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Le devoir faire de l’homme face à l’Alliance éternelle de Dieu

par | Mis à jour le 14 Oct, 2022 | Publié le 1 Jul, 2021 | Articles

Partie 3 de l’étude : « Nous ferons »…

 

Le devoir faire de l’homme face à l’Alliance Eternelle de Dieu

 

Exode 18 v 27 Moïse laissa partir son beau-père, et Jéthro s’en alla dans son pays.

Dans la précédente partie de cette étude, nous avons vu que ce que l’adversaire n’avait pas pu obtenir par la force d’Amalek venu combattre le peuple de Dieu, (Exode 17 v 8 à 16) il l’a obtenu par la ruse en faisant venir Jéthro dans le sein même du peuple de Dieu, Jéthro sacrificateur de faux dieux en Madian.

Il n’a suffit que de quelques jours à l’adversaire pour atteindre son but par la main de Jéthro, et qu’il fasse ainsi sortir le peuple de Dieu de sa position « en Lui ».

Oui l’adversaire a réussi à faire passer le peuple de « en Dieu » à « en l’homme », puisque Jéthro avait conseillé Moïse de faire participer le peuple à ce qui n’était pourtant pas prévu pour lui car d’ordre divin, donc inatteignable pour l’homme.

Tout cela peut vous paraitre encore obscur, ou difficile à comprendre, mais toutes les conséquences néfastes de ce qui s’est passé jusque là, vont se dévoiler dans ce qui suit.

——

19 1 Le troisième mois après leur sortie du pays d’Egypte, les enfants d’Israël arrivèrent ce jour-là au désert de Sinaï.

2 Etant partis de Rephidim (donc suite à la victoire contre Amalek), ils arrivèrent au désert de Sinaï, et ils campèrent dans le désert ; Israël campa là, vis-à-vis de la montagne.

La notion de quelques jours a été évoquée dans le petit paragraphe juste au dessus, pour montrer avec quelle rapidité le mal peut entrer en nous sans que nous le voyions venir.

En voici la preuve :

Au verset 1 du chapitre 16, il est noté que le peuple arriva au désert de Sin le quinzième jour du second mois.

Puis ici au verset 1 du chapitre 19, il est question du troisième mois.

Il s’est donc passé 15 jours entre le départ du désert de Sin et l’arrivée du peuple à la montagne du Sinaï.

Pendant cette période de 15 jours, il y a eu le trajet à faire pour arriver jusqu’à Réphidim et y faire un arrêt. C’est là, à Réphidim, qu’Amalek vint pour combattre le peuple de Dieu et qu’il fut vaincu.

Rien n’est dit sur le temps passé à Réphidim, mais entre le voyage, l’établissement du campement et le combat contre Amalek, on peut considérer qu’il s’est passé environ 10 à 12 jours.

Il n’y a donc que 3 à 5 jours pour la venue de Jéthro, son acceptation par les anciens en tant que sacrificateur, ses « bons conseils » donnés à Moïse et son départ dans sa patrie.

Ceci était juste pour souligner qu’il n’a fallu que quelques jours à l’adversaire, par une puissance vraiment Diabolique, pour réduire à néant dans le cœur du peuple l’Alliance de Dieu.

Et cela est aussi le cas pour bon nombre de chrétiens qui, alors qu’au tout début de leur vie « en Christ » marchaient et vivaient dans la foi, en sont venus à être trompé par des fausses notions qui les ont pénétrées suite aux messages qu’ils ont entendus ; or dans ces messages il a été incéré le « nous ferons » de l’homme, « ce qu’ils doivent faire » comme Jéthro l’avait dit à Moïse.

Il arrive donc à des chrétiens ce qui est arrivé au peuple dans le désert.

Je reprends ce verset 2 :

2 Etant partis de Rephidim, ils arrivèrent au désert de Sinaï, et ils campèrent dans le désert ; Israël campa là, vis-à-vis de la montagne.

Il y a dans ce verset une subtilité marquante car en effet c’est à cet endroit que s’insère le chapitre 18 que nous avons vu précédemment et qui commence ainsi au verset 5 :

« Jéthro, beau-père de Moïse, avec les fils et la femme de Moïse, vint au désert où il (Moise) campait, à la montagne de Dieu. »

Jéthro arriva donc aussi au lieu où Israël campa là, vis-à-vis de la montagne.

Il s’agit donc du même lieu, à la différence qu’Israël campait vis-à-vis de la montagne alors que Moise campait à la montagne de Dieu ; et c’est là que Jéthro vint aussi pendant 3 ou 5 jours, avec toute son intervention rusé mentionnée dans le chapitre 18.

C’est pourquoi, dès que Jéthro s’en alla dans son pays d’idoles, nous voyons que Moise monta vers Dieu, comme une urgente nécessité qu’il éprouva suite au trouble insaisissable causé par toutes les manigances de cet homme :

3 Moïse monta vers Dieu : Et l’Eternel l’appela du haut de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d’Israël :

Ici au verset 3, l’Eternel fait mention d’un détail qui ne devrait pas passer inaperçu chez ceux qui ont appris à connaître la différence entre ceux qui sont devenus Israël après avoir été un Jacob auparavant.

Il y a effectivement deux natures au sein du peuple de Dieu, natures que nous pouvons aussi retrouver dans chaque croyant :

– à l’une de ces natures « il sera parlé », il s’agit de « la maison de Jacob ».

