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La vraie croix de Jésus-Christ

par | Publié le 27 Apr, 2026 | Articles

Chers lecteurs et lectrices, veuillez prendre en compte que tous nos documents sont « sans aucune accusation ».

En effet nous croyons qu’au commencement l’homme n’était pas pécheur mais qu’il l’est devenu par un autre, par le serpent.

N’ayant jamais cherché à être pécheurs, nous ne nous considérerons pas en tant que pécheurs volontaires, bien que le péché soit entré en nous.

La vraie croix de Jésus-Christ

Texte de référence : Jean 3 et Nombres 21

Pourquoi ce document ?

Il est pour rétablir la vérité sur la croix de Jésus-Christ, car tout ce que la religion en a fait et dit ne correspond à rien de ce qui est écrit ni à ce que Jésus lui-même en a dit.

Par exemple, il était commun de voir sur le bas-côté d’une route ou à un carrefour, la statue d’un corps mort sur une croix en bois ou en pierre, comme si Christ y était encore dessus, alors que nous sommes plus de 2000 ans après sa résurrection.

Or c’est le Christ ressuscité qui devrait être annoncé au monde et pas cette image mde Jésus crucifié !

Est-ce qu’un corps mort peut être d’une quelconque utilité à celui qui se trouve dans le besoin ? Non, n’est-ce pas ?

Alors, à quoi rime tous ces mensonges et cette façon évidente d’influencer les hommes, si ce n’est pour faire insidieusement pression sur leur conscience et les accuser d’être partie prenante de la mort de Jésus ?

Or celui sur lequel nous avons maintenant le pouvoir de nous appuyer et de chercher en Lui notre secours, c’est Jésus-Christ le Fils de Dieu, et Celui-là n’est plus mort, mais bien vivant.

Vous savez, ou peut-être pas, que l’accusation affaiblit l’homme et le rend très facile à manipuler. Les responsables religieux ne se privent pas de faire de cet homme leur esclave, et celui qui est derrière tout cela, c’est l’opposant de Dieu, le diable.

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Lorsque l’occasion est donnée à une personne de dire pourquoi Jésus est mort sur la croix, de manière générale c’est une réponse toute faite qu’elle donne : « Jésus est mort pour sauver l’humanité de ses péchés » ou « à cause de mes péchés ».

Si beaucoup de croyants et le monde en général ne savent donner que cette réponse, c’est parce qu’il est très rare d’entendre dire que ce n’est pas tant les péchés de l’homme qui sont importants, mais celui qui a fait de l’homme un pécheur, c’est-à-dire le diable.

Et il y a une chose dont on entend encore plus rarement parler, voire pas du tout, c’est que pour exercer son pouvoir sur l’homme, le diable se sert de la loi écrite.

Dans ses lettres aux croyants de Corinthe, l’apôtre Paul évoquera cela, sachant évidement que c’est le diable qui est à l’origine de la mort :

L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. (1 Corinthiens 15 v 56)

Paul ira même jusqu’à nommer cette loi écrite « le ministère de la mort » ainsi que « le ministère de la condamnation ». (2 Corinthiens 3 v 7 et 9)

A ce propos, il est étonnant que de nos jours bien peu de croyants prennent véritablement en compte ces paroles, et de ce fait le fardeau de la responsabilité et de la culpabilité se retrouve encore sur les hommes, comme d’habitude.

Pourtant, lorsque Jésus était sur la terre, il ne cessait de vouloir faire du bien aux hommes au point de transgresser cette loi, qu’il appelait la loi des Juifs.

Les Juif en effet s’approchaient d’elle selon la lettre, alors que Jésus ne vivait que par la foi selon l’Esprit de la lettre, parce que c’est de Lui que toutes les Écritures rendent témoignage, même dans cette loi écrite. (Luc 24 v 44 ; Jean 5 v 39)

C’est pourquoi Dieu déclara par son prophète « Mais le juste vivra par la foi » (Habacuc 2 v 4) et que Jésus lui-même n’a eu de cesse de parler que de foi et pour la foi.

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Donc, avant d’aborder véritablement le sujet tel que les Écritures nous le montre, je voudrais parler de la foi.

Pourquoi cela ? Eh bien parce que dans le texte de Jean 3, dont on va se servir pour référence, il n’est question que de « croire » : Croire en Celui qui se présente à nous en tant que « le fils de l’homme ».

Or le « croire » ici est en rapport avec la foi, et pas à une croyance incertaine.

Il me parait alors important de dire en quelques mots ce qu’est la foi, et en quoi elle consiste, puisque c’est par elle que je crois à Jésus, en Jésus.

  • Alors même que le monde n’en a pas connaissance, tous, le monde y compris, nous avons reçu un inestimable cadeau qui est le don de la Foi.

  • La foi a toujours été là et de tout temps, et celui qui l’a magnifiée et consommée pour nous la faire parvenir ensuite, c’est Jésus-Christ.

  • La foi est de Dieu et, dans son immense bonté, il en a fait don à l’homme.

  • La foi n’a aucun rapport avec une croyance :

En effet la foi est fondée sur Dieu, sur Sa pensée, alors qu’une croyance est fondée sur l’homme, fondée uniquement sur des pensées d’homme.

La croyance provient d’une nature sous péché, elle consiste à se détourner de La Vérité pour s’attacher à des fables et à des commandements d’hommes, toujours selon son propre étalon de mesure.

La croyance a son origine en celui qui s’est fait ennemi de Dieu : Le diable.

La croyance a pour seul but de nous rassurer, quand nous ne croyons pas de manière vraie. Les croyances sont des formes d’hypocrisie parfois inconsciente.

La foi, « Elle », n’est pas de l’homme ; Elle est de Dieu et Elle est à Lui. Par le Saint-Esprit Elle a été donnée à l’homme en tant que don.

  • La foi s’exprime dans l’homme par une totale confiance en Celui qui la lui a donnée, parce que Celui qui lui a donné la foi est évidemment digne de confiance, digne de cette foi.

  • La foi se vit dans le « cœur » et n’est donc en rien rattachée au mental ou à notre raison. Elle a sa propre raison qui est liée au « cœur » de Dieu.

  • La foi vit en chacun de nous et peut s’exprimer dans des registres spécifiques de nos vies, si on lui en laisse la place. Elle émane du « cœur », de ce qu’il y a de plus profond dans l’être intérieur de l’homme.

  • La foi vient de l’intérieur, elle est une force, une certitude profonde qui nous habite, sans que jamais personne n’ait eu à nous l’inculquer.

  • La foi est là, depuis notre naissance et même avant car nous ne l’héritons de personne, la foi étant intemporelle.

Mais le problème, car il y en a un, c’est que nous ne sommes pas habitués à vivre de foi, car depuis notre plus tendre enfance nous avons été comme programmés à rechercher toute vérité à l’extérieur de nous, alors que Dieu a toujours voulu que la vérité soit au fond du cœur ; Or cela n’est possible que par la foi au véritable Christ.

Le serpent, le diable, ne cesse de se servir de ce qui est appelé « matière » pour nous tromper car, depuis la chute d’Adam et Eve nos premiers parents, la tendance de l’homme a toujours été de chercher des preuves de la présence de Dieu dans ce qui est visible ; or Dieu est Esprit, Il n’est pas « matière ».

Les religions ne se sont pas privées de cette façon de faire de l’adversaire pour étouffer la foi et introduire de la croyance à la place.

Or, contrairement à la croyance, la foi s’appuie uniquement sur Dieu et son Christ ; elle nous retransmet tout ce qui est de Christ et c’est par elle que nous vivons.

C’est dans la foi que Dieu et sa créature se rencontrent, en Jésus-Christ.

La foi est un lien divin, qui descend directement du ciel jusqu’à nous ; quiconque vit par elle n’appartient déjà plus à cette terre car il est lié au ciel, et ce n’est pas « son œuvre » mais l’œuvre de la foi qui est en même temps en lui et dans le ciel.

Si la foi n’existait pas, aucun homme ou femme ne pourrait connaître Dieu et son Fils/Dieu.

Sans foi nous serions alors coupés de Sa présence et livrés non seulement à nous-mêmes, mais livrés entre les mains du diable, sans aucune possibilité d’en être délivrés, puisque la terre est son domaine de prédilection.

Qu’est-ce que je veux dire en cela ? Eh bien qu’il est nécessaire et même vital de commencer à parler de foi lorsque nous engageons avec des personnes un dialogue sur la croix de Jésus-Christ, afin qu’ils sachent que Jésus n’est pas mort « à cause » de l’homme mais « pour la foi » qui est dans l’homme, et en sa faveur.

Il y a nécessité de dire à tous ces « quiconque », nommés ainsi par Jésus, que non, ils ne sont pas seuls dans ce monde car c’est probablement ce qu’ils pensent. Or ces personnes sont aimées de Dieu et elles ont besoin que quelqu’un le leur dise.

Elles ont besoin d’entendre que la foi est à leur disposition et que c’est sur « elle » que toute vie chrétienne commence et se perpétue en vie éternelle.

Ces personnes, ces quiconque, ont un besoin vital d’entendre que la vie de Dieu, qui est proposée à tous, est issue de la résurrection de Jésus-Christ, celui qui est nommé dans l’écriture le fils de l’homme, mais qui est aussi Fils de Dieu.

C’est cette vie qui est appelée la vie par la foi, celle qui consiste à croire en Dieu par son Fils Jésus-Christ, et cela sans avoir forcément besoin de l’avoir vue de manière physique, ou d’avoir reçu de Lui des bénédictions de toutes sortes.

En effet, ce n’est pas tant de « lire ce qui est écrit de Christ dans les Écritures » qui est important, mais ce qui est vraiment important c’est de l’entendre Lui et ce qu’il veut dire à chacun de manière toute personnelle. C’est ça qui nous le fait connaître, puisque les Écritures nous témoignent de Lui. C’est là enfin qu’on peut dire qu’on croit en Lui ou plutôt qu’on le croit, Lui.

Lorsque quelqu’un comprend enfin par la foi et par l’Esprit à quoi la croix de Jésus-Christ a consisté, il devient alors un vrai adorateur de Dieu, en Esprit et en Vérité.

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Maintenant que nous avons un peu vu ce qui est en rapport avec la foi, son origine, de Qui elle est, pourquoi elle a été donnée et la manière dont elle s’exprime à travers la vie d’un homme, je nous propose d’entrer dans le vif du sujet.

– À propos de la croix de Jésus-Christ, nous allons voir la façon dont Lui-même l’a présentée à Nicodème, qui était un docteur de la loi des juifs.

Bien que cela ne soit pas écrit noir sur blanc, Nicodème n’était pas convaincu du bien fondé de la loi qui était vécue à cette époque par les juifs, et qu’il enseignait lui-même. S’il avait été convaincu par la pratique de cette loi, il ne serait pas venu vers Jésus et en plus de nuit ; Or Nicodème, ainsi que tous les autres Juifs, voyaient bien que Jésus enseignait et vivait d’une toute autre manière.

Voyons maintenant le premier texte de référence qui est dans Jean 3 :

12 Si vous (les Juifs) ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

14-15-16 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Peut-être commencez-vous à comprendre la raison pour laquelle j’ai désiré parler de foi et de la façon de vivre par elle.

C’est parce qu’ici, dans l’encadré, il est question d’un « quiconque » ; d’un quiconque qui croit en Jésus et qui hérite ainsi la vie éternelle, en Lui, en croyant grâce à ce qu’il a vu de Lui, ce qui n’était pas encore le cas pour Nicodème à ce moment-là.

Et ce qui est « vu » de Jésus ici n’a aucun rapport avec son côté physique, mais avec Celui dont les prophètes de Dieu avaient annoncé la venue, et que Nicodème commençait à entrevoir.

Ce « quiconque » que Jésus évoque ici à Nicodème concernait déjà par Nicodème lui-même, mais c’était aussi n’importe qui, puisqu’il fait mention de l’amour de Dieu pour le monde.

  • Le monde, c’est vous, c’est moi, c’est ce quiconque que je ne connais pas et qui a peut-être été pollué par ce qu’il a entendu ou ce qu’il lui a été dit.

  • Le monde, c’est aussi la personne qui a peut-être entendu dire que Jésus était venu mourir uniquement à cause des péchés que nous commettions.

Mais est-ce que, dans cette façon de présenter la croix du Christ, il n’y a pas pour cette personne une mauvaise nouvelle en forme d’accusation, alors qu’elle aurait tant besoin d’une bonne nouvelle de non-condamnation ?

En effet, si on en vient nous-mêmes à croire ou à dire ou à prêcher que Jésus est mort à cause de nos péchés commis, et que le lendemain on se voit nous-mêmes de nouveau pécher, quelle pensée aurons-nous alors vis-à-vis de Jésus ?

Eh bien on le verra comme nous condamnant de l’avoir aussi nous-mêmes fait mourir, et on n’osera pas aller chercher le secours en Lui, tellement on se verra indigne par rapport à Lui.

Ces choses sont très révélatrices et montrent à quel point les responsables religieux ont bien verrouillé leur message. Ils sont comme ceux à qui Jésus disait : 13 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. (Matthieu 23)

Le « quiconque », c’est encore celui qui est à la recherche de son Dieu à qui il appartient sans le savoir encore.

  • Celui-là ne sait pas où aller ni vers qui aller à cause de la confiance qu’il a perdue dimanche après dimanche, en allant dans des rassemblements religieux où on lui a présenté un Jésus qui ne correspond pas à ses attentes de vérité intérieure.

  • Ou encore parce qu’il cherche quelqu’un qui lui présentera Celui qui est Grâce/Vérité, et va alors sur des forums mais ne voit là que des disputes entre intervenants.

  • Ou encore par ce qu’il voit et entend à la télévision quand un religieux s’exprime par des paroles creuses, sans vie, choses qu’il ne peut plus supporter.

Oui tous ces « quiconque » cherchent leur Dieu mais ne le trouve pas à cause de la multitude de mensonges que la religion dominante a mis en place depuis plus de 2000 ans.

Il est donc grand temps de rétablir la Vérité et dire à ces personnes, croyantes ou non, que ce qu’elles ont entendu ou vu de manière physique de la croix, n’est que pur mensonge.

