plus.

      Vous savez lorsqu’on regarde un tableau peint par un artiste et qu’on le découvre sous tous les angles de manière attentive, alors il arrive un moment où on put effectivement dire: Oui enfin je connais de manière intime Celui qui a peint le tableau, alors que jusque-là je ne la connaissais que de manière partielle.

      Cet Artiste, je le connaissais mais c’est ce tableau précisément qui me le fait découvrir et le connaître.

      Voilà chère Cécile. Quoi qu’il en soit sachez que je me tiens à votre entière disposition.

      Si vous le désirez, je peux vous transmettre mon adresse mail personnelle sur l’adresse de messagerie que vous avez renseigné sur le formulaire du commentaire, sachant que nous sommes du même âge et que c’est donc en toute confiance que je vous la donne.

      Monique

      Réponse

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