– à l’autre de ces natures « il sera dit », il s’agit des « enfants d’Israël ».

Mais là n’est pas le sujet.

 

4 Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi.

5 Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez Mon Alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.

Trois phrases (en bleu). Trois petites phrases sans rien d’autre, où, par la bouche de Moïse, l’Eternel disait à son peuple comment il s’était occupé de lui jusque là, et ce qu’il attendait en retour pour continuer dans cette même Voie.

Oui à travers ces quelques mots, il y avait bien une attente de la part de l’Eternel.

Cette attente qui est émise par l’Eternel en forme de condition, se trouve dans les mots : « Maintenant, si »… « Si » vous écoutez ma voix et « si » vous gardez Mon Alliance.

De fait, la condition consistait à n’écouter à partir de cet instant que la Voix de l’Eternel et de garder Son Alliance, celle qui avait été posée sur la foi d’Abraham, sans rien d’autre.

Si l’Eternel émet cette condition, c’est parce qu’Il a vu que le ver était déjà entré dans le fruit de par la venue de Jéthro, et donc qu’une autre voix/voie et une autre alliance avait déjà commencé à faire son œuvre dans les cœurs. Et pour cela voyez qu’il n’a suffit que de quelques jours. Oui une œuvre de séparation commençait à s’installer entre le peuple et Celui qui les voulait pour Lui.

L’Eternel sachant cette chose, fit en sorte d’agir de manière rapide c’est-à-dire sortir son peuple de l’obligation du devoir faire qui avait été mis en place par Moïse sur les soi disant bons conseils de Jéthro.

Il est à penser que cela se passait de cette manière dans le pays de Jéthro sacrificateur en Madian. On « avait » l’obligation de mettre en pratique des lois qui étaient données par des dieux qui n’existaient pourtant pas et derrière lesquels se cachent en réalité des autorités malfaisantes ????

J’ai mis des points d’interrogation car on pourrait retraduire cette phrase de cette manière et ce sera à vous ensuite de juger :

Il est à penser que cela se passe de cette manière dans les milieux religieux de tous bords. On « a » l’obligation de mettre en pratique des lois qui sont données par des dieux qui n’existent pourtant pas et derrière lesquels se cachent en réalité des autorités malfaisantes ????

7 Moïse vint appeler les anciens du peuple, et il mit devant eux toutes ces paroles, comme l’Eternel le lui avait ordonné. Et les anciens, ceux-là même qui avaient mangé le sacrifice avec Jéthro, retransmirent au peuple ces paroles.

8 Le peuple tout entier répondit : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Eternel.

9 Et l’Eternel dit à Moïse : Voici, je viendrai vers toi dans une épaisse nuée, afin que le peuple entende quand je te parlerai, et qu’il ait toujours confiance en toi. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Eternel.

Avez-vous vu ce qui se passe ici ?

La réponse du peuple tout entier vous parait-elle normale ?

8 Le peuple tout entier répondit : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Eternel.

Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit.

Voilà le problème enfin mis en pleine lumière « Nous ferons ».

Il n’a fallu que quelques jours, pour que le peuple soit piégé dans le devoir faire que Jéthro avait très fortement conseillé à Moïse avec une ruse diabolique, en lui disant ceci :

Enseigne-leur les ordonnances et les lois ; et fais-leur connaître le chemin qu’ils doivent suivre, et ce qu’ils doivent faire. (Chapitre 18 v 20)

Maintenant oui, on peut mieux comprendre pourquoi l’Eternel avait déclaré à son peuple ce qu’il avait prévu qu’il serait pour LUI ainsi que les deux conditions pour que cela arrive :

si vous écoutez ma voix, et si vous gardez Mon Alliance.

En fait, dans les paroles de l’Eternel, il y avait un choix de Vie ; une proposition de Vie était faite à ceux qui sauraient se reconnaître comme étant « en Israël », c’est-à-dire à ceux qui accepteraient de combattre sur le même terrain que celui sur lequel leur père Jacob avait combattu, et qu’il avait gagné par le moyen de la foi qui était en lui, devenant plus tard Israël, son nom ayant été changé de par l’Eternel Lui-même. (Genèse 35 v 10)

Qui du peuple allait accepter de faire un retour sur lui-même devant les paroles de l’Eternel et abandonner ainsi le « nous ferons, insufflé en eux par Jéthro » ?

Ou qui allait simplement accepter la proposition de l’Eternel et lui faire une totale confiance contrairement à ce que Jéthro avait insinué en faisant participer le peuple par « ce qu’ils doivent faire » ?

Pourtant dans ce chapitre 19 verset 4 à 6, l’Eternel, en évoquant son Alliance, ne rappelait-Il pas tout ce en quoi Il s’était déjà engagé envers Abraham et qu’Il avait renouvelé à Moïse en Exode 6, et qu’Il avait réalisé jusque là ?

Exode 6 :

2 Dieu parla encore à Moïse, et lui dit : Je suis l’Eternel.

3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme le Dieu tout-puissant ; mais je n’ai pas été connu d’eux sous mon nom, l’Eternel.

4 J’ai aussi établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leurs pèlerinages, dans lequel ils ont séjourné.

5 J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Egyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de Mon Alliance.

6 C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis l’Eternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements.

7 Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c’est moi, l’Eternel, votre Dieu, qui vous affranchis des travaux dont vous chargent les Egyptiens.

Est-ce que les soi disant bons conseils que Jéthro avaient donnés à Moïse étaient en vue de les affranchir de tout travail, ou plutôt le contraire ?