Ce sont ces personnes qui ont besoin d’entendre la vérité sur la croix ; c’est elles qui ont besoin de voir que cet amour de Dieu pour le monde les concerne et qu’il est en relation avec la croix de Christ ; et c’est justement l’objet de ce document.

Notre Dieu et Père est plein de délicatesse pour ses enfants. Jamais il ne permettra à quiconque de voir réellement ce qui se passait à la croix à travers les souffrances de son Fils.

Celui-là donc qui cherche à se servir des souffrances de Christ pour accuser l’homme de l’avoir fait mourir, prouve en cela qu’il est un faux prophète qui annonce donc un faux message. Et pour ceux qui connaissent leur bible, il y a cet homme bien connu qui dit à ceux qui l’écoutaient « Repentez-vous (de la mort de Jésus) », alors que Jésus lui-même avait clairement déclaré « qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, (qu’il fallait) qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, (qu’il fallait) qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. » (Matthieu 16:21)

Alors oui, il y a une absolue nécessité à rétablir la Vérité sur ce qui concerne la croix de Jésus-Christ. Il en va de la responsabilité de tous ceux de la foi qui connaissent cette Vérité, parce que dans sa déclaration à Nicodème, Jésus affirme la motivation la plus intime de Dieu :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… »

Voilà pourquoi il fut donné un corps de chair à Jésus : C’est à la croix que se terminait sa route afin que le corps du péché fût détruit par Lui, l’homme sans péché.

Jamais on ne trouvera de la part de Jésus une quelconque parole d’accusation envers quiconque car tout est en grâce et en vérité chez Lui, c’est pourquoi Il porte si bien son Nom de « Dieu de grâce, de bonté et de miséricorde » et de combien d’autres qualificatif qui montre qui Il EST.

Et pour nous, s’il advenait que nous devions nous en prendre à quelqu’un, alors ça devrait être au diable et pas aux hommes, car c’est lui qui nous a fait devenir ce que nous n’étions pas lors de notre création en Christ en Dieu, avant même que ce monde fut créé.

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D’un point de vue humain, ce qui est vu de Christ sur la croix c’est un homme crucifié ; d’autre iront un peu plus loin disant que c’est le Fils de Dieu. Chacun aura raison, mais pour Dieu cela va bien au-delà.

En fait, si nous avons cette vue faussée ou « partielle », c’est parce que nous prenons en compte seulement le côté visible ; mais est-ce vraiment notre faute puisque tout dans la religion va dans le sens de ce qui est visible ? Or cette vue là nous trompe car ce qui a réellement conduit Jésus à la mort, ce ne sont pas nos péchés, mais ce sont les « commandements de la loi qui obligent l’homme à les pratiquer ».

Qu’est-ce à dire ? Eh bien que cette loi qui oblige ne fait qu’un avec le diable.

Bien sûr cette affirmation peut choquer, mais c’est pourtant Jésus qui en parle à Nicodème, le docteur de cette loi à qui il montre le lien entre le serpent élevé sur une perche et lui-même : 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Et plus tard l’apôtre Paul dans sa lettre aux Colossiens écrit : ayant effacé l’obligation qui était contre nous par les ordonnances, et nous était contraire ; et il l’a entièrement annulée, l’ayant clouée à la croix… (Colossiens 2:14)

Voilà donc ce qui était vu du ciel, cloué sur la croix : la représentation du diable et de tout ce qui est issu de lui, autrement dit toute une nature pécheresse ainsi que son auteur et l’obligation qu’il utilise contre l’homme ; c’est tout cela qui a été cloué sur le bois et amené à la mort par le corps de Jésus, afin que rien ne puissent plus être imposé à l’homme comme « un devoir sous peine de mort ».

Le malheur est donc sur tout homme qui s’oblige encore à pratiquer les commandements écrits dans la loi, parce qu’il est dans « le devoir faire » ou dans « ce qu’il faut faire » pour plaire à Dieu ou paraitre juste à Ses yeux ; il ne se rend pas compte qu’avec cette croyance il s’oppose à Dieu de manière directe et se soumet au diable et à ses agents.

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– Dans les évangiles, il est écrit à maintes reprises que Jésus pardonnait les péchés des gens et les guérissait de leur maladie justement les jours du shabbat de la loi, et il faisait cela parce qu’il savait qu’il n’y a aucun repos dans une obligation et que le seul véritable repos pour l’homme, c’est Lui.

Mais aux yeux des religieux, Jésus violait le shabbat ; c’est une des raisons pour lesquelles ils voulaient le faire mourir, et leur dessein s’est accompli. Cependant ce n’est pas tant aux hommes qu’il faut attribuer la mort de Jésus car celle-ci était prévue dès l’instant où le péché est entré dans le monde, et même avant, puisque l’apôtre Paul déclare que « Dieu a voulu par lui (Jésus) réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix» (Colossiens 1 v 20)

Cela pour dire que la croix de Christ est éternelle car elle est un principe divin, et que le bois de la croix n’est rien en lui-même si ce n’est pour montrer la malédiction qui est liée à celui qui s’y trouve cloué dessus, comme écrit dans Deutéronome 21 :

22 Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, 23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Et à la suite dans Galates 3 :

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi (c’est-à-dire donc les juifs), étant devenu malédiction pour nous ‑car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions (Juifs et païens) par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Ici c’est Paul qui évoque le temps où il vivait encore comme un juif parmi les juifs, sous le régime de la malédiction de la loi, avant que Jésus le rencontre.

La croix physique de Christ était en vérité un principe divin que Jésus vivait continuellement en lui-même ; c’est ce que l’on peut voir lorsqu’il guérissait les personnes ou lorsqu’il pardonnait les péchés de ceux qui venaient à lui.

Qui peut penser que maladies et péchés disparaissaient comme s’ils n’avaient jamais existées ? Non amis et frères et sœurs, tout se paie et rien n’est gratuit dans ce domaine. Si les gens étaient soulagés, guéris, ou pardonnés, c’est parce que Jésus prenait à son compte tout ce qui était du diable, et cela sans le faire savoir aux personnes, car elles étaient venue vers Lui pour trouver le repos, pas la culpabilité.

C’est pourquoi Jésus n’a jamais demandé aux personnes avec qui il était au contact, de confesser leurs péchés : Jamais ! Par contre il leur parlait toujours de foi en Lui.

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Donc, qu’on le veuille ou non, vous, moi et le monde qui nous entoure, tous sans exception, nous sommes ou avons été influencés par la religion qui a présenté la croix faussement, car le message qui y est associé c’est : « Jésus est mort à cause de vos péchés ».

Ce « à cause » sous entend beaucoup de chose et notamment « à cause de vous », et de ce fait vous êtes déclarés coupables, non seulement de vos péchés mais en plus de la mort de Jésus.

Pourtant ce n’est pas ça que l’apôtre Paul écrit dans sa lettre aux Romains : Car il (Jésus) est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. (Romains 6 v 10)

Si donc « c’est pour le péché qu’il est mort » cela veut bien dire que la mort de Jésus est en rapport avec le péché, et pas vraiment avec l’homme.

Vous remarquerez que l’apôtre Paul nomme bien « le péché » et qu’il ne parle pas « des péchés » en tant qu’actes.

Le véritable problème n’est donc pas l’homme, ni les péchés qu’il commet, mais c’est le péché dans l’homme.

Pourquoi alors cette déviance de ne voir que nos péchés quand un certain message nous parvient ?

Eh bien c’est parce qu’il n’est jamais parlé de celui par qui l’obligation de la loi est parvenue jusqu’à l’homme.

Ce n’est pas sans raison que satan est nommé par Jésus le malin. En effet il fait tout ce qui est en son pouvoir pour se cacher, pour qu’on ne parle pas de lui. Oui il se cache, c’est son moyen pour faire peser sur la conscience de l’homme ce qui est de sa propre responsabilité, rendant ainsi l’homme coupable de toutes ses pensées, paroles et actions mauvaises.

Tous les hommes sans exception, croyant ou non-croyant, ont été atteints et se retrouvent héritiers de cette condition de pécheur.

Le seul en qui le péché n’a jamais été trouvé, c’est Jésus ; c’est pourquoi il pouvait dire à ses disciples : « Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince de ce monde vient ; mais il n’a rien en moi. » (Jean 14 : 30)

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Au sujet de Adam et de sa femme, ils sont toujours accusé par les religions d’avoir péché ; mais avant qu’Eve ne prenne du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il n’est nulle part écrit qu’elle avait un regard intéressé sur cet arbre, et encore moins qu’elle le convoitait.

Par contre nous voyons bien écrit que c’est le serpent qui a séduit la femme ; il a fait en sorte de diriger ces regards vers « l’arbre » et se servir de lui pour la tenter. C’est par cet « arbre » de la connaissance du bien et du mal que le diable a fait entrer le péché dans le monde, en se servant de la femme et de l’homme.

La croix est donc l’endroit où Dieu règle le conflit qui était entre satan et Lui, et ici l’homme n’en fait pas partie en tant que responsable. Au contraire il bénéficie de la victoire de Jésus sur toutes les œuvres que produit le diable dans sa vie.

C’est donc à la croix de Jésus que la justice de Dieu a été rendue manifeste aux hommes, du moins pour ceux qui l’acceptent telle que Jésus la montre à Nicodème.

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Une question se pose alors maintenant, celle de savoir si c’est parce que nous péchons que nous sommes pécheurs ou bien si c’est parce que nous sommes pécheurs que nous péchons ?

Cette question est posée car selon la « tradition religieuse » il est bien parlé de « péché originel » ; et il est vrai que nos premiers parents, qui n’avaient pas le péché en eux, ont commis le premier péché à cause du « serpent » et sont de ce fait devenus pécheurs alors qu’ils ne l’étaient pas.

Mais bizarrement cette même « tradition religieuse » sous-entend que pour nous aujourd’hui c’est toujours parce que nous péchons que nous devenons des pécheurs !

Or cela est faux puisque le péché est déjà en nous et que nous sommes déjà pécheurs.

Ceci étant dit, personne, non personne n’a jamais demandé à être pécheur ou à naître avec le péché en lui, c’est évident ; D’ailleurs comment un bébé pourrait-il faire ce genre de choix de vouloir naître avec le mal en lui ??? Ça n’a aucun sens !

Cela pour dire que c’est un véritable comble que de subir l’accusation d’être pécheur alors que c’est le diable qui m’a rendu pécheur en mettant en moi ce qui est de lui.

Plus que cela : ma mère elle-même a hérité de cette nature pécheresse et lorsque j’étais encore dans son ventre, j’avais déjà en moi cette nature de péché, alors qu’au commencement de l’homme il n’en était pas ainsi. Et c’est là que nous voyons la magnifique justice de Dieu s’exercer à notre égard, en notre faveur, au travers de la mort de Christ, car à sa résurrection nous avons été « par la foi » ramenés comme au commencement ; la puissance du péché ayant été anéantie à la croix.

Et c’est là que vient en nous cette liberté d’aimer Dieu pour Lui-même sans que rien ne nous oblige à le faire.

A la croix, ce n’est pas seulement ce qui est du diable que Jésus a condamné en son corps, mais également –l’obligation de mettre en pratique les commandements de la loi.

Jésus a ôté par lui-même tout ce qui est du domaine de l’obligation, mais cela n’empêche pas que jusqu’à la mort de nos corps, nous aurons en nous cette nature de pécheur. Cependant nous ne devrions jamais nous laisser accuser par cette nature, ni par ceux qui veulent l’utiliser, car jamais nous n’avons demandé à la recevoir. Nous sommes nés avec, et ça, Dieu le sait.

Le constat, c’est qu’il y a en nous une double nature : une qui appartient à Dieu et l’autre au diable. Et si nous pouvons faire ce constat aujourd’hui, c’est en sachant que, en Christ, par la foi, nous sommes morts au principe actif du péché, et que c’est par l’homme intérieur spirituel, qui est de Dieu, que nous pouvons maintenant vivre.

Dieu n’imputera jamais le péché à quelqu’un ; cependant nous commettons des péchés, et il faut bien que ces péchés soient « payés » par quelqu’un et c’est pourquoi Jésus a donné sa vie comme paiement volontaire. Il en a payé le prix une fois pour toute, et pour toutes fautes, pour tous péchés, de telle manière que personne ne puisse plus remettre en question ce paiement. Bien que nous soyons attristés de voir le mal que nous sommes encore capables de produire et qui provient de notre nature pécheresse, cela ne peut aucunement remettre en question ce qui a déjà été fait, sachant qu’au regard d’une loi il est impossible de payer une dette déjà payée.

C’est pourquoi, si nous commettons un péché, nous pouvons le rajouter à la liste de ceux qui ont déjà été payés. Mais là encore, avons-nous entendu dire que Jésus a déjà payé tous les péchés, même ceux que nous n’avons pas encore commis ?

Autrement dit, savons-nous ou avons-nous entendu dire que Jésus nous a ouvert un crédit illimité dans le ciel, en règlement total et définitif de tous péchés ?

Et heureusement qu’il en est ainsi car si notre Dieu pouvait encore poser ses yeux sur les péchés que nous commettons, comment dans ce cas pourrions-nous élever la voix vers notre Créateur et chercher en Lui le secours, si la crainte ou la peur de l’avoir offensé se trouvait encore en nous ? Impossible !

Voilà pourquoi Dieu avait dit ceci :

Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. (Hébreux 10 v 17 d’après Jérémie 31 v 34)

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Devant ces choses, nous sommes alors comme obligés de reconnaître que l’image de la croix qui nous est imposée par les religieux de tous bords est d’origine diabolique, car celui-là seul qui accuse et condamne l’homme de pécher, c’est l’ennemi de Dieu, satan, dont le nom signifie « adversaire, accusateur », qui est aussi le diable dont le nom signifie « celui qui divise, qui désunit ».

Au sujet de cette accusation d’avoir péché qui provient de satan, il est à savoir qu’elle n’a aucun rapport avec la conviction de pécher qui elle provient de Dieu, du Saint-Esprit.

Avec l’accusation vient toujours la condamnation, alors qu’avec la conviction vient la grâce par le moyen de la foi.

Si donc je suis accusé de pécher je sais de qui cela vient et je peux le refuser, et si je suis convaincu de pécher je sais aussi de Qui cela vient et je peux l’accepter.