8 Je vous ferai entrer dans le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob ; je vous le donnerai en possession, moi l’Eternel.

Voyez que ce sont ces paroles-là que le peuple a entendu par la bouche de Moïse.

Après avoir affirmé à plusieurs reprise ce qu’Il allait faire, l’Eternel dit « j’ai juré… » ! Ce n’est pas rien tout de même l’Eternel qui jure, qui jure par Lui-même donc ?

Et pourtant, bien que l’Eternel s’engage ainsi pour son peuple en toutes choses, eh bien la puissance diabolique qui était dans les paroles de Jéthro a fait son chemin, jusqu’à pénétrer et polluer le cœur du peuple ; et pour cela il n’y a eu besoin que de quelques jours, pas plus.

Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit, alors que l’Eternel ne demandait rien. En fait il n’a fallu que quelques jours pour que le peuple soit conditionné, et peut-être même fasciné, ensorcelé.

« Toi Eternel, tu nous ordonnes, et nous on fait. » Et c’est ainsi que le peuple, sans en avoir véritablement conscience, était entré dans une nouvelle alliance, mais celle-là n’était pas de Dieu, car elle était en rapport avec ce que l’homme Jéthro, le sacrificateur de dieux étrangers en Madian, avait semé dans le cœur du peuple de Dieu.

En disant « Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit » le peuple était passé de la foi en l’Eternel à de la croyance en eux-mêmes.

En fait, on peut dire que personne ne mesurait la portée de ce qu’ils avaient répondu à l’Eternel, et cela parce qu’en l’espace de quelques jours, cette anomalie par rapport à la foi était devenue comme une normalité, au point d’avoir un rapport de force avec l’Eternel voulant dire à peu près ceci : « Ce que Tu dis que tu fera, c’est nous qui le ferons ».

Est-il possible de mettre une quelconque accusation sur ceux qui se sont retrouvé enfermés dans ce régime de lois et de commandements qui, selon ce qu’ils pensaient, serait venus de la part de Dieu ?

Ici, entendons-nous bien, on parle uniquement du commencement de leur marche dans le désert où ce piège leur a été tendu !

Non, dans un tel cadre, personne n’est en position de les accuser car nous-mêmes aussi, sommes tombés dans ce même piège. Nous pensions que c’était une bonne chose d’obéir et de servir Dieu de cette manière. Oui nous pensions cela, sauf que… sauf que Dieu ne demandait rien à personne, car Lui ne sait que se donner pour l’homme. Lui Il proposait juste de continuer ce qu’Il avait lui-même commencé et de les faire demeurer en tout cela et plus encore.

Un Père digne de ce nom ne cherchera jamais à se faire connaître de son enfant par le moyen de lois ou d’ordres donnés du matin au soir ! Car comment est-il possible que l’enfant d’un père manifeste des choix conscients et libres, si la vie de celui-ci est régie en permanence et dans les moindres détails, par des lois ou des ordres donnés ?

Pour rappel, et parce que cela est d’une très grande importance, on va revenir pour quelques instants sur cette Alliance de Dieu qui a été faite en direction de la foi d’Abraham.

En regardant les Ecritures depuis le chapitre 12 de la Genèse jusqu’à ce moment de Exode 19 qui nous intéresse plus particulièrement, chacun verra qu’il n’existe jusque là aucune autre alliance qui aurait été faite en plus de Celle faite à la foi d’Abraham.

Oui c’est très important de préciser ce fait, car certains pensent que la pâque était une alliance, ou bien encore qu’il s’agit de la loi qui a été donnée sur le mont Sinaï en tant que l’Alliance de Dieu, alors que cela n’est pas possible puisque la loi a été édictée en Exode 20, et qu’ici nous sommes au chapitre 19, donc avant le 20. Lorsqu’ici l’Eternel parle de Son Alliance à son peuple, il fait en sorte de lui rappeler ce qu’Il avait dit par la voix de Moïse en Exode 6 et qui concerne directement l’Alliance faite sur la foi d’Abraham.

Il est donc question d’une Alliance de foi que notre Père qui est dans le ciel a aussi faite avec nous les nations, puisque spirituellement parlant nous étions aussi dans les reins d’Abraham. C’est dans cette Alliance Eternelle de Dieu que se trouve aussi la promesse de la venue de son Fils Jésus Christ, pour toutes les nations. (Galates 3 v 16)

Ce qui veut dire qu’il est impossible de trouver le Fils de Dieu dans l’alliance de Jéthro qui est l’alliance du « nous ferons ».

—-

Dans cette Alliance de Dieu aucune proposition de lois, de quelconques ordonnances ou commandements puisque c’est de Lui-même qu’Il s’est engagé par serment auprès d’Abraham et en jurant par Lui-même.

Mais alors que vient-il de se passer pour que le peuple tout entier en vienne à répondre : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit ? Dieu a-t-il ordonné quoi que ce soit pour que le peuple réponde de cette manière ?

Mais à qui l’Eternel s’adressait-il sinon à la foi qu’Il aurait du trouver en Israël ?

La question qu’on peut alors se poser, est de savoir si c’est bien sur cette base de la foi que le peuple a répondu : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit, car que je sache, il n’y a pas de devoir faire dans la foi, puisque selon la foi c’est Dieu qui s’engage avec Lui-même et d’après son propre conseil.