La Vérité est une « puissance » de Dieu toujours en grâce, c’est pourquoi la vérité sans grâce accuse l’homme et l’éloigne de Dieu alors que la Grâce entremêlée de Vérité convainc et rapproche de Dieu.

Lorsque le diable utilise les écritures c’est pour tenter, charger, accuser, condamner et perdre l’homme ; mais lorsque Jésus-Christ vient selon les écritures c’est pour défendre, disculper, décharger, gracier, retrouver et sauver l’homme, en somme lui faire justice.

C’est donc à tous ceux qui sont de Christ qu’il appartient de rétablir la vérité de Sa croix et de commencer par ce que Lui-même en a dit.

Aux personnes qui se présentent comme croyantes, ainsi qu’à celles qui se disent « non croyantes », il est nécessaire de demander ce que la croix représente ou évoque  pour elles ? Quelle vision ont-elles de la croix et de Celui qui a été cloué dessus ?

Commencer par laisser parler ces personnes et ensuite leur proposer la Vérité et ce qui la concerne. Or la Vérité c’est Christ ; c’est Lui et ce qui le concerne qui a besoin d’être rétabli dans le cœur des hommes et c’est ici une question de vie ou de mort.

En effet, si les personnes n’ont pas entendu le même message que Jésus a donné à Nicodème, celui dont on va parler dans quelques instants, est-il possible de leur dire qu’elles ont reçu la vie éternelle ? Non, parce que ce serait leur mentir, comme le font les chefs religieux, et en plus ce serait les condamner à rester dans la position où elles se trouvent, c’est-à-dire un état de mort.

Mais contrairement à ces faux ministres voleurs d’hommes, Dieu est juste et Il fera justice à beaucoup de ces personnes qui ont été trompées, pour peu qu’il soit trouvé en eux plus de foi en Dieu que de croyance en ces hommes chefs religieux.

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Mais si vous voulez bien revenons à ces versets 14, 15, et 16 :

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jésus dit à Nicodème que celui qui croira au Fils de Dieu ne périra point, mais recevra la vie éternelle à l’instant même où il mettra sa foi au Fils de Dieu, c’est-à-dire en Celui-là même qui parlait à l’instant présent à Nicodème.

Tout cela se passait entre Jésus et Nicodème, mais pour ce qui est du « quiconque » aujourd’hui, il pourrait nous dire ceci par exemple :

« Et moi, comment puis-je croire en Jésus si je ne le connais pas ?

Comment puis-je poser ma foi sur quelqu’Un que personne ne m’a présenté jusqu’à aujourd’hui ?

Puis-je croire à ce que la religion m’a dit à son sujet, à ce qu’on m’a fait croire, ou encore à ce que j’ai vu sur des croix faites de bois ou de pierres et qui m’ont été imposées sans que je puisse donner mon avis sur cela ? »

Alors comment parler de la croix de Jésus-Christ à une telle personne ?

Eh bien ce serait déjà un bon début de reprendre les mêmes paroles que Jésus a dites à Nicodème, quand il a évoqué ce qui s’est passé en Nombres 21 avec le serpent dans le désert, et qui est essentiel pour que le salut parvienne aux personnes que Jésus appelle des « quiconque ». Et en tant que docteur de la loi, Nicodème connaissait très bien les textes.

Vous aurez peut-être remarqué que dans l’encadré les numéros de versets ont été ôtés car du temps de Jésus cela n’existait pas, et les traducteurs n’auraient jamais dû traduire les paroles de Jésus sans tenir compte de leur contexte.

En effet dans nos bibles le verset 16 commence par le mot « Car ». Or dans ce cas ce n’est pas un point qu’il fallait mettre à la fin du verset 15, mais une virgule.

C’est en raison de ce simple petit mot « car », que ces trois versets dans nos bibles ne devraient en aucun cas être dissociés, puisqu’ils sont liés entre eux, alors que de faux ministres présentent la croix de Jésus en disant seulement « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. ».

Ce que font ces faux ministres est très grave, car en omettant de dire la première partie, ils ôtent la clé qui permet de voir le vrai sens de l’Amour de Dieu ainsi que du Don de Dieu, et de ce fait, ils empêchent les hommes de connaitre Dieu, de vivre par la foi, et de recevoir la vie éternelle.

Mais Jésus, Lui, il présente sa croix à venir à Nicodème dans son entière signification, avec ce qui s’est déjà passé en Nombres 21, lorsque le peuple se trouvait encore dans le désert, pas loin d’entrer dans le pays promis à Abraham, l’homme en qui la foi fut trouvée et qui par « elle » reçut les promesses.

A savoir qu’au moment où Jésus parlait à Nicodème, bien qu’il soit Juif et docteur de la loi, celui-ci ne pouvait pas comprendre le lien que Jésus lui faisait entre le serpent et Lui-même puisqu’il n’était pas encore passé par la croix.

Il y avait donc sur les yeux de Nicodème un voile, celui de la loi ; et c’est ce voile qui se lèvera quand il verra Jésus cloué, élevé aux yeux de tout homme, comme le serpent d’airain avait été lui-même élevé aux yeux du peuple.

En effet, voyons que ces paroles de Jésus à Nicodème commencent par « Et comme… », pour arriver à « de même… ». C’est de cette manière que Jésus fait le lien entre deux temps, comme ne faisant qu’un.

Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Il est ici question d’une notion de cause à effet.

Cela veut dire que si je ne sais pas voir à travers la croix de Jésus ce qui s’est passé en Nombres 21, c’est-à-dire un serpent cloué sur une perche, alors il me sera impossible de placer véritablement ma foi en Christ et d’être sauvé par Lui, étant donné que je n’aurais pas vu le lien spirituel qui est entre ces deux textes de la bible.

Prenons bien en compte que c’est Jésus qui fait ce lien, le Sauveur, et pas seulement un homme avec une vue d’homme, car il est évident qu’il savait que l’écriture parle de Lui.

Voici donc notre second texte de référence, dans Nombre 21, que Jésus évoque à Nicodème :

4 Le peuple s’impatienta en route, 5 et parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez vous fait monter hors d’Egypte, pour que nous mourions dans le désert ? Car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.

6 Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.

7 Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents.

Moïse pria pour le peuple.

8 L’Eternel dit à Moïse : Fais toi un serpent brûlant, et place le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

9 Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

C’est précisément ce passage, ce seul passage, que Jésus utilise pour faire le lien entre ce qui s’est passé des centaines d’années auparavant et ce qui va arriver pour lui-même quand il sera sur la croix.

Dans ce chapitre 21 du livre des Nombres, nous sommes dans la quarantième et dernière année dans laquelle le peuple se trouvait encore dans le désert.

Il marchait en direction du territoire de Dieu, qui est l’image de l’héritage éternel appelé « pays de la promesse », celle faite à Abraham qui attendait la venue du fils/Fils ; Fils qui est maintenant venu depuis plus de 2000 ans.

Le peuple était bien sorti d’Egypte, mais pas encore arrivé au pays promis ; Il se trouvait donc dans une position intermédiaire, arrêté dans leur marche.

C’est là, dans ce même genre de situation, arrêté dans notre marche, que l’adversaire de Dieu se déchaîne pour nous empêcher d’atteindre le but, le pays (spirituel) dans lequel nous pouvons recevoir le vrai repos de Dieu.

Et c’est aussi dans cet endroit du désert justement, que le peuple en vint pour la première fois à s’en prendre directement à Dieu, en parlant contre Lui et contre Moïse.

Dans ces conditions il est évident que la foi était bien « petite », puisque le peuple voulait sans cesse avoir des preuves que Dieu était présent au milieu de lui, et qu’il n’avait en vue de recevoir de Lui que des bénédictions matérielles qu’il regrettait du pays d’Egypte, allant jusqu’à mépriser la nourriture que Dieu leur donnait.

Etant dans ce très mauvais état de cœur, il était impossible que le peuple entre ainsi dans le pays qui est pour la foi.

Que se passa-t-il suite à cette « impatience » du peuple ? Eh bien Dieu envoya des serpents qui le mordirent et firent mourir beaucoup de gens.

Devant ce châtiment, le peuple se rendit compte de sa folie et pria Moïse de supplier Dieu d’éloigner de lui les serpents ; mais Dieu ne fit pas cela car Il avait en vue quelque chose de bien plus efficace.

Donc, à la place d’éloigner les serpents, l’Eternel dit à Moïse de se faire un serpent en métal fondu, modèle de ceux qui les piquaient, puis de le placer sur une perche, et celui qui le regardait conservait la vie.

Cet acte de « regarder » était tout simplement un acte de foi et voyons bien qu’il ne leur était rien demandé, ni par Dieu, ni par Moise.

Il n’y avait aucune parole, rien d’autre que ce que Dieu répondait par cette image d’un serpent cloué sur une perche.

Rien ne devait leur être dit, même pas de regarder, afin que tout se passa uniquement par foi, et surtout pas par « commandement de regarder ».

Voilà le seul moyen que Dieu leur donna pour conserver la vie : Regarder celui qui était cloué sur la perche afin de voir par la grâce de Dieu, que celui qui (me) faisait mourir, se trouvait maintenant cloué, c’est-à-dire empêché d’agir et dont le venin n’avait plus aucun effet de mort.

  quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

Voyez que là, il n’est pas écrit que le quiconque sera sauvé, non, mais qu’il « conservera sa vie », c’est-à-dire sa vie physique. C’était déjà un prodige venu de Dieu et une occasion pour chacun de revenir à la foi en vue de « conserver la vie », mais dans ce temps ils n’étaient toujours pas véritablement sauvés, malgré qu’un certain nombre ait été guéri de la morsure du serpent.

En effet, ne perdons pas de vue que le peuple était encore dans le désert et c’est dans ce désert que la loi écrite régnait en maître. C’est cette loi écrite qui impose à l’homme de la mettre en pratique pour vivre, et ici nous pouvons constater que non seulement cette loi ne servit en rien mais surtout que l’Éternel ne l’invoqua même pas.

Pourquoi cela ? Parce qu’Il sait évidemment mieux que quiconque, que la loi écrite n’a aucun pouvoir pour conserver la vie et encore moins pour faire vivre, et que seule la foi a ce pouvoir parce qu’elle est liée à Lui, le Dieu Vivant, La Vie.

Aucun homme dans ce monde n’est jamais parvenu et ne parviendra jamais à mettre toute la loi écrite en pratique dans les moindres détails : Impossible car il est question de principes divins, c’est-à-dire d’une loi qui est spirituelle alors que l’homme de cette terre est charnel, et n’a donc pas accès à ce qui est spirituel, si ce n’est par le moyen de la foi et du Saint Esprit.

Voilà pourquoi dans l’Ecriture et dans la bouche de Jésus, il est question de « périr» car il s’agit de tout un processus de mort. La mort vient petit à petit, et pas d’un seul coup, et ce fait de périr vient à cause de tous les commandements qui sont imposés et impossibles à suivre.

Ceci encore : Comment penser qu’un « serpent », qu’il soit mort ou vivant, pourrait donner le salut et la vie à quiconque, d’autant plus qu’on sait que le serpent est un type du diable ?

Ce n’était donc pas la foi au serpent qui permettait au peuple de conserver la vie, mais c’était la foi en Dieu qui leur donnait ce moyen, tout comme « il a donné son Fils unique,… ».

C’est pour cela que Jésus dit à Nicodème « et comme » puis « il faut de même », montrant par ces mots le lien qu’il y avait entre le serpent élevé en Nombres 21 et Lui-même.

Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Ce qu’il y a dans ces paroles de Jésus, c’est un besoin de voir : De voir le lien qui existe entre le passage de Nombres 21 et celui de Jean 3, et de voir que c’est Dieu qui est à l’origine de cela, parce qu’il « a tant aimé le monde ».

  • Qui était cloué sur la perche dans Nombres 21 ?

Réponse : Un serpent, fait à l’image des serpents qui mordaient le peuple et qui le faisait mourir par leur venin.

  • Et qui allait être aussi cloué sur une croix dans quelques temps ?

Réponse : C’est Jésus, oui, mais bien qu’il soit question de Lui sur la croix, c’est en réalité le serpent et son venin que Jésus prenait sur Lui et qu’il emmenait dans sa propre mort.

Bien qu’en réalité il n’y ait qu’une seule croix et qu’un seul Jésus, le fait est que cette croix change d’aspect selon les « mains » de celui qui la présente. Donc suivant ce qui est dit de la croix et de Jésus crucifié, ce sera la fausse ou la vraie croix, le faux ou le vrai Jésus, le faux ou le vrai message. (2 Corinthiens 11 v 4)

Toutes ces choses sont à voir et à comprendre par la foi et uniquement par elle, car ici, nous sommes dans le domaine de ce qui est esprit ; dans le domaine de ce qui ne se voit pas de manière visible.

Celui-là Seul qui a subi l’opprobre de la croix c’est Jésus, et Lui n’a jamais accusé ou condamné quiconque de l’avoir fait mourir, au contraire il a prévenu qu’il fallait que cela arrive, car cette mort était vitale autant pour Lui que pour nous.

En effet sans mort il ne peut pas y avoir de résurrection, et voyez que là il n’est pas question des péchés que nous avons commis, mais il est question de rendre définitivement impuissant le malin, le serpent qui se sert de la loi écrite pour réveiller le péché dans l’homme et l’inciter à commettre des péchés.

Dans la mort et la résurrection de Jésus toute la condition de l’homme change car tout ce qui faisait le pouvoir du malin se trouve définitivement mis hors service, et ceux de la foi peuvent enfin vivre naturellement et librement les Lois de Dieu qui ont été déposées dans leur cœur.

Voyons aussi que Jésus n’a parlé de sa croix et de sa résurrection qu’à Nicodème et au douze. A l’un de manière voilé et aux autres de manière claire afin que leur cœur ne soit pas attristé à l’extrême lorsqu’ils le verraient sur la croix.

Jésus, dans son temps sur la terre, n’a parlé de cela à personne d’autre.

Si donc on n’a pas entendu et qu’on ne sait pas voir qu’à la croix de Christ c’est toutes la nature du diable et de ses œuvres qui ont été clouées et offertes à la vue de tous, alors tous les quiconque de la terre resteront avec cette accusation d’avoir été participants de la mort de Jésus.

Le diable sait très bien que l’homme ne sait pas voir ces choses, alors il profite de la situation, et il utilise toute les ruses pour que les hommes ignorent son existence et le fruit mauvais qu’il a fait entrer en eux ; un arbre produisant un fruit qui produit un autre arbre, et ainsi de suite.

Il a fait en sorte que le premier homme pèche afin que le péché se retrouve dans tous les hommes et produise tous les fruits mauvais que l’on connaît.

Cela est écrit dans la lettre aux Romains au chapitre 5 v 12 et 13 :

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; de même la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. Car le péché a été dans le monde avant la loi ; mais le péché n’est point imputé, quand il n’y a point de loi. (Version Ostervald)

L’homme fut uniquement le moyen par lequel le péché est entré dans le monde, mais ce n’est pas lui qui l’a fait entrer.

C’est ce que nous pouvons comprendre de ce passage, d’autant plus que Jésus n’a jamais émis une seule critique envers Adam, pas plus qu’envers Eve qui fut la première à prendre du fruit de l’arbre ; et aussi première victime des manœuvres rusées du diable.

Ce sont ces choses cachées que Jésus est venu mettre en lumière, à La Lumière de Dieu.

C’est Jésus qui, en son corps, a pris tout ce que le diable a semé dans l’homme depuis le commencement, afin que toute condamnation, de quelque espèce que ce soit, ne puisse plus jamais nous atteindre ; et d’ailleurs l’apôtre Paul a aussi mis en lumière ce qui s’est réellement passé à la croix et ce qui a été cloué au travers du corps de Jésus.

13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; 14 ayant effacé l’obligation qui était contre nous par les ordonnances, et (obligation qui) nous était contraire ; et il l’a entièrement annulée, l’ayant clouée à la croix; 15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. (Colossiens 2)

Ici plusieurs points sont à voir, en voici trois :

  • Le premier est que cette lettre était destinée aux Colossiens, c’est-à-dire en direction des nations. C’est pourquoi cela commence par « Vous ».

  • Le deuxième concerne le « nous faisant grâce » c’est-à-dire Juifs et nations.

  • Le troisième est au verset 14, dans lequel l’apôtre Paul parle à la première personne du pluriel disant « contre nous », c’est-à-dire uniquement les juifs.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Eh bien tout simplement que l’obligation contenu dans la loi écrite concernait seulement les Juifs, et n’était pas prévus pour les non-Juifs.

Mais pour que nous soyons tous sauvés, Juifs et non-Juif, il était nécessaire que Jésus vienne dans un corps semblable au nôtre, et que l’ensemble de tout ce qui concerne le péché soit détruit par Lui, l’homme sans péché.

Celui qui a été jugé, reconnu coupable, et condamné c’est le diable avec tout ce qui découle de lui, comme l’apôtre Paul le fait remarquer.

A la croix, ce sont toutes « les autorités et dominations » mauvaises qui ont été offertes en spectacle au monde. Et ça, pour celui qui le voit de cette manière, c’est-à-dire par la foi, c’est un vrai bonheur, un acte de justice grandiose, digne de Dieu, capable d’ôter toutes condamnations que ces autorités et dominations voudraient faire peser sur l’homme.

C’est une religion bien connue dont on ne donnera pas le nom ici, qui a non seulement pollué le cœur de l’homme mais qui a surtout corrompu le message de Dieu. Cette religion met systématiquement l’homme sous accusation de ce qu’il fait et le rend ainsi coupable aux yeux de Dieu, mais elle ne parlera évidemment jamais, ou alors faussement, de celui qui a introduit cet « héritage » dans l’homme par ruse et sans qu’il puisse le refuser.

La force qu’utilise donc la religion c’est l’accusation, parce qu’elle engendre la peur d’être puni par Dieu ; c’est par l’accusation que la religion plonge l’homme dans la peur d’être perdu à cause des actes qu’il commet ; l’homme se retrouve donc forcement coupable puisque c’est lui qui commet ce que les religieux appellent des péchés « capitaux » ; or ce qui est un péché aux yeux des hommes ne l’est pas forcément aux yeux de Dieu.

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A noter que depuis le commencement, ce qui était prévu par Dieu, c’était que l’homme entretienne avec Lui une relation de cœur à cœur, chose qui a été interrompue par l’intervention du serpent ; mais depuis la résurrection de Jésus et la venue du Saint Esprit uni à la foi, cette relation intime est redevenue possible.

La parole de la foi est désormais dans la bouche et dans le cœur de quiconque croit au vrai Jésus, et ceci est d’autant plus véritable que par sa chair Jésus a anéanti l’obligation de mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la loi.

Devant ce tableau de l’œuvre accompli de Jésus il y a malheureusement une chose à déplorer, c’est que la loi écrite est aussi parvenue jusqu’à nous les non-Juifs, et les religions se sont bien servies de cette loi pour tenir les croyants sous leur joug jusqu’à aujourd’hui.

Jésus fait donc le lien entre Lui et le serpent de Nombres 21, mais aussi avec la loi qui condamne l’homme ; car souvenons-nous que Nicodème était un docteur de la loi et que c’est en raison d’un problème qu’il avait avec cette loi que Jésus lui parle ainsi.

Donc, ce qui a été cloué à la croix c’est non seulement la représentation du diable mais aussi l’obligation de la loi dont il se sert pour accuser et condamner l’homme.

Bien que la loi, les prophètes, et toutes les Écritures parlent de Jésus, comme il le dit Lui-même dans Luc 24 v 27, il est important de voir qu’à de nombreuses reprises le serpent s’est aussi invité dans les Écritures ; il s’est entremêlé à Elles, et a ainsi transformé en « obligation » tout ce qui avait été donné de vivre naturellement par la foi.

Alors, à la croix de Christ, est-il uniquement question des péchés que l’homme commet ? Non, mais ce que Jésus a anéanti, par sa chair, c’est le péché et surtout l’obligation des commandements qui sont dans la loi et que nul ne peut effacer.

Aucun homme ne peut mettre en pratique ces commandement sans faillir un jour ou l’autre, à cause du péché qui est dans sa chair qui l’empêche de faire le bien et le place ainsi sous la condamnation de la loi.

Mais Jésus n’a jamais condamné l’homme, au contraire, puisque sur la croix il a été jusqu’à demander à son Père de pardonner ceux qui l’avaient crucifié. (Luc 23 v 34)

Donc Jésus ne s’en est pas pris à l’homme, mais à l’acte qui condamnait l’homme devant Dieu, et cet acte c’est tout ce qui est contenu dans la loi sous le rapport de « l’obligation à devoir observer et mettre en pratique tout ce qui est écrit dans cette loi ».

Ce que Jésus a livré en spectacle au monde, au moyen de son corps sur la croix, ce sont les autorités et dominations au service du diable, montrant par là qu’elles ont été vaincues et amenées avec Lui dans sa propre mort.

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Puisque toutes ces choses sont écrites dans nos bibles, comment alors est-il possible que le message qui parvient aux hommes soit un message d’accusation ? Car dans le « Jésus est mort à cause de vous… », c’est bien une accusation qui se trouve caché derrière.

La religion attribue systématiquement à l’homme les effets du péché alors que tous ces effets appartiennent en réalité au diable.

Autant le dire, le diable fait tout ce qui est en son pouvoir pour que la flèche qui lui est destinée se dirige sur l’homme en vue de l’anéantir, alors que dans sa lettre aux Colossiens, l’apôtre Paul a bien ciblé ce qui devait être anéanti, et donc aussi Celui qui avait le pouvoir de ces choses.

(Jésus) ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Alors, pécheur, oui nous le sommes, mais il est évident que personne n’a pu naître en désirant le péché en lui ; et puisque tout homme a hérité de cette nature pécheresse, il serait bon à un moment donné de renvoyer à son destinataire tout le mal qu’il a fait entrer en nous. Jésus a fait cette merveilleuse chose pour nous et en notre faveur.

Jésus, l’Agneau de Dieu, a ôté le péché du monde, et il a anéanti tout ce qui obligeait l’homme à faire des œuvres « pour plaire à Dieu » ou « pour se racheter lui-même de ce qu’il voit de lui et qui est en lui ».

Il nous a ainsi rendu à notre liberté première, celle que nous avions lorsque Dieu nous a créé, afin que, étant rendu libre par l’œuvre de Christ, chacun puisse choisir la Voie/voie dans laquelle il veut marcher, mais sans obligation d’aucune sorte.

La seule chose que Dieu attend ou désire de nous, ce n’est pas que nous payons pour les péchés qu’il nous arrive de commettre encore aujourd’hui, puisque qu’ils sont tous déjà payés. Mais Il désire que nous mettions foi en Lui, reconnaissant ainsi avec humilité que nous avons sans cesse besoin de sa présence en nous, justement à cause de ce mauvais héritage imposé lorsque nous sommes nés dans ce corps de chair.

Pendant que Jésus livrait cette bataille qui dura trois heures de temps, les autorités et dominations dans les lieux célestes se déchaînèrent à tel point que toute la terre en fut obscurcie et que le soleil n’apparut plus.

Dans cette bataille, Jésus donna sa vie en vue de mourir, mais il ne fut pas le seul à mourir. En effet le diable subit là sa plus grande défaite : Il fut vaincu par Celui en qui le péché ne fut jamais trouvé, et l’homme, en Christ, fut sauvé de par la résurrection de Christ trois jours plus tard.

C’est dans son abaissement et sa position d’Agneau de Dieu que Jésus a vaincu le diable et sa force.

Pour nous racheter des mains de celui qui nous avait volés à Dieu, Jésus s’est donné volontairement à Satan et il a reçu ce don, c’est pourquoi il n’a aucun moyen d’y revenir dessus si ce n’est par dissimulation et mensonge.

Satan ne savait pas que sa volonté de tuer Jésus serait un piège pour lui à cause de la volonté de Jésus à se donner en tant que don et en tant que rançon.

Que dire de tout cela ? Eh bien que la croix de Jésus-Christ dépasse largement ce que la religion et ses chefs ont voulu nous faire croire.

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Compte tenu de tout ce que nous venons de voir, comment est-il possible de faire de la croix de Christ des bijoux qu’on met autour du cou ou qu’on met encore sur une stèle devant laquelle on se prosterne ?

Oui comment est-il possible que cela soit devenu une véritable abomination, identique à celle qui est marquée dans le deuxième livre des rois ?

2 Rois 18 : 4 Il (Ézéchias, roi de Juda) fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : On l’appelait Nehuschtan. 5 Il mit sa confiance en l’Eternel, le Dieu d’Israël ; et parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent, il n’y en eut point de semblable à lui.

Ce qui se passa ici est terrible, puisqu’on voit qu’au lieu de rendre gloire à Dieu de leur avoir donné le moyen de conserver la vie dans leur période de désert, ils en étaient venus à se faire une idole du serpent d’airain !

Pourtant ce serpent était la représentation des serpents qui les faisait mourir et que Moïse avait pendus à la perche sur ordre de l’Eternel ; et voilà que maintenant ce même serpent était devenu un objet de culte et d’adoration ! Ce qui devrait être choquant aujourd’hui c’est la similitude qu’il y a avec la croix et tous les crucifix devant lesquelles des hommes se prosternent pour adorer.

Oui Christ a été crucifié, mais ce qu’il nous faut surtout voir crucifié c’est la représentation du diable avec ses œuvres offertes en spectacle aux yeux des hommes ; lorsqu’on a compris cela, quelle réaction avons-nous devant la fausse image de la croix qui nous a été donnée, devant le faux Jésus qui nous a été présenté ?

Dans ce cas, ceux qui s’agenouillent devant la croix, devant quoi et devant qui exactement s’agenouille-t-ils ?

Si ceux qui ont fait construire tout ce qui est d’ordre religieux avaient vu ce qui a été véritablement cloué à la croix de Christ, tel que Jésus le dit, aucun d’entre eux n’aurait eu l’indécence d’y mettre un corps d’homme dessus ; au contraire ils y auraient mis un serpent ! Mais en tant qu’emblème de leur religion il est vrai que c’était « mieux » d’y mettre la représentation d’un soi-disant « Jésus mort ».

En entretenant cette confusion, est-ce qu’ils ne démontrent pas leur aveuglement ou leur ignorance ou qui est leur véritable maitre, ou peut-être les trois en même temps ?

En fait, ce que l’adversaire cherche, c’est de nous entraîner sans cesse vers le bas. Il se sert de tout ce qui est à sa disposition pour nous éloigner de Dieu afin qu’on ne voit pas que c’est Dieu qui nous appelle parce qu’Il est proche de nous.

Et toutes ces croix qui symbolisent une mort accusatoire, sont le meilleur moyen pour induire l’homme en erreur, et le plonger dans toutes sortes de superstitions.

C’est terrible n’est-ce pas, d’apprendre que le diable a renversé le sens de la croix de Christ et qu’il s’en sert pour perdre les hommes ? C’est choquant, et pourtant c’est exactement ce qui se passe.

Le diable est rusé, et il ne s’opposera pas directement au fait que Christ est bien mort pour nos péchés, mais il fera en sorte d’être toujours en dehors de tout cela. Il se cache, et fera toujours en sorte de faire paraitre aux hommes que ce sont eux les coupables, que c’est « à cause d’eux et de leurs péchés » que Jésus est mort.

Le plus grand piège du diable, c’est donc d’avoir détourner la croix de Christ du sens pour laquelle Dieu l’a donnée, et toujours faire en sorte que l’homme ne sache surtout pas ceci :

Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. (1 Jean 3 v 8)

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Je termine par ce passage de Jean 3, qui affirme de manière très claire que « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Jean 3 v 17 et 18)

Puisque cela est écrit, comment comprendre que les chefs religieux ne présentent pas vraiment le Sauveur afin de croire en Lui, mais qu’à la place de ce message de Dieu, ils ne cessent de mettre les hommes sous accusation, notamment celle d’avoir fait mourir Jésus ?

Mais n’est-ce pas le diable qu’ils servent en accusant ainsi les hommes ?

Or c’est une chose que Dieu Lui-même ne fera jamais ; nous en avons la preuve parfaite avec Jésus.

En effet, nulle part il n’est fait mention du jugement de Dieu sur les hommes car ce seront leurs œuvres qui seront leur propre juge ; que ces œuvres soient bonnes ou mauvaises, ou encore bonnes ou mauvaises.