Si Dieu a dit de garder, c’est qu’il ne demandait rien de plus en réponse à sa demande ! Oui ? Non ?

Par exemple, lorsqu’on nous demande de garder une chose qui ne nous appartient pas, mais qui a été placée sous notre responsabilité, devons-nous travailler d’une quelconque manière sur la chose qui nous a été seulement confiée pour un temps ? Or ici, « garder » c’est prendre soin de ne pas se faire voler le bien qui nous a été confié et qui est d’une très grande valeur.

Et pourtant c’est bien cette chose qui est arrivée. De par le « devoir faire » que Jéthro a fait entrer en temps que principe de mise en pratique, le peuple s’est fait voler le Bien que Dieu lui avait confié, et de ce vol, on ne va pas tarder à en voir les conséquences désastreuses sur sa relation avec Son Dieu.

Et c’est ainsi que la Parole par laquelle l’Eternel voulait se faire entendre par « Voix » à son peuple, fut en une seconde, transformée en loi et en commandement puisque justement c’est ce qu’avait suggéré Jéthro à Moïse.

C’est comme si on pouvait entendre ceci :

Parce que Jéthro nous a appris à écouter ta voix sous le principe des ordres et des commandements, eh bien nous allons faire tout ce que tu nous dis et cette alliance que tu as faites envers Abraham lorsque tu lui parlais de cœur à cœur dans Genèse 15. On va essayer de la garder en y incluant notre propre sagesse. On va faire tout ce qu’il faut pour garder ce que tu as donné à notre père Abraham.

Tout ce dans quoi tu t’étais toi-même engagé à amener à bon terme, eh bien c’est nous qui le ferons parce que Jéthro nous a enseigné de faire les choses comme telles, et nous allons donc y mettre notre contribution.

Frères et sœurs, est-ce que ce n’est pas de cette manière qu’on enseigne les croyants dans les assemblées :

Sanctifiez-vous alors que c’est Lui qui nous sanctifie et qu’Il demande seulement de croire en cela afin d’entrer dans la sanctification que Lui a opéré !

Donnez votre vie à Dieu alors que c’est Lui qui nous donne la Sienne !

Repentez-vous alors que c’est Lui, par sa Bonté, qui nous pousse à la repentance !

Faites-vous baptiser alors que c’est Lui qui nous a baptisés En Lui-même !

Donnez votre contribution financière comme si c’était Lui qui avait besoin d’argent !

Faites, faites, faites tout ce que vous croyez que Dieu vous demande de faire à travers la bouche de ceux qui se déclarent être ses serviteurs, alors que Lui ne demande à son peuple rien d’autre que d’écouter Sa voix et de garder Son alliance !

8 Le peuple tout entier répondit : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Eternel.

Quelle fut la réponse de l’Eternel lorsqu’il entendit celle du peuple par la bouche de son serviteur Moïse ? C’est celle-ci :

9 Et l’Eternel dit à Moïse : Voici, je viendrai vers toi dans une épaisse nuée, afin que le peuple entende quand je te parlerai, et qu’il ait toujours confiance en toi.

Moïse rapporta (une deuxième fois) les paroles du peuple à l’Eternel.

Moïse ne comprend pas ce qui est en train de se passer. Alors, pensant que l’Eternel n’aurait pas bien compris la réponse du peuple, il la rapporte une deuxième fois. Moïse est perdu. Jamais il n’a connu et vu son Dieu de cette manière :

« Que se passe-t-il Eternel ? Il y a quelques instants de cela, tu m’as fait dire à ton peuple que s’il écoutait ta voix et s’il gardait l’alliance que tu as faite à Abraham, tu continuerais à t’occuper de tout. Ce peuple t’appartiendrait entre tous les peuples, et il serait pour toi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte.

Je ne comprends pas Seigneur. Où est cette si belle intimité que tu venais de promettre à celui qui écouterait ta voix et garderait ton alliance ? Pourquoi en l’espace d’une seconde ce brutal changement de situation ? Pourquoi me dis-tu que c’est uniquement vers moi que tu viendras dorénavant et plus vers le peuple en entier ?

Comment est-il possible qu’aux yeux de ton peuple tu viennes maintenant vers moi dans une épaisse nué ?

Mais, vois Seigneur que ton peuple t’a pourtant répondu : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit ! »

En fait, ce que Moïse ignorait encore, c’est qu’en écoutant la voix de son beau père, Jéthro, il était tout simplement tombé dans un piège tendu par l’adversaire. Ne perdons jamais de vue que, bien que Moïse était le serviteur de l’Eternel, lui aussi a été à l’école de Dieu et a dû apprendre de ses erreurs.

(D’ailleurs, si Moïse en tant que serviteur de l’Eternel avait été un homme parfait, Jésus Christ, le Fils de Dieu, n’aurait pas eu besoin de venir en chair dans ce monde où nous sommes.)

A partir du moment où le peuple a répondu « nous ferons », étant sous influence de Jéthro, tout a changé dans la relation qui était entre Dieu et son peuple.

16 Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d’épouvante.

17 Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu ; et ils se placèrent au bas de la montagne.

18 La montagne de Sinaï était toute en fumée, parce que l’Eternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence.

19 Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait, et Dieu lui répondait à haute voix.

20 Ainsi l’Eternel descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne ; l’Eternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta.

21 L’Eternel dit à Moïse : Descends, fais au peuple la défense expresse de se précipiter vers l’Eternel, pour regarder, de peur qu’un grand nombre d’entre eux ne périssent.