Et pour celui qui est déjà jugé parce qu’il ne croit pas,… encore faut-il savoir si Jésus lui a été présenté de manière convenable ?

Tous les frères et sœurs qui ont participé.

 

La vraie croix de Jésus-Christ

Texte de référence : Jean 3 et Nombres 21

Pourquoi ce document ?

Il est pour rétablir la vérité sur la croix de Jésus-Christ, car tout ce que la religion en a fait et dit ne correspond à rien de ce qui est écrit ni à ce que Jésus lui-même en a dit.

Par exemple, il était commun de voir sur le bas-côté d’une route ou à un carrefour, la statue d’un corps mort sur une croix en bois ou en pierre, comme si Christ y était encore dessus, alors que nous sommes plus de 2000 ans après sa résurrection.

Or c’est le Christ ressuscité qui devrait être annoncé au monde et pas cette image mde Jésus crucifié !

Est-ce qu’un corps mort peut être d’une quelconque utilité à celui qui se trouve dans le besoin ? Non, n’est-ce pas ?

Alors, à quoi rime tous ces mensonges et cette façon évidente d’influencer les hommes, si ce n’est pour faire insidieusement pression sur leur conscience et les accuser d’être partie prenante de la mort de Jésus ?

Or celui sur lequel nous avons maintenant le pouvoir de nous appuyer et de chercher en Lui notre secours, c’est Jésus-Christ le Fils de Dieu, et Celui-là n’est plus mort, mais bien vivant.

Vous savez, ou peut-être pas, que l’accusation affaiblit l’homme et le rend très facile à manipuler. Les responsables religieux ne se privent pas de faire de cet homme leur esclave, et celui qui est derrière tout cela, c’est l’opposant de Dieu, le diable.

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Lorsque l’occasion est donnée à une personne de dire pourquoi Jésus est mort sur la croix, de manière générale c’est une réponse toute faite qu’elle donne : « Jésus est mort pour sauver l’humanité de ses péchés » ou « à cause de mes péchés ».

Si beaucoup de croyants et le monde en général ne savent donner que cette réponse, c’est parce qu’il est très rare d’entendre dire que ce n’est pas tant les péchés de l’homme qui sont importants, mais celui qui a fait de l’homme un pécheur, c’est-à-dire le diable.

Et il y a une chose dont on entend encore plus rarement parler, voire pas du tout, c’est que pour exercer son pouvoir sur l’homme, le diable se sert de la loi écrite.

Dans ses lettres aux croyants de Corinthe, l’apôtre Paul évoquera cela, sachant évidement que c’est le diable qui est à l’origine de la mort :

L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. (1 Corinthiens 15 v 56)

Paul ira même jusqu’à nommer cette loi écrite « le ministère de la mort » ainsi que « le ministère de la condamnation ». (2 Corinthiens 3 v 7 et 9)

A ce propos, il est étonnant que de nos jours bien peu de croyants prennent véritablement en compte ces paroles, et de ce fait le fardeau de la responsabilité et de la culpabilité se retrouve encore sur les hommes, comme d’habitude.

Pourtant, lorsque Jésus était sur la terre, il ne cessait de vouloir faire du bien aux hommes au point de transgresser cette loi, qu’il appelait la loi des Juifs.

Les Juif en effet s’approchaient d’elle selon la lettre, alors que Jésus ne vivait que par la foi selon l’Esprit de la lettre, parce que c’est de Lui que toutes les Écritures rendent témoignage, même dans cette loi écrite. (Luc 24 v 44 ; Jean 5 v 39)

C’est pourquoi Dieu déclara par son prophète « Mais le juste vivra par la foi » (Habacuc 2 v 4) et que Jésus lui-même n’a eu de cesse de parler que de foi et pour la foi.

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Donc, avant d’aborder véritablement le sujet tel que les Écritures nous le montre, je voudrais parler de la foi.

Pourquoi cela ? Eh bien parce que dans le texte de Jean 3, dont on va se servir pour référence, il n’est question que de « croire » : Croire en Celui qui se présente à nous en tant que « le fils de l’homme ».

Or le « croire » ici est en rapport avec la foi, et pas à une croyance incertaine.

Il me parait alors important de dire en quelques mots ce qu’est la foi, et en quoi elle consiste, puisque c’est par elle que je crois à Jésus, en Jésus.

  • Alors même que le monde n’en a pas connaissance, tous, le monde y compris, nous avons reçu un inestimable cadeau qui est le don de la Foi.

  • La foi a toujours été là et de tout temps, et celui qui l’a magnifiée et consommée pour nous la faire parvenir ensuite, c’est Jésus-Christ.

  • La foi est de Dieu et, dans son immense bonté, il en a fait don à l’homme.

  • La foi n’a aucun rapport avec une croyance :

En effet la foi est fondée sur Dieu, sur Sa pensée, alors qu’une croyance est fondée sur l’homme, fondée uniquement sur des pensées d’homme.

La croyance provient d’une nature sous péché, elle consiste à se détourner de La Vérité pour s’attacher à des fables et à des commandements d’hommes, toujours selon son propre étalon de mesure.

La croyance a son origine en celui qui s’est fait ennemi de Dieu : Le diable.

La croyance a pour seul but de nous rassurer, quand nous ne croyons pas de manière vraie. Les croyances sont des formes d’hypocrisie parfois inconsciente.

La foi, « Elle », n’est pas de l’homme ; Elle est de Dieu et Elle est à Lui. Par le Saint-Esprit Elle a été donnée à l’homme en tant que don.

  • La foi s’exprime dans l’homme par une totale confiance en Celui qui la lui a donnée, parce que Celui qui lui a donné la foi est évidemment digne de confiance, digne de cette foi.

  • La foi se vit dans le « cœur » et n’est donc en rien rattachée au mental ou à notre raison. Elle a sa propre raison qui est liée au « cœur » de Dieu.

  • La foi vit en chacun de nous et peut s’exprimer dans des registres spécifiques de nos vies, si on lui en laisse la place. Elle émane du « cœur », de ce qu’il y a de plus profond dans l’être intérieur de l’homme.

  • La foi vient de l’intérieur, elle est une force, une certitude profonde qui nous habite, sans que jamais personne n’ait eu à nous l’inculquer.

  • La foi est là, depuis notre naissance et même avant car nous ne l’héritons de personne, la foi étant intemporelle.

Mais le problème, car il y en a un, c’est que nous ne sommes pas habitués à vivre de foi, car depuis notre plus tendre enfance nous avons été comme programmés à rechercher toute vérité à l’extérieur de nous, alors que Dieu a toujours voulu que la vérité soit au fond du cœur ; Or cela n’est possible que par la foi au véritable Christ.

Le serpent, le diable, ne cesse de se servir de ce qui est appelé « matière » pour nous tromper car, depuis la chute d’Adam et Eve nos premiers parents, la tendance de l’homme a toujours été de chercher des preuves de la présence de Dieu dans ce qui est visible ; or Dieu est Esprit, Il n’est pas « matière ».

Les religions ne se sont pas privées de cette façon de faire de l’adversaire pour étouffer la foi et introduire de la croyance à la place.

Or, contrairement à la croyance, la foi s’appuie uniquement sur Dieu et son Christ ; elle nous retransmet tout ce qui est de Christ et c’est par elle que nous vivons.

C’est dans la foi que Dieu et sa créature se rencontrent, en Jésus-Christ.

La foi est un lien divin, qui descend directement du ciel jusqu’à nous ; quiconque vit par elle n’appartient déjà plus à cette terre car il est lié au ciel, et ce n’est pas « son œuvre » mais l’œuvre de la foi qui est en même temps en lui et dans le ciel.

Si la foi n’existait pas, aucun homme ou femme ne pourrait connaître Dieu et son Fils/Dieu.

Sans foi nous serions alors coupés de Sa présence et livrés non seulement à nous-mêmes, mais livrés entre les mains du diable, sans aucune possibilité d’en être délivrés, puisque la terre est son domaine de prédilection.

Qu’est-ce que je veux dire en cela ? Eh bien qu’il est nécessaire et même vital de commencer à parler de foi lorsque nous engageons avec des personnes un dialogue sur la croix de Jésus-Christ, afin qu’ils sachent que Jésus n’est pas mort « à cause » de l’homme mais « pour la foi » qui est dans l’homme, et en sa faveur.

Il y a nécessité de dire à tous ces « quiconque », nommés ainsi par Jésus, que non, ils ne sont pas seuls dans ce monde car c’est probablement ce qu’ils pensent. Or ces personnes sont aimées de Dieu et elles ont besoin que quelqu’un le leur dise.

Elles ont besoin d’entendre que la foi est à leur disposition et que c’est sur « elle » que toute vie chrétienne commence et se perpétue en vie éternelle.

Ces personnes, ces quiconque, ont un besoin vital d’entendre que la vie de Dieu, qui est proposée à tous, est issue de la résurrection de Jésus-Christ, celui qui est nommé dans l’écriture le fils de l’homme, mais qui est aussi Fils de Dieu.

C’est cette vie qui est appelée la vie par la foi, celle qui consiste à croire en Dieu par son Fils Jésus-Christ, et cela sans avoir forcément besoin de l’avoir vue de manière physique, ou d’avoir reçu de Lui des bénédictions de toutes sortes.

En effet, ce n’est pas tant de « lire ce qui est écrit de Christ dans les Écritures » qui est important, mais ce qui est vraiment important c’est de l’entendre Lui et ce qu’il veut dire à chacun de manière toute personnelle. C’est ça qui nous le fait connaître, puisque les Écritures nous témoignent de Lui. C’est là enfin qu’on peut dire qu’on croit en Lui ou plutôt qu’on le croit, Lui.

Lorsque quelqu’un comprend enfin par la foi et par l’Esprit à quoi la croix de Jésus-Christ a consisté, il devient alors un vrai adorateur de Dieu, en Esprit et en Vérité.

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Maintenant que nous avons un peu vu ce qui est en rapport avec la foi, son origine, de Qui elle est, pourquoi elle a été donnée et la manière dont elle s’exprime à travers la vie d’un homme, je nous propose d’entrer dans le vif du sujet.

– À propos de la croix de Jésus-Christ, nous allons voir la façon dont Lui-même l’a présentée à Nicodème, qui était un docteur de la loi des juifs.

Bien que cela ne soit pas écrit noir sur blanc, Nicodème n’était pas convaincu du bien fondé de la loi qui était vécue à cette époque par les juifs, et qu’il enseignait lui-même. S’il avait été convaincu par la pratique de cette loi, il ne serait pas venu vers Jésus et en plus de nuit ; Or Nicodème, ainsi que tous les autres Juifs, voyaient bien que Jésus enseignait et vivait d’une toute autre manière.

Voyons maintenant le premier texte de référence qui est dans Jean 3 :

12 Si vous (les Juifs) ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?

13 Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel.

14-15-16 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Peut-être commencez-vous à comprendre la raison pour laquelle j’ai désiré parler de foi et de la façon de vivre par elle.

C’est parce qu’ici, dans l’encadré, il est question d’un « quiconque » ; d’un quiconque qui croit en Jésus et qui hérite ainsi la vie éternelle, en Lui, en croyant grâce à ce qu’il a vu de Lui, ce qui n’était pas encore le cas pour Nicodème à ce moment-là.

Et ce qui est « vu » de Jésus ici n’a aucun rapport avec son côté physique, mais avec Celui dont les prophètes de Dieu avaient annoncé la venue, et que Nicodème commençait à entrevoir.

Ce « quiconque » que Jésus évoque ici à Nicodème concernait déjà par Nicodème lui-même, mais c’était aussi n’importe qui, puisqu’il fait mention de l’amour de Dieu pour le monde.

  • Le monde, c’est vous, c’est moi, c’est ce quiconque que je ne connais pas et qui a peut-être été pollué par ce qu’il a entendu ou ce qu’il lui a été dit.

  • Le monde, c’est aussi la personne qui a peut-être entendu dire que Jésus était venu mourir uniquement à cause des péchés que nous commettions.

Mais est-ce que, dans cette façon de présenter la croix du Christ, il n’y a pas pour cette personne une mauvaise nouvelle en forme d’accusation, alors qu’elle aurait tant besoin d’une bonne nouvelle de non-condamnation ?

En effet, si on en vient nous-mêmes à croire ou à dire ou à prêcher que Jésus est mort à cause de nos péchés commis, et que le lendemain on se voit nous-mêmes de nouveau pécher, quelle pensée aurons-nous alors vis-à-vis de Jésus ?

Eh bien on le verra comme nous condamnant de l’avoir aussi nous-mêmes fait mourir, et on n’osera pas aller chercher le secours en Lui, tellement on se verra indigne par rapport à Lui.

Ces choses sont très révélatrices et montrent à quel point les responsables religieux ont bien verrouillé leur message. Ils sont comme ceux à qui Jésus disait : 13 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. (Matthieu 23)

Le « quiconque », c’est encore celui qui est à la recherche de son Dieu à qui il appartient sans le savoir encore.

  • Celui-là ne sait pas où aller ni vers qui aller à cause de la confiance qu’il a perdue dimanche après dimanche, en allant dans des rassemblements religieux où on lui a présenté un Jésus qui ne correspond pas à ses attentes de vérité intérieure.

  • Ou encore parce qu’il cherche quelqu’un qui lui présentera Celui qui est Grâce/Vérité, et va alors sur des forums mais ne voit là que des disputes entre intervenants.

  • Ou encore par ce qu’il voit et entend à la télévision quand un religieux s’exprime par des paroles creuses, sans vie, choses qu’il ne peut plus supporter.

Oui tous ces « quiconque » cherchent leur Dieu mais ne le trouve pas à cause de la multitude de mensonges que la religion dominante a mis en place depuis plus de 2000 ans.

Il est donc grand temps de rétablir la Vérité et dire à ces personnes, croyantes ou non, que ce qu’elles ont entendu ou vu de manière physique de la croix, n’est que pur mensonge.

Ce sont ces personnes qui ont besoin d’entendre la vérité sur la croix ; c’est elles qui ont besoin de voir que cet amour de Dieu pour le monde les concerne et qu’il est en relation avec la croix de Christ ; et c’est justement l’objet de ce document.

Notre Dieu et Père est plein de délicatesse pour ses enfants. Jamais il ne permettra à quiconque de voir réellement ce qui se passait à la croix à travers les souffrances de son Fils.

Celui-là donc qui cherche à se servir des souffrances de Christ pour accuser l’homme de l’avoir fait mourir, prouve en cela qu’il est un faux prophète qui annonce donc un faux message. Et pour ceux qui connaissent leur bible, il y a cet homme bien connu qui dit à ceux qui l’écoutaient « Repentez-vous (de la mort de Jésus) », alors que Jésus lui-même avait clairement déclaré « qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, (qu’il fallait) qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, (qu’il fallait) qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. » (Matthieu 16:21)

Alors oui, il y a une absolue nécessité à rétablir la Vérité sur ce qui concerne la croix de Jésus-Christ. Il en va de la responsabilité de tous ceux de la foi qui connaissent cette Vérité, parce que dans sa déclaration à Nicodème, Jésus affirme la motivation la plus intime de Dieu :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… »

Voilà pourquoi il fut donné un corps de chair à Jésus : C’est à la croix que se terminait sa route afin que le corps du péché fût détruit par Lui, l’homme sans péché.

Jamais on ne trouvera de la part de Jésus une quelconque parole d’accusation envers quiconque car tout est en grâce et en vérité chez Lui, c’est pourquoi Il porte si bien son Nom de « Dieu de grâce, de bonté et de miséricorde » et de combien d’autres qualificatif qui montre qui Il EST.

Et pour nous, s’il advenait que nous devions nous en prendre à quelqu’un, alors ça devrait être au diable et pas aux hommes, car c’est lui qui nous a fait devenir ce que nous n’étions pas lors de notre création en Christ en Dieu, avant même que ce monde fut créé.

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D’un point de vue humain, ce qui est vu de Christ sur la croix c’est un homme crucifié ; d’autre iront un peu plus loin disant que c’est le Fils de Dieu. Chacun aura raison, mais pour Dieu cela va bien au-delà.

En fait, si nous avons cette vue faussée ou « partielle », c’est parce que nous prenons en compte seulement le côté visible ; mais est-ce vraiment notre faute puisque tout dans la religion va dans le sens de ce qui est visible ? Or cette vue là nous trompe car ce qui a réellement conduit Jésus à la mort, ce ne sont pas nos péchés, mais ce sont les « commandements de la loi qui obligent l’homme à les pratiquer ».

Qu’est-ce à dire ? Eh bien que cette loi qui oblige ne fait qu’un avec le diable.

Bien sûr cette affirmation peut choquer, mais c’est pourtant Jésus qui en parle à Nicodème, le docteur de cette loi à qui il montre le lien entre le serpent élevé sur une perche et lui-même : 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Et plus tard l’apôtre Paul dans sa lettre aux Colossiens écrit : ayant effacé l’obligation qui était contre nous par les ordonnances, et nous était contraire ; et il l’a entièrement annulée, l’ayant clouée à la croix… (Colossiens 2:14)

Voilà donc ce qui était vu du ciel, cloué sur la croix : la représentation du diable et de tout ce qui est issu de lui, autrement dit toute une nature pécheresse ainsi que son auteur et l’obligation qu’il utilise contre l’homme ; c’est tout cela qui a été cloué sur le bois et amené à la mort par le corps de Jésus, afin que rien ne puissent plus être imposé à l’homme comme « un devoir sous peine de mort ».

Le malheur est donc sur tout homme qui s’oblige encore à pratiquer les commandements écrits dans la loi, parce qu’il est dans « le devoir faire » ou dans « ce qu’il faut faire » pour plaire à Dieu ou paraitre juste à Ses yeux ; il ne se rend pas compte qu’avec cette croyance il s’oppose à Dieu de manière directe et se soumet au diable et à ses agents.

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– Dans les évangiles, il est écrit à maintes reprises que Jésus pardonnait les péchés des gens et les guérissait de leur maladie justement les jours du shabbat de la loi, et il faisait cela parce qu’il savait qu’il n’y a aucun repos dans une obligation et que le seul véritable repos pour l’homme, c’est Lui.

Mais aux yeux des religieux, Jésus violait le shabbat ; c’est une des raisons pour lesquelles ils voulaient le faire mourir, et leur dessein s’est accompli. Cependant ce n’est pas tant aux hommes qu’il faut attribuer la mort de Jésus car celle-ci était prévue dès l’instant où le péché est entré dans le monde, et même avant, puisque l’apôtre Paul déclare que « Dieu a voulu par lui (Jésus) réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix» (Colossiens 1 v 20)

Cela pour dire que la croix de Christ est éternelle car elle est un principe divin, et que le bois de la croix n’est rien en lui-même si ce n’est pour montrer la malédiction qui est liée à celui qui s’y trouve cloué dessus, comme écrit dans Deutéronome 21 :

22 Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu à un bois, 23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Et à la suite dans Galates 3 :

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi (c’est-à-dire donc les juifs), étant devenu malédiction pour nous ‑car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions (Juifs et païens) par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Ici c’est Paul qui évoque le temps où il vivait encore comme un juif parmi les juifs, sous le régime de la malédiction de la loi, avant que Jésus le rencontre.

La croix physique de Christ était en vérité un principe divin que Jésus vivait continuellement en lui-même ; c’est ce que l’on peut voir lorsqu’il guérissait les personnes ou lorsqu’il pardonnait les péchés de ceux qui venaient à lui.

Qui peut penser que maladies et péchés disparaissaient comme s’ils n’avaient jamais existées ? Non amis et frères et sœurs, tout se paie et rien n’est gratuit dans ce domaine. Si les gens étaient soulagés, guéris, ou pardonnés, c’est parce que Jésus prenait à son compte tout ce qui était du diable, et cela sans le faire savoir aux personnes, car elles étaient venue vers Lui pour trouver le repos, pas la culpabilité.

C’est pourquoi Jésus n’a jamais demandé aux personnes avec qui il était au contact, de confesser leurs péchés : Jamais ! Par contre il leur parlait toujours de foi en Lui.

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Donc, qu’on le veuille ou non, vous, moi et le monde qui nous entoure, tous sans exception, nous sommes ou avons été influencés par la religion qui a présenté la croix faussement, car le message qui y est associé c’est : « Jésus est mort à cause de vos péchés ».

Ce « à cause » sous entend beaucoup de chose et notamment « à cause de vous », et de ce fait vous êtes déclarés coupables, non seulement de vos péchés mais en plus de la mort de Jésus.

Pourtant ce n’est pas ça que l’apôtre Paul écrit dans sa lettre aux Romains : Car il (Jésus) est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. (Romains 6 v 10)

Si donc « c’est pour le péché qu’il est mort » cela veut bien dire que la mort de Jésus est en rapport avec le péché, et pas vraiment avec l’homme.

Vous remarquerez que l’apôtre Paul nomme bien « le péché » et qu’il ne parle pas « des péchés » en tant qu’actes.

Le véritable problème n’est donc pas l’homme, ni les péchés qu’il commet, mais c’est le péché dans l’homme.

Pourquoi alors cette déviance de ne voir que nos péchés quand un certain message nous parvient ?

Eh bien c’est parce qu’il n’est jamais parlé de celui par qui l’obligation de la loi est parvenue jusqu’à l’homme.

Ce n’est pas sans raison que satan est nommé par Jésus le malin. En effet il fait tout ce qui est en son pouvoir pour se cacher, pour qu’on ne parle pas de lui. Oui il se cache, c’est son moyen pour faire peser sur la conscience de l’homme ce qui est de sa propre responsabilité, rendant ainsi l’homme coupable de toutes ses pensées, paroles et actions mauvaises.

Tous les hommes sans exception, croyant ou non-croyant, ont été atteints et se retrouvent héritiers de cette condition de pécheur.

Le seul en qui le péché n’a jamais été trouvé, c’est Jésus ; c’est pourquoi il pouvait dire à ses disciples : « Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince de ce monde vient ; mais il n’a rien en moi. » (Jean 14 : 30)

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Au sujet de Adam et de sa femme, ils sont toujours accusé par les religions d’avoir péché ; mais avant qu’Eve ne prenne du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il n’est nulle part écrit qu’elle avait un regard intéressé sur cet arbre, et encore moins qu’elle le convoitait.

Par contre nous voyons bien écrit que c’est le serpent qui a séduit la femme ; il a fait en sorte de diriger ces regards vers « l’arbre » et se servir de lui pour la tenter. C’est par cet « arbre » de la connaissance du bien et du mal que le diable a fait entrer le péché dans le monde, en se servant de la femme et de l’homme.

La croix est donc l’endroit où Dieu règle le conflit qui était entre satan et Lui, et ici l’homme n’en fait pas partie en tant que responsable. Au contraire il bénéficie de la victoire de Jésus sur toutes les œuvres que produit le diable dans sa vie.

C’est donc à la croix de Jésus que la justice de Dieu a été rendue manifeste aux hommes, du moins pour ceux qui l’acceptent telle que Jésus la montre à Nicodème.

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Une question se pose alors maintenant, celle de savoir si c’est parce que nous péchons que nous sommes pécheurs ou bien si c’est parce que nous sommes pécheurs que nous péchons ?

Cette question est posée car selon la « tradition religieuse » il est bien parlé de « péché originel » ; et il est vrai que nos premiers parents, qui n’avaient pas le péché en eux, ont commis le premier péché à cause du « serpent » et sont de ce fait devenus pécheurs alors qu’ils ne l’étaient pas.

Mais bizarrement cette même « tradition religieuse » sous-entend que pour nous aujourd’hui c’est toujours parce que nous péchons que nous devenons des pécheurs !

Or cela est faux puisque le péché est déjà en nous et que nous sommes déjà pécheurs.

Ceci étant dit, personne, non personne n’a jamais demandé à être pécheur ou à naître avec le péché en lui, c’est évident ; D’ailleurs comment un bébé pourrait-il faire ce genre de choix de vouloir naître avec le mal en lui ??? Ça n’a aucun sens !

Cela pour dire que c’est un véritable comble que de subir l’accusation d’être pécheur alors que c’est le diable qui m’a rendu pécheur en mettant en moi ce qui est de lui.

Plus que cela : ma mère elle-même a hérité de cette nature pécheresse et lorsque j’étais encore dans son ventre, j’avais déjà en moi cette nature de péché, alors qu’au commencement de l’homme il n’en était pas ainsi. Et c’est là que nous voyons la magnifique justice de Dieu s’exercer à notre égard, en notre faveur, au travers de la mort de Christ, car à sa résurrection nous avons été « par la foi » ramenés comme au commencement ; la puissance du péché ayant été anéantie à la croix.

Et c’est là que vient en nous cette liberté d’aimer Dieu pour Lui-même sans que rien ne nous oblige à le faire.

A la croix, ce n’est pas seulement ce qui est du diable que Jésus a condamné en son corps, mais également –l’obligation de mettre en pratique les commandements de la loi.

Jésus a ôté par lui-même tout ce qui est du domaine de l’obligation, mais cela n’empêche pas que jusqu’à la mort de nos corps, nous aurons en nous cette nature de pécheur. Cependant nous ne devrions jamais nous laisser accuser par cette nature, ni par ceux qui veulent l’utiliser, car jamais nous n’avons demandé à la recevoir. Nous sommes nés avec, et ça, Dieu le sait.

Le constat, c’est qu’il y a en nous une double nature : une qui appartient à Dieu et l’autre au diable. Et si nous pouvons faire ce constat aujourd’hui, c’est en sachant que, en Christ, par la foi, nous sommes morts au principe actif du péché, et que c’est par l’homme intérieur spirituel, qui est de Dieu, que nous pouvons maintenant vivre.

Dieu n’imputera jamais le péché à quelqu’un ; cependant nous commettons des péchés, et il faut bien que ces péchés soient « payés » par quelqu’un et c’est pourquoi Jésus a donné sa vie comme paiement volontaire. Il en a payé le prix une fois pour toute, et pour toutes fautes, pour tous péchés, de telle manière que personne ne puisse plus remettre en question ce paiement. Bien que nous soyons attristés de voir le mal que nous sommes encore capables de produire et qui provient de notre nature pécheresse, cela ne peut aucunement remettre en question ce qui a déjà été fait, sachant qu’au regard d’une loi il est impossible de payer une dette déjà payée.

C’est pourquoi, si nous commettons un péché, nous pouvons le rajouter à la liste de ceux qui ont déjà été payés. Mais là encore, avons-nous entendu dire que Jésus a déjà payé tous les péchés, même ceux que nous n’avons pas encore commis ?

Autrement dit, savons-nous ou avons-nous entendu dire que Jésus nous a ouvert un crédit illimité dans le ciel, en règlement total et définitif de tous péchés ?

Et heureusement qu’il en est ainsi car si notre Dieu pouvait encore poser ses yeux sur les péchés que nous commettons, comment dans ce cas pourrions-nous élever la voix vers notre Créateur et chercher en Lui le secours, si la crainte ou la peur de l’avoir offensé se trouvait encore en nous ? Impossible !

Voilà pourquoi Dieu avait dit ceci :

Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. (Hébreux 10 v 17 d’après Jérémie 31 v 34)

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Devant ces choses, nous sommes alors comme obligés de reconnaître que l’image de la croix qui nous est imposée par les religieux de tous bords est d’origine diabolique, car celui-là seul qui accuse et condamne l’homme de pécher, c’est l’ennemi de Dieu, satan, dont le nom signifie « adversaire, accusateur », qui est aussi le diable dont le nom signifie « celui qui divise, qui désunit ».

Au sujet de cette accusation d’avoir péché qui provient de satan, il est à savoir qu’elle n’a aucun rapport avec la conviction de pécher qui elle provient de Dieu, du Saint-Esprit.

Avec l’accusation vient toujours la condamnation, alors qu’avec la conviction vient la grâce par le moyen de la foi.

Si donc je suis accusé de pécher je sais de qui cela vient et je peux le refuser, et si je suis convaincu de pécher je sais aussi de Qui cela vient et je peux l’accepter.

La Vérité est une « puissance » de Dieu toujours en grâce, c’est pourquoi la vérité sans grâce accuse l’homme et l’éloigne de Dieu alors que la Grâce entremêlée de Vérité convainc et rapproche de Dieu.