22 Que les sacrificateurs, qui s’approchent de l’Eternel, se sanctifient aussi, de peur que l’Eternel ne les frappe de mort.

Voilà pour la manifestation de Dieu sur la montagne où, dans quelques instants, vont survenir les commandements de la loi à mettre en pratique et cela parce qu’au lieu de répondre : « Nous croyons et nous faisons confiance à tout ce que Dieu nous a dit et promis », le peuple s’est engagé dans une voie/voix qui n’était pas celle de Dieu.

Chacun sait que le péché habite dans l’homme et qu’en lui, il y a une puissance qui le pousse à pécher. À cause du péché il y a donc dans l’homme une prédisposition à « faire » plutôt qu’à « croire » ; cette mauvaise prédisposition n’est pas dans l’homme lui-même, mais elle est provoqué par le péché qui est dans l’homme.

Voilà pourquoi Dieu propose à l’homme de faire Lui-même ce qu’Il a promis par serment, et que l’homme croit simplement en Lui.

Tant que le péché dort, il demeure inactif. Dès l’instant où le peuple a dit qu’il ferait, le péché s’est réveillé en lui et, instantanément, il est passé du régime de la foi à un régime de loi, quand bien même il n’avait pas encore été promulgué de loi.

Or cette loi allait être une loi de mort, appelée par l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 3 v 7, le ministère de mort.

Voyons aussi ce verset de 1 Corinthiens 15 :

56 L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est… la loi.

 

Arrivé à ce stade de vue des choses, des questions peuvent se poser :

Il est dit généralement que l’intervention de la loi dans ses ordonnances et ses commandements à mettre en pratique était une bonne chose et qu’elle était voulue de Dieu.

Alors, dans ce cas, pourquoi l’Eternel se serait-Il engagé auprès de Lui-même envers Abraham, lui promettant qu’Il s’occuperait de tout, désirant en cela et par-dessus tout que « son homme » puisse demeurer dans un repos permanent ?

Comment aussi comprendre cette si soudaine violence, à tel point que même Moïse qui en était aussi le spectateur a dit « Je suis épouvanté et tout tremblant ».  (Hébreux 12: 21)

Pourquoi et par rapport à quoi est survenu ce changement d’attitude de la part de Dieu ?

Car en effet, si on revient au début du livre de l’Exode au chapitre 3 par exemple, voilà ce qu’on lit de la part de Dieu :

2 L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.

7 L’Eternel dit : J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs.

8 Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu’habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.

9 Voici, les cris d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font souffrir les Egyptiens. 10 Maintenant, va, je t’enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d’Egypte mon peuple, les enfants d’Israël.

Franchement, n’avez-vous pas le sentiment d’avoir affaire à deux dieux ? N’avez-vous pas le sentiment que celui qui se manifeste maintenant environné d’une épaisse nuée et sur la montagne en feu, ne correspond en rien à Celui qui s’était présenté à son peuple en tant que Père qui voyait et qui connaissait la souffrance de Son peuple, Son enfant, et qui allait tout faire pour que son cœur soit consolé et qu’enfin il puisse trouver le repos pour son âme ?

N’avez-vous pas le sentiment que ce dieu ne correspond en rien à Celui qui s’était présenté à Moïse sous l’image d’un buisson en feu qui ne se consumait point ?

N’avez-vous pas le sentiment que ce dieu qui est prêt à foudroyer sur place tout contrevenant ne correspond en rien à Celui qui s’engageait à délivrer son peuple et à le porter jusqu’au pays promis à la foi d’Abraham ?

N’y a-t-il pas là une anomalie évidente ? Car comment est-il possible de concevoir ou d’accepter que Celui qui voulait sauver son peuple puisse maintenant le faire mourir ?

Non, il n’y a rien de commun entre les deux sauf la venue d’un Jéthro au sein même du peuple de Dieu. Par le moyen de la ruse, il est parvenu à introduire une main humaine dans la relation que Dieu avait avec son peuple.

Jéthro est venu là, au milieu du peuple de Dieu, et il a été en mesure de séparer le peuple de son Dieu en suscitant de manière très subtile le « nous ferons » dans la pensée du peuple.

C’est pourtant Lui, l’Eternel, qui a fait sortir son peuple d’Egypte, qui a tout coordonné et tout mis en œuvre pour que la main de Pharaon se lève de dessus le peuple, et qu’enfin il devienne un peuple libre d’aimer son Dieu en toute liberté.

Mais tout fut renversé dès que le peuple répondit « nous ferons » à ce que l’Eternel lui avait proposé de continuer à faire Lui-même.

Ainsi, quiconque marche dans le principe du « nous ferons », même s’il n’en a pas conscience, empêche l’Eternel d’agir en sa faveur, alors que c’est dans le principe inverse, celui de la foi, que Dieu par Jésus Christ prend tout son plaisir en nous ; oui l’âme de Dieu prend plaisir en nous lorsque nous vivons par la foi en Lui et qu’ainsi nous le laissons faire, selon ce qu’Il nous a promis.

En fait dans le « nous ferons », c’est comme si on « ligotait les mains de Dieu » pour l’empêcher d’agir à notre place et en notre faveur ; et c’est cela qui réduit à néant notre foi, car la foi consiste à croire ce que Dieu dit et fait, sans rien rajouter d’autre.

Si l’homme décide de faire ce que Dieu proposait de faire Lui-même, alors évidement Dieu ne le fait plus, Il ne peut plus, car l’homme a pris la place de Dieu. Dans ce cas l’homme n’a plus besoin de foi, elle est perdue pour lui et pour Dieu.

C’est l’homme et ses capacités à pouvoir faire qui est mis en avant dans le « nous ferons », ce n’est pas Dieu, certainement pas.

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Pour la suite, on ne va pas parler des commandements de la loi car là n’est pas le sujet, mais ce qui est à comprendre, c’est que par le moyen de la venue de la loi, l’Eternel voulait montrer à son peuple que Sa Sainteté était impossible à atteindre avec ce que Jéthro avait conseillé à Moïse.

Aucun homme sur la terre ne pourra jamais atteindre au côté divin des « lois de Dieu », car celles-ci sont une démonstration de ce qu’Il est en Lui même et de la Vie de son royaume. Dans ce cas, comment l’homme peut-il s’imaginer un instant qu’il a la capacité d’accomplir par lui-même ce que Dieu Est ?

Ce qui est plutôt à comprendre à propos de la loi, c’est qu’elle a été donnée non pour être accomplie ou mise en pratique, mais pour conduire l’homme à son propre échec ; pour lui montrer son état d’homme pêcheur, et qu’après avoir vu et affirmé cet état, il en vienne à chercher son secours auprès de Jésus.

20 Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. (Romains 3)

En fait, en laissant aller son peuple à l’échec par rapport à la mise en pratique des commandements de la loi tel que Jéthro l’avait conseillée à Moïse, l’Eternel voulait donner une bonne leçon à ce « sacrificateur de faux dieux en Madian ». Dit autrement, il fallait que les deux, l’adversaire ainsi que Jéthro qui était à son service, soient mis en spectacle devant tous, par rapport à l’échec quant à la sagesse humaine.

C’est en cela que tous les croyants de la trempe de Caleb et Josué sont, de par Dieu, une démonstration d’échec de la sagesse humaine, celle par laquelle Jéthro vivait et qu’il a imposé par ruse aux enfants de Dieu ; oui tous ceux de cette trempe là sont une démonstration, parce que très vite après être tombés dans le « nous ferons » ils sont revenus à la foi, et qu’ils ont marchés dans la foi en ce que Dieu avait promis à Abraham :

19 Aussi est-il écrit : Je détruirai la sagesse des sages, et j’anéantirai l’intelligence des intelligents.

20 Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le disputeur de ce siècle ? Où est la sagesse de Jéthro ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ? (1 Corinthiens 1)

En donnant les dix paroles au peuple, l’Eternel n’avait qu’une seule pensée, c’était de faire revenir son peuple à Lui. Oui, lorsque chacun se serait épuisé à la tâche, alors c’est sûr, il reviendrait se mettre à l’abri des ailes de l’Eternel Dieu, Celui qui seul l’avait sorti d’Egypte pour le conduire à un endroit où son âme trouverait enfin du repos.

En effet, c’est après avoir entendu les dix paroles dans le contexte qui est décrit, c’est-à-dire la montagne en feu, les tonnerres, le tremblement de terre et les nuées, que le peuple a dit à Moïse « Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions. » (Exode 20 v 19)

Pour la suite, concernant les préceptes de la loi, c’est Moïse seul qui les entendit, mais quant à ce verset au dessus, voici ce qu’il ne manque pas de rajouter dans le livre du Deutéronome :

5 v 27 Approche, toi, et écoute tout ce que dira l’Eternel, notre Dieu ; tu nous rapporteras toi-même tout ce que te dira l’Eternel, notre Dieu ; nous l’écouterons, et nous le ferons.

Ceci est bien la preuve que dans ces 40 années passées dans le désert, Moïse avait bien compris pourquoi la loi avait été donnée 40 ans plus tôt. En effet, le livre du Deutéronome a été écrit le onzième mois de la quarantième année, c’est-à-dire juste avant l’entrée dans le pays promis à Abraham.

Mais pour revenir en Exode 20, ce qui est étonnant sans l’être cependant, c’est que le peuple, devant ce spectacle si terrible, n’en soit pas venu à se poser la question de savoir ce qui était « survenu » pour que l’Eternel change totalement d’attitude par rapport à lui.

En effet, alors que juste avant ils avaient entendu qu’ils seraient pour l’Eternel une nation sainte et un royaume de sacrificateurs, ce sont maintenant des ténèbres, des nuées, de l’obscurité qu’ils ont face à eux ??? Une nation sainte et un royaume de sacrificateurs pour Dieu au milieu des ténèbres !!!??? …

Pourquoi aussi dans le livre du Deutéronome, alors que le peuple venait de répondre une seconde fois « nous le ferons » (v27 au dessus), il est écrit que l’Eternel avait parlé de cette manière à Moïse :

28 L’Eternel entendit les paroles que vous m’adressâtes. Et l’Eternel me dit : J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées : Tout ce qu’ils ont dit est bien.

Oui, pourquoi une telle parole ? Eh bien c’est parce qu’Il ne voulait pas que son peuple entende sa Loi avec toute cette violence, car dans une telle condition elle ne le représente pas, Lui, et dans ce cas cette loi n’est plus Sa Loi.