Lorsque le diable utilise les écritures c’est pour tenter, charger, accuser, condamner et perdre l’homme ; mais lorsque Jésus-Christ vient selon les écritures c’est pour défendre, disculper, décharger, gracier, retrouver et sauver l’homme, en somme lui faire justice.

C’est donc à tous ceux qui sont de Christ qu’il appartient de rétablir la vérité de Sa croix et de commencer par ce que Lui-même en a dit.

Aux personnes qui se présentent comme croyantes, ainsi qu’à celles qui se disent « non croyantes », il est nécessaire de demander ce que la croix représente ou évoque  pour elles ? Quelle vision ont-elles de la croix et de Celui qui a été cloué dessus ?

Commencer par laisser parler ces personnes et ensuite leur proposer la Vérité et ce qui la concerne. Or la Vérité c’est Christ ; c’est Lui et ce qui le concerne qui a besoin d’être rétabli dans le cœur des hommes et c’est ici une question de vie ou de mort.

En effet, si les personnes n’ont pas entendu le même message que Jésus a donné à Nicodème, celui dont on va parler dans quelques instants, est-il possible de leur dire qu’elles ont reçu la vie éternelle ? Non, parce que ce serait leur mentir, comme le font les chefs religieux, et en plus ce serait les condamner à rester dans la position où elles se trouvent, c’est-à-dire un état de mort.

Mais contrairement à ces faux ministres voleurs d’hommes, Dieu est juste et Il fera justice à beaucoup de ces personnes qui ont été trompées, pour peu qu’il soit trouvé en eux plus de foi en Dieu que de croyance en ces hommes chefs religieux.

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Mais si vous voulez bien revenons à ces versets 14, 15, et 16 :

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jésus dit à Nicodème que celui qui croira au Fils de Dieu ne périra point, mais recevra la vie éternelle à l’instant même où il mettra sa foi au Fils de Dieu, c’est-à-dire en Celui-là même qui parlait à l’instant présent à Nicodème.

Tout cela se passait entre Jésus et Nicodème, mais pour ce qui est du « quiconque » aujourd’hui, il pourrait nous dire ceci par exemple :

« Et moi, comment puis-je croire en Jésus si je ne le connais pas ?

Comment puis-je poser ma foi sur quelqu’Un que personne ne m’a présenté jusqu’à aujourd’hui ?

Puis-je croire à ce que la religion m’a dit à son sujet, à ce qu’on m’a fait croire, ou encore à ce que j’ai vu sur des croix faites de bois ou de pierres et qui m’ont été imposées sans que je puisse donner mon avis sur cela ? »

Alors comment parler de la croix de Jésus-Christ à une telle personne ?

Eh bien ce serait déjà un bon début de reprendre les mêmes paroles que Jésus a dites à Nicodème, quand il a évoqué ce qui s’est passé en Nombres 21 avec le serpent dans le désert, et qui est essentiel pour que le salut parvienne aux personnes que Jésus appelle des « quiconque ». Et en tant que docteur de la loi, Nicodème connaissait très bien les textes.

Vous aurez peut-être remarqué que dans l’encadré les numéros de versets ont été ôtés car du temps de Jésus cela n’existait pas, et les traducteurs n’auraient jamais dû traduire les paroles de Jésus sans tenir compte de leur contexte.

En effet dans nos bibles le verset 16 commence par le mot « Car ». Or dans ce cas ce n’est pas un point qu’il fallait mettre à la fin du verset 15, mais une virgule.

C’est en raison de ce simple petit mot « car », que ces trois versets dans nos bibles ne devraient en aucun cas être dissociés, puisqu’ils sont liés entre eux, alors que de faux ministres présentent la croix de Jésus en disant seulement « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. ».

Ce que font ces faux ministres est très grave, car en omettant de dire la première partie, ils ôtent la clé qui permet de voir le vrai sens de l’Amour de Dieu ainsi que du Don de Dieu, et de ce fait, ils empêchent les hommes de connaitre Dieu, de vivre par la foi, et de recevoir la vie éternelle.

Mais Jésus, Lui, il présente sa croix à venir à Nicodème dans son entière signification, avec ce qui s’est déjà passé en Nombres 21, lorsque le peuple se trouvait encore dans le désert, pas loin d’entrer dans le pays promis à Abraham, l’homme en qui la foi fut trouvée et qui par « elle » reçut les promesses.

A savoir qu’au moment où Jésus parlait à Nicodème, bien qu’il soit Juif et docteur de la loi, celui-ci ne pouvait pas comprendre le lien que Jésus lui faisait entre le serpent et Lui-même puisqu’il n’était pas encore passé par la croix.

Il y avait donc sur les yeux de Nicodème un voile, celui de la loi ; et c’est ce voile qui se lèvera quand il verra Jésus cloué, élevé aux yeux de tout homme, comme le serpent d’airain avait été lui-même élevé aux yeux du peuple.

En effet, voyons que ces paroles de Jésus à Nicodème commencent par « Et comme… », pour arriver à « de même… ». C’est de cette manière que Jésus fait le lien entre deux temps, comme ne faisant qu’un.

Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Il est ici question d’une notion de cause à effet.

Cela veut dire que si je ne sais pas voir à travers la croix de Jésus ce qui s’est passé en Nombres 21, c’est-à-dire un serpent cloué sur une perche, alors il me sera impossible de placer véritablement ma foi en Christ et d’être sauvé par Lui, étant donné que je n’aurais pas vu le lien spirituel qui est entre ces deux textes de la bible.

Prenons bien en compte que c’est Jésus qui fait ce lien, le Sauveur, et pas seulement un homme avec une vue d’homme, car il est évident qu’il savait que l’écriture parle de Lui.

Voici donc notre second texte de référence, dans Nombre 21, que Jésus évoque à Nicodème :

4 Le peuple s’impatienta en route, 5 et parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez vous fait monter hors d’Egypte, pour que nous mourions dans le désert ? Car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.

6 Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.

7 Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents.

Moïse pria pour le peuple.

8 L’Eternel dit à Moïse : Fais toi un serpent brûlant, et place le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

9 Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

C’est précisément ce passage, ce seul passage, que Jésus utilise pour faire le lien entre ce qui s’est passé des centaines d’années auparavant et ce qui va arriver pour lui-même quand il sera sur la croix.

Dans ce chapitre 21 du livre des Nombres, nous sommes dans la quarantième et dernière année dans laquelle le peuple se trouvait encore dans le désert.

Il marchait en direction du territoire de Dieu, qui est l’image de l’héritage éternel appelé « pays de la promesse », celle faite à Abraham qui attendait la venue du fils/Fils ; Fils qui est maintenant venu depuis plus de 2000 ans.

Le peuple était bien sorti d’Egypte, mais pas encore arrivé au pays promis ; Il se trouvait donc dans une position intermédiaire, arrêté dans leur marche.

C’est là, dans ce même genre de situation, arrêté dans notre marche, que l’adversaire de Dieu se déchaîne pour nous empêcher d’atteindre le but, le pays (spirituel) dans lequel nous pouvons recevoir le vrai repos de Dieu.

Et c’est aussi dans cet endroit du désert justement, que le peuple en vint pour la première fois à s’en prendre directement à Dieu, en parlant contre Lui et contre Moïse.

Dans ces conditions il est évident que la foi était bien « petite », puisque le peuple voulait sans cesse avoir des preuves que Dieu était présent au milieu de lui, et qu’il n’avait en vue de recevoir de Lui que des bénédictions matérielles qu’il regrettait du pays d’Egypte, allant jusqu’à mépriser la nourriture que Dieu leur donnait.

Etant dans ce très mauvais état de cœur, il était impossible que le peuple entre ainsi dans le pays qui est pour la foi.

Que se passa-t-il suite à cette « impatience » du peuple ? Eh bien Dieu envoya des serpents qui le mordirent et firent mourir beaucoup de gens.

Devant ce châtiment, le peuple se rendit compte de sa folie et pria Moïse de supplier Dieu d’éloigner de lui les serpents ; mais Dieu ne fit pas cela car Il avait en vue quelque chose de bien plus efficace.

Donc, à la place d’éloigner les serpents, l’Eternel dit à Moïse de se faire un serpent en métal fondu, modèle de ceux qui les piquaient, puis de le placer sur une perche, et celui qui le regardait conservait la vie.

Cet acte de « regarder » était tout simplement un acte de foi et voyons bien qu’il ne leur était rien demandé, ni par Dieu, ni par Moise.

Il n’y avait aucune parole, rien d’autre que ce que Dieu répondait par cette image d’un serpent cloué sur une perche.

Rien ne devait leur être dit, même pas de regarder, afin que tout se passa uniquement par foi, et surtout pas par « commandement de regarder ».

Voilà le seul moyen que Dieu leur donna pour conserver la vie : Regarder celui qui était cloué sur la perche afin de voir par la grâce de Dieu, que celui qui (me) faisait mourir, se trouvait maintenant cloué, c’est-à-dire empêché d’agir et dont le venin n’avait plus aucun effet de mort.

  quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

Voyez que là, il n’est pas écrit que le quiconque sera sauvé, non, mais qu’il « conservera sa vie », c’est-à-dire sa vie physique. C’était déjà un prodige venu de Dieu et une occasion pour chacun de revenir à la foi en vue de « conserver la vie », mais dans ce temps ils n’étaient toujours pas véritablement sauvés, malgré qu’un certain nombre ait été guéri de la morsure du serpent.

En effet, ne perdons pas de vue que le peuple était encore dans le désert et c’est dans ce désert que la loi écrite régnait en maître. C’est cette loi écrite qui impose à l’homme de la mettre en pratique pour vivre, et ici nous pouvons constater que non seulement cette loi ne servit en rien mais surtout que l’Éternel ne l’invoqua même pas.

Pourquoi cela ? Parce qu’Il sait évidemment mieux que quiconque, que la loi écrite n’a aucun pouvoir pour conserver la vie et encore moins pour faire vivre, et que seule la foi a ce pouvoir parce qu’elle est liée à Lui, le Dieu Vivant, La Vie.

Aucun homme dans ce monde n’est jamais parvenu et ne parviendra jamais à mettre toute la loi écrite en pratique dans les moindres détails : Impossible car il est question de principes divins, c’est-à-dire d’une loi qui est spirituelle alors que l’homme de cette terre est charnel, et n’a donc pas accès à ce qui est spirituel, si ce n’est par le moyen de la foi et du Saint Esprit.

Voilà pourquoi dans l’Ecriture et dans la bouche de Jésus, il est question de « périr» car il s’agit de tout un processus de mort. La mort vient petit à petit, et pas d’un seul coup, et ce fait de périr vient à cause de tous les commandements qui sont imposés et impossibles à suivre.

Ceci encore : Comment penser qu’un « serpent », qu’il soit mort ou vivant, pourrait donner le salut et la vie à quiconque, d’autant plus qu’on sait que le serpent est un type du diable ?

Ce n’était donc pas la foi au serpent qui permettait au peuple de conserver la vie, mais c’était la foi en Dieu qui leur donnait ce moyen, tout comme « il a donné son Fils unique,… ».

C’est pour cela que Jésus dit à Nicodème « et comme » puis « il faut de même », montrant par ces mots le lien qu’il y avait entre le serpent élevé en Nombres 21 et Lui-même.

Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Ce qu’il y a dans ces paroles de Jésus, c’est un besoin de voir : De voir le lien qui existe entre le passage de Nombres 21 et celui de Jean 3, et de voir que c’est Dieu qui est à l’origine de cela, parce qu’il « a tant aimé le monde ».

  • Qui était cloué sur la perche dans Nombres 21 ?

Réponse : Un serpent, fait à l’image des serpents qui mordaient le peuple et qui le faisait mourir par leur venin.

  • Et qui allait être aussi cloué sur une croix dans quelques temps ?

Réponse : C’est Jésus, oui, mais bien qu’il soit question de Lui sur la croix, c’est en réalité le serpent et son venin que Jésus prenait sur Lui et qu’il emmenait dans sa propre mort.

Bien qu’en réalité il n’y ait qu’une seule croix et qu’un seul Jésus, le fait est que cette croix change d’aspect selon les « mains » de celui qui la présente. Donc suivant ce qui est dit de la croix et de Jésus crucifié, ce sera la fausse ou la vraie croix, le faux ou le vrai Jésus, le faux ou le vrai message. (2 Corinthiens 11 v 4)

Toutes ces choses sont à voir et à comprendre par la foi et uniquement par elle, car ici, nous sommes dans le domaine de ce qui est esprit ; dans le domaine de ce qui ne se voit pas de manière visible.

Celui-là Seul qui a subi l’opprobre de la croix c’est Jésus, et Lui n’a jamais accusé ou condamné quiconque de l’avoir fait mourir, au contraire il a prévenu qu’il fallait que cela arrive, car cette mort était vitale autant pour Lui que pour nous.

En effet sans mort il ne peut pas y avoir de résurrection, et voyez que là il n’est pas question des péchés que nous avons commis, mais il est question de rendre définitivement impuissant le malin, le serpent qui se sert de la loi écrite pour réveiller le péché dans l’homme et l’inciter à commettre des péchés.

Dans la mort et la résurrection de Jésus toute la condition de l’homme change car tout ce qui faisait le pouvoir du malin se trouve définitivement mis hors service, et ceux de la foi peuvent enfin vivre naturellement et librement les Lois de Dieu qui ont été déposées dans leur cœur.

Voyons aussi que Jésus n’a parlé de sa croix et de sa résurrection qu’à Nicodème et au douze. A l’un de manière voilé et aux autres de manière claire afin que leur cœur ne soit pas attristé à l’extrême lorsqu’ils le verraient sur la croix.

Jésus, dans son temps sur la terre, n’a parlé de cela à personne d’autre.

Si donc on n’a pas entendu et qu’on ne sait pas voir qu’à la croix de Christ c’est toutes la nature du diable et de ses œuvres qui ont été clouées et offertes à la vue de tous, alors tous les quiconque de la terre resteront avec cette accusation d’avoir été participants de la mort de Jésus.

Le diable sait très bien que l’homme ne sait pas voir ces choses, alors il profite de la situation, et il utilise toute les ruses pour que les hommes ignorent son existence et le fruit mauvais qu’il a fait entrer en eux ; un arbre produisant un fruit qui produit un autre arbre, et ainsi de suite.