La Loi en elle-même, donc sans aucune intervention humaine, est remplie de grâce car elle ne cesse de parler de Jésus Christ Le Fils de Dieu, pour celui ou celle qui sait le voir. Voilà pourquoi déjà en Exode 19 v 5, c’est en direction des enfants d’Israël, c’est-à-dire ceux de la foi comme Caleb et Josué, que l’Eternel avait « dit » : Tu diras …

Il y a donc deux façons d’entendre et de voir la loi. Pour les uns, elle est un ministère de mort (2 corinthiens 3 v 7), pour les autres ils y verront la Vie cachée à l’intérieur, puisque Jésus dit que la Loi parle de Lui (Luc 24 v 44).

Oui, La loi est belle pour celui qui sait y voir Jésus à l’intérieur. C’est pour cela que l’auteur de la lettre aux Hébreux recadre bien la chose, en disant ce qui suit à ceux qui sont de la même foi que celle qu’avait Abraham :

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, 19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus, 20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, 23 de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, 24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Je voudrais maintenant partager avec vous une chose qui me parait assez étonnante et qui est venue de la part du peuple. Je vous livre ma pensée :

Lorsque dans Exode 19, le peuple a répondu à Moïse nous ferons tout ce que Dieu a dit, chose qui est venue à la suite de ce que Jéthro avait semé, on peut quelque part croire en la bonne volonté du peuple de vouloir plaire à Dieu, même si c’était par le moyen de lois et de commandements et cela parce qu’il ne s’attendait certainement pas à recevoir sur lui l’avalanche de tout ce qui allait lui être prescrit.

Mais que dans Exode 24, c’est-à-dire « après » que Moïse ait fait l’énumération de tout ce que l’Eternel attend de son peuple en tant que lois et ordonnances, le peuple répète la même chose (v 3) c’est-à-dire « nous ferons tout ce que Dieu a dit », c’est quasiment impossible à comprendre, à moins qu’on accepte le fait que la loi nous rend aveugle et qu’elle nous ôte même le pouvoir de réfléchir sainement.

Oui la loi empêche de réfléchir sainement, car le peuple était dans une telle incohérence qu’il a pu dire ceci par exemple :

Quel est l’homme, en effet, qui ait jamais entendu, comme nous, la voix du Dieu vivant parlant du milieu du feu, et qui soit demeuré vivant ? (Deutéronome 5:26)

Pourtant il avait Moïse devant eux ! Et après que Dieu ait parlé avec lui, il était demeuré vivant ! Le peuple aurait pu comprendre que ce qui permettait cela était la foi seule en l’Eternel, mais il n’était déjà plus en mesure de constater quoi que ce soit, même une évidence.

La voix du Dieu vivant qui empêcherait de demeurer vivant ???

Oui bien sûr, mais sous le rapport du « Nous ferons », pas sous le rapport de la foi. Or parmi tout le peuple Moise était le seul homme de foi.

 

3 Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles de l’Eternel et toutes les lois. Le peuple entier répondit d’une même voix : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit. (Exode 24)

C’est la deuxième fois que le peuple entier répond ainsi. Je pense à la façon dont Moïse a dû être décontenancé devant la répétition de cette réponse du peuple, puisque le soir même, ne trouvant pas d’autre solution, il a mis par écrit dans un livre toutes les paroles de l’Eternel afin de les rappeler au peuple :

4  Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel….

Dès ce jour, il ne sera plus question pour l’Eternel de parler à l’être intérieur de tels hommes car Il ne parle pas à l’être intérieur par le moyen d’ordres ; c’est pourquoi l’Eternel s’adressera désormais à l’homme par le moyen de la loi écrite, c’est-à-dire un moyen extérieur à l’homme, jusqu’à ce qu’Il puisse à nouveau parler à son être intérieur.

Le lendemain 7 Il (Moïse) prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit, et nous obéirons.

C’est ici la troisième fois que le peuple parle de cette manière et il ne s’est toujours pas rendu compte que l’Eternel n’était absolument pas d’accord avec ce « nous ferons ».

Et aujourd’hui, qu’en est-il ? Et bien allez demander à des croyants si la mise en pratique de la loi écrite est, oui ou non, une bonne chose, et la majorité vous répondra : « oui, c’est une bonne chose.

Oui la loi est une bonne chose et les commandements doivent être mis en pratique. »

On est donc toujours dans ce que Jéthro a semé, lui le sacrificateur de faux dieux, le rusé.

Donc, devant l’insistance du peuple à « vouloir faire » il ne restait plus qu’à mettre par écrit tout ce qui jusque-là était dit de manière orale. Et si nous ne savons pas aller au-delà de la lettre écrite, alors c’est toujours ce livre-là que nous avons entre nos mains aujourd’hui. Ainsi, le contenu de ce livre ne nous laisse plus la liberté de ne pas faire, mais il nous ordonne de mettre en pratique ce qui est écrit et cela est venu par Jéthro qui était un ouvrier à la solde de l’adversaire.

Voyons :

Après avoir entendu toutes ces impossibilités à vivre par soi même dans ces 4 chapitres de Exode 20 à 24, qui de censé ne dirait : « Pardon mon Dieu, je me suis engagé envers toi avec beaucoup de légèreté ne m’attendant pas du tout à un aussi haut niveau de Sainteté te concernant, ayant même la folie de penser que j’avais le pouvoir d’obéir sans cesse. Mon Seigneur et mon Dieu, je désire revenir à la foi et entrer dans ce que tu m’as proposé et que tu avais promis à mon père Abraham alors que j’étais déjà dans ses reins. »

Voilà ce qui aurait pu être une réaction censée ! Eh bien non, ce n’est pas de cette manière que cela s’est passé. Est-ce que c’est l’orgueil du peuple qui fit qu’il ne voulu par revenir en arrière ? Je ne sais pas, mais le fait est que même après avoir entendu de manière orale toutes les lois et les commandements de Dieu, le peuple répondit à nouveau comme aux deux autres reprises :

« Nous ferons tout ce que Dieu a dit ».

 

Reprenons cela :

4 Puis il (Moïse) se leva de bon matin ; il bâtit un autel au pied de la montagne, et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.

De cette décision rien ne dit qu’elle venait de Dieu, mais il est à supposer que Moïse commençait à se rendre compte du dégât que les bons conseils de Jéthro avait causé dans le cœur du peuple.

5 Il envoya des jeunes hommes, enfants d’Israël, pour offrir à l’Eternel des holocaustes, et immoler des taureaux en sacrifices d’actions de grâces.

6 Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.

7 Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit, et nous obéirons.

Voyez que jusqu’au moment où Moïse a écrit les paroles de l’Eternel dans le livre, la porte était encore grande ouverte pour que par la foi, le peuple revienne se réfugier sous les ailes de Celui qui s’était proposé de l’emmener jusqu’à destination.

Que dire de tout ça ? Eh bien que Jéthro a bien réussi son coup. Et après on dira que la sagesse, la sagesse humaine, est une bonne chose !

Le peuple est maintenant pris au piège d’une loi qu’il n’a pas vu venir de cette manière. Pour lui, marcher selon des lois et des ordonnances est entré dans son concept de vie, même s’il s’aperçoit qu’il ne peut en atteindre le niveau ; et plus il va essayer de la mettre en pratique, plus son cœur va s’endurcir de ne pouvoir atteindre le niveau demandé et à la fin, l’incrédulité deviendra son lot tellement il sera devenu dur de cœur.

Franchement, qui peut croire que Dieu soit d’accord avec cette façon de se faire connaître à son peuple, à travers des lois que Jéthro a transformé en commandements et ordonnances à suivre à la lettre ?

Oui, Dieu a en Lui-même des Lois qui le représente Lui, qui le font connaître Lui, et je rappelle qu’à l’origine se sont ces Lois, les Lois de Dieu, des Lois non écrites, des Lois intimes, que Moise faisait connaitre au peuple.

Ce sont ces Lois de Dieu qui le font connaitre LUI, mais de demander à l’homme d’essayer de se rendre semblable à Dieu par ces mêmes Lois, c’est tout simplement diabolique ; et pour montrer son total désaccord envers le message de Jéthro le sacrificateur de dieux qui n’en étaient pas, voici ce qui est dit au chapitre 14 du livre des Nombres, versets 11 et 22, puis 34 et 35, afin de bien rester dans le contexte :

11 Et l’Eternel dit à Moïse : Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui ?…

22 Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j’ai faits en Egypte et dans le désert, qui m’ont tenté déjà dix fois, et qui n’ont point écouté ma voix, 23 tous ceux-là ne verront point le pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m’ont méprisé ne le verront point.

Enfin les versets 34 et 35 qui sont de loin les plus importants.

34 De même que vous avez mis quarante jours à explorer le pays, vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour ; et vous saurez ce que c’est que d’être privé de ma présence.

35 Moi, l’Eternel, j’ai parlé ! Et c’est ainsi que je traiterai cette méchante assemblée qui s’est réunie contre moi ; ils seront consumés dans ce désert, ils y mourront.

Voilà donc le résultat de ce que Jéthro a semé dans le cœur du peuple de Dieu. Le fait d’y introduire le « nous ferons » a produit comme une séparation entre l’Eternel et son peuple car il est impossible qu’il puisse y avoir co-habitation entre l’Eternel et une loi qui donne des ordres.

Oui cette co-habitation est impossible, mais pour l’homme qui veut quand même vivre sous ce « régime d’obligation à mettre en pratique des commandements », alors chaque fois qu’il pèchera, ses propres iniquités resteront sur lui.

Psaumes 95 :

10 Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, et je dis : C’est un peuple dont le cœur est égaré ; ils ne connaissent pas mes voies.

11 Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Voilà pour cette troisième partie de document qui montre par quel moyen est survenue la loi des commandements qui oblige l’homme à les mettre en pratique.

Elle a été donnée par Moïse, oui, mais suite à une parole du peuple qui a répondu « nous ferons tout ce que l’Eternel a dit » alors que les paroles de l’Eternel qui les avait sortis d’Egypte pouvaient naturellement les amener à dire « nous croyons à ce que l’Eternel nous as dit et promis. »

Cette loi a été donnée par Moïse, oui, mais suite à des transgressions, des transgressions de la foi.

Dans les textes bibliques qui sont du livre des Nombres, on voit qu’à plusieurs reprises, il est fait mention de 40 années, comme si une parenthèse s’était ouverte et qu’elle était appelé à se refermer. Mais est-ce que cela veut dire que la loi qui condamne l’homme ne concernait que cette génération ?

Eh bien pour répondre à cette question, proposition nous est faite de nous retrouver dans le prochain document afin de voir si cette loi était appelée à perdurer ou bien appelée à disparaître.

En effet, que deviendrait cette loi dès l’instant où le peuple aurait franchi le Jourdain pour entrer dans le pays promis à ceux de la foi ?

 

A suivre……

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Le devoir faire de l'homme face à l'Alliance Eternelle de Dieu

par levangilededieu.fr | Nous ferons

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