Il a fait en sorte que le premier homme pèche afin que le péché se retrouve dans tous les hommes et produise tous les fruits mauvais que l’on connaît.

Cela est écrit dans la lettre aux Romains au chapitre 5 v 12 et 13 :

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ; de même la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. Car le péché a été dans le monde avant la loi ; mais le péché n’est point imputé, quand il n’y a point de loi. (Version Ostervald)

L’homme fut uniquement le moyen par lequel le péché est entré dans le monde, mais ce n’est pas lui qui l’a fait entrer.

C’est ce que nous pouvons comprendre de ce passage, d’autant plus que Jésus n’a jamais émis une seule critique envers Adam, pas plus qu’envers Eve qui fut la première à prendre du fruit de l’arbre ; et aussi première victime des manœuvres rusées du diable.

Ce sont ces choses cachées que Jésus est venu mettre en lumière, à La Lumière de Dieu.

C’est Jésus qui, en son corps, a pris tout ce que le diable a semé dans l’homme depuis le commencement, afin que toute condamnation, de quelque espèce que ce soit, ne puisse plus jamais nous atteindre ; et d’ailleurs l’apôtre Paul a aussi mis en lumière ce qui s’est réellement passé à la croix et ce qui a été cloué au travers du corps de Jésus.

13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; 14 ayant effacé l’obligation qui était contre nous par les ordonnances, et (obligation qui) nous était contraire ; et il l’a entièrement annulée, l’ayant clouée à la croix; 15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. (Colossiens 2)

Ici plusieurs points sont à voir, en voici trois :

  • Le premier est que cette lettre était destinée aux Colossiens, c’est-à-dire en direction des nations. C’est pourquoi cela commence par « Vous ».

  • Le deuxième concerne le « nous faisant grâce » c’est-à-dire Juifs et nations.

  • Le troisième est au verset 14, dans lequel l’apôtre Paul parle à la première personne du pluriel disant « contre nous », c’est-à-dire uniquement les juifs.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Eh bien tout simplement que l’obligation contenu dans la loi écrite concernait seulement les Juifs, et n’était pas prévus pour les non-Juifs.

Mais pour que nous soyons tous sauvés, Juifs et non-Juif, il était nécessaire que Jésus vienne dans un corps semblable au nôtre, et que l’ensemble de tout ce qui concerne le péché soit détruit par Lui, l’homme sans péché.

Celui qui a été jugé, reconnu coupable, et condamné c’est le diable avec tout ce qui découle de lui, comme l’apôtre Paul le fait remarquer.

A la croix, ce sont toutes « les autorités et dominations » mauvaises qui ont été offertes en spectacle au monde. Et ça, pour celui qui le voit de cette manière, c’est-à-dire par la foi, c’est un vrai bonheur, un acte de justice grandiose, digne de Dieu, capable d’ôter toutes condamnations que ces autorités et dominations voudraient faire peser sur l’homme.

C’est une religion bien connue dont on ne donnera pas le nom ici, qui a non seulement pollué le cœur de l’homme mais qui a surtout corrompu le message de Dieu. Cette religion met systématiquement l’homme sous accusation de ce qu’il fait et le rend ainsi coupable aux yeux de Dieu, mais elle ne parlera évidemment jamais, ou alors faussement, de celui qui a introduit cet « héritage » dans l’homme par ruse et sans qu’il puisse le refuser.

La force qu’utilise donc la religion c’est l’accusation, parce qu’elle engendre la peur d’être puni par Dieu ; c’est par l’accusation que la religion plonge l’homme dans la peur d’être perdu à cause des actes qu’il commet ; l’homme se retrouve donc forcement coupable puisque c’est lui qui commet ce que les religieux appellent des péchés « capitaux » ; or ce qui est un péché aux yeux des hommes ne l’est pas forcément aux yeux de Dieu.

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A noter que depuis le commencement, ce qui était prévu par Dieu, c’était que l’homme entretienne avec Lui une relation de cœur à cœur, chose qui a été interrompue par l’intervention du serpent ; mais depuis la résurrection de Jésus et la venue du Saint Esprit uni à la foi, cette relation intime est redevenue possible.

La parole de la foi est désormais dans la bouche et dans le cœur de quiconque croit au vrai Jésus, et ceci est d’autant plus véritable que par sa chair Jésus a anéanti l’obligation de mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la loi.

Devant ce tableau de l’œuvre accompli de Jésus il y a malheureusement une chose à déplorer, c’est que la loi écrite est aussi parvenue jusqu’à nous les non-Juifs, et les religions se sont bien servies de cette loi pour tenir les croyants sous leur joug jusqu’à aujourd’hui.

Jésus fait donc le lien entre Lui et le serpent de Nombres 21, mais aussi avec la loi qui condamne l’homme ; car souvenons-nous que Nicodème était un docteur de la loi et que c’est en raison d’un problème qu’il avait avec cette loi que Jésus lui parle ainsi.

Donc, ce qui a été cloué à la croix c’est non seulement la représentation du diable mais aussi l’obligation de la loi dont il se sert pour accuser et condamner l’homme.

Bien que la loi, les prophètes, et toutes les Écritures parlent de Jésus, comme il le dit Lui-même dans Luc 24 v 27, il est important de voir qu’à de nombreuses reprises le serpent s’est aussi invité dans les Écritures ; il s’est entremêlé à Elles, et a ainsi transformé en « obligation » tout ce qui avait été donné de vivre naturellement par la foi.

Alors, à la croix de Christ, est-il uniquement question des péchés que l’homme commet ? Non, mais ce que Jésus a anéanti, par sa chair, c’est le péché et surtout l’obligation des commandements qui sont dans la loi et que nul ne peut effacer.

Aucun homme ne peut mettre en pratique ces commandement sans faillir un jour ou l’autre, à cause du péché qui est dans sa chair qui l’empêche de faire le bien et le place ainsi sous la condamnation de la loi.

Mais Jésus n’a jamais condamné l’homme, au contraire, puisque sur la croix il a été jusqu’à demander à son Père de pardonner ceux qui l’avaient crucifié. (Luc 23 v 34)

Donc Jésus ne s’en est pas pris à l’homme, mais à l’acte qui condamnait l’homme devant Dieu, et cet acte c’est tout ce qui est contenu dans la loi sous le rapport de « l’obligation à devoir observer et mettre en pratique tout ce qui est écrit dans cette loi ».

Ce que Jésus a livré en spectacle au monde, au moyen de son corps sur la croix, ce sont les autorités et dominations au service du diable, montrant par là qu’elles ont été vaincues et amenées avec Lui dans sa propre mort.

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Puisque toutes ces choses sont écrites dans nos bibles, comment alors est-il possible que le message qui parvient aux hommes soit un message d’accusation ? Car dans le « Jésus est mort à cause de vous… », c’est bien une accusation qui se trouve caché derrière.

La religion attribue systématiquement à l’homme les effets du péché alors que tous ces effets appartiennent en réalité au diable.

Autant le dire, le diable fait tout ce qui est en son pouvoir pour que la flèche qui lui est destinée se dirige sur l’homme en vue de l’anéantir, alors que dans sa lettre aux Colossiens, l’apôtre Paul a bien ciblé ce qui devait être anéanti, et donc aussi Celui qui avait le pouvoir de ces choses.

(Jésus) ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Alors, pécheur, oui nous le sommes, mais il est évident que personne n’a pu naître en désirant le péché en lui ; et puisque tout homme a hérité de cette nature pécheresse, il serait bon à un moment donné de renvoyer à son destinataire tout le mal qu’il a fait entrer en nous. Jésus a fait cette merveilleuse chose pour nous et en notre faveur.

Jésus, l’Agneau de Dieu, a ôté le péché du monde, et il a anéanti tout ce qui obligeait l’homme à faire des œuvres « pour plaire à Dieu » ou « pour se racheter lui-même de ce qu’il voit de lui et qui est en lui ».

Il nous a ainsi rendu à notre liberté première, celle que nous avions lorsque Dieu nous a créé, afin que, étant rendu libre par l’œuvre de Christ, chacun puisse choisir la Voie/voie dans laquelle il veut marcher, mais sans obligation d’aucune sorte.

La seule chose que Dieu attend ou désire de nous, ce n’est pas que nous payons pour les péchés qu’il nous arrive de commettre encore aujourd’hui, puisque qu’ils sont tous déjà payés. Mais Il désire que nous mettions foi en Lui, reconnaissant ainsi avec humilité que nous avons sans cesse besoin de sa présence en nous, justement à cause de ce mauvais héritage imposé lorsque nous sommes nés dans ce corps de chair.

Pendant que Jésus livrait cette bataille qui dura trois heures de temps, les autorités et dominations dans les lieux célestes se déchaînèrent à tel point que toute la terre en fut obscurcie et que le soleil n’apparut plus.

Dans cette bataille, Jésus donna sa vie en vue de mourir, mais il ne fut pas le seul à mourir. En effet le diable subit là sa plus grande défaite : Il fut vaincu par Celui en qui le péché ne fut jamais trouvé, et l’homme, en Christ, fut sauvé de par la résurrection de Christ trois jours plus tard.

C’est dans son abaissement et sa position d’Agneau de Dieu que Jésus a vaincu le diable et sa force.

Pour nous racheter des mains de celui qui nous avait volés à Dieu, Jésus s’est donné volontairement à Satan et il a reçu ce don, c’est pourquoi il n’a aucun moyen d’y revenir dessus si ce n’est par dissimulation et mensonge.

Satan ne savait pas que sa volonté de tuer Jésus serait un piège pour lui à cause de la volonté de Jésus à se donner en tant que don et en tant que rançon.

Que dire de tout cela ? Eh bien que la croix de Jésus-Christ dépasse largement ce que la religion et ses chefs ont voulu nous faire croire.

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Compte tenu de tout ce que nous venons de voir, comment est-il possible de faire de la croix de Christ des bijoux qu’on met autour du cou ou qu’on met encore sur une stèle devant laquelle on se prosterne ?

Oui comment est-il possible que cela soit devenu une véritable abomination, identique à celle qui est marquée dans le deuxième livre des rois ?

2 Rois 18 : 4 Il (Ézéchias, roi de Juda) fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : On l’appelait Nehuschtan. 5 Il mit sa confiance en l’Eternel, le Dieu d’Israël ; et parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent, il n’y en eut point de semblable à lui.

Ce qui se passa ici est terrible, puisqu’on voit qu’au lieu de rendre gloire à Dieu de leur avoir donné le moyen de conserver la vie dans leur période de désert, ils en étaient venus à se faire une idole du serpent d’airain !

Pourtant ce serpent était la représentation des serpents qui les faisait mourir et que Moïse avait pendus à la perche sur ordre de l’Eternel ; et voilà que maintenant ce même serpent était devenu un objet de culte et d’adoration ! Ce qui devrait être choquant aujourd’hui c’est la similitude qu’il y a avec la croix et tous les crucifix devant lesquelles des hommes se prosternent pour adorer.

Oui Christ a été crucifié, mais ce qu’il nous faut surtout voir crucifié c’est la représentation du diable avec ses œuvres offertes en spectacle aux yeux des hommes ; lorsqu’on a compris cela, quelle réaction avons-nous devant la fausse image de la croix qui nous a été donnée, devant le faux Jésus qui nous a été présenté ?

Dans ce cas, ceux qui s’agenouillent devant la croix, devant quoi et devant qui exactement s’agenouille-t-ils ?

Si ceux qui ont fait construire tout ce qui est d’ordre religieux avaient vu ce qui a été véritablement cloué à la croix de Christ, tel que Jésus le dit, aucun d’entre eux n’aurait eu l’indécence d’y mettre un corps d’homme dessus ; au contraire ils y auraient mis un serpent ! Mais en tant qu’emblème de leur religion il est vrai que c’était « mieux » d’y mettre la représentation d’un soi-disant « Jésus mort ».

En entretenant cette confusion, est-ce qu’ils ne démontrent pas leur aveuglement ou leur ignorance ou qui est leur véritable maitre, ou peut-être les trois en même temps ?

En fait, ce que l’adversaire cherche, c’est de nous entraîner sans cesse vers le bas. Il se sert de tout ce qui est à sa disposition pour nous éloigner de Dieu afin qu’on ne voit pas que c’est Dieu qui nous appelle parce qu’Il est proche de nous.

Et toutes ces croix qui symbolisent une mort accusatoire, sont le meilleur moyen pour induire l’homme en erreur, et le plonger dans toutes sortes de superstitions.

C’est terrible n’est-ce pas, d’apprendre que le diable a renversé le sens de la croix de Christ et qu’il s’en sert pour perdre les hommes ? C’est choquant, et pourtant c’est exactement ce qui se passe.

Le diable est rusé, et il ne s’opposera pas directement au fait que Christ est bien mort pour nos péchés, mais il fera en sorte d’être toujours en dehors de tout cela. Il se cache, et fera toujours en sorte de faire paraitre aux hommes que ce sont eux les coupables, que c’est « à cause d’eux et de leurs péchés » que Jésus est mort.

Le plus grand piège du diable, c’est donc d’avoir détourner la croix de Christ du sens pour laquelle Dieu l’a donnée, et toujours faire en sorte que l’homme ne sache surtout pas ceci :

Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. (1 Jean 3 v 8)

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Je termine par ce passage de Jean 3, qui affirme de manière très claire que « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (Jean 3 v 17 et 18)

Puisque cela est écrit, comment comprendre que les chefs religieux ne présentent pas vraiment le Sauveur afin de croire en Lui, mais qu’à la place de ce message de Dieu, ils ne cessent de mettre les hommes sous accusation, notamment celle d’avoir fait mourir Jésus ?

Mais n’est-ce pas le diable qu’ils servent en accusant ainsi les hommes ?

Or c’est une chose que Dieu Lui-même ne fera jamais ; nous en avons la preuve parfaite avec Jésus.

En effet, nulle part il n’est fait mention du jugement de Dieu sur les hommes car ce seront leurs œuvres qui seront leur propre juge ; que ces œuvres soient bonnes ou mauvaises, ou encore bonnes ou mauvaises.

Et pour celui qui est déjà jugé parce qu’il ne croit pas,… encore faut-il savoir si Jésus lui a été présenté de manière convenable ?

Tous les frères et sœurs qui ont participé.

 

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